Alchimique attitude
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Alchimique attitude
Je prends ce jour ma plume pour ici exposer
Un sujet malaisé qu’il convient d’expliquer
aux laborants ardents; je m’en vais développer
l’alchimique attitude qu’il est bon d’adopter.
Car un vrai alchimiste n’est pas qu’un artisan
Qui s’active au fourneau et agite des fioles
Pour produire une pierre d’un beau rouge, ou blanc,
Extirpant l’Elixir hors de son VITRIOL.
L’alchimiste n’est pas, comme il fut prétendu,
Une sorte d’érudit retiré au labo,
Lisant de vieux bouquins d’anciens sçavoirs perdus,
Découvrant la chimie, avant l’heure, en solo.
L’image poussiéreuse quasi moyen-âgeuse
Décrivant l’alchimiste comme un pré-précurseur
Du chimiste moderne est une vision trompeuse :
L’alchimiste est d’abord de son Dieu un chercheur.
Devenir alchimiste est un apostolat
Exigeant des retraites et des actes de foi
Tout autant que savoir, désir de résultats,
Réflexion, et prière, et grand travail sur soi.
Vouloir être alchimiste, c’est chercher l’excellence.
Non pas pour parader, briller, en société,
Recueillir les honneurs par sa grandiloquence,
Car l’excellence susdite se veut sobriété.
Jamais un alchimiste se voulant authentique
N’ira polémiquer sur les places publiques,
Les forums et les sites prétendus didactiques,
Détournés de leur but ou vendant des reliques,
Car l’alchimiste sait bien, de par son expérience,
Que la nature humaine apprécie l’arrogance,
Et que quoi qu’il advienne, ce n’est pas sa présence
Qui fera tenir cois les bretteurs sans patience.
Ce n’est pas en jetant de l’huile sur le feu
Qu’un alchimiste pourra accomplir le Grand’Œuvre.
Et donc, par conséquent, il se fera le vœu
D’ignorer les médits des perfides couleuvres.
Aux insultes stupides il ne répliquera,
Et jamais aux attaques il ne leur répondra,
Opposant son silence aux perfidies des rats,
Restant toujours serein face à leurs embarras.
Les jouteurs de grands mots se drapent de grands airs,
Se disant grands savants, et voudraient bien faire taire
Tous leurs contradicteurs, lesquels, d’un rapide revers,
Leur renvoient des pamphlets tout aussi militaires.
Or, un alchimiste Vrai sait la stérilité
De tels propos aigris qui sèment la discorde.
Il sait que le temps court, et que la vérité
Est qu’il vaut mieux se taire et chercher la concorde.
Donc, un alchimiste Vrai s’imposera toujours
Des propos modérés, des phrases mesurées.
Par propos violents, c’est à l’échec qu’il court.
Qui se sert de l’épée périra par l’épée.
Il est très malaisé de maîtriser cet art
Qui consiste à se taire au lieu de répliquer,
Mais il a fait ce choix d’éluder l’accessoire
Pour dédier sa vie à l’étude appliquée.
Et même si parfois il sent son sang bouillir
Tant la perversité des attaques le choque,
Il maîtrise son cœur, ne voulant s’avilir
En joutant avec ceux qui de l’Œuvre se moquent.
Car l’alchimiste Vrai est tout d’abord quelqu’un
Qui conduit ses pensées vers la fusion à Dieu,
Sachant qu’avec sa pierre il ne fera plus qu’un
Lorsqu’il aura perçu l’harmonie des cieux.
L’alchimiste authentique est quelqu’un de patient,
Qui a développé beaucoup d’humilité
Et élevé très haut les nobles sentiments
Que sont l’honnêteté et la sincérité.
S’il veut se libérer des terrestréités
Comme sa pierre le doit dans son ballon fermé,
Il cherche aussi l’union à l’Un, la Déité,
Qui créa la Lumière enchâssée en sa pierre .
Un alchimiste vrai chasse l’impureté
Qui pourrait entacher ses actes ou ses pensées :
Egoïsme ou orgueil, haine ou cupidité
Violence, arrogance, paroles insensées.
S’il veut être admiré, ce ne sera jamais
En ravalant autrui à des niveaux plus vils,
Mais bien en s’élevant par son désir d’aimer
Tous ses frères humains, surtout ceux en péril !
Un alchimiste vrai aura pour ses semblables
Un intérêt constant et l’intention d’aider.
Il sera réputé pour son sens charitable,
Son esprit tolérant et sa simplicité.
Car il opérera sur sa pierre au fourneau
En grande discrétion et à l’insu de tous.
Et lorsqu’en lieu public il ira de nouveau,
Il taira son secret en son âme si douce.
Démasquer les faussaires est par ailleurs facile :
Il suffit d’observer à quel point ils se vantent
D’avoir réussi l’Œuvre et traiter d’imbéciles
Ceux qui ont travaillé d’une ardeur méritante.
Non : un alchimiste vrai travaille en solitaire,
Quoique parfois aidé par épouse ou disciple,
Mais toujours en public il saura bien se taire
Sachant ce que son Art, au fond de lui, implique.
De tous temps l’Alchimie fut une science divine,
Et aujourd’hui encore, en alcôves secrètes,
D’anonymes artistes, sans qu’on ne le devine,
Font éclore des pierres une Lumière discrète.
En toute humilité, aux disciples choisis,
Ils transmettent leur Art à l’abri de tous yeux,
Puis vont sur les chemins parmi les sans abris
Aider gratuitement leurs frères miséreux.
Un sujet malaisé qu’il convient d’expliquer
aux laborants ardents; je m’en vais développer
l’alchimique attitude qu’il est bon d’adopter.
Car un vrai alchimiste n’est pas qu’un artisan
Qui s’active au fourneau et agite des fioles
Pour produire une pierre d’un beau rouge, ou blanc,
Extirpant l’Elixir hors de son VITRIOL.
L’alchimiste n’est pas, comme il fut prétendu,
Une sorte d’érudit retiré au labo,
Lisant de vieux bouquins d’anciens sçavoirs perdus,
Découvrant la chimie, avant l’heure, en solo.
L’image poussiéreuse quasi moyen-âgeuse
Décrivant l’alchimiste comme un pré-précurseur
Du chimiste moderne est une vision trompeuse :
L’alchimiste est d’abord de son Dieu un chercheur.
Devenir alchimiste est un apostolat
Exigeant des retraites et des actes de foi
Tout autant que savoir, désir de résultats,
Réflexion, et prière, et grand travail sur soi.
Vouloir être alchimiste, c’est chercher l’excellence.
Non pas pour parader, briller, en société,
Recueillir les honneurs par sa grandiloquence,
Car l’excellence susdite se veut sobriété.
Jamais un alchimiste se voulant authentique
N’ira polémiquer sur les places publiques,
Les forums et les sites prétendus didactiques,
Détournés de leur but ou vendant des reliques,
Car l’alchimiste sait bien, de par son expérience,
Que la nature humaine apprécie l’arrogance,
Et que quoi qu’il advienne, ce n’est pas sa présence
Qui fera tenir cois les bretteurs sans patience.
Ce n’est pas en jetant de l’huile sur le feu
Qu’un alchimiste pourra accomplir le Grand’Œuvre.
Et donc, par conséquent, il se fera le vœu
D’ignorer les médits des perfides couleuvres.
Aux insultes stupides il ne répliquera,
Et jamais aux attaques il ne leur répondra,
Opposant son silence aux perfidies des rats,
Restant toujours serein face à leurs embarras.
Les jouteurs de grands mots se drapent de grands airs,
Se disant grands savants, et voudraient bien faire taire
Tous leurs contradicteurs, lesquels, d’un rapide revers,
Leur renvoient des pamphlets tout aussi militaires.
Or, un alchimiste Vrai sait la stérilité
De tels propos aigris qui sèment la discorde.
Il sait que le temps court, et que la vérité
Est qu’il vaut mieux se taire et chercher la concorde.
Donc, un alchimiste Vrai s’imposera toujours
Des propos modérés, des phrases mesurées.
Par propos violents, c’est à l’échec qu’il court.
Qui se sert de l’épée périra par l’épée.
Il est très malaisé de maîtriser cet art
Qui consiste à se taire au lieu de répliquer,
Mais il a fait ce choix d’éluder l’accessoire
Pour dédier sa vie à l’étude appliquée.
Et même si parfois il sent son sang bouillir
Tant la perversité des attaques le choque,
Il maîtrise son cœur, ne voulant s’avilir
En joutant avec ceux qui de l’Œuvre se moquent.
Car l’alchimiste Vrai est tout d’abord quelqu’un
Qui conduit ses pensées vers la fusion à Dieu,
Sachant qu’avec sa pierre il ne fera plus qu’un
Lorsqu’il aura perçu l’harmonie des cieux.
L’alchimiste authentique est quelqu’un de patient,
Qui a développé beaucoup d’humilité
Et élevé très haut les nobles sentiments
Que sont l’honnêteté et la sincérité.
S’il veut se libérer des terrestréités
Comme sa pierre le doit dans son ballon fermé,
Il cherche aussi l’union à l’Un, la Déité,
Qui créa la Lumière enchâssée en sa pierre .
Un alchimiste vrai chasse l’impureté
Qui pourrait entacher ses actes ou ses pensées :
Egoïsme ou orgueil, haine ou cupidité
Violence, arrogance, paroles insensées.
S’il veut être admiré, ce ne sera jamais
En ravalant autrui à des niveaux plus vils,
Mais bien en s’élevant par son désir d’aimer
Tous ses frères humains, surtout ceux en péril !
Un alchimiste vrai aura pour ses semblables
Un intérêt constant et l’intention d’aider.
Il sera réputé pour son sens charitable,
Son esprit tolérant et sa simplicité.
Car il opérera sur sa pierre au fourneau
En grande discrétion et à l’insu de tous.
Et lorsqu’en lieu public il ira de nouveau,
Il taira son secret en son âme si douce.
Démasquer les faussaires est par ailleurs facile :
Il suffit d’observer à quel point ils se vantent
D’avoir réussi l’Œuvre et traiter d’imbéciles
Ceux qui ont travaillé d’une ardeur méritante.
Non : un alchimiste vrai travaille en solitaire,
Quoique parfois aidé par épouse ou disciple,
Mais toujours en public il saura bien se taire
Sachant ce que son Art, au fond de lui, implique.
De tous temps l’Alchimie fut une science divine,
Et aujourd’hui encore, en alcôves secrètes,
D’anonymes artistes, sans qu’on ne le devine,
Font éclore des pierres une Lumière discrète.
En toute humilité, aux disciples choisis,
Ils transmettent leur Art à l’abri de tous yeux,
Puis vont sur les chemins parmi les sans abris
Aider gratuitement leurs frères miséreux.

Joker de Carreau- Nombre de messages: 22
Date d'inscription: 25/09/2008
Re: Alchimique attitude
Bonjour Joker,
D'abord merci pour ce très beau et poétique exposé et je partage ton point de vue.
Beaucoup de nos contemporains ne voient chez Fulcanelli que la pratique au laboratoire chimique et oublient l’essentiel : si nous voulons purifier la matière, il est indispensable de se purifier d’abord soi-même. Il y a adéquation matière/observateur et réciproquement. Il est donc inévitable qu’avant de vouloir épurer la minière, il faut d’abord épurer son «Moi» en retirant toutes les scories qui l’emprisonnent, comme nous le ferons plus tard avec la matière première en libérant le germe qui est renfermé dans sa gangue.
Trop de pratiquants oublient (ou ignorent) que nous sommes chacun notre propre laboratoire, et que nous devons y travailler beaucoup avant de réussir notre Pierre. Bien des procédés opératoires ne se décrivent comme des processus matériels que parce qu’ils sont analogues aux opérations à conduire d’abord en soi-même (bien qu’ils fonctionnent aussi sur le plan matériel).
Cette «alchimique attitude», Fulcanelli nous aide à y parvenir en nous donnant ces quelques conseils, lesquels, aussi pertinents soient-ils, paraîtront probablement très durs aux yeux de certains :
Nul ne peut prétendre à la possession du grand Secret, s’il n’accorde son existence au diapason des recherches entreprises.
Ce n’est pas assez qu’être studieux, actif et persévérant, si l’on manque de principe solide, de base concrète, si l’enthousiasme immodéré aveugle la raison, si l’orgueil tyrannise le jugement, si l’avidité s’épanouit aux lueurs fauves d’un astre d’or.
La Science mystérieuse réclame beaucoup de justesse, d’exactitude, de perspicacité dans l’observation des faits, un esprit sain, logique et pondéré, une imagination vive sans exaltation, un coeur ardent et pur. Elle exige, en outre, la plus grande simplicité et l’indifférence absolue vis-à-vis des théories, des systèmes, des hypothèses que, sur la foi des livres ou la réputation de leurs auteurs, on admet généralement sans contrôle. Elle veut que ses aspirants apprennent à penser davantage avec leur cerveau, moins avec celui des autres. Elle tient, enfin, à ce qu’ils demandent la vérité de ses principes, la connaissance de sa doctrine et la pratique de ses travaux à la Nature, notre mère commune.
Par l’exercice constant des facultés d’observation et de raisonnement, par la méditation, le néophyte gravira les degrés qui mènent au
L’imitation naïve des procédés naturels, l’habileté jointe à l’ingéniosité, les lumières d’une longue expérience lui assureront le
Réalisateur, il aura encore besoin de patience, de constance, d’inébranlable volonté. Audacieux et résolu, la certitude et la confiance nées d’une foi robuste lui permettront de tout
Enfin, quand le succès aura consacré tant d’années laborieuses, quand ses désirs seront accomplis, le Sage, méprisant les vanités du monde, se rapprochera des humbles, des déshérités, de tout ce qui travaille, souffre, lutte, désespère et pleure ici-bas. Disciple anonyme et muet de la Nature éternelle, apôtre de l’éternelle Charité, il restera fidèle à son voeu de silence. Dans la Science, dans le Bien, l’Adepte doit à jamais
(Fulcanelli, Le mystère des Cathédrales, Conclusion).
Il ne faut évidemment pas détourner les mots du sens que l’auteur a voulu leur donner, les extraire de leur contexte et y trouver justification d’une conduite inavouable.
Sans tenir compte de tous ces conseils très judicieux, il paraît évident que la réalisation de la Pierre aille tout droit à l’échec.
Bien amicalement.
Myriam.
D'abord merci pour ce très beau et poétique exposé et je partage ton point de vue.
Beaucoup de nos contemporains ne voient chez Fulcanelli que la pratique au laboratoire chimique et oublient l’essentiel : si nous voulons purifier la matière, il est indispensable de se purifier d’abord soi-même. Il y a adéquation matière/observateur et réciproquement. Il est donc inévitable qu’avant de vouloir épurer la minière, il faut d’abord épurer son «Moi» en retirant toutes les scories qui l’emprisonnent, comme nous le ferons plus tard avec la matière première en libérant le germe qui est renfermé dans sa gangue.
Trop de pratiquants oublient (ou ignorent) que nous sommes chacun notre propre laboratoire, et que nous devons y travailler beaucoup avant de réussir notre Pierre. Bien des procédés opératoires ne se décrivent comme des processus matériels que parce qu’ils sont analogues aux opérations à conduire d’abord en soi-même (bien qu’ils fonctionnent aussi sur le plan matériel).
Cette «alchimique attitude», Fulcanelli nous aide à y parvenir en nous donnant ces quelques conseils, lesquels, aussi pertinents soient-ils, paraîtront probablement très durs aux yeux de certains :
Nul ne peut prétendre à la possession du grand Secret, s’il n’accorde son existence au diapason des recherches entreprises.
Ce n’est pas assez qu’être studieux, actif et persévérant, si l’on manque de principe solide, de base concrète, si l’enthousiasme immodéré aveugle la raison, si l’orgueil tyrannise le jugement, si l’avidité s’épanouit aux lueurs fauves d’un astre d’or.
La Science mystérieuse réclame beaucoup de justesse, d’exactitude, de perspicacité dans l’observation des faits, un esprit sain, logique et pondéré, une imagination vive sans exaltation, un coeur ardent et pur. Elle exige, en outre, la plus grande simplicité et l’indifférence absolue vis-à-vis des théories, des systèmes, des hypothèses que, sur la foi des livres ou la réputation de leurs auteurs, on admet généralement sans contrôle. Elle veut que ses aspirants apprennent à penser davantage avec leur cerveau, moins avec celui des autres. Elle tient, enfin, à ce qu’ils demandent la vérité de ses principes, la connaissance de sa doctrine et la pratique de ses travaux à la Nature, notre mère commune.
Par l’exercice constant des facultés d’observation et de raisonnement, par la méditation, le néophyte gravira les degrés qui mènent au
SAVOIR.
L’imitation naïve des procédés naturels, l’habileté jointe à l’ingéniosité, les lumières d’une longue expérience lui assureront le
POUVOIR.
Réalisateur, il aura encore besoin de patience, de constance, d’inébranlable volonté. Audacieux et résolu, la certitude et la confiance nées d’une foi robuste lui permettront de tout
OSER.
Enfin, quand le succès aura consacré tant d’années laborieuses, quand ses désirs seront accomplis, le Sage, méprisant les vanités du monde, se rapprochera des humbles, des déshérités, de tout ce qui travaille, souffre, lutte, désespère et pleure ici-bas. Disciple anonyme et muet de la Nature éternelle, apôtre de l’éternelle Charité, il restera fidèle à son voeu de silence. Dans la Science, dans le Bien, l’Adepte doit à jamais
SE TAIRE.
