Jonathan Livingston, le Goéland

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Jonathan Livingston, le Goéland

Message  Le Marcheur le Lun 15 Déc 2008, 19:48

La page d’accueil du CheminCroisé site de Bruce Hellaire m’incite à reparler de ce film fétiche qui a été pour moi un fil conducteur virtuel tout au long de ma vie. J’ai aussi lu la passionnante aventure initiatique du CheminCroisé Chercheur d’Or écrite en vers avec tant de talent par Joker de Carreau, qui me semble aussi partiellement inspirée du cheminement du goéland.

L’histoire de Jonathan le goéland est avant tout l’histoire d’un cheminement initiatique, et donc, beaucoup de ceux qui se sont un jour mis en route sur « le chemin de grande randonnée qui conduit vers Soi-même » retrouvent nécessairement dans cette allégorie un peu de leurs propres aventures.

Je me souviens avoir lu dans une rubrique cinéma une opinion d’un critique qui m’avait bien fait rire. Je ne me souviens plus des mots exacts, mais en gros, le journaliste bougon râlait sur ce film qu’il qualifiait de documentaire animalier assaisonné d’un pompeux verbiage pseudo-philosophique assommant et hors sujet. A l’époque, j’en avais conclu que ce journaleux avait dû rédiger son pamphlet sans avoir vu le film.

Comme il est mentionné juste après le générique de début :

Dédié au véritable
Goéland Jonathan Livingston
qui vit à l'intérieur de chacun de nous.
Sois ! (Be)
.

Jonathan Livingstone est un jeune goéland pétulant, plein de vie, idéaliste, qui pressent que la vraie vie des goélands pourrait être bien autre chose que ce combat permanent entre eux pour s’approprier de portions de nourriture qui ne sont que des déchets de poissons délaissés par les humains. L’allégorie est parlante pour qui s’interroge un peu sur le sens de sa vie. Mais à force, bravant les interdits légaux et les tabous culturels édictés par les « sages » motivés par la peur de l’inconnu et du risque, Jonathan découvre peu à peu que bien des « prouesses » sont permises à ceux qui s’affranchissent des limites... qu’ils se fixent eux-mêmes ! Il devient le premier goéland à voler plus haut que tous les autres, si haut, là d’où on voit toute la terre ; au prix de quelques ratés douloureusement vécus, il devient le goéland le plus rapide, découvrant de nouvelles positions de vol : 80 km/h, 100 km/h, 250 km/h, 350 km/h...

Voulant démontrer que tous les goélands pourraient faire pareil s’ils en faisaient le choix, l’audacieux Jonathan est banni : on ne brave pas l’autorité, on ne montre pas l’exemple libératoire à ne pas suivre.

Mais ce rejet social va pour lui être une chance, en l’amenant à un cheminement solitaire qui va lui permettre de découvrir plus de merveilles encore : les glaces, les déserts, les jungles, les montagnes enneigées, les animaux d’ailleurs. Bref, il explore et observe la Nature :



Un jour de grand froid, son esprit quitte son corps transi. Probablement est-il mort, comme certains propos le laissent entendre. Ou peut-être vit-il une NDE profonde, mais le film aborde de façon à peine voilée le thème de la vie après la vie (comme disait Raymond Moody) et celui de la réincarnation. Quoiqu’il en soit, notre goéland, l’esprit libéré, découvre que la vie continue au-delà, et découvre dans cet autre univers d’autres populations de goélands, plus « éveillés » comme lui, et pourtant toujours en recherche d’autres degrés d’éveil plus intenses encore.

Sous la guidance d’un sage vieux goéland expérimenté, Jonathan apprend à transcender les limitations de la matière : libre est l’esprit ; libre d’aller là où il veut, et s’y sachant arrivé, attire ensuite à lui le corps qui n’a plus qu’à suivre.



Vient ensuite le temps de reprendre contact avec son ancien clan, ses parents, pour, malgré les insultes, devenir un « passeur » pour permettre aux jeunes idéalistes de découvrir à leur tour qu’une autre existence est possible, conforme à leurs aspirations profondes.

Je recommande chaleureusement à tous ce film tiré de l’ouvrage éponyme de Richard Bach, car en plus de présenter une remarquable synthèse de plusieurs points majeurs de l’enseignement ésotérique, il en émane une poésie poignante née des magnifiques images associées à la musique de Neil Diamond
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Re: Jonathan Livingston, le Goéland

Message  Henri Schersch le Mar 16 Déc 2008, 17:27

Bonsoir Marcheur. Je n'ai pas vu ce film, mais on m'en a parlé. Qu'y trouves-tu qui concerne
plusieurs points majeurs de l’enseignement ésotérique
Question Question Question
Interloqué (2)
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Re: Jonathan Livingston, le Goéland

Message  Le Marcheur le Mar 16 Déc 2008, 20:20

Vaste question, Henri. En gros, et sans chercher à être exhaustif, il y a au moins les points suivants :
- l’absurdité de la vie ordinaire du « troupeau » par rapport aux potentialités
- l’appel de l’Absolu (chacun est appelé à évoluer, des événements ‘incitants’ surviennent)
- la quête de Soi (il y a en soi un mécanisme, l’insatisfaction, qui pousse au mouvement)
- l’obstruction sociale face au chercheur de vérité
- la pression sociale envers les proches des chercheurs de vérité
- la répression de l’autorité face à ceux qui cherchent à s’épanouir
- le cheminement initiatique, essentiellement solitaire, et incluant aussi le processus Mort/Résurrection que j’évoquais CheminCroisé dans mon post définissant l’initiation
- le passage d’une réalité à une autre, l’accès à d’autres plan d’existence (autres « dimensions »)
- l’aide fournie par des aînés, des guides, des « passeurs »
- la réincarnation, la survie après la mort, les NDE
- le changement de paradigme (conception du monde) par la maîtrise de l’esprit
- l’idée que c’est de nous-mêmes que vient le changement, et non de l’extérieur
- la tolérance envers les erreurs des autres
- l’acceptation de la démarche solitaire, sur « le chemin le moins fréquenté »
- le développement en soi de la compassion et de l’amour envers autrui / envers l’univers
- la liberté de choix offerte aux êtres « réalisés » : continuer à progresser, ou charitablement se mettre au service de l’évolution des autres
- le concept qu’au-delà du seuil il y a d’autres seuils, puis d’autres encore, à l’infini
- etc.

Donc, synthétiquement, je retiendrais que ce film nous dit surtout ceci, allégoriquement : chacun est appelé/poussé à évoluer vers une réalité plus riche, plus intense, à condition de travailler sur lui-même (avec l’aide de guides) en disciplinant son cœur et son esprit pour se retrouver de plus en plus en harmonie avec l’Univers. Au bout de la route se profile une réalité merveilleuse, promesse d’autres merveilles encore.

Les groupements rosicruciens modernes disent-ils autre chose ? Les Martinistes disent-ils autre chose ? Les Francs-Maçons disent-ils autre chose ? Les Alchimistes disent-ils autre chose ? Les religieux profonds (mais non intégristes) de toutes tendances disent-ils autre chose, chacun avec leurs mots ?
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Re: Jonathan Livingston, le Goéland

Message  Bruce Hellaire le Mer 17 Déc 2008, 22:21

Bonjour-bonsoir !
Si je me souviens bien (parce que ça fait des années que j'ai vu ce film), le goéland Jonathan est rejeté par son clan, et même par ses parents, parce qu'il est un peu fou sur les bords. Fou de vouloir vivre une vie différente, fou de vouloir transcender les limites, fou de se priver de la sécurité du clan etc. En anglais, fou (adjectif) se dit mad or n'oublions pas que Bretagne et Grande-Bretagne ont longtemps entretenu d'étroits liens culturels (la noblesse anglaise parlait françois).

Voyez alors le rapport qui existe entre le CheminCroisé Fou (le Mat), la carte baladeuse (sans numéro) du CheminCroisé Tarot qui symbolise celui qui cherche une vie hors du banal.
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Re: Jonathan Livingston, le Goéland

Message  Calcédoine le Jeu 18 Déc 2008, 20:15

Bonjour Bruce.

Je veux bien considérer que le goéland Jonathan Livingstone est un peu "fou sur les bords" - comme tu dis - car ne faut-il pas l'être (par rapport à la majorité des gens) pour oser entreprendre une quête "différente" ?

Bien sûr, le jeune oiseau parle une langue que les anciens ne comprennent plus, et on traite ce marginal de toutes sortes de noms d'oiseaux. On le dit "déraisonnable", car la Société oppose la Raison à la Quête, comme si les deux concepts étaient antagonistes, mais je ne me souviens pas que ce qualificatif de "fou" soit tellement marquant dans le film.

