La connaissance de soi

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La connaissance de soi

Message  Aube-Aurore le Mer 04 Nov 2009, 14:51

Bonjour ! ! ! Ensoleillé

Voici un petit texte de Khalil Gibran qui m'a interpellée :

Un homme dit:" Parle-nous de la Connaissance de soi"
Il répondit:
" Vos coeurs connaissent en silence les secrets des jours et des nuits.
Mais vos oreilles se languissent d'entendre la voix de la connaissance en vos coeurs.
Vous voudriez savoir avec des mots ce que vous avez toujours su en pensée.
Vous voudriez toucher du doigt le corps nu de vos rêves.

Et il est bon qu'il en soit ainsi.
La source secrète de votre âme doit jaillir et couler en chuchotant vers la mer,
Et le trésor de vos abysses infinis se révéler à vos yeux.
Mais qu'il n'y ait point de balance pour peser votre trésor inconnu,
Et ne sondez pas les profondeurs de votre connaissance avec tige ou jauge,
Car le soi est une mer sans limites ni mesures.

Ne dites pas: "J'ai trouvé la vérité", mais plutôt: "J'ai trouvé une vérité".
Ne dites pas: "J'ai trouvé le chemin de l'âme". Dites plutôt: "J'ai rencontre l'âme marchant sur mon chemin".
Car l'âme marche sur tous les chemins.
L'âme ne marche pas sur une ligne de crête, pas plus qu'elle ne croît tel un roseau.
L'âme se déploie, comme un lotus aux pétales innombrables. "
Se connaître soi-même est une chose essentielle.
La connaissance de soi, nous aide à mieux connaître les autres, à mieux les comprendre et à nous sentir responsable. La connaissance de soi nous permet de trouver les solutions au-dedans de nous et non plus à l'extérieur de nous.
Se connaître soi-même, au niveau le plus profond, est aussi connaître Dieu. Le Soi et le Divin sont une seule et même chose.


Amitiés. Fleur
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Re: La connaissance de soi

Message  Sakado Wan le Jeu 04 Fév 2010, 16:37

Chinois Konnichiwa !

Connaissance de soi dis-tu Aube-Aurore, mais qu'est-ce que le Soi ?
Pour Râmana Mahârshi, le Soi est la conscience elle-même et ne dépend de rien.
Je retiens ces citations de Râmana Mahârshi :
La conscience est le je. Réalisez-le et vous découvrez la Vérité.
Personne ne peut nier son propre être. Etre est connaissance, c'est à dire conscience. Cette conscience implique l'absence d'ignorance.
Le Soi pur est simplement Etre. Il ne s'associe pas avec des objets et ne devient pas conscient comme dans l'état de veille. Ce que vous appelez conscience dans l'état présent est une conscience associée qui requiert un cerveau, un mental, un corps etc.
Râmana Mahârshi nous dit que connaître le Soi signifie être le Soi.
Connaître le Soi veut dire être le Soi...Vous avez été tellement habitué à la connaissance relative que vous avez fini par vous identifier à elle. Cette fausse identification a forgé la difficulté à connaître le Soi qui ne peut être objectivé.
Chinois Sayônara.
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Re: La connaissance de soi

Message  Aube-Aurore le Mer 10 Fév 2010, 15:27

Bonjour ! ! ! Ensoleillé

Merci Sakado Wan, j'ajouterais ces 2 citations :


La connaissance de soi est une naissance à sa propre lumière, à son propre soleil. L'homme qui se connaît est un homme vivant. (Marie-Madeleine Davy)

Se connaître nous fait plier le genou, posture indispensable à l'amour. Car la connaissance de Dieu engendre l'amour, et la connaissance de soi engendre l'humilité. (Mère Teresa)

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Re: La connaissance de soi

Message  Henri Schersch le Mer 31 Mar 2010, 13:07

Bonjour. Pour connaître le SOI, il faut d'abord savoir ce qu'est le SOI.

Pour Bernard, le Soi n'est pas un état. Voici le lien où Bernard l'explique par questions/réponses :
@ http://eveilimpersonnel.blogspot.com/2007/09/le-soi-nest-pas-un-tat-bernard.html
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Re: La connaissance de soi

Message  Ludivine le Ven 11 Juin 2010, 15:25

Bonjour à tous ,

Je rajouterais ces paroles de Bernard Harmand qui me paraissent essentielles pour la compréhension du SOI :

"Le Soi est la vie. Donc on pourrait en rester là sans qu’il se manifeste. Mais la nature du Soi est de se manifester. Il se manifeste par nature le soi, pas par intérêt ou pour quelque chose…..pour rien ! Parce que c’est sa nature.
Ce qui est Sacré en fin de compte c’est LA VIE, c’est LE SOI.
On ne peut pas voir le SOI. On ne peut que l’être. Alors là on peut dire au moins cela. Le soi n’est pas une expérience. C’est quand l’expérience s’arrête qu’il n’y a plus que le soi.
SOI ou Nature du Bouddha"


Amicalement,

Ludy.
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Re: La connaissance de soi

Message  Chèvre le Ven 11 Juin 2010, 18:08

Hello!

Je ne savais pas que tu appréciais Bernard, Henri (ni toi, Ludivine). Heureux de l'apprendre. Pour ma part, je suis fan (... je suis un sentimental!).

Je reviens sur le post initial de Aube-Aurore.

Une fois lu le très beau texte de K. Gibran, je souhaite revenir sur une ou deux de tes expressions, A.-Aurore :

"Se connaître soi-même est une chose essentielle.
La connaissance de soi, nous aide à mieux connaître les autres, à mieux les comprendre et à nous sentir responsable. "

Je suis mal placé pour en parler, mais en tout cas, de mon clocher je ne suis pas d'accord avec cette formulation: "Mieux connaître les autres" etc. Il semble plus juste de dire: et tu connaîtras les autres, ni plus ni moins. De même que tu connaîtras l'Univers et les Dieux. Un peu comme si, te connaissant toi-même... tu connaissais Tout. Une âme... Comme si nous étions Une âme.

Bon, évidemment ça ne veut pas dire grand-chose, pour notre mental tout occupé de son ego... comme tous les intervenants, à la suite de Sakado-San l'ont souligné, les auteurs, disons... autorisés avertissent que le Soi, la réalisation, l'Eveil etc. ne peut pas être conceptualisé. Cela échappe totalement à la sphère du mental, si subtil qu'en puissent être les approches dites 'progressives'.

C'est pourquoi je reviens sur la formulation: "mieux connaître les autres etc". Ce n'est pas le mental qui va nous faire progresser, ni nos "bons efforts", ou efforts pour être meilleurs... (si dévoués soient-ils, d'ailleurs: Mere Teresa n'est pas considérée comme une éveillée, malgré tout son oeuvre charitable immense, son courage...).

La non-voie, ou la voie directe, a l'avantage de ne pas s'attacher à des résultats transitoires, qui sont encore des gadgets (très sophistiqués) auxquels s'attachent le mental, voire même des leurres, ou des impasses redoutables: le Néant pour le Néant, et non la plénitude qui était censée aller avec...

Bref, l'Ecoute (inconditionnée, peut-être?...) semble beaucoup plus solide, comme piste d'envol, que les 'bonnes intentions', se bien conduire, etc. , plus accessibles aux 'conditionnements'.

Bon, moi je suis plutôt un gentil garçon, bien poli et tout (sauf sur les Forums Pirate ). Mais... "Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt …" comme dit J.-J. ?


Dernière édition par Chèvre le Ven 11 Juin 2010, 20:33, édité 1 fois
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Re: La connaissance de soi

Message  Chèvre le Ven 11 Juin 2010, 19:19

résumé condensé: dans la 'Réalisation', ce n'est pas l'ego qui réalise...
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Re: La connaissance de soi

Message  Montaléchel le Ven 11 Juin 2010, 20:45

Voici matière à jouer sur les mots :
Chèvre a écrit:ce n'est pas l'ego qui réalise
...sauf, peut-être, dans le sens de "réaliser = se rendre compte de" !
(ex.: je réalise mon erreur). Là, l'égo... réalise !

OK aussi pour dire que ni le mental, ni l'intellect, ne sont des outils pour accéder à l'éveil. Et pourtant, certains physiologistes du cerveau et neurobiologistes voient le cerveau comme un "réalisateur de certitudes", un outil par le biais duquel ce que nous choisissons de croire tend à devenir notre réel. Si on voit le cerveau comme une machine similaire à un ordinateur, donc programmable à coups d'instructions autoritaires, le cerveau + le mental + l'intellect se conjuguent pour essayer de conformer la réalité aux instructions de programmation (certitudes) reçues. Cela donne toute une palette de résultats allant du plus infâme conditionnement, jusqu'à des effets inimaginables, presque irréels. La connaissance de soi et des outils "bio-logiques" dont nous disposons offre tout de même des possibilités de réalisation non négligeables.

Tout cela est très subtil...
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Re: La connaissance de soi

Message  Chèvre le Ven 11 Juin 2010, 21:08

Montaléchel a écrit:Voici matière à jouer sur les mots :
Chèvre a écrit:ce n'est pas l'ego qui réalise
...sauf, peut-être, dans le sens de "réaliser = se rendre compte de" !
(ex.: je réalise mon erreur). Là, l'égo... réalise !


Salut Monty

Je parle du point du seul point de vue d'un mec qui a lu un peu Bernard (Harmand), et un peu Jean Klein.

Donc, 1/ je ne parle pas de mon vécu. 2/ les 'fonctions' cervicales et autres dont tu parles, je comprends un peu, vaguement, de quoi tu parles, mais... Non, pas du tout, en fait! Et ça sort de mes lectures 'hindouïsantes'. : Joker!

Toutes ces réserves étant faites, malgré tout il semble que pour Jean Klein et Bernard, non, ce n'est pas le mental qui réalise, même pas au sens de 'je me suis trompé'.

C'est 'après-coup' que le mental (et le corps d'ailleurs) s'harmonisent avec le Soi, la Conscience, ou comme on voudra l'appeler. Le mental est l'instrument... comme la bouche, peut-être... Qui dira "j'ai réalisé"...

Pour le reste, il faudrait demander à un jivan mukta ce qu'il pense de ces trucs neuro etc. dont tu causes...
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Re: La connaissance de soi

Message  Chèvre le Mer 16 Juin 2010, 16:05

Salut... Je reviens sur le sujet du Soi...

Parce qu'à y repenser, et à relire mes propres posts dans ce fil, je ressens comme un malaise... Ou plutôt 2. Lesquels?

Malaise no 1/
Celui de dire, ou plutot d'écrire, c'est à dire figer... ce qui ne saurait l'être, pour au moins deux raisons:

* cela ne peut être fixé, car par nature fluide, fluctuant, insaisissable.

* cela ne devrait en aucun cas être figé, au risque d'en empailler l'essence... d'en perdre le parfum.

A l'appui de ces scrupules, on peut se rappeler, par exemple, que les deux Jivan Mukta précités (Jean Klein et Bernard), ainsi que bien d'autres, mettent souvent en garde contre une lecture trop pointilleuse, ou mot à mot, de leurs entretiens. Qui sont justement des entretiens, des dialogues ayant été notés ou enregistrés, puis retranscrits; et nullement des "livres".

Ensuite, on a l'exemple de réponses contradictoires, mais nullement 'farfelues' pour autant: Nisargadatta, par exemple (voir "Je Suis"), répondant à des personnes de culture et provenance très diverses, "adapte" ses réponses. Tout du moins, c'est ce qu'il semble... Il est possible aussi qu'il donne des réponses différentes parce que les 'réalités' le sont également.

Je me suis donc surpris en flagrant délit de pontification orthodoxe. Ach! Beurk... Rideau!

Moralité:
Il vaut sans doute mieux balbutier juste que d'écrire (soi-disant clairement) des conneries.


Malaise no 2/
Je me suis aperçu que la référence de Monty à la Science m'avait rendu soupçonneux. Mais est-ce pertinent en soi? Sûr que non. Après tout, combien y-a-t-il de voies/non-voies d'éveil ou de réveil? Sans doute 6 milliards et demi + une. Alors, dans le tas il doit bien y en avoir des scientifiques. Même hard-sciences. Va savoir.

A ma décharge, j'ajoute que j'ai déjà remarqué qu'on utilisait souvent la 'caution' scientifique pour 'valider' des réalités, disons, pour dire vite... transcendantes, qui n'ont que faire de ce genre de validations (ça énervait déjà Guénon, cf "La Crise du Monde Moderne", notamment... C'est dire que ça ne date pas d'hier!)...

Et surtout, cet 'appui' scientifique semble surtout viser à évacuer de la dite transcendance tout ce qui n'est pas raisonnable, politiquement correct... Dès lors qu'on peut mesurer les ondes alpha, par exemple, les états mystiques de tel ou tel religieux/yogi/éveillé n'ont plus rien qui dérange, pas vrai? La science, de toute façon, sait tout, ou peut tout savoir. Faites-nous confiance... On peut même en faire un sujet du Vingt Heures sur TF1 (mais pas à la Une, faut quand même pas pousser...). Tout va bien, et Mr Météo peut enchaîner avec le temps qu'il fera ce week-end.

Mais eh!! Je ne dis pas du tout que c'est ce que Monty avait en tête! C'est juste que ça m'y a fait penser, et flipper...

Décidément... délicat sujet que le Soi...
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Re: La connaissance de soi

Message  Calcédoine le Mer 16 Juin 2010, 18:55

Ah ! Chèvre ! Excellente postméditation sur tes propres écrits !
Par associations d'idées, il me vient ce qui suit.

- Le malaise n° 1 résulte d'un nécessaire compromis imposé par la technologie d'Internet (et, auparavant, l'imprimerie). Oui, l'écrit perdure; c'est bien pour ceux qui viennent "après" (éventuellement "longtemps après"), leur donnant accès à des idées émises par quelqu'un qu'il n'aurait jamais été possible de rencontrer autrement; mais c'est moins bien dans la mesure où les idées exprimées le sont toujours par rapport à un contexte circonstanciel, nécessairement mouvant, donc de moins en moins pertinent au fil du temps et de la sensibilité de chaque lecteur. Raison pour laquelle la Tradition s'enseigne par voie orale : entre 4 yeux, pour que l'essence du message se transmette sans altérations. L'échange oral permet une qualité de transmission que ne permettent ni le cours magistral, ni une publication.

- Le malaise n° 2 me paraît basé sur un malentendu lié au mot "science". Probablement à cause des dérives scientistes et de l'autoritarisme pédant qui polluent cette noble voie de recherche. Voie qui, bien entendu, ne peut convenir à tout le monde. J'en parle volontiers parce que je suis issu de ce milieu, mais je ne considère pas que la science puisse tout expliquer. Surtout pas le "pourquoi" des choses. Par contre, au niveau du "comment", là, la science est efficace pour décrire des mécanismes, de la cause vers l'effet. Autre domaine de pertinence de la démarche scientifique : la transmission d'informations fiabilisées. Le problème est que, forts de leurs succès, certains scientifiques se croient autorisés à cautionner des croyances infondées.

J'ai rencontré des gens que le cheminement scientifique a conduits à la spiritualité.
Et d'autres que le cheminement scientifique a conduits à ânonner.
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Re: La connaissance de soi

Message  aliboron le Mar 13 Juil 2010, 17:25

Konnichiwa !
Vous lisant, me viennent 2 ou 3 idées, peut-être complémentaires des vôtres.


Pour ce que j’en sais, il est peut-être risqué de confondre le bien, dans sa classique opposition au mal, (quelqu’en soit les variantes culturelles) avec le souverain bien auquel mènerait l’éveil. Pas sûr qu’il s’agisse d’un super-bien... Plutôt d’un au-delà du bien et du mal (et non d’un en-deça, of course). Qu’il se fasse souriant ou grimaçant selon les cas est une autre histoire...


Ainsi, l’Amour, qui d’après Dante, meut le soleil et les autres étoiles » (Par. XXXIII, v. 145) peut, à bon droit, nous sembler aussi terrifiant que merveilleux ... et pas besoin d’être astro-physicien pour se dire que cette Puissance n’est pas ce qu’il y a de plus cool...


Admettons toutefois, gentiment, qu’il ne faut voir là qu’une métaphore. Même s’il est évident que pour un Dante, ainsi que pour tous ceux qui co-naissent l’Unicité de l’Existence, les deux versants de tous symbole sont... réellement et mystérieusement de mêche.

Pour rester encore quelques secondes en climat chrétien, notons ce propos plus explicite d’un autre co-naissant : «L’Amour agit de deux manières : il devient joie pour les bienheureux, et souffrance pour les réprouvés». Caractéristiques fort voisines d’un certain feu secret...on dirait.


Sans vouloir vous entrainer plus que de raison dans les dédales théo-sophiques, rappellons au moins que les éveillés soufis, à propos des deux Noms Divins, Al Rahman et Al Rahim, désignant cet «amour», précisent que le premier se rapporte au Souffle de Compatissance Existentiateur donnant l’être à tous les étants (au loup comme au mouton, à l’ouragan comme à la douce brise, au sérial killer comme à ses victimes; etc...); et le second, plus ciblé, désignant la Grâce permettant (à tous les humanoïdes en théorie mais apparemment à quelques-uns, en pratique) de s’éveiller... via la mort-avant-de-mourir; pas moins.

Soit : notre réalité d’endormis comme «un jour entre deux nuits»; celle de l’Essence divine dont nous provenons, et celle du présent dortoir collectif où s’originent nos cauchemards. L’éveil se «situant», si l’on peut dire, à la jonction de ce qui s’élève et de ce qui descend : «lumière sur lumière» ... soit quelque chose comme la double étoile de nos chymistes; par exemple.


Aménagement problématique : ce mélange de genres entre le sourire d’un bouddha (au hazard...) et celui d’athlètes de la compassion telle que Mère Thérésa. Je n’ai personnellement rien contre cette dernière, prix Nobel de la pègre comme le sieur Obama, mais je vous invite à recadrer son amour. Un site fait honnetement le point : http://www.charlatans.info/iconique.shtml
De même, conviendrait-il de recadrer une autre icône : mister Ghandi; un autre site fournit le minimum indispensable : http://library.flawlesslogic.com/gandhi_fr.htm
Tout ceci, non pour médire et me faire moults ennemis, (que le SOI les écrabouille !) mais parce qu’on ne peut pas associer de manière trop simpliste Eveil et Amour.
D’accord avec Chèvre.


Ce qui nous amène à poser la question suivante : peut-on se fier, en la matière (Miséricorde, etc), aux expressions compassionnées, visages ravagés par l’extase, l’hâaaaaaamour et autres signes extérieurs de «richesse» qu’on nous présente aujourd’hui comme signes probants d’éveil ?

Pire : même si tous les éveils sont égaux, comme dirait Orwel, se pourraient-ils que certains le soient plus que d’autres ? Le «mien» ne valant pas tripette, j’en suppose (altruisme..hi hi) qu’il y en a des encore plus nuls. Permettez-moi de rappeller que depuis des millénaires il est établi qu’une des caractéristiques de la chose, c’est le discernement «des esprits». N’en déplaise à tous ces nouveaux Instructeurs vilipendant, au nom du «sentir» etc..., un usage adhoc des neurones (hormis les leurs...copieusement déployés pour... promouvoir l’inutilité des notres, of course).