(Fulcanelli, Le mystère des Cathédrales, Conclusion).
Il ne faut évidemment pas détourner les mots du sens que l’auteur a voulu leur donner, les extraire de leur contexte et y trouver justification d’une conduite inavouable.
Sans tenir compte de tous ces conseils très judicieux, il paraît évident que la réalisation de la Pierre aille tout droit à l’échec.
Bien amicalement.
Myriam.

Myriam- Nombre de messages: 56
Date d'inscription: 04/04/2008
Re: Alchimique attitude
Salut à toi Myriam. Tes mots sont bien sensés.
Je connais assez mal l’Ami Fulcanelli,
Mais cette citation conforte ma pensée
En complément de ce que plus haut on lit.
Parmi tous les chercheurs en sciences alchimiques,
Beaucoup sont au fourneau à fondre leurs matières,
Mais combien sont au fait des morales pratiques
Qu’il convient d’adopter pour réussir sa Pierre ?
Car fondre et transformer sa materia prima
Ne suffira jamais à accomplir son Œuvre
Sans la bonne attitude qu’adopter il faudra
Pour se transformer soi, et en avoir la preuve.
Utiliser en soi les aspects négatifs
Comme minière initiale afin de transmuter
Nos travers les plus noirs en trésors positifs,
C’est bien l’idée de base qu’il faut répercuter.
La remise en question de nos actes passés
Est un des procédés qui font évoluer,
Acquérir la sagesse, ajuster ses pensées,
Et par effet induit, vil métal transmuer.
En Alchimie interne, c’est très évidemment
Au plus profond de soi qu’on va identifier
La célèbre minière que cherchent avidement
Les souffleurs débutants qui entament un chantier.
Aucun Ami de l’Art véritable et sincère
Ne se reconnaîtra dans les propos haineux
Qu’on voit parfois tenir sur des forums primaires
Alors qu’un peu d’efforts rendrait tout harmonieux.
Evoquons donc, sereins, L’Alchimie susdite,
En espérant que tous, malgré les différences,
Nous puissions progresser, chacun selon son rite,
Par aide mutuelle, et avec déférence.
On peut durant des ans remplir ballons et fioles,
Solver, coaguler, au noir, au rouge, au blanc,
Se ruiner, se saigner, et même devenir fol,
Sans jamais parvenir au but que l’on attend.
Les textes des anciens sont là pour le prouver :
Œuvrer en Alchimie peut mener au sublime,
Mais fait tout aussi bien gaspiller des années
En vaines recuissons de ballons qu’on abîme.
Car il faut bien saisir que la Quête est anguille,
Toujours en mouvement, glissant, se dérobant ;
Se croit-on arrivé qu’aussitôt elle aiguille
Vers un autre objectif toujours aussi mouvant.
Soit-on en désarroi, faute de résultats,
Ou bien désarçonné face à un texte obscur,
En doutant d’avancer, même doutant de soi ?
Tout cela est normal et nous rend bien plus mûrs !
Il faut bien que l’on sache, quel que soit son niveau,
Débutant, néophyte, ou déjà pratiquant,
Qu’un objectif atteint en suggère un nouveau
Incitant le mental à penser autrement.
Car c’est là qu’est le leurre : tu agis en chimiste
En croyant les on-dits qui te promettent l’or,
Alors que l’objectif de tout Vrai Alchimiste
Est d’éveiller en lui l’Esprit divin qui dort !
Agis donc en chimiste si tel est ton désir,
Car aucun de tes actes n’est inutile en soi :
Tout pas sur ton chemin parcouru par plaisir
Ne peut que stimuler le Vrai qui dort en toi.
Pense à Paulo Cuelho, auteur de « l’Alchimiste » :
Son héros court le monde pour chercher le trésor
Qui dormait sous ses pieds ; son mental conformiste
L’avait bien empêché de découvrir cet or !
Manipuler les terres, le Soufre et le Mercure,
Y ajouter du Sel, du poivre et des épices (*),
A pour objet premier de refléter en dur
Le degré d’avancement dans l’art de la Maîtrise.
Ô, bien sûr, il y a récompense à la clef
Pour qui mène à bon terme un œuf bien peaufiné,
Mais ce niveau atteint, l’Adepte, lui, il sait
Que le but n’était rien qu’un appât déguisé.
L’Alchimie est une voie qui conduit au divin,
C’est-à-dire bien plus qu’un simple tour de main
Dont la bonne maîtrise nous permettrait soudain
De transmuter en or le plomb le plus vilain.
L’Alchimie est un art, et un état d’esprit
Qui guide ceux qui prient vers un plan de conscience
Différent de celui par nos cerveaux appris
Et qui permet alors de voir la quintessence.
Réussir le Grand’Oeuvre n’est pas tant matériel
Que se transformer soi, en son for intérieur,
Pour mieux s’harmoniser au plan spirituel,
Agir sur la matière en touchant au bonheur.
_____________________________________
(*) Cet humour culinaire, quelque peu déplacé,
Ne devrait pas choquer les Adeptes de l’Art.
Vouloir travailler dur avec ténacité
N’empêche nullement le rire et la gaieté !
Je connais assez mal l’Ami Fulcanelli,
Mais cette citation conforte ma pensée
En complément de ce que plus haut on lit.
Parmi tous les chercheurs en sciences alchimiques,
Beaucoup sont au fourneau à fondre leurs matières,
Mais combien sont au fait des morales pratiques
Qu’il convient d’adopter pour réussir sa Pierre ?
Car fondre et transformer sa materia prima
Ne suffira jamais à accomplir son Œuvre
Sans la bonne attitude qu’adopter il faudra
Pour se transformer soi, et en avoir la preuve.
Utiliser en soi les aspects négatifs
Comme minière initiale afin de transmuter
Nos travers les plus noirs en trésors positifs,
C’est bien l’idée de base qu’il faut répercuter.
La remise en question de nos actes passés
Est un des procédés qui font évoluer,
Acquérir la sagesse, ajuster ses pensées,
Et par effet induit, vil métal transmuer.
En Alchimie interne, c’est très évidemment
Au plus profond de soi qu’on va identifier
La célèbre minière que cherchent avidement
Les souffleurs débutants qui entament un chantier.
Aucun Ami de l’Art véritable et sincère
Ne se reconnaîtra dans les propos haineux
Qu’on voit parfois tenir sur des forums primaires
Alors qu’un peu d’efforts rendrait tout harmonieux.
Evoquons donc, sereins, L’Alchimie susdite,
En espérant que tous, malgré les différences,
Nous puissions progresser, chacun selon son rite,
Par aide mutuelle, et avec déférence.
On peut durant des ans remplir ballons et fioles,
Solver, coaguler, au noir, au rouge, au blanc,
Se ruiner, se saigner, et même devenir fol,
Sans jamais parvenir au but que l’on attend.
Les textes des anciens sont là pour le prouver :
Œuvrer en Alchimie peut mener au sublime,
Mais fait tout aussi bien gaspiller des années
En vaines recuissons de ballons qu’on abîme.
Car il faut bien saisir que la Quête est anguille,
Toujours en mouvement, glissant, se dérobant ;
Se croit-on arrivé qu’aussitôt elle aiguille
Vers un autre objectif toujours aussi mouvant.
Soit-on en désarroi, faute de résultats,
Ou bien désarçonné face à un texte obscur,
En doutant d’avancer, même doutant de soi ?
Tout cela est normal et nous rend bien plus mûrs !
Il faut bien que l’on sache, quel que soit son niveau,
Débutant, néophyte, ou déjà pratiquant,
Qu’un objectif atteint en suggère un nouveau
Incitant le mental à penser autrement.
Car c’est là qu’est le leurre : tu agis en chimiste
En croyant les on-dits qui te promettent l’or,
Alors que l’objectif de tout Vrai Alchimiste
Est d’éveiller en lui l’Esprit divin qui dort !
Agis donc en chimiste si tel est ton désir,
Car aucun de tes actes n’est inutile en soi :
Tout pas sur ton chemin parcouru par plaisir
Ne peut que stimuler le Vrai qui dort en toi.
Pense à Paulo Cuelho, auteur de « l’Alchimiste » :
Son héros court le monde pour chercher le trésor
Qui dormait sous ses pieds ; son mental conformiste
L’avait bien empêché de découvrir cet or !
Manipuler les terres, le Soufre et le Mercure,
Y ajouter du Sel, du poivre et des épices (*),
A pour objet premier de refléter en dur
Le degré d’avancement dans l’art de la Maîtrise.
Ô, bien sûr, il y a récompense à la clef
Pour qui mène à bon terme un œuf bien peaufiné,
Mais ce niveau atteint, l’Adepte, lui, il sait
Que le but n’était rien qu’un appât déguisé.
L’Alchimie est une voie qui conduit au divin,
C’est-à-dire bien plus qu’un simple tour de main
Dont la bonne maîtrise nous permettrait soudain
De transmuter en or le plomb le plus vilain.
L’Alchimie est un art, et un état d’esprit
Qui guide ceux qui prient vers un plan de conscience
Différent de celui par nos cerveaux appris
Et qui permet alors de voir la quintessence.
Réussir le Grand’Oeuvre n’est pas tant matériel
Que se transformer soi, en son for intérieur,
Pour mieux s’harmoniser au plan spirituel,
Agir sur la matière en touchant au bonheur.
_____________________________________
(*) Cet humour culinaire, quelque peu déplacé,
Ne devrait pas choquer les Adeptes de l’Art.
Vouloir travailler dur avec ténacité
N’empêche nullement le rire et la gaieté !

Joker de Carreau- Nombre de messages: 22
Date d'inscription: 25/09/2008
Re: Alchimique attitude
Bonjour,
Tu as tout à fait raison Joker. Il faut pour réussir le Grand’Oeuvre, se transformer soi, en son for intérieur, pour mieux s’harmoniser au plan spirituel, avant de vouloir purifier la matière. Il ne faut pas oublier que l’Esprit de l’opérateur a une influence sur la matière. Il faut que notre transformation spirituelle soit en harmonie avec le Divin pour permettre de dégager cette énergie divine universelle contenue dans la Materia Prima.
Dans l’ouvrage " Ces hommes qui ont fait l’Alchimie du XXème siècle "(Editions Geneviève Dubois 1999), Jacques Trielli nous fait part d’une expérience alchimique réussie par Roger Caro à laquelle il a assisté lui-même.
Dans l’introduction de l’ouvrage " Bible, Science et Alchimie " (Roger Caro – éditions de Massanne 2004), Jacques Trielli rajoute
Jacques Trielli considère que Roger Caro a parfaitement rempli sa mission en démontrant concrètement cette vérité que le Kybalion avait formulé il y a bien longtemps : "le TOUT est Esprit ; l’Univers est Mental."
Bien amicalement.
Tu as tout à fait raison Joker. Il faut pour réussir le Grand’Oeuvre, se transformer soi, en son for intérieur, pour mieux s’harmoniser au plan spirituel, avant de vouloir purifier la matière. Il ne faut pas oublier que l’Esprit de l’opérateur a une influence sur la matière. Il faut que notre transformation spirituelle soit en harmonie avec le Divin pour permettre de dégager cette énergie divine universelle contenue dans la Materia Prima.
Dans l’ouvrage " Ces hommes qui ont fait l’Alchimie du XXème siècle "(Editions Geneviève Dubois 1999), Jacques Trielli nous fait part d’une expérience alchimique réussie par Roger Caro à laquelle il a assisté lui-même.
