Kabbale et Alchimie

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Kabbale et Alchimie

Message  Myriam le Sam 12 Avr 2008, 15:25

Bonjour à tous,

Le Siphra di Tzéniutha , ou livre de la science cachée, est la partie la plus obscure, la plus ancienne du Zohar. C’est, en tout cas, ce que nous dit l’alchimiste marseillais Roger Caro dans son livre Traduction Alchimique du Siphra di Tzéniutha de Moïse publié en 1998 aux éditions du Sphinx. Ce livre est le résultat de 30 années de travail. Roger Caro trouvait important de montrer que les Textes sacrés, le Pentateuque en particulier, donnent dans leurs détails toutes les phases du Grand-Œuvre, à condition d’en retrouver la forme et le sens primitifs. Pour l’auteur, le texte hébreu du Siphra di Tzéniutha renferme les moindres détails indispensables pour la réussite du Grand-Œuvre.

Il nous dit : «Le Siphra (et donc sa traduction alchimique) est entièrement basé sur la Bible. Jadis une élite sortie d’un peuple élu a enfoui ses mystères sous la sauvegarde de ses DIEUX. Les obscurs textes d’hier nous font découvrir la vérité sous le nom prestigieux de l’Eternel ; car tout le secret réside en Dieu ou plus exactement dans l’assemblage idéologique des lettres hébraïques qui composent les divers noms donnés à Dieu. Il est donc nécessaire d’accorder de l’importance à l’établissement du texte exact et à la façon dont s’écrivaient les mots. On ne peut espérer découvrir le secret caché depuis les origines dans les écrits en méconnaissant les altérations que le temps et les hommes ont fait subir à ces écrits. Ignorer la primitive signification des termes serait se vouer à l’échec. Quel Elu pourra nous offrir cette apothéose alchimique : l’explication de tout le Grand-Œuvre par les seuls noms désignant Dieu ? (*)
Le jour où le Philosophe aura saisi la correspondance qui unit l’image des lettres à la réalisation pratique de l’œuvre, alors sera accomplie la parole de Luc (XII, 2) : Car il n’y a rien de caché qui ne doivent être découvert, rien de secret qui ne doivent être révélé. Ce jour-là, le Siphra di Tzéniutha (Le livre secret de la Balance) ne paraîtra plus un assemblage d’élucubrations.»


Même si ce texte peut choquer par des concepts vieillots, parlant de «peuple élu», «élite»; et malgré mon peu de connaissances en Kabbale comme en Alchimie, je sens au plus profond de moi-même que ce livre est important. En effet, l’Alchimie, pratiquée selon la Tradition Primordiale à travers tous les âges et tous les peuples, explique toute Vérité, qu’elle soit humaine, cosmique ou métaphysique, à condition de remonter autant que possible aux sources les plus anciennes possibles.

Bien amicalement.

Myriam

Nombre de messages: 60
Date d'inscription: 04/04/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Kabbale et Alchimie

Message  Myriam le Sam 12 Avr 2008, 15:26

Bonjour à tous,

L’auteur Georges Lahy (Virya) nous fait découvrir la relation entre la Kabbale et l’Alchimie dans son ouvrage Esh métšaréf – le Feu de l’alchimiste – Texte traduit et annoté par Georges Lahy à partir des fragments conservés dans la Kabbala Denudata de Knorr von Rosenroth - Editions Lahy (2006).

Je vous parle de ce livre car je pense que malgré mon peu de connaissances dans la Kabbale et en Alchimie, il est intéressant pour tous les chercheurs de Connaissance. Jugez plutôt :

«Le texte, Esh Métšaréf, fut écrit par un kabbaliste juif italien entre la fin du XVIème siècle et le début du XVIIème siècle. L’original, écrit en hébreu ou en araméen, est perdu. Mais, Christian Knorr von Rosenroth (1636-1689) en possédait un exemplaire, dont il a reproduit la majeure partie dans son œuvre latine intitulée Kabbala denudata seu doctrina Hebræcorum transcendentalis et metaphysica atque theologica. Les 3 volumes de cette œuvre ont été imprimés à Sulzbach, par Abraham Lichtenthaler respectivement en 1677, 1678 et 1684.

L’Esh Métsaréf est un surprenant compendium kabbalistique sur la dimension transcendantale des mystères alchimiques. Il révèle une subtile relation entre la signification symbolique des métaux et la dimension spirituelle des dix séfiroth. La signature kabbalistique de ce traité apparaît à travers une large utilisation de la guématria et de carrés magiques pour chacun des métaux.

Ce texte cherche à mettre en lumière l’idée que les mystères de l’Alchimie sont communs aux mystères de la Kabbale, que les séfiroth des mondes supérieurs, ou de la manifestation, sont les mêmes que celle du règne appelé communément minéral. L’originalité de ce texte est d’établir des relations entre chaque séfirah et les éléments alchimiques. Kéter correspond à la racine métallique ou mercure, H’okmah correspond au plomb ou au sel, Binah correspond à l’étain ou au soufre, H’esséd : l’argent, Guevourah : l’or, Tiféréth : fer, Netsa’h correspond au cuivre (bronze) ou à l’étain, Hod : cuivre, Yessod correspond au vif-argent ou au plomb et Malkouth correspond à la médecine des métaux ou l’or potable. Particulièrement intéressant, est l’identification des trois séfiroth supérieures, Kéter, H’okmah, Binah, avec les trois principes de bases : Mercure, Sel et Soufre, constituant la matière universelle.
»
(l’orthographe des termes en hébreux est celle de l’auteur).

Voici donc un rapport clairement établi entre Kabbale et Alchimie dont on trouve rarement trace. Cela mérite bien qu’on s’y attarde, non ?

Bien amicalement.

Myriam

Nombre de messages: 60
Date d'inscription: 04/04/2008

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum