L'Alchimiste
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L'Alchimiste
L’Alchimiste
par Paulo Cuelho
L’auteur n’est plus à présenter : né à Rio en 1947, hippie initié à un ordre ésotérique sur les chemins de Compostelle, dramaturge, metteur en scène, compositeur, ambassadeur de l’Unesco, son combat pour les enfants défavorisés des bidonvilles brésiliens l’a rendu célèbre tout autant que ses bouquins.
Parmi ceux-ci, « l’Alchimiste » est probablement celui que les lecteurs de ce forum préféreront. C’est l’histoire de Santiago, un jeune berger andalou, qui fait un rêve lors d’une sieste sous un arbre : un trésor enterré lui est destiné.
Mais enterré où ? Le jeune homme quitte alors sa terre pour courir le monde. Après quelques (més)aventures dans le Maghreb qui le ruinent, il devient l’assistant d’un alchimiste afin de gagner quelques sous. Peu à peu, par la pratique et avec les années qui passent, il devient lui-même artisan au fourneau. Jusqu’à ce qu’il soit incité à repartir à la quête de son trésor, qu’il croît savoir enterré à proximité des pyramides de Gizeh.
Mais la désillusion l’attend là aussi. Après avoir retourné des tonnes de terre et de sable, il rentre chez lui en Andalousie pour reprendre son travail d’antan. C’est là, lors d’une sieste sous son arbre, que se révèlera la solution. En effet, c’est aux pieds de l’arbre lui-même que se cachait le trésor !
Cette fable initiatique est selon moi l’approche la plus pertinente que j’aie jamais lue au sujet de la quête alchimique (en tant que roman). C’est l’allégorie d’une quête spirituelle que chacun de nous peut entreprendre, et une invitation à apprendre à écouter son coeur, à lire les signes du destin et à aller au bout de son rêve pour y trouver sa vérité. C’est aussi une remise à plat des idées préconçues concernant l’Alchimie, que bien trop de laborants envisagent comme une recherche matérielle et appliquent des principes chimiques sur une matière dont ils imaginent parvenir à extirper le Divin par la force.
Ed. Anne Carrière (1994)
Ed. Livre de Poche (2001)
ISBN : 2253150908
par Paulo Cuelho
L’auteur n’est plus à présenter : né à Rio en 1947, hippie initié à un ordre ésotérique sur les chemins de Compostelle, dramaturge, metteur en scène, compositeur, ambassadeur de l’Unesco, son combat pour les enfants défavorisés des bidonvilles brésiliens l’a rendu célèbre tout autant que ses bouquins.
Parmi ceux-ci, « l’Alchimiste » est probablement celui que les lecteurs de ce forum préféreront. C’est l’histoire de Santiago, un jeune berger andalou, qui fait un rêve lors d’une sieste sous un arbre : un trésor enterré lui est destiné.
Mais enterré où ? Le jeune homme quitte alors sa terre pour courir le monde. Après quelques (més)aventures dans le Maghreb qui le ruinent, il devient l’assistant d’un alchimiste afin de gagner quelques sous. Peu à peu, par la pratique et avec les années qui passent, il devient lui-même artisan au fourneau. Jusqu’à ce qu’il soit incité à repartir à la quête de son trésor, qu’il croît savoir enterré à proximité des pyramides de Gizeh.
Mais la désillusion l’attend là aussi. Après avoir retourné des tonnes de terre et de sable, il rentre chez lui en Andalousie pour reprendre son travail d’antan. C’est là, lors d’une sieste sous son arbre, que se révèlera la solution. En effet, c’est aux pieds de l’arbre lui-même que se cachait le trésor !
Cette fable initiatique est selon moi l’approche la plus pertinente que j’aie jamais lue au sujet de la quête alchimique (en tant que roman). C’est l’allégorie d’une quête spirituelle que chacun de nous peut entreprendre, et une invitation à apprendre à écouter son coeur, à lire les signes du destin et à aller au bout de son rêve pour y trouver sa vérité. C’est aussi une remise à plat des idées préconçues concernant l’Alchimie, que bien trop de laborants envisagent comme une recherche matérielle et appliquent des principes chimiques sur une matière dont ils imaginent parvenir à extirper le Divin par la force.
Ed. Anne Carrière (1994)
Ed. Livre de Poche (2001)
ISBN : 2253150908

Christian Hersey- Nombre de messages: 55
Date d'inscription: 04/04/2008
Re: L'Alchimiste
Bonjour. Avec son accord, je me permets ici de poster une réponse de boscanio à ce texte.
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Tout est une question d'affinité en ce qui concerne l'appréciation du roman de Paulo Cuelho, ou plutôt une histoire de gout; on aime ou on aime pas là ne sera pas ma critique.
Pour ma part c'est un roman philosophique (au sens géneral du terme) poêtique ou autre, mais je trouve qu'il parle de tout sauf d'alchimie proprement dit et pourtant je ne suis pas un laboran loin de là !
On ne retrouve pas les symboles propres ou les processus typiques de l'alchimie, de l'art des transmutation, on y retrouve pas les phases ni les principes du Grand oeuvre.
Si l'on doit parler de roman alchimique, je pense plutôt que le "roman de la rose" d'Umberto Eccho est beaucoup plus alchimique en soit parce qu'il respecte la tradition hermetique et donc alchimique sans pour autant parler de ballons ou de labo ou d'une quelconque matière.
Jules Vernes et son "voyage au centre de la terre" fait aussi partie de ces romans profondément alchimiques au même titre que "la rotisserie de la reine Pedauque" d'Anatole France ou encore (plus difficile à trouver)le "Voyage en kalëidoscope" et évidement plus classique encore le fameux "voyage de Gullivers" d'Oliver twist.
Au niveau cinématographique je vous recommanderais un film vraiment alchimique propre à la voie brêve qui hélas est passé quasiment innaperçu parceque la majorité des spectateur se sont laissé floué par le premier degré du film sans même soupçonner la profondeure hermetique du second sens caché dans le scénario. Je n'ai jamais vu un film aussi alchimique que "La neuvième porte" de Roman Polanski" qui traite d'une manière si juste de certains principes liés à la voie courte.
Voilà excusez moi si je ne partage pas votre engouement pour les écrits de Paulo Cuelho mais vraiment je n'ai jamais rencontré un amateur d'alchimie (même en voie interne) qui n'est trouvé quoi que ce soit d'alchimique dans le roman que vous citez, sinon le titre lui même à savoir "l'alchimiste" là s'arrête la comparaison.
A ce niveau là, même les aventures de Tintin sont plus proche de l'alchimie que le roman que vous citez (Lisez "le démon inconnu d'Hergé" de Portevin vous serez étonné).
Maintenant je ne ne dit pas que ce roman de Paolo ne soit pas spirituel, mais l'alchimie est un domaine bien préçis et particulier même dans le domaine spirituel; c'est une école particulière. il y a des signatures (par exemple, l'étoile du matin en est une), des symbôles et des marques de reconnaissances et ce quel que soit les titres ou les domaines annonçés.
Tout ce qui est spirituel n'est pas obligatoirement alchimique, il suffit de s'accoutumer aux textes classiques de ce domaine et de s'y familiariser pour s'en rendre compte.
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Tout est une question d'affinité en ce qui concerne l'appréciation du roman de Paulo Cuelho, ou plutôt une histoire de gout; on aime ou on aime pas là ne sera pas ma critique.
Pour ma part c'est un roman philosophique (au sens géneral du terme) poêtique ou autre, mais je trouve qu'il parle de tout sauf d'alchimie proprement dit et pourtant je ne suis pas un laboran loin de là !
On ne retrouve pas les symboles propres ou les processus typiques de l'alchimie, de l'art des transmutation, on y retrouve pas les phases ni les principes du Grand oeuvre.
Si l'on doit parler de roman alchimique, je pense plutôt que le "roman de la rose" d'Umberto Eccho est beaucoup plus alchimique en soit parce qu'il respecte la tradition hermetique et donc alchimique sans pour autant parler de ballons ou de labo ou d'une quelconque matière.
Jules Vernes et son "voyage au centre de la terre" fait aussi partie de ces romans profondément alchimiques au même titre que "la rotisserie de la reine Pedauque" d'Anatole France ou encore (plus difficile à trouver)le "Voyage en kalëidoscope" et évidement plus classique encore le fameux "voyage de Gullivers" d'Oliver twist.
Au niveau cinématographique je vous recommanderais un film vraiment alchimique propre à la voie brêve qui hélas est passé quasiment innaperçu parceque la majorité des spectateur se sont laissé floué par le premier degré du film sans même soupçonner la profondeure hermetique du second sens caché dans le scénario. Je n'ai jamais vu un film aussi alchimique que "La neuvième porte" de Roman Polanski" qui traite d'une manière si juste de certains principes liés à la voie courte.