Roger Caro fut à même de prouver cette influence de l’opérateur dans le processus alchimique, notamment par l’expérience qu’il fit le 23 juin 1962 en présence de sa seconde femme, Madeleine et de son meilleur ami Maurice Auberger. Ils s’étaient réunis pour débuter la deuxième phase de l’oeuvre " Solve ". Ils choisirent chacun une même part des trois matières philosophales (soufre, mercure, sel) et, les ayant réunies dans un ballon, ils firent agir le 5ème feu. Seul Roger Caro réussit cette phase en produisant des granules et les couleurs correspondant à ce régime du feu. Pourtant, chacun des trois acteurs avait utilisé les mêmes matières, un ballon identique et le même sel dans un même lieu et tous trois avaient manipulé en même temps.
Dans l’introduction de l’ouvrage " Bible, Science et Alchimie " (Roger Caro – éditions de Massanne 2004), Jacques Trielli rajoute
Ajoutons que Roger Caro se permit de reprendre les ballons de ses deux partenaires et de rattraper cettte phase opératoire.
Jacques Trielli considère que Roger Caro a parfaitement rempli sa mission en démontrant concrètement cette vérité que le Kybalion avait formulé il y a bien longtemps : "le TOUT est Esprit ; l’Univers est Mental."
Bien amicalement.

Myriam- Nombre de messages: 56
Date d'inscription: 04/04/2008
Re: Alchimique attitude
Aurais-je donc raison ? C’est là ton opinion !
Je ne sais si c’est vrai ; j’exprimais un avis.
J’accepterais bien sûr de revoir la question
Si d’autres éléments m’étaient un jour fournis.
L’Alchimique attitude évoquée dans ce fil
Est comme un idéal vers lequel on peut tendre ;
Comme un noble projet d’épuration du vil
Pour s’approcher de Dieu autant qu’on puisse prétendre.
Je trouve assez logique de mettre en avant
L’aspect spirituel de la quête alchimique,
Ne voyant le labo que comme un adjuvant
Finalisant notre Œuvre par un impact physique.
On voit assez souvent des gens se quereller,
Les uns prônant l’esprit, et d’autres la matière,
Et d’autres encore le cœur qui doit se révéler,
Alors que l’être humain n’est pas fait de trois tiers !
L’Alchimique attitude, c’est chercher l’Unité :
L’unité de soi-même enfin réconcilié,
La fusion avec Dieu en une seule entité,
L’union à la matière en sachant s’humilier.
Devenir Alchimiste, c’est devenir l’outil
Qui permet au Divin d’exprimer la Lumière
Engluée dans la gangue dont le monde est bâti,
Et faire surgir la Vie latente dans la Pierre.
Esprit, cœur et matière sont donc complémentaires.
L’Alchimiste fait pont entre ce trois aspects.
Mais le laboratoire n’est pas prioritaire,
Même si lui aussi reçoit tout mon respect.
Je ne sais si c’est vrai ; j’exprimais un avis.
J’accepterais bien sûr de revoir la question
Si d’autres éléments m’étaient un jour fournis.
L’Alchimique attitude évoquée dans ce fil
Est comme un idéal vers lequel on peut tendre ;
Comme un noble projet d’épuration du vil
Pour s’approcher de Dieu autant qu’on puisse prétendre.
Je trouve assez logique de mettre en avant
L’aspect spirituel de la quête alchimique,
Ne voyant le labo que comme un adjuvant
Finalisant notre Œuvre par un impact physique.
On voit assez souvent des gens se quereller,
Les uns prônant l’esprit, et d’autres la matière,
Et d’autres encore le cœur qui doit se révéler,
Alors que l’être humain n’est pas fait de trois tiers !
L’Alchimique attitude, c’est chercher l’Unité :
L’unité de soi-même enfin réconcilié,
La fusion avec Dieu en une seule entité,
L’union à la matière en sachant s’humilier.
Devenir Alchimiste, c’est devenir l’outil
Qui permet au Divin d’exprimer la Lumière
Engluée dans la gangue dont le monde est bâti,
Et faire surgir la Vie latente dans la Pierre.
Esprit, cœur et matière sont donc complémentaires.
L’Alchimiste fait pont entre ce trois aspects.
Mais le laboratoire n’est pas prioritaire,
Même si lui aussi reçoit tout mon respect.

Joker de Carreau- Nombre de messages: 22
Date d'inscription: 25/09/2008
Re: Alchimique attitude
Nous pouvons trouver de judicieux conseils dans « La chrysopée du Seigneur » attribuée à Raymond Lulle pour la réalisation de notre Pierre.
Mais de même que notre Alchymiste ne saurait agir sur les Quatre Eléments et les Trois Principes sans utiliser un véhicule matériel (la "prima materia"), de même, Archymiste, tu es dans l'obligation de recourir au monde contingent pour canaliser et mener à bien ton action.
Ce que sont l'Athanor, le Creuset, la Prima Materia pour le Souffleur vulgaire, les Connaissances humaines, puis divines, le sont pour toi, et tu ne saurais te passer d'elles.
Gnose est donc le plomb vil sur lequel ta puissance morale va s'exercer. Si tu sais t'en rendre maître, sans être asservi par elle, tu pourras alors seulement mener à bien la Chrysopée.
Gnose et Espérance appelleront en toi même, Fils du Soleil et de la Lune, Intelligence, qui est Compréhension. Car nous savons déjà qu'Espérance est aussi Certitude, et que Gnose est Savoir. Puisque Certitude est née de Vérité (ou Bonne Foi), Gnose ne peut alors qu'être Parfait Savoir. C'est pourquoi Parfait Savoir et Certitude donne Compréhension.
D'autre part, et parallèlement, Gnose et Charité appelleront en toi Sagesse, tout comme Gnose (ou Parfait Savoir), uni à Compréhension, généreront ladite Sagesse.
Mais, qu'est-ce donc que Sagesse ? Nous le comprenons maintenant, Intelligence et Sagesse sont respectivement Soufre et Mercure des Sages, pour nos vulgaires Alchymistes.
Sagesse est Usage, comme Intelligence est Compréhension. L'une, la première, est active, la seconde est passive. Et de l'union des deux doit naître enfin l'ultime et dernier terme de l'oeuvre, la Pierre Philosophale, l'Illumination qui refera de toi, Fils du Soleil et de la Lune, la Créature Céleste que tu fus à tes origines.

Abbé+Pierre- Nombre de messages: 51
Date d'inscription: 09/04/2008
Re: Alchimique attitude
Bonjour à tous,
Louis Cattiaux nous donne de très pertinents conseils à suivre pour réussir le Grand’Oeuvre notamment :
- dans la revue « Le Fil d’Ariane n°37 » sous le titre Florilège Cattésien, il a écrit :
Louis Cattiaux nous donne de très pertinents conseils à suivre pour réussir le Grand’Oeuvre notamment :
- dans la revue « Le Fil d’Ariane n°37 » sous le titre Florilège Cattésien, il a écrit :
- et dans la revue « Le Fil d’Ariane n°11» sous le titre Florilège Cattésien, il a écrit :La lecture des ouvrages hermétiques anciens vous ouvrira la voie pour la lecture des Ecritures saintes si vous les lisez avec les yeux du désintéressement et de l’amour, autrement, ils vous mèneront à la folie de la chimie comme beaucoup de trop savants et trop malins. Tous les traités dits alchimiques de bons auteurs comme Basile Valentin, le Cosmopolite, Nicolas Valois, Nicolas Flamel, Arnaud de Villeneuve, Morien, Raymond Lulle, Grosparmy, Rhumélius, Guillaume Salmon, Pernety etc., vous aideront à débrouiller le chaos et à séparer la lumière des ténèbres, mais c’est surtout la prière sainte au Seigneur de vie que les chercheurs orgueilleux et stupides négligent ordinairement.
Bien amicalement.L’Alchimie n’est permise qu’à ceux qui sont vraiment assez détachés pour recevoir la puissance, la richesse et la vie dévoilée sans jamais avoir la tentation de s’en servir contre quiconque ou pour écraser les autres ou pour se glorifier personnellement. Malheureusement, beaucoup de ceux qui l’abordent le font dans un esprit de lucre qui les égare irrémédiablement, et toute leur malice se tourne contre eux, les ruine de toutes façons et les fait piétiner devant le mur de la raison raisonnante pendant toute leur vie, malgré leur foi remarquable en la réalité de la science divine. C’est pourquoi il faut prier et attirer les maîtres qui ont possédé cette science sainte à fond, afin d’être inspiré par eux dans sa recherche…

Myriam- Nombre de messages: 56
Date d'inscription: 04/04/2008
Re: Alchimique attitude
Bonjour.
Cattiaux, en effet. Voilà donc encore un auteur qui met en avant cet éternel problème d’oratoire :
Cattiaux, en effet. Voilà donc encore un auteur qui met en avant cet éternel problème d’oratoire :
Car qu'est-ce qu'un oratoire ? La méprise a la vie dure : en de nombreux endroits, dans des groupements, loges, associations, et sur Internet, dans les forums, les sites et les blogs, on sent que derrière les mots qui assurent que l’oratoire est fondamental, ceux qui en parlent assimilent presque toujours ce lieu à un endroit ou on étudie, où on lit les textes, où on prend des notes, un peu comme dans une bibliothèque ou une salle de lecture, ou un bureau. Cependant, dans le sens qui nous occupe, ora veut dire prie, et non pas lis, ni étudie, ni cogite. Cette erreur basique en condamne beaucoup à errer dans les méandres des croyances para-alchimiques durant des décennies. Cette triste situation me désole, alors qu’il suffirait parfois de si peu pour qu’un déclic se fasse et que toutes les portes s’ouvrent.mais c’est surtout la prière sainte au Seigneur de vie que les chercheurs orgueilleux et stupides négligent ordinairement.

Calcédoine- Admin
- Nombre de messages: 161
Date d'inscription: 02/04/2008
Re: Alchimique attitude
Bonjour. Mais alors, pour prendre le contre-pied de ce qui se dit habituellement, pourrait-on aller jusqu'à dire que le laboratoire est l'endroit où on étudie et où on teste ce qu'on a étudié, et que l'oratoire est le lieu où on met en pratique ce qu'on a vérifié et testé ? 


Henri Schersch- Nombre de messages: 105
Age: 40
Date d'inscription: 21/07/2008
Re: Alchimique attitude
Pas du tout Henri. Au laboratoire, on met en pratique ce qu'on a étudié et sur quoi on a médité à l'oratoire.
L'oratoire est le lieu pour le spirituel, et le laboratoire est le lieu pour le travail matériel, et pas l'inverse.
L'oratoire est le lieu pour le spirituel, et le laboratoire est le lieu pour le travail matériel, et pas l'inverse.

Nelly Foulcat- Nombre de messages: 28
Date d'inscription: 03/10/2008
Re: Alchimique attitude
Je sais, Nelly. C’est volontairement que je propose le point de vue inverse de ce qu’on dit d’habitude. Parce que, me dis-je, si on part de l’idée de Calcédoine que l’oratoire n’est pas un lieu où on lit ni où on étudie, c’est alors au laboratoire que ces actions ont lieu. D’ailleurs lire, étudier, tester, démontrer par le calcul ou par l’expérience, c’est toujours la même action : apprendre. Le laboratoire est donc le lieu où on étudie, c’est là qu’on observe et qu’on découvre le monde, par les livres ou bien avec les mains.
L’oratoire, c’est tout autre chose. C’est le lieu où on « digère » ce qu’on a appris au labo. C’est là qu’on tente de mettre en pratique les concepts dont on a découvert l’existence au laboratoire. Le laboratoire est l’endroit où on découvre que la possibilité existe d’entrer en harmonie intime (fusion) avec la matière ; l’oratoire est l’endroit où on s’exerce à développer cette capacité, par la méditation et la prière.
Le laboratoire est donc bien le lieu de l’étude, et l’oratoire est le lieu réservé à la pratique.
L’oratoire, c’est tout autre chose. C’est le lieu où on « digère » ce qu’on a appris au labo. C’est là qu’on tente de mettre en pratique les concepts dont on a découvert l’existence au laboratoire. Le laboratoire est l’endroit où on découvre que la possibilité existe d’entrer en harmonie intime (fusion) avec la matière ; l’oratoire est l’endroit où on s’exerce à développer cette capacité, par la méditation et la prière.
Le laboratoire est donc bien le lieu de l’étude, et l’oratoire est le lieu réservé à la pratique.

Henri Schersch- Nombre de messages: 105
Age: 40
Date d'inscription: 21/07/2008
Re: Alchimique attitude
Non Henri. La bonne alchimique attitude, c’est de d’abord lire à l’oratoire les livres des bons auteurs comme Fulcanelli par exemple. Ensuite, au laboratoire, tu dois vérifier par la pratique ta bonne compréhension de ce que tu as lu. Tu dois alors choisir ta matière première, celle qui te corresponde le mieux, celle avec laquelle tu as le plus d’affinités comme par exemple l’antimoine, le cinabre ou le réalgar. Si tu ne vérifies pas en pratique sur ta matière choisie, tu es incapable de savoir si tu as tout compris et si ton cerveau ne te joue pas des tours. Si tu ne vérifies pas au laboratoire ce que tu as appris à l’oratoire, tu restes dans le domaine purement spéculatif, de l’imagination. Et si tu ne retournes pas à l’oratoire rechercher les informations nécessaires à ta bonne pratique de laboratoire, tu deviens souffleur en vain.
Par exemple, comment connaître la saveur d’une tarte aux myrtilles décrites dans un livre de recettes, si tu ne la goûtes pas toi-même ? Tu peux en imaginer le goût, l’odeur, la saveur mais tu n’en goûteras jamais vraiment la substance.
Par exemple, comment connaître la saveur d’une tarte aux myrtilles décrites dans un livre de recettes, si tu ne la goûtes pas toi-même ? Tu peux en imaginer le goût, l’odeur, la saveur mais tu n’en goûteras jamais vraiment la substance.

Nelly Foulcat- Nombre de messages: 28
Date d'inscription: 03/10/2008
Re: Alchimique attitude
Bonjour.
Je ne dis pas qu'on ne peut pas lire, chercher, apprendre, s'informer ailleurs qu'au laboratoire; je dis simplement, pour bien remettre les pendules à l'heure, que l'oratoire, c'est le lieu où on prie. Quitte alors à débattre de ce que signifie prier (sur un nouveau fil, à créer ?) parce que je suppose bien que prier est quelque chose de très personnel, dont la compréhension et la pratique doivent varier assez fortement d'une personne à l'autre.
Je regrette d'insister, mais l'oratoire n'est pas un lieu où on lit, mais un lieu où on prie.Nelly Foulcat a écrit:La bonne alchimique attitude, c’est de d’abord lire à l’oratoire ... ...
Je regrette d'insister, mais l'oratoire n'est pas un laboratoire de recherche ni une bibliothèque, mais un lieu où on prie.Nelly Foulcat a écrit: ... ... si tu ne retournes pas à l’oratoire rechercher les informations nécessaires ... ...
Je ne dis pas qu'on ne peut pas lire, chercher, apprendre, s'informer ailleurs qu'au laboratoire; je dis simplement, pour bien remettre les pendules à l'heure, que l'oratoire, c'est le lieu où on prie. Quitte alors à débattre de ce que signifie prier (sur un nouveau fil, à créer ?) parce que je suppose bien que prier est quelque chose de très personnel, dont la compréhension et la pratique doivent varier assez fortement d'une personne à l'autre.
Une partie de la suite du présent fil a justiifié la création d'un
nouveau fil distinct : Oratoire, lieu de prière. La suite du
débat concernant l'Alchimique attitude continue ci-dessous.
nouveau fil distinct : Oratoire, lieu de prière. La suite du
débat concernant l'Alchimique attitude continue ci-dessous.

Calcédoine- Admin
- Nombre de messages: 161
Date d'inscription: 02/04/2008
Re: Alchimique attitude
Fulcanelli nous donne quelques recommandations très importantes avant de pratiquer au laboratoire. Voyons ce qu'il nous dit dans "Les Demeures Philosophales", partie "Le merveilleux grimoire du château de Dampierre", chapitre IV :
Cependant, si l’alchimie se bornait à l’acquisition d’une technique spéciale, de quelque artifice de laboratoire, elle se réduirait à fort peu de chose et n’excéderait pas la valeur d’une simple formule. Or, la science dépasse de beaucoup la fabrication synthétique des métaux précieux, et la pierre philosophale elle-même n’est que le premier échelon positif permettant à l’Adepte de s’élever jusqu’aux plus sublimes connaissances. En demeurant même dans le domaine physique, qui est celui des manifestations matérielles et des certitudes fondamentales, nous pouvons assurer que l’Oeuvre n’est point soumis à l’imprévu. Il a ses lois, ses principes, ses conditions, ses agents secrets et résulte de trop d’actions combinées et d’influences diverses pour obéir à l’empirisme. Il faut le découvrir, en comprendre le processus, bien connaître ses causes et ses accidents avant de passer à son exécution. Et quiconque ne le peut voir « en esprit » perd son temps et son huile à le vouloir trouver par la pratique. « Le sage a ses yeux en sa tête, dit l’Ecclésiaste (ch. II, 14), et l’insensé marche dans les ténèbres. »

Nelly Foulcat- Nombre de messages: 28
Date d'inscription: 03/10/2008
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