Quoi qu'il en soit, la relation Fou <=> Mad <=> Mat, c'est assez bien vu, je trouve.
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Jonathan Livingston le goéland, de Richard Bach (extrait)

Message  Chèvre le Sam 03 Oct 2009, 15:22

Je viens de lire le livre de Richard Bach, dont le film est tiré. Voici, ci-dessous, les 2 premières pages environ (ce tout petit livre fait 90 pages environ, il se trouve chez Librio pour 2 € ...)



....C'était le matin et l'or d'un soleil tout neuf tremblait sur les rides d'une mer paisible.
....À une encablure du rivage, le bateau de pêche, relevant ses filets invitait au petit déjeuner, et son appel transmis dans les airs attira mille goélands virevoltant et se disputant les débris de poisson.
....Une nouvelle journée de labeur commençait ainsi.
....Mais, seul, loin du bateau et du rivage, Jonathan Livingston le Goéland s'exerçait. À une trentaine de mètres d'altitude, il abaissait ses pattes palmées, relevait son bec et s'efforçait douloureusement d'imprimer à ses ailes une plus forte cambrure. Cette cambrure freinait son vol. Il se sentait ralentir jusqu'à ce que sur sa tête le vent ne fût plus qu'un léger souffle et que là en bas, sous lui, s'immobilise l'Océan. Les yeux à demi fermés, retenant sa respiration, se concentrant furieusement, il s'efforçait d'incurver ses ailes un peu plus... un peu plus encore...
Puis la perte de vitesse ébouriffant ses plumes, il décrochait et tombait.
....Les goélands, nous le savons tous, n’ont jamais la moindre défailance en vol; ils ne connaissent pas la perte de vitesse. Tomber des airs toute sustentation enfuie, c’est pour eux la honte, c’est pour eux le déshonneur.
....Mais Jonathan Livingston le Goéland, sans la moindre vergogne, tordant à nouveau ses ailes, les cambrait en frémissant — ralentissant, ralentissant, pour s’effondrer encore en perte de vitesse…
....Jonathan Livingston le Goéland n’était certes pas un oiseau ordinaire.
....La plupart des goélands ne se soucient d’apprendre, en matière de vol, que les rudiments, c’est à dire le moyen de quitter le rivage pour quêter leur pâture, puis de revenir s’y poser. Pour la majorité des goélands, ce n’est pas voler mais manger qui importe. Pour ce goéland-là cependant, l’important n’était pas de manger, mais de voler.
....Jonathan Livingston le Goéland aimait par-dessus tout à voler.
Cette façon d’envisager les choses — il ne devait pas tarder à s’en apercevoir à ses dépens — n’est pas la bonne pour être populaire parmi les autres oiseaux du clan. Ses parents eux-mêmes étaient consternés de voir Jonathan passer des journées entières, solitaire, à effectuer des centaines de planés à basse altitude, à expérimenter toujours.
....Il se demandant pourquoi, par exemple, lorsqu’il survolait l’eau à une hauteur de la moitié de son envergure, il pouvait demeurer en l’air plus longtemps à moindre effort.
[etc… ]


Jonathan Livingston le Goéland, de Richard Bach (trad. de l’américain par Pierre Clostermann, ed. Librio : 2€)
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JONATHAN LIVINGSTON

Message  rogerdelp le Lun 12 Déc 2011, 11:22

Si quelqu'un pouvait me dire pourquoi l'auteur a choisi le nom de JONATHAN LIVINGSTON ? Bizarre comme nom pour un goéland, il y a sûrement une explication; merci Question

rogerdelp

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Re: Jonathan Livingston, le Goéland

Message  Aube-Aurore le Lun 12 Déc 2011, 19:53

Bonjour rogerdelp ! Ensoleillé

Je n'ai pas la réponse à cette question.
Bien sûr, il y a possibilité d'échafauder des théories, d'envisager des hypothèses, en partant de la biographie de Richard Bach : sur Internet, de nombreux sites et interviews montrent l'attachement de ce dernier à la spiritualité, et à la vraie liberté fondamentale que l'on peut trouver qu'au plus profond de soi.

Ainsi, l'étymologie du prénom Jonathan, en hébreu, signifie "Dieu a donné".
Le nom, Livingston, sonne en anglais comme living stone, la pierre vivante.
Si nous voulions jouer à pratiquer la Langue des Oiseaux LangueDesOiseaux1, nous aboutirions rapidement (trop ?) à une conclusion évoquant CheminCroisé l'Alchimie :

Jonathan Livingston => Dieu a donné la Pierre vivante.


Cette connotation alchimique ne semble pourtant pas présente dans le livre (1970) de @ Richard Bach. Si on est attentif, on la voit un peu plus dans le film qui en fut tiré (1973), mais essentiellement sous forme d'alchimie spirituelle ; bien que le fil conducteur principal le plus manifeste soit la libération des illusions de notre monde par l'introspection (ora) et l'expérimentation audacieuse (labora). La dimension spirituelle du film est appuyée par les chansons de Neil Diamond, lequel vit plusieurs de ses succès repris en français par Gilbert Bécaud, celui-là même qui chantait :
L'important, c'est la Rose-Croix… LangueDesOiseaux1
Notons aussi que David Livingstone (1813-1873), avec un "e" à la fin de son nom dans son cas, c'était cet explorateur écossais parti parcourir l'Afrique à la quête des sources du Nil. "Remonter à la source", c'est encore une connotation symbolique de la réunification au Divin; et le Nil est lui-même un fleuve sacré, divinisé.

Bien sûr, le prénom Jonathan était très prisé par Richard Bach (voir @ sa biographie en anglais) puisqu'un de ses fils porte ce prénom (Jonathan Bach, l'auteur de "Above the Clouds").

Alors, plutôt qu'essayer de deviner d'où vient le nom un peu extravagant de ce goéland sans disposer de sources fiables, si cette question vous interpelle profondément, pourquoi ne pas la poser directement à l'auteur ?
Adresse 1:
Richard Bach c/o Hampton Roads Publishing
1125 Stoney Ridge Road
Charlottesville, VA 22902, USA

Adresse 2:
Richard Bach c/o Scribner Publishers
1230 Avenue of the Americas
New York, NY 10020, USA

Courriel: ssgarlat@hrpub.com
Amitiés Fleur

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JONATHAN LIVINGSTON

Message  rogerdelp le Lun 12 Déc 2011, 22:23

Bonsoir Aube-Aurore,

Merci pour votre réponse, auriez vous une autre piste de recherche d'un contact par courriel car l'adresse indiquée ne fonctionne pas, ou alors il y manque quelque chose dans l'orthographe.

Bien vous ...
Rogerdelp
Belgium.

rogerdelp

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Re: Jonathan Livingston, le Goéland

Message  Aube-Aurore le Lun 12 Déc 2011, 22:34

Hélas ! non, rogerdelp !

J'ai copié/collé l'adresse depuis un site d'un fan club de Richar Bach, donc, il y a de fortes chances qu'elle soit correctement reproduite.
Malheureusement, la dernière intervention sur ce site datait déjà de 2005. Je présume que cette adresse est devenue périmée.
Par contre, Wikipédia signale que Richard Bach vit toujours (75 ans). Il devrait être possible de le joindre via ses éditeurs.

Je n'ai pas trouvé de site d'un fan club en français, et rien de récent en anglais.
Peut-être via Facebook ?

Amitiés. Fleur
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Re: Jonathan Livingston, le Goéland

Message  Chèvre le Lun 12 Déc 2011, 23:08

Rudement bien vu, Aube-Aurore !

Il y a en effet une page Facebook (apparemment crée par un fan-group de Richard Bach) : https://www.facebook.com/pages/Richard-Bach/10806433898?ref=ts#!/pages/Richard-Bach/10806433898?sk=wall

Cette entrée Facebook contient une page "infos" : https://www.facebook.com/pages/Richard-Bach/10806433898?ref=ts#!/pages/Richard-Bach/10806433898?sk=info

Sur cette page info sont données deux adresses mail, l'une est un fan-site apparemment inactif depuis 2005 (peut-être celle que tu citais ici même, plus haut ?)

En revanche, l'autre est le site officiel de Richad Bach : http://richardbach.com/ Ce site a l'air très sympathique... Il semble exister depuis le 28 novembre 2011 Très heureux . Sur la page d'accueil, il y a même un lien "contact" (permettant à Rogerdelp, si ça se trouve, d'envoyer un message plus ou moins directement à R. Bach)

Les posts sur ce site tout frais ont l'air très réguliers : le dernier date... d'il y a à peine quelques heures !
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Re: Jonathan Livingston, le Goéland

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