Materia prima
Page 1 sur 1 • Partager •
Materia prima
J'observe sur divers forums d'alchimie ce qui me semble une contradiction permanente :
- d'une part, aucun ancien auteur ne semble avoir jamais nulle part divulgué la materia prima, qui est le point de départ obligé de l'oeuvre;
- d'autre part, plein de chimistes oeuvrent à profusion au fourneau, partout dans le monde, évoquant leurs recherches sur des mercures, des sels, des sulfures, des pierres, etc.
Comment peut-on discourir si nombreux sur des étapes avancées de l'Oeuvre si aussi peu de gens connaissent la base nécessaire à entamer le processus ?
- d'une part, aucun ancien auteur ne semble avoir jamais nulle part divulgué la materia prima, qui est le point de départ obligé de l'oeuvre;
- d'autre part, plein de chimistes oeuvrent à profusion au fourneau, partout dans le monde, évoquant leurs recherches sur des mercures, des sels, des sulfures, des pierres, etc.
Comment peut-on discourir si nombreux sur des étapes avancées de l'Oeuvre si aussi peu de gens connaissent la base nécessaire à entamer le processus ?

Henri Schersch- Nombre de messages: 107
Age: 40
Date d'inscription: 21/07/2008
Re: Materia prima
Je ne sais malheureusement pas apporter de réponse à votre question très pertinente toutefois. Notamment je vais apporter mon grain de sel.
La matière première désigne la minière des sages. Celle-ci contient son sel, son soufre et son mercure. Nous savons que toute pierre est sel, c’est Fulcanelli qui le dit. Nous pouvons donc ainsi dire que la minière, de même qu’un sel ordinaire, en quelque sorte, se compose de sel de sel, de soufre de sel et de mercure de sel.
Plusieurs Adeptes n’hésitent pas à parler de nitre ou salpêtre : sal petri = sel de pierre. A cause de sa ressemblance avec le sel fondu, les écrivains l’ont appelé le sel marin, le sel gemme, le sel alembroth, le sel de saturne, le sel des sels etc... C’est aussi le vitriol vert que Panthéus décrit comme étant la chrysocolle.
La matière première désigne la minière des sages. Celle-ci contient son sel, son soufre et son mercure. Nous savons que toute pierre est sel, c’est Fulcanelli qui le dit. Nous pouvons donc ainsi dire que la minière, de même qu’un sel ordinaire, en quelque sorte, se compose de sel de sel, de soufre de sel et de mercure de sel.
Plusieurs Adeptes n’hésitent pas à parler de nitre ou salpêtre : sal petri = sel de pierre. A cause de sa ressemblance avec le sel fondu, les écrivains l’ont appelé le sel marin, le sel gemme, le sel alembroth, le sel de saturne, le sel des sels etc... C’est aussi le vitriol vert que Panthéus décrit comme étant la chrysocolle.

Garfield- Nombre de messages: 69
Age: 35
Date d'inscription: 20/07/2008
Re: Materia prima
Bonjour à tous. Dans "Les Demeures philosophales", partie "Dampierre", chapitre VIII, Fulcanelli décrit la matière première en ces termes :
Dans « Le Mystère des Cathédrales » - partie "Amiens", Fulcanelli nous cite quelques auteurs qui ont décrit leur matière première qui contient l’agent indispensable :Notre matière première est solide ; le mercure qu’elle fournit se présente toujours sous l’aspect salin et avec une consistance dure. Et ce sel métallique, ainsi que le dit fort justement Bernard Trévisan, s’extrait de la Magnésie « par réitérée destruction d’icelle, en résolvant et sublimant.»
L’auteur du commentaire de la Lumière sortant des Ténèbres écrit, page 108 : « L’essence en laquelle habite l’esprit que nous cherchons est entée et gravée en lui, quoy qu’avec des traits et des linéaments imparfaits ; la même chose est dite par Ripleus Anglois au commencement de ses Douze Portes ; et Ægidius de Vadis, dans son Dialogue de la Nature, fait voir clairement et comme en lettres d’or qu’il est resté, dans ce monde, une portion de ce premier Chaos, connue, mais méprisée d’un chacun, et qui se vend publiquement.» Le même auteur dit encore, page 263, que « ce sujet se trouve en plusieurs lieux et dans chacun des trois règnes ; mais si nous regardons à la possibilité de la nature, il est certain que la seule nature métallique doit être aidée de la nature et par la nature ; c’est donc dans le règne minéral seulement, où réside la semence métallique, que nous devons chercher le sujet propre à notre art ».
« Il est une pierre de grande vertu, dit à son tour Nicolas Valois et est dite pierre et n’est pas pierre, et est minérale, végétale et animale, qui est trouvée en tous lieux et tout temps, et chez toutes personnes. »
Flamel écrit de même : « Il y a une pierre occulte, absconsée et ensevelie au plus profond d’une fontaine, laquelle est vile, abjecte et nullement prisée ; et si est couverte de fiens et excrémens ; à laquelle combien qu’elle ne soit qu’une, on luy baille tous noms. Parquoy, dict le sage Morien, ceste pierre non pierre est animée, ayant vertu de procéder et engendrer. Ceste pierre est molle, prenant son commencement, origine et race de Saturne ou de Mars, Soleil et Vénus ; et si elle est Mars, Soleil et Vénus… »
« Il y a, dit Le Breton, un minéral connu des vrais Sçavans qui le cachent dans leurs écrits sous divers noms, lequel contient abondamment le fixe et le volatil.»

Nelly Foulcat- Nombre de messages: 28
Date d'inscription: 03/10/2008
Re: Materia prima
« Il est une pierre de grande vertu, dit à son tour Nicolas Valois et est dite pierre et n’est pas pierre, et est minérale, végétale et animale, qui est trouvée en tous lieux et tout temps, et chez toutes personnes. »
Je suis perplexe. Une pierre qui n'est pas pierre ?
Henri Schersch- Nombre de messages: 107
Age: 40
Date d'inscription: 21/07/2008
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum



