Alchimie spirituelle et opératoire

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Alchimie spirituelle et opératoire

Message  Myriam le Ven 30 Mai 2008, 15:33

Bonjour à tous,

Pourquoi ignorer l’Alchimie spirituelle ou interne lorsqu’on pratique au laboratoire ?
Les pratiquants au laboratoire oublient que l’esprit de l’opérateur agit sur la matière et qu’il faut d’abord travailler sur soi-même si on veut réussir sa Pierre, sinon le résultat ne sera qu’une simple transmutation chimique.

L'auteur érudit Léon Gineste confirme que l’alchimie interne est complémentaire et inséparable de l’alchimie externe pratiquée au laboratoire.

Extrait du blog de Léon Gineste (dont le lien est : http://hermetisme.over-blog.com/article-19484600.html).

« Actuellement, les physiciens n’ignorent plus que l’homme en général et l’observateur en particulier, influent sur les phénomènes qu’il observe, c’est le principe anthropique. À la différence du scientifique qui cherche, en vain, à l’éviter, l’alchimiste va l’utiliser, s’en faire un allié et donc un complément indispensable à ses travaux au laboratoire.
De ce fait, la préparation de l’adepte est capitale, autant celle de son esprit que celle de son corps. Elle entre dans le cadre de l’alchimie que l’on appelle alchimie interne laquelle est complémentaire et inséparable de l’alchimie externe pratiquée au laboratoire.
L’alchimie interne n’est pas une vue de l’esprit, une spéculation, car la présence de l’alchimiste convenablement préparé permet d’effectuer au laboratoire des réactions dans la matière que la chimie normale ou nucléaire est incapable de réaliser ou réalise difficilement.
Donc, ceux qui considèrent l’alchimie comme uniquement un travail sur soi, une recherche spirituelle ne connaissent qu’une partie de l’alchimie. Il en est de même pour ceux qui considèrent que l’alchimie est seulement un travail au laboratoire.
L’alchimie peut donc se définir comme une mystique expérimentale ou plus précisément une mystique technologique nécessitant des travaux sur soi-même et, dans un premier temps, une œuvre au laboratoire avec de la verrerie. »

Bien amicalement.

Myriam

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Re: Alchimie spirituelle et opératoire

Message  Myriam le Lun 20 Oct 2008, 15:57

Bonjour à tous,

Bien souvent, les laborants alchimistes ne se préoccupent nullement de spiritualité et pensent que triturer la matière comme le font les chimistes dans leur laboratoire est de l’authentique ALCHIMIE . Ils sont à côté de la question.

Si les textes anciens évoquent la phase de Préparation, voire même, pour certains, de pré-Préparation, c’est qu’en parallèle d’une action matérielle concrète, il y a lieu de se préoccuper d’abord "d’épurer son MOI" (comprenez l’Âme, l’être profond, l’essence de notre conscience, la personnalité ontologique, intrinsèque). Il faut d’abord s’épurer soi-même avant de vouloir épurer la matière car il y a interaction entre individu et matière. Certains recherchent dans l’alchimie, un moyen de « faire de l’or », d’autres encore (ou les mêmes) recherchent l’élixir médicinal ou la possibilité d’aider autrui. En soi, c’est bien, mais il ne s’agit évidemment pas réellement d’Alchimie, car l’Alchimie permet à l’homme d’approcher la Connaissance de son être véritable, de son Moi divin, en lui faisant prendre conscience qu’il peut s’affranchir des limites qui brident habituellement les chercheurs chimistes matérialistes. Comme toute transformation fondamentale de l’être, l’Alchimie se fonde, d’abord, sur une INITIATION. C’est, ensuite, après avoir perçu qu’au sein de la matière se cache une Lumière engluée dans une gangue de terrestréités qu’il convient dès lors de se mettre à l’oeuvre au fourneau. Nous sommes là dans une démarche radicalement différente de celle qui consiste à débuter par chipoter avec des matières chimiques diverses dans l’espoir qu’un jour (un peu comme on peut statistiquement avoir une chance de gagner à l’Euromillion) un miracle, un hasard, une intervention divine ou autre, fasse plus ou moins accidentellement émerger de l’huile dorée obtenue des vertus quasi magiques.

Dans cette manière d’appréhender l’Alchimie, il n’est dès lors pas adéquat (ni logique) de débuter un travail matériel sur une minière quelconque, plus ou moins tirée au sort au hasard des conseils reçus d’ici ou là, sans avoir d’abord évolué profondément au niveau spirituel. Et ce travail préalable n’est possible que par une pratique assidue.

Je dis bien : une pratique. Car je lis trop souvent que certaines personnes, férues d’Alchimie, ayant acquis un sacré paquet de connaissances dans ce domaine, riches d’une spiritualité élevée, et continuant jour après jour à cultiver cette spiritualité ne sont pas reconnus comme des pratiquants en Alchimie, sous prétexte qu’ils n’auraient pas encore commencé la PHASE VERIFICATOIRE TERMINALE ! C’est absurde, évidemment : de même qu’il ne viendrait pas à l’idée de contester son diplôme d’architecte à Gaudi sous prétexte qu’il n’a pas encore achevé la Sagrada Familia, de même on ne niera pas le statut de laborant opératif à celui qui a commencé son Grand Oeuvre par...

...le Début !

Bien amicalement.

Myriam

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Re: Alchimie spirituelle et opératoire

Message  Nelly Foulcat le Mar 16 Déc 2008, 14:21

Merci Myriam pour ces informations. Certains chercheurs croient qu’ils font de l’alchimie alors qu’ils font soit de l’archimie, soit de la spagyrie. Fulcanelli dans « Les Demeures philosophales » a démontré par plusieurs exemples qu’aucunes opérations archimiques ou spagyriques ne se rapportent de près ou de loin à l’alchimie traditionnelle qui nécessite une aide divine.

Extraits de l’ouvrage « Les Demeures philosophales » chapitre VII - Alchimie et spagyrie :
...Nous ne voulons désespérer personne, mais la vérité nous oblige à dire que ceux-là ne sortiront jamais des voies de la chimie officielle, qui se livrent aux recherches spagyriques. Beaucoup de modernes croient, de bonne foi, s’écarter résolument de la science chimique parce qu’ils en expliquent les phénomènes d’une manière spéciale, sans pourtant employer d’autre technique que celle des savants hommes sur lesquels s’exerce leur critique. Il y eut toujours, hélas ! de ces errants et de ces abusés, et c’est pour eux sans doute que Jacques Tesson écrivit ces paroles pleines de vérité : " Ceux qui veulent faire notre OEuvre par digestions, par distillations vulgaires et par sublimations semblables, et d’autres par triturations ; tous ceux-là sont hors du bon chemin, en grande erreur et peine, et privez de jamais y parvenir, pource que tous ces noms, et mots, et manières d’opérer, sont noms, mots et manières métaphoriques."

En résumé, la science alchimique, d’une extrême simplicité dans ses matériaux et dans sa formule, reste cependant la plus ingrate, la plus obscure de toutes, eu égard à la connaissance exacte des conditions requises, des influences exigées. C’est là qu’est son côté mystérieux, et c’est vers la solution de ce problème ardu que convergent les efforts de tous les fils d’Hermès.

Batsdorff, au début de son traité (Le Filet d’Ariadne - Paris, Laurent d’Houry, 1695, p. 2.), prévient charitablement le lecteur en ces termes : "Tout homme prudent, dit-il, doit premièrement apprendre la Science, s’il peut, c’est-à-dire les principes et les moyens d’opérer, sinon en demeurer là, sans follement employer son temps et son bien… Or, je prie ceux qui liront ce petit livre, d’ajouter foi à mes paroles. Je leur dis donc encore une fois qu’ils n’apprendront jamais cette science sublime par le moyen des livres, et qu’elle ne peut s’apprendre que par révélation divine, c’est pourquoy on l’appelle Art divin, ou bien par le moyen d’un bon et fidèle maître ; et comme il y en a très peu à qui Dieu ait fait cette grâce, il y en a peu aussi qui l’enseignent."

Nelly Foulcat

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Re: Alchimie spirituelle et opératoire

Message  Garfield le Mar 13 Jan 2009, 15:43

Chacun peut choisir les citations de Fulcanelli en fonction de ses propres convictions et en tirer la quintessence qui lui convient. Je vous démontre par un exemple que Fulcanelli parle bien de l’importance du travail au laboratoire afin de pouvoir vérifier à tout moment sa bonne compréhension des textes alchimiques.

…la Philosophie proclame la nécessité du travail manuel imposé aux chercheurs désirant acquérir la notion positive, la preuve indiscutable de sa réalité. Sans recherches techniques, sans essais fréquents ni expériences réitérées, on ne peut que s’égarer dans une science dont les meilleurs traités cachent avec soin les principes physiques, leur application, les matériaux et le temps. Celui donc qui ose se prétendre philosophe et ne veut labourer par crainte du charbon, de la fatigue et de la dépense, celui-là doit être regardé comme le plus vaniteux des ignorants ou le plus effronté des imposteurs. L’activité du sage ne se mesure pas aux résultats de propagande spéculative ; elle se contrôle auprès du fourneau, dans la solitude et le silence du laboratoire, non ailleurs ; elle se manifeste sans réclame ni verbiage, par l’étude attentive, l’observation précise, persévérante, des réactions et des phénomènes. Qui agit autrement vérifiera, tôt ou tard, la maxime de Salomon (Prov., XXI, 25), disant que « le désir du paresseux le fera périr, parce que ses mains refusent de travailler ». Le véritable savant ne recule devant aucun effort ; il ne craint pas la souffrance, parce qu’il sait quelle est la rançon de la science, et qu’elle seule lui fournit le « moyen d’entendre les sentences et leur interprétation, les paroles des sages et leurs discours profonds » (Prov., I, 6).
Extrait: Les Demeures Philosophales T 2 (Les gardes du corps de François II)

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Re: Alchimie spirituelle et opératoire

Message  Sherlock le Mar 13 Jan 2009, 18:20

Ahum...

Bien sûr, Garfield. Fulcanelli, lui aussi, insiste sur l'aspect matériel de la recherche alchimique. L'aboutissement de la quête débouche nécessairement sur une phase pratique, concrète, efficiente : Quintessence, Elixir, Pierre, Transmutation vérifiable.

Mais ta citation contient aussi une autre vérité qu'il ne faut pas occulter :
L’activité du sage ne se mesure pas aux résultats de propagande spéculative ; elle se contrôle auprès du fourneau, ...
Elle se contrôle...
Fulcanelli a bel et bien écrit "contrôle".
Et ce mot est lourd de sens. Pour qui sait lire.

Sherlock

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Re: Alchimie spirituelle et opératoire

Message  Garfield le Mar 13 Jan 2009, 20:13

Ow, Sherlock ! Bonsoir ! On te voit peu ces jours-ci !

Je lis bien tes mots, mais je n'en perçois pas le sens. Que veux-tu dire en insistant sur ce mot ''contrôle'' ?

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Re: Alchimie spirituelle et opératoire

Message  Charly Alverda le Mar 13 Jan 2009, 20:50

Bonjour à tous

Toujours vigilant ce cher Sherlock ! Sans la connaissance du Feu (secret) de l'Oeuvre il est bien évident qu'on ne peut rien entreprendre, puisque la première opération est une "dissolution" du "chaos" afin qu'il devienne le chaos des Sages - d'où l'on extraira notre couple primitif - et cette dissolution ne peut bien sur s'effectuer sans ce Feu. On comprend ainsi qu' il est réservé à très peu d'oeuvrer. Ceux qui disent le contraire n'ont pas mis un pied dans le labyrinthe, hélas !

Cordialement,

C...a

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Re: Alchimie spirituelle et opératoire

Message  Sherlock le Mar 13 Jan 2009, 21:44

Hum hum…

La question de Garfield pourrait nous entraîner loin. Tentons de rester concis.

L’intervention de Charly Alverda est pertinente : sans avoir d’abord intégré correctement en soi le concept du Feu Secret – et sa « mise en œuvre LangueDesOiseaux1 » - il est dérisoire de vouloir œuvrer au fourneau. Et pourtant on voit certains souffleurs se vanter (venter ? LangueDesOiseaux1 ) et revendiquer des dizaines d’années d’expérience pratique… qui ont conduit à quoi ? Du vent.

On pourrait transposer le même constat au niveau de la Materia Prima et, sur ce forum, Myriam l’a déjà souligné plusieurs fois : il est dérisoire de vouloir « pratiquer » par essais et erreur, sur différentes matières, de façon répétitive, durant maintes et maintes années. Tâtonner, quoi. Au petit bonheur la chance. Est-ce bien sérieux ?

Soyons pragmatiques. Fulcanelli encourage très judicieusement de passer au fourneau pour ne pas raisonner (résonner ? LangueDesOiseaux1 ) dans le vide comme des théoriciens déconnectés du Réel, mais… à titre de contrôle, afin que le chercheur qui a évolué par sa pratique(*) puisse se confronter, par l’expérience, aux fondements de la Nature.

Ce qui signifie aussi, selon moi, que le chercheur en Alchimie passe logiquement plus de temps à l’oratoire et à la bibliothèque qu’au laboratoire.
_________________________
(*) pratique sur laquelle je ne m’étendrai pas ici pour ne pas susciter de puériles querelles d’écoles.

Sherlock

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Re: Alchimie spirituelle et opératoire

Message  Charly Alverda le Mar 13 Jan 2009, 22:55

Bonsoir

Très beaux ces oiseaux, quelle est leur langue Sherlock ?

Vos arguments sont comme toujours parfaitement étayés et vos conclusions pleine de sagesse. J'avais bien compris votre intervention sur le concept de "contrôle" de la bonne marche du processus de l'Oeuvre, mais comprendre le processus sans la possibilité d'oeuvrer, c'est posséder la carosserie d'un super bolide... sans moteur. Or je le répète la première des opérations s'effectue par ce feu, aucune putréfaction ne peut se faire sans lui, ce qui est la base d'une excellente méditation .... mais m'arrête tout net ! Quelques anciens ont bien recommandé la nécessité du Donum Dei avant de pratiquer, et malgré la tendresse particulière que j'ai pour le texte Fulcanellien, j'ai abandonné ses conseils quand je me suis rendu compte qu'il ne parlait pas de la pratique des anciens des XVIè et XVIIè siècles.

On ne peut qu'envisager à l'etude des textes Fulcanelli/Canseliet : que ce soit par le choix de l'antimoine ou de la Galène, ils n'obtiennent que des "particuliers". J'ai longtemps cru que Fulcanelli était "envieux" jouant sur une moderne formulation, il a fallu que je médite sur le texte de Cattiaux, son contemporain, pour découvrir que ce dernier s'exprimait (sans jamais employer les termes de soufre et de mercure) dans les mêmes termes que le Cosmopolite, Flamel, Valois ...

De plus, il n'est pas nécessaire d'aller en Espagne pour renconter un adepte ! J'ai cru longtemps aussi que ce voyage était aussi allégorique que celui du pseudo-Flamel, que voulait donc dire Canseliet ? Un Mystére de plus.

Cordialement,

C...a

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Re: Alchimie spirituelle et opératoire

Message  Henri Schersch le Mar 13 Jan 2009, 23:51

Bonsoir Charly,

Je note votre intérêt permanent pour cette période des 16ème et 17ème siècles, tant au niveau des maîtres cartiers, que de la Rose+Croix, que de l’Alchimie, comme si ces dates représentaient un peu l’âge d’or de ce courant de pensée. Je note aussi combien vous attirez ci ou là notre attention sur les 3 Nicolas : le pseudo-Flamel, Grosparmy, Valois. Naturellement, ce dernier nous ramène indirectement aux familles de Valois, patronyme de deux frères qu’on retrouve dans la quête de l’identité de Fulcanelli. Y aurait-il filiation ? La question mérite au moins d’être posée.

Par ailleurs, pour ma part, il n’y a pas lieu d’associer outre mesure Fulcanelli à Canseliet, lesquels, contrairement aux apparences, représentent deux courants pas vraiment convergents. Être dépositaire de manuscrits ne signifie en rien être un héritier spirituel, loin s’en faut.

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Re: Alchimie spirituelle et opératoire

Message  Charly Alverda le Mer 14 Jan 2009, 01:06

Bonsoir

" Je note votre intérêt permanent pour cette période des 16ème et 17ème siècles, tant au niveau des maîtres cartiers, que de la Rose+Croix, que de l’Alchimie, comme si ces dates représentaient un peu l’âge d’or de ce courant de pensée. "

En effet mon cher Henri, je privilégie cet âge d'or ! Parce que c'est la nouvelle formulation de l'alchimie en terme de ternaire et non plus de binaire. On peut considérer, je pense, l'alchimie pré-Renaissance comme l'alchimie orientale avec une dualité soufre/mercure analogue au Yin/Yang. L'énergie UNE se manifeste sur le plan existentiel, en se polarisant deux fois, produisant les 4 éléments, cette double opposition suffit pour apprehender l'Oeuvre en terme duel. La redécouverte des textes hermétiques au XVè siècle et leur diffusion massive opère chez l'élite intellectuelle et artistique un renversement complet de la psyché. Cette conséquence entraîne à la fin du XVIè siècle les conceptions médicales de Paracelse et une nouvelle formulation de la "philosophie de la Nature". Beaucoup d'alchimistes du XVIIè sont médecins paracelsiens, en fait dorniens. "L'individu" tout juste naissant est fasciné par l'immensité d'un "monde" ( on a aussi découvert l'Amérique!) où absolument tout est vivant, même le métal est gouverné par un "ange". La seule façon d'appréhender cette multiplicité dans son rapport avec sa source unitive est de concilier l'opposition de toutes choses entre elles par le ternaire, symbole du caducée d'hermès. L'alchimie à cet instant-clef va, juste avant de disparaître, se formuler sur le plan de ce ternaire, la trinité d'en-haut correspond avec le ternaire du bas, est primordiale la captation de "celui du milieu" Hermès/Mercure.

Quant aux "personnalités" de Fulcanelli et Canseliet je me suis exprimé ce soir dans ma réponse à Myriam. J'ai cassé mes "idoles" !

Cordialement

Charly

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Re: Alchimie spirituelle et opératoire

Message  Garfield le Mer 14 Jan 2009, 13:33

Merci Charly. Je ne comprends pas très bien ta phrase :
L'alchimie à cet instant-clef va, juste avant de disparaître, se formuler sur le plan de ce ternaire, la trinité d'en-haut correspond avec le ternaire du bas, est primordiale la captation de "celui du milieu" Hermès/Mercure.
Cela signifie-t-il que l'alchimie est disparue aujourd'hui et qu'il n'est plus possible de la pratiquer au laboratoire ?

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Re: Alchimie spirituelle et opératoire

Message  Charly Alverda le Jeu 15 Jan 2009, 21:16

Bonjour à tous

En réponse à Garfield :

Je pensais à F. Bonardel : " Philosopher par le feu " : “... un art cherchant entre Ciel et Terre, matière et esprit, une médiation transformatrice préservant de ce fait l'Alchimie d'être unilatéralement matérialisme ou spiritualisme. En ce sens, et pour s'être voulue aussi résolument non dualiste, l'Alchimie fut sans doute « la figure précise de la philosophie dont l'Occident n'a pas voulu * », mais dont rien ne permet d'affirmer qu'il ne voudra jamais plus.”

* C. Gagnon, Alchimie et Philosophie au Moyen Age, Montréal, Éd. Univers,1980, P. 80.

Cordialement,

Charly

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