Voilà excusez moi si je ne partage pas votre engouement pour les écrits de Paulo Cuelho mais vraiment je n'ai jamais rencontré un amateur d'alchimie (même en voie interne) qui n'est trouvé quoi que ce soit d'alchimique dans le roman que vous citez, sinon le titre lui même à savoir "l'alchimiste" là s'arrête la comparaison.
A ce niveau là, même les aventures de Tintin sont plus proche de l'alchimie que le roman que vous citez (Lisez "le démon inconnu d'Hergé" de Portevin vous serez étonné).
Maintenant je ne ne dit pas que ce roman de Paolo ne soit pas spirituel, mais l'alchimie est un domaine bien préçis et particulier même dans le domaine spirituel; c'est une école particulière. il y a des signatures (par exemple, l'étoile du matin en est une), des symbôles et des marques de reconnaissances et ce quel que soit les titres ou les domaines annonçés.
Tout ce qui est spirituel n'est pas obligatoirement alchimique, il suffit de s'accoutumer aux textes classiques de ce domaine et de s'y familiariser pour s'en rendre compte.
boscanio

Calcédoine- Admin
- Nombre de messages: 183
Date d'inscription: 02/04/2008
Re: L'Alchimiste
Bonjour boscanio. Beaucoup d’idées dans ton message, dont certaines que je partage, d’autres moins.
D’accord pour acclamer Umberto Eco : c’est un monument d’érudition, et l’ésotérisme et l’alchimie font partie des domaines qu’il explore avec pertinence. D’accord pour dire que c’est une pointure au-dessus de celle de Paulo Coelho (honte sur moi : j’avais estropié son nom dans mon premier post).
Je dois aussi confesser que je n’aime pas tout ce qu’a écrit P. Coelho : un de ses derniers romans, « Le Zahir », m’a paru difficile à avaler. Pas au niveau du style ni de l’aspect aventurier, mais bien à cause de la complexité tordue de la psychologie des personnages : l’histoire de la désagrégation d’un type largué par sa femme qu’il ne retrouvera que bien plus tard en pleine taïga. On me rétorquera peut-être que l’allégorie de la descente aux enfers pour une plus grande résurrection est justement la marque du processus initiatique (voir le post du Marcheur), mais je n’ai pas perçu dans ce roman l’âme d’un auteur sensé avoir touché au sublime des années auparavant. Enfin soit, je n’ai pas à juger l’évolution intime de Coelho; j’exprime simplement une impression désabusée.
Maintenant, pour en revenir à « L’Alchimiste », j’admets que ce roman ne respecte pas la tradition hermétiste. Il ne décrit pas la pratique alchimiste pas plus qu’il n’use des codes des alchimistes. Par contre, c’est bien l’histoire (allégorique) d’un humain qui entreprend un parcours suite à la prise de conscience intime d’un manque dans sa vie. Et ce parcours l’amène « par hasard » à croiser la route d’un Anglais qui recherche un alchimiste, puis l’Alchimiste lui-même. Alors, il est vrai que Coelho ne nous dise pas grand chose de ce travail en lui-même ; il évoque seulement les années de labeur en distillations, en préparations pharmaceutiques, en heures passées au fourneau à tester divers mélanges non décrits en détail. Au contraire, on peut même dire que Coelho propage parfois une vision assez erronée de ce qu’est la démarche alchimique, trop empreint qu’il est des idées populaires courantes véhiculées par un ésotérisme de bas étage.
Mais justement : on retrouve bien là une description de la pratique alchimique au laboratoire telle que beaucoup d’alchimistes modernes la perçoivent encore, c’est-à-dire une suite d’opérations complexes visant à agencer autrement la matière, à la décanter de ses scories, pour qu’en fin de processus elle exprime des propriétés qu’on pourrait qualifier de « magiques ». Coelho ne nous dit pas si cet objectif est accessible ou non, mais il nous montre que son héros n’y trouve pas sa voie ; ses années de pratique l’ont certes enrichi et l’ont mûri, mais l’ont laissé sur sa faim. Au bout de sa route, il revient à son point de départ, à ceci près qu’il a compris que le vrai trésor n’est pas là où on croit le chercher, car en matière d’alchimie l’évolution intérieure vers le Divin est plus adéquate que la volonté de plier l’Univers à son désir.
Après avoir moi-même croisé la route de plusieurs alchimistes qui s’activent au fourneau des années durant, comme le héros de Paulo Coelho, sans accepter d’imaginer qu’ils puissent prendre le problème par le mauvais bout, je ne pouvais qu’applaudir ce roman perspicace.
D’accord pour acclamer Umberto Eco : c’est un monument d’érudition, et l’ésotérisme et l’alchimie font partie des domaines qu’il explore avec pertinence. D’accord pour dire que c’est une pointure au-dessus de celle de Paulo Coelho (honte sur moi : j’avais estropié son nom dans mon premier post).
Je dois aussi confesser que je n’aime pas tout ce qu’a écrit P. Coelho : un de ses derniers romans, « Le Zahir », m’a paru difficile à avaler. Pas au niveau du style ni de l’aspect aventurier, mais bien à cause de la complexité tordue de la psychologie des personnages : l’histoire de la désagrégation d’un type largué par sa femme qu’il ne retrouvera que bien plus tard en pleine taïga. On me rétorquera peut-être que l’allégorie de la descente aux enfers pour une plus grande résurrection est justement la marque du processus initiatique (voir le post du Marcheur), mais je n’ai pas perçu dans ce roman l’âme d’un auteur sensé avoir touché au sublime des années auparavant. Enfin soit, je n’ai pas à juger l’évolution intime de Coelho; j’exprime simplement une impression désabusée.
Maintenant, pour en revenir à « L’Alchimiste », j’admets que ce roman ne respecte pas la tradition hermétiste. Il ne décrit pas la pratique alchimiste pas plus qu’il n’use des codes des alchimistes. Par contre, c’est bien l’histoire (allégorique) d’un humain qui entreprend un parcours suite à la prise de conscience intime d’un manque dans sa vie. Et ce parcours l’amène « par hasard » à croiser la route d’un Anglais qui recherche un alchimiste, puis l’Alchimiste lui-même. Alors, il est vrai que Coelho ne nous dise pas grand chose de ce travail en lui-même ; il évoque seulement les années de labeur en distillations, en préparations pharmaceutiques, en heures passées au fourneau à tester divers mélanges non décrits en détail. Au contraire, on peut même dire que Coelho propage parfois une vision assez erronée de ce qu’est la démarche alchimique, trop empreint qu’il est des idées populaires courantes véhiculées par un ésotérisme de bas étage.
Mais justement : on retrouve bien là une description de la pratique alchimique au laboratoire telle que beaucoup d’alchimistes modernes la perçoivent encore, c’est-à-dire une suite d’opérations complexes visant à agencer autrement la matière, à la décanter de ses scories, pour qu’en fin de processus elle exprime des propriétés qu’on pourrait qualifier de « magiques ». Coelho ne nous dit pas si cet objectif est accessible ou non, mais il nous montre que son héros n’y trouve pas sa voie ; ses années de pratique l’ont certes enrichi et l’ont mûri, mais l’ont laissé sur sa faim. Au bout de sa route, il revient à son point de départ, à ceci près qu’il a compris que le vrai trésor n’est pas là où on croit le chercher, car en matière d’alchimie l’évolution intérieure vers le Divin est plus adéquate que la volonté de plier l’Univers à son désir.
Après avoir moi-même croisé la route de plusieurs alchimistes qui s’activent au fourneau des années durant, comme le héros de Paulo Coelho, sans accepter d’imaginer qu’ils puissent prendre le problème par le mauvais bout, je ne pouvais qu’applaudir ce roman perspicace.

Christian Hersey- Nombre de messages: 55
Date d'inscription: 04/04/2008
Re: L'Alchimiste
J'ai vraiment beaucoup apprécié ce livre car l'alchimie est le grand symbole du chemin initiatique. Un chemin qui est semé d'embûches mais qui nous permet de retourner à la maison, transformée et plus rien n'est comme auparavant.
Nous sommes tous des êtres en devenir et l'alchimie nous permet d'atteindre l'éveil afin de fusionner avec son Moi supérieur.
Amitiés:flower:
Nous sommes tous des êtres en devenir et l'alchimie nous permet d'atteindre l'éveil afin de fusionner avec son Moi supérieur.
Amitiés:flower:

Aube-Aurore- Nombre de messages: 99
Age: 30
Date d'inscription: 15/04/2008
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