Rappelons aussi que tous les éveillés (décidemment ce terme commence à me courrir sur le haricot...) n’ont pas forcément vocation à s’occuper des Zôtres.
Le cas des Abdâl, des Afrâd et d’autres catégories d’initiés très «haut de gamme» connues par le soufisme échappent à toutes vocations pédagogiques. Leurs seules présences ici-bas, même ignorées de tous, étant une fonction des plus essentielles. De plus, il n’est que de parcourir les quelques biographies disponibles de grands maîtres de cette voie, pour comprendre que ces derniers ne se bousculaient pas pour enseigner; bien au contraire. Ils ne s’éxécutaient souvent que fortement contraints...


D’autre part, on sait que dans le bouddhisme tibétain, l’indouisme, et sans doute ailleurs, certains éveillés se consacrent exclusivement à enseigner des créatures qui, dans notre «civilisation» relèvent du rayon fantastique : dakinis, djinns, esprits de la nature, etc... (Dès fois, je les envie...comme voisins de siège). Il peut en résulter une perte du langage humain; pour ne rien dire de leurs «apparences»... rugueuses. Limite antipathiques...


Dans le même ordre de réalité, (une certaine «animalité» non prise en compte par le Grenelle de l’environnement) il ne faut pas oublier de mentionner quelques dérangeantes survivances (Inde) de ce qu’à pu donner l’éveil... «avant le déluge» : ainsi des adeptes Kâpâlikâ et Agoris, les premiers étant considérés comme des maîtres en alchimie (dhâtuvâdâ).
Eveillés, certes parfois, mais... inquiétants, pour dire le moins, car réincrudés à des stades apparemment pré-humains. Peu de chance que des bobos en quète d’un supplément d’âme se sentent «aimés» en cette effarante compagnie. Et pourtant...


Mise à part la nécessité d’une clarification des différents niveaux d’éveil (différence de degrès, avoisinant parfois la différence de nature...), il faut surtout, comme s’y attelle Andrew Cohen (in «Vivre l’éveil») insister sur la nécessité parallèle d’une purification du «véhicule».
Des «mobiles fondamentaux, conscients et inconscients, qui dirigent la personnalité», dit-il.
Faute de quoi, rajoute t’il, «la présence de cette conscience éveillée elle-même peut être utilisée comme prétexte pour ne pas être un exemple vivant de cette intégrité et complétude dont nous parlons». Doux euphémisme...


Cacas- boudin... avec auréoles de traviole, et prêchant dans le dessert. De nos jours, on a l’embarras du choix. Société d’abondance... Y a du bon, certes, mais pas toujours commestible, entre autre par déficience coté discernement, lequel n’a rien de «mental» à sa racine. Voir l’Un partout est une chose merveilleuse, mais pour transmettre quoique ce soit, il est préférable de compléter par la vision du multiple dans l’Un. Plus rare...
Le disciple Gérard n’est pas Ginette ni son Edward; un plat unique et collectif peut faire plus de dommages que de bien.

Remarquez que, contrairement aux usages traditionnels où le prétendant au titre d’éveillé pouvait se voir soumis à des «vérifications» rigoureuses, nos Instructeurs, dans la portion du désert culturel hébergeant la spiritualité, sont à la fois juge et partie, via leurs publications corporatives. Curieux que ce cas flagrant de pensée-unique ne soit jamais souligné !


«L’eau prend la couleur du vase qui la contient», dit le soufisme.
Complément de la part du Maharal de Prague : «La lumière de Celui qui est infini n’a pas de forme, elle suit les contours de celui qui la reçoit, pour le meilleur et pour le pire. C’est pourquoi c’est à nous de lui donner forme. Il nous faut faire de notre mieux pour que la lumière de Dieu épouse les contours de la grâce et non de la malédiction».


Croire naïvement que l’éveil (par chez nous : en mode flash ou veilleuse...sauf exception) comporte en soi des «garanties» morales peut être facheux.
Dans le taoisme par exemple, il est avéré que certains adeptes de l’alchimie interne (pratique supposant comme point de départ un niveau d’éveil) viraient au «vampirisme»... Idem de certains saddhous indiens, éveillés mais dotés de pouvoirs devenus «carnassiers».
Vu le coté ça m’suffit de notre cheptel d’éveillés (et en conséquence, leur charisme moins irradiant), on risque heureusement moins. Juste perdre son temps... c’est à dire : sa vie ( !).


«Ne confondez pas la compréhension avec la réalisation; ne confondez pas la réalisation avec la libération». Conseil taoiste qui, bien assimilé, n’incline pas à qualifier d’office de «jivan-mukta»... tout ce qui gravite aux banlieux du nirvana. Tous les oiseaux ne sont pas des aigles.


Dans le soufisme, le cas de l’immense 'Ayn Al-Quzât HAMADANI (voir ses «Tentations métaphysiques», éditions Les 2 océans) est, à un tout autre niveau, également exemplaire... des pièges de la Proximité; lucifériens... semble t’il.

Mais redescendons d’une étage : ce n’est pas pour rien que le maître Qâshâni, («Commentaires ésotériques du Coran»), éclairant ce haddith : «Le pire des hommes est celui qui connaitra la résurrection de son vivant», explique que ceci concerne certains éveillés:


«les âmes fortes, sages et savantes; qui s’avançant dans la vallée des Actes, traversant celle des Attributs, mais voilées par leur égoïté, s’attribuent abusivement les attributs de la Seigneurialité en les rapportants à elles-même».
Il poursuit en affirmant que ceci est le plus épais des voiles. Car, chez ces «voilés», en qui demeurent des séquelles des qualités de l’âme, est à l’oeuvre une ruse qui, soit consciemment, soit inconsciement, leur fait prétendre qu’ils parlent au nom de Dieu. Ce, afin d’acquérir par cette malhonnèteté, des satisfactions d’ordre psychiques.


Remplacez le mot Dieu par ce qui vous va au teint, si vous préférez, mais notez l’importance de cette mise en garde, qui se retrouve en toutes les voies. Tchan, par ex, sous un angle peu éloigné :

«Se prendre pour le Bouddha, le Zen ou la voie; en faire une compréhension, c’est se qu’on appelle s’accrocher au point de vue intérieur.
La réalisation obtenue par les causes et les conditions, la pratique et la mise en oeuvre, c’est ce qu’on appelle le point de vue extérieur.
Maître Pao-Chih dit : le point de vue intérieur et le point de vue extérieur sont tous deux des erreurs».


Histoire d’en finir (temporairement) avec cet «amour», que nos définitions laissent à désirer, mieux vaut savoir que le fameux Réel (nouvelle Idole cautionnée par les accélérateurs de particules ?) participe plus du non-humain que de nos confortables catégories.

Ainsi on peut rencontrer, sur des sujets épineux, des points de vue (trop ?) «éveillés» qui mettent à mal nos conceptions et morales.
Dans la foudroyante révélation, intitulée «Dialogue avec l’ange»:

«Dure parole : la guerre est bonne.
Soyez attentifs !
La force qui manque son but, la dévastatrice, la destructrice ne s’arrêterait jamais
s’il n’y avait pas de faibles, s’il n’y avait pas de victimes pour l’absorber.
C’est le passé, il fallait que cela soit. Le mal, l’acte engagé ne peut être redressé.
La victime absorbe les horreurs. Le persécuteur trouve le persécuté et la mort est rassasiée».


Perception similaire chez Ibn’Arabi en son maître-ouvrage «Les châtons de la sagesse», au chapitre sur le verbe de Moïse, où se voit traité le sens ésotérique du «massacre des innocents». Egos sensibles, s’abstenir.


Bref, pour en revenir à l’essentiel, on peut avoir des satoris... sans pour autant être.... à la hauteur du cadeau.
Les H.P. malheureusement, ne manquent pas de patients sur la tête desquels le ciel est tombé, sans mode d’emploi. La médecine traditionnelle tibétaine tient, entre autre, compte de ce type d’ «accidents»... voir votre libraire favori.


Tout ça pour en venir avec mes gros sabots à la «mystique sauvage» (dont la couveuse ne désemplit plus) et qui, Providence aidant, nous atteste que malgrè tout, l’échelle de Jacob est encore en place. Même si y a pu qu’un ou deux barreaux... juste pour descendre. (?).

La suite au prochain épisode si je survis aux bonnes vibrations montant la garde autour de l'Objet... de ce fil.

Cordialement

Sayônara !!!

d'alironron.........
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Re: La connaissance de soi

Message  Charly Alverda le Mer 14 Juil 2010, 12:03

Bonjour

" Entretenir cette image mythique de Gandhi n'est pas seulement une entrave à une vision exacte de l'Histoire, mais c'est également dangereux. C'est dangereux pour nous, les Européens, parce que cela nous encourage à nous complaire dans notre pacifisme et nos fantasmes de «fraternité mondiale», au moment où nous sommes submergés par des races étrangères prolifiques, au moment où nous sommes menacés d'un ethnocide rampant, par la destruction progressive de notre identité raciale et culturelle."

" races étrangères prolifiques " !!! Ceci est effectivement à dégueuler ! A faire des cauchemards la nuit ! A désespérer du retour d'Hermès : " Quelle merveille que l'homme Ô Asclepios ! "

Pétain de 14 Juillet !

C...a

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Re: La connaissance de soi

Message  Charly Alverda le Mer 14 Juil 2010, 12:06

" races étrangères prolifiques " Ah ben voui, 14 juillet ! C'est quoi les paroles déjà ? " Qu'un sang impur abreuve nos sillons " A borborygmer le doigt sur la couture du pantalon !

Charly Alverda

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Re: La connaissance de soi

Message  aliboron le Mer 14 Juil 2010, 12:26

Bon, je m'y attendais... Charly lit attentivement et ne laisse rien passer; tant mieux.
De plus, je partage tout à fait son horripilation pour le "morceau choisi"... Cependant, en la matière, et la chose est trop fréquente de nos jours, il se trouve que la juste critique se voit souvent récupérée par le pire.
Les bien pensants se contentant du tiède brouet qu'on leur sert, même si le tout est fourré de poison. Discrètement.
Question Gandhi, il se trouvait que les propos de Danielou, certes plutot "de droite", n'était disponible sur le Net (pour faire un lien) que sur ce site particulièrement mal "orienté"; sorry.
Reste plus qu'à séparer le subtil de l'épais; pas difficile...
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Re: La connaissance de soi

Message  Chèvre le Mer 14 Juil 2010, 14:06

...... Ah bon...

Du reste, ça jurait vert sur rouge avec tes posts précédents.

Je note néanmoins au passage que de s'occuper de... Soi (ou tout bêtement tâcher d'être 'vrai avec soi-même') et s'intéresser à la géopolitique (voir même simplement... à son boulot, à sa vie de couple etc. ) n'est pas sans poser constamment des problèmes en comparaison desquels le grand écart facial, cet Everest de l'assouplissement, est une partie de rigolade.

Puisqu'on tire au clair les références: Andrew Cohen...? Quelques écrits glanés ici et là ont l'air très interessants* l'entreprise médiatique qu'ils introduisent, nettement moins.

Mais si on joue à "tout se mélange", alors... est-il même judicieux de s'étonner? Car on dirait que 'nous-mêmes' sommes tout et son contraire.

C'est d'ailleurs particulièrement frappant quand on s'occupe 'd'élever' un petit enfant. Nos limites apparaissent très vite.

L'inconvénient, dans tout ça... c'est que plus ça va, plus on n'y comprend rien.
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Re: La connaissance de soi

Message  aliboron le Jeu 15 Juil 2010, 15:55

Bonjour,
Relisant les échanges précédents, mon attention a été attiré par ceux, entre Chèvre, Montaléchel et Calcédoine, concernant la science.


Je partage pleinement le jugement de Calcédoine sur «les dérives scientistes et l'autoritarisme pédant qui polluent cette noble voie de recherche.»


Noble, d’une part parce qu’elle porte son attention sur le seul livre écrit directement par Dieu : la Nature. A cet égard, on sait que la naissance de la science moderne s’est faite, en quelque sorte, en réaction au peu de considération que l’Eglise témoignait à la dite nature, dé-visagée à travers les grilles d’un dogme devenu de plus en plus exotérique, affligeant de simplisme puis de condescendance envers l’Immanence.


Le point de vue indou (Shivä Purâna) sur nos monothéismes, leurs exotérismes si encombrants, trop enclin à passer d’un anthropomorphisme peu contournable à un déplorable anthropocentrisme, est sévère : religions propres au Kali-yuga, coupant l’homme de la nature-surnature pour l’enfermer dans une bulle de vanité, destructrice du «reste»...dont nous sommes pourtant partie prenante. Plus c... tu meurs !


De là à faire de notre moderne science, (dans ses quelques tentatives actuelles de s’expliquer à elle-même, en picorant ça et là : bouddhisme, etc..., ce qui l’arrange), une voie «salvifique», au prétexte que son doigt désigne la lune du «Réel»... faut pas pousser.
Même si est réjouissant, fréquent et profondément dans «l’ordre des choses», le témoignage de Calcédoine : «J'ai rencontré des gens que le cheminement scientifique a conduits à la spiritualité».


Celà dit, la séparation sujet-objet, inhérente à sa vision du monde «désenchantée», et donc (positivement), à sa méthode d’investigation, ne permet guère de participation à l’Unus Mundus qu’elle tend à supposer. Coté anthropologie, on reste d’une indigence flagrante, tout au moins pour l’instant; même si, de plus en plus, se formule une complicité "local-global", distinguant sans séparer ce qui se trouve dans le même champ. Prometteur...


Manque encore de tenir compte d’une donnée-clef, nommée de diverses façons par les anciens : l’intention, la foi, l’amour, le désir, l’enthousiasme, l’ardeur, la certitude... etc.
Sans cet «organe», pas de saut quantique possible, de lien vécu entre Samsara et Nirvana. Idem pour les «coïncidences d’opposés», initiatiques toujours mais de niveaux plus modestes.
Supposer naïvement que cette donnée relève de la seule subjectivité humaine, ( actuellement réduite à pas grand chose), fait passer irrévocablement à coté du Sujet !
La «subtilité» mentionnée par Montaléchel semble prendre sa source.


Ainsi, la majuscule de plus en plus fréquente dont se trouve doté le mot réel dans le marché de l’ «épanouissement personnel», ultime avatar de dieu, ne suffit pas pour susciter l’Elan indispensable. Ce que désigne cette appellation contrôlée demeure aussi peu «bandant» qu’un parapluie ou une machine à coudre...
Sans doute un «dommage collatéral» dû à une perspective borgne, hypostasiant l’aspect Objet... de son attention; or comme le dit finement F. Schuon, on peut aussi être «objectivement-subjectif». Les anciennes sapiences, soclées sur de «primitives» visions du monde, le démontrent à ceux qui s’en rendent capables.


En passant : la remémoration de Dieu, (ou anamnèse «platonicienne»), se dit ZIKR en soufisme; soit via le verbe humain se fondant dans la jaculation de Son Nom : une philocalie du Coeur. Or, ce mot, en arabe, est de même racine trilitère que celui nommant ... l’érection.
Voir à ce sujet, ce que dans un post ici, concernant le tantrisme indou, nous avons esquissé quant au sens fondamental de la virilité; notament son lien avec l’émerveillement.


Bref, l’homme neuronal se doublant essentiellement d’un «usager-consommateur» , et ce quel que soit ses (rares) efforts pour se bricoler une cosmologie portative, le tout reste trop souvent sous la ligne de flottaison. Qu’il soit chercheur de pointe ou spécialiste en religions comparés ne lui donne pas d’avantages.
Car, sans une implication «subjective» idoine, en phase avec une représentation efficiente du grand «dehors", il n’est pas de voie. Que des «non-voies», mais c’est une autre histoire...

Par ailleurs, il est patent que l’ami d’enfance de notre science : das Kapital, n’est plus trop disposé à financer la science pure, la recherche désinterressée. Banques, fonds de pensions et autres démons, ne veulent plus que du rendement immédiat... Rendez tout !


Recherches, faisant dire à l’Ange cité dans mon post précédent :
«La science est l’enfant de l’émerveillement. Ne la méprisez pas ! Il y a beaucoup de curieux, mais il y a aussi des émerveillés. Eux aussi, ils étaient envoyés. Cherche-les, ils t’enseigneront.»

Et à la question : «Comment la religion et la science pourraient-elles se concilier ?»
Cette réponse : «A la nouvelle Lumière, on reconnaitra qu’elles sont UN. Toujours elles ont été un.
UN, comme la mélodie et le rythme, inséparables. Chaque membre du grand orchestre joue séparemment. Mais la symphonie est une».
On verra plus loin, si je n’oublie pas en route, l’importance de cette musicienne métaphore.


Faut noter, en passant, l’importance de l’objectivité intellectuelle (et si possible, morale) nécessaire en ces domaines, considérant que parmi les attributs dont se trouvent doté l’homme «moderne», celui-çi flirte infiniment plus que d’autres avec la nécessaire mort à soi-m’aime. Que nos chercheurs de «vérités spirituelles» en prennent de la graîne; et moults vessies deviendraient un peu plus lanternes.


A ce propos, (en passant) : reprend toi camarade Logos, ton Reymondon nous prouve surtout qu’il a un cerveau de poisson... rouge !
Ca faisait longtemps que je n’avais pas eu sous les yeux une telle bouillie initiatique pré-chi.... Depuis L. Gineste au moins...
Jamais vu que Thipheret se «localise» dans le slip, etc, etc... Y confond, sans doute sous prétexte de «tantrisme" vite fait mal fait après la conférence, sexuel et Nuptial. Un grand classique du prêt à penser initiatik... ou comme disait Céline de l’amour : «l’infini enfin à la portée des caniches» !

Bref, l’auteur est comme ses fameux poissons : acéphale. Du coup, je doute fortement de la qualité de ses «instincts» (doit confondre avec ses pulsions...) :

«Immense connaissance inconsciente,portée par la gigantesque "discothèque d'informations" du noyau de nos cellules, et dans tout notre système de sensibilité au Réel environnant, de réponse communicante à ce Réel», profère t’il, du fond de son parc à jouets.


Pov’ bête. Avec son lexique fédérateur de cadre commercial branchouille... Y aurait rien à en dire s’il n’était un de ses profiteurs du désarroi contemporain; mais c’est le cas : juste un exemple de plus de ce qu’il convient d’éviter de commettre : soit le recyclage (et la systémisation plan-plan concomittante) dans le complexe égo-ratio de données sym-boliques destinées à l’inverse : transmutatoires ! Tirer la chasse...



En attendant, encore un peu de douche froide. Difficile en l’état actuel des choses, de ne pas souscrire à l’opinion de G. Jordland : «Assurée à priori de sa vérité, la science ne cherche plus tant à interpréter les phénomènes naturels, qu’à produire techniquement des phénomènes qui lui donnent réalité.
Désormais, il n’est plus d’objet de notre vie quotidienne qui ne soit l’incarnation d’une théorie scientifique».

La «bulle» mentionnée ici plus haut se durcit, terriblement. Nous dérivons, nulle-part, accompagnés d’un essaim de produits... dérivés. L’enfer des catéchismes est un Club-Med au regard du notre.


Or, s’il est un point d’importance (sur lequel s’articulaient le rapport micro-macrocosme de toutes les anciennes cosmologies, et donc les voies initiatiques d’alors), c’est bien la perception immédiate. «Corporelle», pour aller vite.

On sait que dans la vision «courante» du monde, les espaces sensoriels sont pénétrés par les espaces conceptuels. Que ces derniers soient conscients ou non, collectifs ou individuels, ne changent guère cette donne.
Qu’en conséquence, cette «mentalisation» se mêle, fort subjectivement, aux espaces «naïfs» de la perception directe. Difficile de se passer de ce «mixte», sauf à regresser vers le stade des enfants-loup... En revanche, toute voie digne de ce nom, s’emploiera à le clarifier, puis le transmutter.
C’est pourquoi, il est difficile de partager la fausse évidence qui a cours de nos jours, évacuant tout ce qui n’est pas catalogué «pur sentir». Au mieux : effet pervers de satori mal digéré; «on» reste les doigts collés dans la prise, et «on» ... légifère, l’air de rien.


.
Mais continuons. Il se trouve, pour répondre à Chèvre, qu’un scientifique, et pas des moindres : W. Smith (entre autre collaborateur de la Nasa, pour lui résoudre le pb des fondements théoriques de la rentrée dans l’atmosphère des navettes spatiales... bigre !) est en outre un excellent lecteur de Guénon. Voir son ouvrage «Sagesse de la cosmologie ancienne» aux éditions L’Harmattan.

Je vais donc tenter avec mes modestes moyens de vous donner un aperçu de ses méditations auxquelles je dois beaucoup.

Le distingo «corporel» - «physique», (au sens de physique quantique), établi par ses soins, me semble crucial.

D’autre part, tournant le dos aux préjugés simplistes de Guénon, tartinés sur tout ce qui relève de la modernité (sauf sa propre oeuvre, hi hi... effectivement impensable dans un autre contexte...); W. Smith en vient à postuler une identité de nature entre les infra-mondes abordés par nos physiciens, et la dimension imaginale.
Ce faisant, il se peut que ce rapprochement permette d’ «inventer» une passerelle viable et praticable (initiatique, si vous y tenez) entre science et conscience.


A la prochaine.

aliboron



PS : je prie Saint Gandhi qu’ à l’insu de mon plein grè, Mr Smith ne se soit pas compromis, en douce, dans des publications d’extrème droite.... ce qui, en vertu de la sacro-sainte Moraline actuelle, renverrait dans leur néant originel toutes mes élucubrations !
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Re: La connaissance de soi

Message  Chèvre le Jeu 15 Juil 2010, 16:13

Bon, je reprends le fil pour relever quelques aspects du post dynamitaire d'Aliboron
(ou bien faut-il dire : dynamital ??)

Pour noter d’abord que c’est bien ce qu’on peut lire ici de plus explosif depuis un bail…

Par exemple cette ‘info’ lâchée négligemment, qui dessine la jolie courbe d’une petite fiole de nitro-glycérine retombant nonchalamment, mais rapidement, vers le carrelage : parlant d’éveil, Aliboron dit « le mien ne vaut pas tripette ».

On ne voit pas ça tous les jours… Un Forum visité par un éveillé ! ! et loquace, en plus ! ! Qui cause, quoi… et pas dans le cadre traditionnel des conférences, façon Forum 104.

( Eh non, sur ce Forum-ci, pas de grande table à la sortie de conférence, non plus, pour acheter des revues ou des livres… Accarias, Almora… Non, que dalle… euh… tant pis pour les… accariens. ^^ )

L’aiguille dans le potage, c’est « ne vaut pas tripette ». Ça rappelle U.G. Krishnamurti, le plus ‘anti-héros’ des éveillés officiels… Eh ! Un éveillé yé yé… Ce que rappelle la signature Alironron… Référence discrète, bien sûr, à « Da-dou Ron Ron »… Salut les copains !

On peut découper le post en 4 parties, (ou en 129, si on veut, mais je m’en garderai bien), quoiqu’il serait plus sage de noter plutôt au petit bonheur quelques remarques, tant il est vrai que plus j’essaye d’organiser ce bordel, plus la vanité de ces remarques m’accable, et moins je comprends ce que j’écris. So let’s go, et en désordre…

Je relève deux informations de taille, largement illustrées un peu partout dans le post, et les note en équations :

Partie 1 : Eveil n’égale pas amour.

En tout cas, « pas de manière trop simpliste ». L’accent est mis notamment sur le sens du mot Amour, à redéfinir… possiblement en termes non-humains. La citation des Dialogues avec l’Ange (l’Ange… d’ailleurs… n’est pas humain !) , l’évocation des dakinis, djinns, esprits de la nature , Kâpâlikâs, Agoris etc.

Mais dites-donc ? Ça permettrait-il de recoller les morceaux entre les ‘jivan-mukta’, estampillés ‘AUTHENTIQUE’, et le « surnaturel » ? Car, à supposer qu’une grande partie de celui-ci relève ‘purement’ de la fiction et n’ait aucune ‘réalité’, il reste pas mal de gros morceaux difficiles à rejeter en bloc, même avec une mauvaise foi de président de la République.

Les guérisseurs, par exemple… puisqu’on dirait bien que ça existe pour de vrai… Les alchimistes. Les vampires, sorciers & sorcières ; les loup-garous ; les voyants, devins et prophètes ; Saint Jean de la croix et Nicolas Conver; etc. etc.

(Le seul phénomène que ça n’explique pas, c’est le fiasco de l’équipe de France au Mondial. Mais bon…)

Tout ce qui suppose un ‘rapport au monde’ particulier, donc, mais pas pour autant bienveillant. Ben oui, jusqu’à cette équation (Eveil n’égale pas amour), on ne voyait pas trop comment rapprocher la Fée Carabosse, ou le Cosmopolite, ou Dracula, ou le Tarot de Marseille, de Ramana Maharshi… Là, ça commence à coller déjà mieux… Merci, Aliboron.

Alors, on va dire que les Jivan-mukta sont des cas particuliers… des éveillés qui ont bien tourné, quoi…

Partie 2 : Eveil (ou ‘réalisation’) n’égale pas capacité d’enseignement

Ça aussi, ça soulage. Qui n’a pas eu envie de saisir au collet un conférencier et de lui dire :
« mais-tu-vas-ar-rê-ter-ton-ba-ra-tin, oui ???!!! Et d’abord, rends-moi mes 10 euros !!! »

Tiens, un truc qui me défrise : bien rare qu’on parle d’art, dans ces causeries. (Jean Klein fait un peu exception.) A la grande rigueur : un peu de musique, d’arts plastiques… Mais de littérature : laisse-tomber. Mais qu’est-ce qu’il leur a fait, Marcel Proust ? Je ne te parle même pas de littérature populaire… pouah…

Ça ne parle pas beaucoup non plus des petits choses de la vie. Ça ne parle même pas beaucoup…des autres... enfin : toi, moi, lui, eux…

Bref, ça ronronne autour du ‘silence’. A croire qu’ils veulent nous dégoûter de la vie ! Putain, tu mets 40 ans à commencer à apprécier la vie… A respecter les vieux… respecter… la vie, disons-le… La vie toute simple… Et voilà qu’on vient te parler comme à l’école… qu’on t’apprend que tu vois tout à l’envers... et que tu ne sais rien à rien…

Bon, d’accord… c’est vrai ! Mais y a la façon de le dire, quand même ! ! Et puis, quand tu fais un stage de cuisine, tu es censé ressortir de là en sachant quand même faire cuire un œuf et deux ou trois trucs. Pareil pour un cours de tennis. Les conférences… ben, ça te fait surtout comprendre que t’es pas plus avancé qu’avant… Et ça se dit ‘enseignant’?… Bof… Amateurisme, plutôt, ouais… (et là, pour une fois, je sais de quoi je cause). Ou alors, un vampirisme soft, à l’occidentale ?… t’avais raison !

OK, je grossis un peu le trait. Pas pu mieux faire... J'arrête, d’autant plus que tu viens de poster sur la science.

PS : Au final, je garde tous mes bouquins de Jean Klein et de S. Jourdain... ces deux avaient une autre classe. Quant à Bernard, c’est un frère… Ça réchauffe… je les garde aussi !
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Re: La connaissance de soi

Message  aliboron le Jeu 15 Juil 2010, 18:50

Précisions :

Il conviendrait que ce "coming-out", dû essentiellement à de la mauvaise humeur... (je tiens plus à mes défauts qu'à d'éventuelles qualités), n'induise aucun malentendu.
Le nombre de ceux ayant, d'une manière ou d'une autre, bénéficié d'aperçus vécus sur le fameux réel, (approfondis ou pas), est infiniment supérieur à celui composant le who's who de nos instructeurs. Heureusement. De plus, sauf avis contraire et motivé, seul l'Ami spirituel (le maître, si vous préférez) est à même d'évaluer le "niveau" de ses patients. Notion qui, cependant, n'a aucun "sens" vis à vis du mystère de la Grâce.
Il en résulte qu'il est préférable de se sentir très "peu de chose", une goutte d'eau rejoignant plus aisément l'Océan.
Ce "peu de chose" néanmoins s'applique essentiellement à l'intime; il n'induit pas l'obligation de cautionner, par "humilité" débile ou contrefaite, ou par paresse, le "tout et n'importe quoi" qu'on peut croiser en chemin.

D'autre part, il faut savoir que les quelques "non-voies" accessibles commencent (en gros) où les anciennes "voies" finissaient; ainsi la notion d'éveil s'y voit prodigieusement et modestement recadrée, puisqu' à partir de lui (de son don), tout reste à parcourir. Essentiellement la purification nécessaire à l'accueil du Vin Nouveau, qui ne doit pas faire exploser l'outre.

Concernant mon indigne "véhicule", comme dirait Andrew Cohen du haut de sa multinationnale, disons que je traine en route... pour des "raisons" qui ne relèvent pas de ma compétence, bien que de ma responsabilité; sans doute, en grande partie, la gourmandise de la distraction. Que ce "véhicule", entre autres gourmandises, publie ses élucubrations ici, ne signifie en aucun cas qu'il parle au nom d'une tradition ou lignée; encore moins sous le manteau de je ne sais quelle science infuse rendant irréffutables, voir "ésotériques", ses assertions... ludiques.

La seule chose néanmoins dont je sois (par "expérience") certain, c'est que la plupart des lieux communs parasitant aujourd'hui la quète du dit éveil, sont des vérités devenant, faute de qualification, des mensonges.
Le minimum, c'est d'en faire part aux chercheurs sincères.

"IL est l'oiseau de la vision, et ne se pose pas sur les signes".

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Re: La connaissance de soi

Message  Charly Alverda le Jeu 15 Juil 2010, 19:06

Hi !

" La vérité suffit à elle-même.
Tout ce qu'on y ajoute l'obscurcit.

C'est dans les lieux communs qu'apparaît l'évidence du mystère." (M + R : II, 55)

“ Le minimum, c'est d'en faire part aux chercheurs sincères.”Hi ! Hi !

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Re: La connaissance de soi

Message  Calcédoine le Jeu 15 Juil 2010, 19:10

Merci pour vos contributions.
Pas facile d'enchaîner quelque chose de simple à la suite d'un tel florilège d'idées aussi mûrement réfléchies, que ce soit de la part d'Aliboron pour ses développements arborescents qui intercroisent tout azimut des sentiers qui sont autant d'itinéraires issus d'horizons divers, que de la part de Chèvre qui en tente une synthèse, laquelle – cela se sent – est manifestement éclairée par des expériences vécues personnellement. Je me contenterai, ici, présentement, d'apporter un mini témoignage personnel au sujet des "stages d'Eveil" envers lesquels Chèvre incite – à raison – à une certaine suspicion.

Car des stages de toutes sortes destinés à aller vers la connaissance de soi, j'en ai connu.
Plein !
J'en ai même organisés, encadrés, assistés, parfois seul, parfois dans le cadre d'associations ayant pour but de faire émerger une nouvelle conscience, ou d'autres à tendance écologique, ou spirituelle, etc.

Le bilan de tant de stages ? Mi-chèvre, mi-chou [1] : comme dans la vie, il y a du bon et du moins bon. J'ai rencontré des baratineurs-escrocs, auxquels on aurait effectivement tendance à réclamer le remboursement du prix d'entrée, mais j'ai aussi rencontré des animateurs de stages qui ont contribué à modifier le sens de mon existence. Or, j'ai pu constater que ceux qui ont été essentiels pour moi ont eu un impact dérisoire sur d'autres, et que ces mêmes autres ont été profondément interpellés par des conférenciers qui m'ont paru mièvres. J'ai aussi rencontré des animateurs de stages qui avaient un côté escroc assez marqué, et qui pourtant avaient un talent plus que certain à mettre le doigt sur les blocages majeurs qui empêchaient certains participants à évoluer. Comme quoi, parfois, cohabitent le pire et le meilleur.

Avec le recul, je me dis : "Bien malin qui pourrait juger du bien fondé de tous ces stages et conférences !"
Parce que nombre de ces stages et conférences ne sont pas tant des outils d'évolution que des occasions d'évoluer. Car tout ce contexte forme un climat alternatif à la vie courante (étiquetée brimante, sclérosante, stressante, anti-évolutive), climat attractif pour des gens qui se sentent dans une impasse et viennent y chercher… ce qu'ils y apportent ! Alors, il se pourrait qu'un orateur particulier puisse provoquer le déclic chez certains, mais contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce déclic ne sera pas tant l'effet direct du talent du conférencier, que la résultante d'un long processus de recherche ayant peu à peu conduit à une "presque maturité" qu'un seul petit stage de plus mènera à l'éclosion.

"Les stages, voie initiatique", pourrais-je titrer (avec malice), dans la section CheminCroisé Les sujets du forum :: Initiations :: Voies initiatiques, car, pour moi, personnellement (expérience pas nécessairement transposable à autrui), les stages et les conférences peuvent être un moyen d'accéder à une certaine connaissance de soi. Et m'ont amené, en bout de course, à éviter les stages ! A chacun son chemin; à chacun sa route : tant d'itinéraires sont valables, si on ne s'y laisse pas mener par le bout du nez. Et "l'Ami spirituel" évoqué par Aliboron, n'est jamais pour rien dans le choix des bons itinéraires... Clin d'oeil

- - - - - - - -
[1] Chèvre : désolé, mon chou. C'est l'expression qui est comme ça; ce n'est pas moi qui l'ai inventée !
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Re: La connaissance de soi

Message  aliboron le Dim 18 Juil 2010, 15:07

Bonjour,

Je partage tout à fait le regard porté par Calcédoine sur les «occasions», à ne pas confondre avec des «outils». Même si on peut supposer que, vu de la Providence, une transmutation des unes aux autres reste sans cesse possible.

«La générosité universelle est une langue sans mots, une vue sans vision, un corps sans acte, une preuve sans argumentation. C’est une source qui vient de la mer et des mystères de la mer».

De plus, étant depuis peu devenu bavard, et le prouvant ici, je n’ai plus rien contre les conférences, en soi. Faut que je trouve d’autres boucs émissaires... zut.


Dans sa réponse, (ainsi que dans celle de Charly, en contrepoint : son aimable ironie, que j’apprécie ) il y a un autre point qui me donne à penser, celui d’animateurs «qui avaient un côté escroc assez marqué, et qui pourtant avaient un talent plus que certain à mettre le doigt sur les blocages majeurs qui empêchaient certains participants à évoluer. Comme quoi, parfois, cohabitent le pire et le meilleur.»

Où l’on retrouve Maître Pierre du Coignet (Fulcanelli), le diable portant parfoist pierre... et les fous (au bonnet souvent phrygien) des compagnies de la Mère Folle qu’affectionne R. Alleau.


C. G. Jung, en son impressionnante «Réponse à Job», méditant sur le mystère d’iniquité d’une façon proche du Jacob Boehme confronté au «colérique», nous introduit à une économie divine amorale à souhait, même si au bout du compte escompté tout ce processus vise la plus-que--perfection. On y constate qu’un traffic d’influences Dieu-Diable régule la coction vécue par Job.
Ceci pour en venir à souligner quelques aspects peu évoqués de la tutélaire divinité présidant discrètement ce forum (et d’autres) : Hermès.

Le même Jung, (in «Le fripon divin») fut l’un des rares à scruter cet archétype dont des exemplifications ambigües se retrouvent aussi bien chez les indiens d’amérique du nord (du mythe du Corbeau aux heyokas sioux : initiés faisant tout à l’envers), que chez les scandinaves avec Loki. On peut dire, (très rapidement), que les précités illustrent de manière facécieuse et souvent dérangeante, voir «mordante», le fait que «la sagesse de dieu est folie pour les hommes». Ce, même si nos missionnaires s’aventurant vers ces peuplades primitives zé païennes, ont sur le champ reconnu en ces fripons l’obsédant démon niché... en leur subconscient. Bravo.

De même, Guénon, dans quelques articles, médita sur la «connivence» probable, mais vers la Source..., entre ce que nous (: les moins domestiqués d’entre nous...) qualifions de mal et de bien. Voir entre autre: «Les dualités cosmiques».
A mon humble avis de bourricot, on peut même supposer qu’il dût à cette «contemplation» (un brin prématurée ?), le caractère excessivement rigoureux et... contondant de ses lumières.
Voir le «pilier» concerné, dit de la Rigueur, dans la kaballe juive... Y a un gros nid de chauves-souris, vers le Haut.
Bref, une porte, parait-il, doit être ouverte ou fermée; lui arrive à faire les deux en même temps, pour au final nous la claquer au nez. Etrange... au point qu’il n’est peut-être pas déplacé, au regard de la connivence précédente, de penser qu’il connaissait trop bien sa fameuse Contre-initiation.
«Quand tu regardes un abime, lui aussi regarde en toi».

Cette perfide insinuation, qui me vaudra l’anathème (youpi!) des quelques guénolâtres en pécheresse vadrouille sur le net , s’appuie entre autre sur le refus total de considérer ses assertions comme des repères initiatiques valables, refus qui me fut vigoureusement signifié par un représentant (aussi docte que qualifié) d’une non-voie. In-com-pa-tible !
Manifestement trop raide, sombre et bardé d’exigences (périmées ?) pour que la Grâce soit tentée de se poser sur un affilié à ces «vérités» trop... vraies. Or, mieux vaut, en ces temps de disette initiatique, (on juge les arbres à leurs fruits...non ?) ne point trop lui fermer la porte.

Paradoxe guénonien, curieusement repris par le vedanta new-age: mettre sans cesse au pinacle une sur-transcendance «vedantic», abstraction (ou «extinction» très partielle) à partir de laquelle on passe sa vie dans le gaz ou, en mode actif : à légifèrer sur tout ce qui traine en bas dans l’ «illusion»... au point qu’il en résulte (en fait) un dualisme aussi lourdaud qu’insolvable.
Voir plutot la différence, bien établie par le sheikh Thirmidi, (non récupéré par les traditionalistes comme Ibn’Arabi) entre voie de la «patience» qui vit de et dans la distance, et celle de la «louange» qui ignore cette apparente évidence, déliberemment et amoureusement.

Voilà bien un de ces «lieux communs», cher Charly; mais comme les autres : plutôt aveuglant d’... évidence. Il ne suffit peut-être pas de les asséner; peut-être les filtrer un minimum... en prenant soin que notre imbécile opacité (en tout cas, la mienne) ne desserve pas trop. Non ?

 
Pierre Gordon ayant consacré une de ses scrupuleuses recherches au notre d’Hermès, porteur du titre et gréco-romain (même si la figure de Thot s’y superpose aisément), je ne m’étendrai pas dessus. Même si nombre de ses comportements semblent «moralement» répréhensibles... En revanche, me parait plus «actuelle» et virulente... la survivance de l’archétype en climat monothéiste. On ne l’aperçoit bien, de plus, que dans les ésotérismes connexes notamment musulman, ce qui n’est pas très surprenant connaissant le coté arche de Noé de cette tradition ayant recueilli moults sapiences antérieures. Hospitalité grâce à laquelle nous devons, semble t’il, le gros de notre alchimie et hermétisme.
Même si on n’en sent guère le jasmin (celui des Fidèles d’Amour) chez nos laborantins....Hum hum.


En passant : Calcédoine, je crains que lorsque tu affirmes catégoriquement ceci : «la Tradition s'enseigne par voie orale», tu oublies qu’en alchimie, étrangement (pt’êt un effet Thot), la bârâkha se transmet essentiellement par les livres. Voir Alleau à ce sujet.

D’autre part, mieux vaut distinguer enseignement et transmission; cette dernière («entre 4 yeux», encore que...) pouvant s’effectuer en silence. Voir Ramana Maharshi sur ce mode, le shivaïsme kashmiri; ou encore les soufis Naqshbandi. Le «rigpa» du Dzogchen, lui, pouvant aussi, si le postulant n’est pas assez «soluble» dans ce silence, être transmis par gestes, sans stade oral.
Immaculées conceptions....(?)


Reprenons notre labyrinthique monologue.
En s’appuyant sur les assimilations et filiations proposées par l’ésotérisme islamique, (Hermès-Enoch-Khidr-Elie), ou celles voisines de la kabbale juive (allant de Melkitsedec à Metatron, en passant par Jonas-Samson et autres colériques), on relèvera que les entités en cause se voient, plus ou moins explicitement, «localisées» au ciel du Soleil. Soit, le 4ème des 7 en la plupart des astrosophies.

Avant d’aborder la signification de ce placement médian, qui semble s’être imposé aux anciens éveillés soucieux d’inclure le créé (concret + subtil) dans l’Irradiation perçue, je rappelle qu’on peut y «loger» également quelques figures chrétiennes, pas forcément catholiques du reste, puisque qu’en partant du Baptiste, on aboutit à l’Elie-artiste des paracelsiens.


Après ce tour d’horizon abrahamique, plus rien... encore que pour faire plaisir à Chèvre, je n’ai pas grand chose à opposer à son Dracula; (qui mériterait une visite approfondie, ne serait-ce qu’en tant que seul archétype digne de ce nom pondu récemment) même si la «chose» me semble plus blête que mûre. Encore un qui a mal tourné, autour de son Soi ?

 
Mais revenons-en à l’Artiste par excellence.
Guénon, à ce sujet muni de sapience soufie, (même si, comme souvent, il transforme ce mystère en... énigme), nous informe in «Les cycles cosmiques», qu’il y a comme une permutation entre le Christ et Elie. Le premier étant à première vue «situé» au ciel de Mercure, plus bas. Puis, drappé d’énigmatisme, il nous entretient du lien, aussi étroit que fondamental, entre ce «comme» et l’alchimie considérée en son sens le plus élevé. L’info (non développée par ses soins) me parait d’une importance considérable, car en rapport avec les possibilités et impossibilités actuelles.

La Lumière Nouvelle, christique en esprit et en vérité (rien à voir avec Rome, ou si peu), proférée dans les «Dialogues avec l’ange» (mon post précédent) est de la même eau (ignée) que celle, plus vacillante et ténue car sous le boisseau, émanant jadis d’Elias-artista.

Les oeuvres de J. Boehme, D’Eckarthausen, Louis Cattiaux, Alleau, Trojani, sont autant de vitraux qu’elle transfigure prodigieusement et... discrètement. Je ne vois rien d’aussi charitable, regardant notre occident à présent voué, comme le rappella L. Lallement (chartreux) : «au long cheminement des égarés qui, pour retrouver les cieux étoilés, passe par le tréfonds des enfers».

«Vocation bien conforme à la logique interne d’une civilisation fondée sur l’Incarnation, et vouée à l’exigence intégrale de la Rédemption. Le goût occidental du terrestre avait ici sa finalité valable».

«Alors commençerait la quète des trésors de la terre, autre phase du Grand Oeuvres des derniers temps, dont le vrai but, vite oublié, devait être de tout ramener, quand refleurirait la Rose, dans le filet d’or du Grand Pêcheur».

«La graine, promesse de l’arbre dont elle porte l’image et le vivant principe, doit être enfouie en terre sombre, y mourir, se l’assimiler, pour qu’un jour une verte ramure, engendrée du croisement de la puissance de vie avec la substance terrestre, réalise leur mutuelle assomption (...)».


On reviendra plus tard si possible sur ces 2 déroutants barreaux de l’échelle de Jacob, en rapport avec «la vocation de l’occident". Il est probable qu’ils nous permettent une conjonction science-conscience efficiente, et pas seulement de la parole verbale d’un coté et, de la technique laborantine ou «énergétique» de l’autre... Eternel divorce théorie-pratique remarquablement mis en lumière par F. Julien dans ses diverses approches d’une pensée, la chinoise, établie sur de toutes autres prémisses. Laquelle ne manque pas d’intérêt, au vu de notre sujet, étant donné que :

«Il importe de noter qu’aucune pratique quelle qu’elle soit ne permettra de retrouver ce qui est absent, (à savoir : ce Présent), tant qu’elle sera considérée comme un moyen d’atteindre un objectif «futur» .

Lieu comme-Un, isn’t it ?

Pour en tamiser l’évidence, je propose d’interposer un bidouillage assez simple ne fonctionnant qu’en notre présent (vestige du précédent) : le pendule de Foucault. Soit, la démonstration scientifique (ouf...) que l’universel c’est bien le local, moins les murs. J’y recours, étant convaincu que l’alchimie est bien une métaphysique expérimentale, avec tout ce que celà implique comme conséquences... «poétiques».

Ici, l’analogie est requise, notre science moderne, plan-plan, ne prenant pas en considération les degrès suprasensibles de la réalité. Mais l’inverse étant plausible, que la Table d’Emeraude nous renvoie l’ascenseur !
Dans une étude signée Isiacum hermeticum, l’auteur, méditant le versant «physique» de l’Opus, remarque ceci :

«Ce n’est pas à une partie de bras de fer entre deux champs énergétiques physiques que la transmutation prétend donner lieu. Il ne s’agit aucunement de contraindre l’état d’un système à évoluer par l’action extérieur d’un autre, de même nature, mais plus puissant.
La science d’Hermès a toujours prétendu agir par le champ interne de la structure à modifier, et ce par la dimension même où nous verrons les particules perdrent leur substance.

Ceci s’accomplit lors de la préparation de la pierre à la faveur d’une mise en condition d’ordre électronique par l’action d’un «feu de nature Saline».

Quant aux aspects immatériels ou plutot non objectifs del’opération, la micro-physique est désormais préparée à en situer le concept dans cet ordre quasi «nouménal», ainsi que l’avait perçu Bachelard, où se meut le substratum énergétique de la matière.

L’équation de la relativité est l’expression fondamentale de sa faculté de matérialisation. D’autres lois mathématiques évoquées plus loin cernent divers épiphénomènes de cet être énergétique. D’autres s’ajouteront. (c’est bibi qui souligne).


En ce qui concerne l’expérience qu’en a l’hermétisme nous pouvons indiquer son étrange parenté avec une expérience de physique, énigmatique et assez célèbre, dont la leçon n’a sans doute pas été clairement perçue. Elle recèle une clef de la pratique alchimique. Il s’agit de l’expérience du pendule de Foucault.
On observe en effet un décalage progressif au cours des heures du plan d’oscillation d’un pendule. Ce plan restant fixe par rapport à un corps stellaire, dit «repère galiléen»; en termes plus explicites le plan d’oscillation suit par son déplacement, le mouvement apparent (par rapport à la terre) du corps stellaire sur lequel il est aligné.

Le problème commence à être perçu, et par conséquent posé, en termes fort suggestifs dans le langage des astro-physiciens.

Pour ceux-ci la nature des forces impliquées peut se décrire dans les termes d’une liaison entre les structures de la matière dans l’infiniment grand et dans l’infiniment petit (la petite masse métallique du pendule).

C’est très exactement cette sorte de syntonisation (= réglage d’un appareil récepteur permettant l’amplification d’une fréquence déterminée) que recherchait l’alchimiste en oeuvrant comme Newton aux seules saisons équinoxiales, notament au printemps (...).
C’était là le signe de la quête d’un rapport singulier qui s’établit lors de moment privilégiés du mécanisme céleste, entre le Macrocosme et le microcosme minéral oeuvré.»


- Malheureusement, faute de place, suis obligé de vous priver de la suite. Disons que l’auteur (Adepte ?) en vient vite à disserter, très charitablement, de «l’unité de la Vie dans tous les règnes», s’arrétant forcément plus sur «la vie élémentaire», via des parallèles mineral-vegétal concernant la puissance germinative des «embryons». Jusque là, rien que de très «classique», sauf ceci, moins fréquent :

«La qualité de cette énergie (Vie) n’est aucunement modifiée par la nature de ses supports. De ceux-ci dépend seulement la complexité de son expression et la poussée évolutrice tend précisément à amener ses véhicules à une qualification telle que tous ses attributs puissent s’exprimer sans restriction.

L’un de ceux-ci est la conscience qui n’est différente, du minéral à l’homme qu’en degrè d’expression et d’auto-perception.»

Conscience ! M’est avis qu’en cet arcane majeur se boutent les «vases communicants».

Nous verrons par la suite, (si je ne m’emmêle pas trop les pinceaux dans les interférences spatio-temporelles), qu’à ce sujet les non-voies auraient beaucoup à dire, ou plutôt à suggérer...en étroite sym-pathie avec la phrase soulignée, ainsi qu’avec des approches «ondulatoires» plus que corpusculaires de notre physique. Voir surtout F. Trojani.
Et, notament sur les intervals propices, souvent qualifiés chez elles d’équinoxiaux... Bref, une talismanie dont les «lois» s’appliquent aussi bien à la quête d’éveil, qu’à l’office des ténèbres minérales.

L’interval majeur, fondamental (dont les autres, mineurs, seraient les apôtres) étant, de l’avis général, en consonnance avec ce que nous appelons la Mort. Ou le Vide... Son silence, Fontaine de Jouvence comme le dit R. Alleau.
L’apport épistémologique du scientifique cité dans mon post précédent, W. Smith ne sera pas de trop pour esquisser une passerelle. Aussi, ne m’en veuillez pas, si ce post et ses suivants dépassent un peu le volume convenu... (par qui au fait ?).

Je profite d’une des salves de Charly pour ré-introduire la suite exigée par mon début :
“ Quoi de plus léger que la lumière du soleil ?
Cependant c'est elle qui donne le poids à toutes les choses du monde.”

“ La lumière du soleil contient toutes les autres lumières, elle est comme l'essence de la vie.”

“ La lumière du soleil, de la lune et des étoiles féconde perpétuellement l'eau du ciel qui porte la semence jusque dans les profondeurs de la terre d'où surgit la vie des êtres et des choses.”
(Le Message retrouvé)

Soit le «ciel du soleil» accosté précedemment.


Je potasse ma suite le temps que vous digériez cette entrée.
Cordialement
boron.
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Re: La connaissance de soi

Message  Chèvre le Lun 19 Juil 2010, 16:00

... pour illustrer un aspect de ton post, Aliboron, la mention du Pendule de Foucault, j'ai posté ici :


une "analyse" (ou disons, une 'observation' sur) des cartouches de la carte XII LE PENDU du Tarot de Nicolas Conver.

En résumé : Ce regard particulier détecte le mot aXe caché dans le cartouche du pendu, en jouant au culbuto avec les lettres et les chiffres :



("démonstration" complète sur le lien + haut, sans rigoler !).

Guématrie, Nombres

A ces aspects graphiques, on peut ajouter que le Pendu, carte XII, est aussi liée :
au Cosmos (12 signes, 12 mois etc.),
aux cercles, grands ou petits (12° est le 30ième de 360°)
En guématrie, on notera que le mot aXe caché dans le Pendu vaut 1+24+5 = 30, soit 1/12ième de 360° (et justement le multiplicateur qui manquait au XII).

Le mot PENDU lui même totalise 16+5+14+4+21=60, soit le 1/6ième du cercle.

Le E bizarre ayant été envoyé en haut (dans le cartouche des chiffres), il reste en bas, dans le cartouche du Nom, L PENDU, ce qui, en guématrie, totalise 12+16+5+14+4+21=72, soit d'une part le 1/5ième du cercle, et d'autre part, la mesure de l'angle du Triangle d'Or (déjà aperçu dans l'observation d'une autre carte à tiroirs du Tarot de Nicolas Conver: TEMPERANCE. Voir ici : Géométrie Sacrée, ainsi qu'en d'autres endroits de ce même fil, largement consacré à la Melencolia de Dürer)

"That's all, folks", c'était un simple intermède visuel... En tout cas, le Pendu est un joli Pendule... et pose bien la question de l'aXe... vers quoi pointe donc la flèche dessinée par la corde ?... Vers cet X, en tout cas... pas de doute. Ce retournement de lettres... ne faisant peut-être qu'indiquer... un retournement de l'être.



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Re: La connaissance de soi

Message  Logos le Lun 19 Juil 2010, 23:06

Bonjour ! Queques réflexions...
Concernant le pendule de Foucault, un extrait de Wikipédia me semble développer le rapport entre infiniment-petit et infiniment-grand évoqué par Aliboron :

Dans une première approximation, le plan du pendule est fixe par rapport au Soleil. Mais, si Foucault avait réussi à construire un pendule capable d'osciller suffisamment longtemps, disons pendant un mois, il se serait aperçu que le plan d'oscillation dérivait également par rapport à la position du Soleil. Notre étoile ne fait donc pas partie du système de référence en question.
Peut-être faut-il alors considérer les étoiles proches du Soleil ? Mais là aussi, si l'expérience pouvait durer suffisamment longtemps, elle montrerait que le plan des oscillations se déplace nettement par rapport aux étoiles après quelques années. Quel objet choisir dans ce cas ? Le centre galactique, la galaxie d'Andromède, le superamas local ? Chacun de ces objets donnerait l'illusion d'être fixe par rapport au plan des oscillations, mais finirait, après un temps de plus en plus long, par révéler une dérive.
Si l'expérience pouvait être menée suffisamment longtemps en considérant comme référence les objets les plus lointains de l'univers, les galaxies ou quasars situés à des milliards d'années-lumière, on pourrait constater encore une infime dérive du plan d'oscillation
Finalement, l'ultime recours serait de considérer comme référence le rayonnement de fond de l'univers. Avec ce système de référence, et si l'expérience de Foucault était réalisable, le plan des oscillations serait enfin fixe et il n'y aurait plus de dérive. Ce n'est donc qu'en fonction de l'Univers dans son ensemble, que nous pouvons définir un référentiel galiléen par rapport auquel le plan des oscillations est fixe.
Le pendule de Foucault se moque donc de la présence du Soleil ou de la Galaxie. Son mouvement lui est directement dicté par l'Univers entier.
Un petit croquis vite fait (et à l'envers, pour s'entraîner à renverser le regard Sarcastique)...



j'ai juste voulu représenter la terre tournant autour du soleil, celui-ci tournant autour du centre de la galaxie (point 1), ce centre galactique tournant lui-même autour d'un centre « super-galactique » (point 2), etc... Chaque centre constitue un repère (croix) qui peut être considéré fixe sur certaines échelles de temps, mais qui ne l'est pas dans l'absolu... Sauf, le centre hypothétique numéro « infini » (indéfini) qui pourrait correspondre à ce que Cattiaux appelle le « centre du centre » (?)

Du coup on pourrait imaginer une structure (par exemple) fractale-circulaire, type :



Cette figure restant trompeuse, puisqu'elle fixe une limite supérieure (le cercle initial) à partir de laquelle on descend dans l'infiniment-petit (échelles eu égard auxquelles la limite supérieure jouerait alors le rôle d'infiniment-grand)... et donc, n'importe quel niveau inférieur (par exemple le système terre-soleil), pour éloigné qu'il soit du « ground zero », n'en reste pas moins à un niveau fini.

Solution ? Si les extrêmes se rejoignent, façon Ouroboros, alors l'infiniment-grand est l'infiniment-petit (!?), ce qui permet d'évacuer la notion toute linéaire de « ground zero », mais ne résout pas le problème pour moi (empêtré dans l'imagine-mal)

Scratch A développer...

Mais ça signifierait, en admettant que le Mouvement suive la loi causale "plus petit vers plus grand", que la source infiniment-petite du mouvement (et donc périphérique en quelque sorte) prend naissance dans l'infiniment-grand (et central)... une sorte de système rétroactif (feed-back) où la causalité est forcément mise à mal bien qu'elle existe (mais en tant qu'épiphénomène)

Wikipédia a écrit:Une boucle de rétroaction est un dispositif qui lie l'effet à sa propre cause, avec ou sans délai [...]
Les comportements des systèmes se répartissent en trois grands types :
- amplification, voire emballement tant que les limites physiques ne sont pas atteintes (effet boule de neige : effet Larsen, explosion nucléaire...),
- régulation stable, éventuellement sous forme cyclique, avec ou sans amortissement : clignoteur, sonnette électrique, thermostat ...
- entre les deux, fonctionnement chaotique, qui peut néanmoins sous certaines conditions déboucher sur un comportement émergent
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Re: La connaissance de soi

Message  Bertrand le Mar 20 Juil 2010, 21:19

Logos a écrit:
Un petit croquis vite fait (et à l'envers, pour s'entraîner à renverser le regard Sarcastique)...

en déplaçant le centre ça donnait ça :

C'est amusant parce que ton dessin représente un générateur d'épicycloïde ou quelque d'approchant, avec une modélisation des astres à l'opposée de Ptolémée.

edition : je suis désolé je réponds encore une fois à côté de la plaque du fil de discussion initial... à déplacer ou effacer donc !

Bertrand
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Re: La connaissance de soi

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