La connaissance de soi
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La connaissance de soi
Bonjour ! ! !
Voici un petit texte de Khalil Gibran qui m'a interpellée :
La connaissance de soi, nous aide à mieux connaître les autres, à mieux les comprendre et à nous sentir responsable. La connaissance de soi nous permet de trouver les solutions au-dedans de nous et non plus à l'extérieur de nous.
Se connaître soi-même, au niveau le plus profond, est aussi connaître Dieu. Le Soi et le Divin sont une seule et même chose.
Amitiés.
Voici un petit texte de Khalil Gibran qui m'a interpellée :
Se connaître soi-même est une chose essentielle.Un homme dit:" Parle-nous de la Connaissance de soi"
Il répondit:
" Vos coeurs connaissent en silence les secrets des jours et des nuits.
Mais vos oreilles se languissent d'entendre la voix de la connaissance en vos coeurs.
Vous voudriez savoir avec des mots ce que vous avez toujours su en pensée.
Vous voudriez toucher du doigt le corps nu de vos rêves.
Et il est bon qu'il en soit ainsi.
La source secrète de votre âme doit jaillir et couler en chuchotant vers la mer,
Et le trésor de vos abysses infinis se révéler à vos yeux.
Mais qu'il n'y ait point de balance pour peser votre trésor inconnu,
Et ne sondez pas les profondeurs de votre connaissance avec tige ou jauge,
Car le soi est une mer sans limites ni mesures.
Ne dites pas: "J'ai trouvé la vérité", mais plutôt: "J'ai trouvé une vérité".
Ne dites pas: "J'ai trouvé le chemin de l'âme". Dites plutôt: "J'ai rencontre l'âme marchant sur mon chemin".
Car l'âme marche sur tous les chemins.
L'âme ne marche pas sur une ligne de crête, pas plus qu'elle ne croît tel un roseau.
L'âme se déploie, comme un lotus aux pétales innombrables. "
La connaissance de soi, nous aide à mieux connaître les autres, à mieux les comprendre et à nous sentir responsable. La connaissance de soi nous permet de trouver les solutions au-dedans de nous et non plus à l'extérieur de nous.
Se connaître soi-même, au niveau le plus profond, est aussi connaître Dieu. Le Soi et le Divin sont une seule et même chose.
Amitiés.

Aube-Aurore- Nombre de messages: 207
Age: 32
Date d'inscription: 15/04/2008
Re: La connaissance de soi
Konnichiwa !Connaissance de soi dis-tu Aube-Aurore, mais qu'est-ce que le Soi ?
Pour Râmana Mahârshi, le Soi est la conscience elle-même et ne dépend de rien.
Je retiens ces citations de Râmana Mahârshi :
Râmana Mahârshi nous dit que connaître le Soi signifie être le Soi.La conscience est le je. Réalisez-le et vous découvrez la Vérité.
Personne ne peut nier son propre être. Etre est connaissance, c'est à dire conscience. Cette conscience implique l'absence d'ignorance.
Le Soi pur est simplement Etre. Il ne s'associe pas avec des objets et ne devient pas conscient comme dans l'état de veille. Ce que vous appelez conscience dans l'état présent est une conscience associée qui requiert un cerveau, un mental, un corps etc.
Connaître le Soi veut dire être le Soi...Vous avez été tellement habitué à la connaissance relative que vous avez fini par vous identifier à elle. Cette fausse identification a forgé la difficulté à connaître le Soi qui ne peut être objectivé.
Sayônara.
Sakado Wan- Nombre de messages: 21
Date d'inscription: 11/07/2008
Re: La connaissance de soi
Bonjour ! ! !
Merci Sakado Wan, j'ajouterais ces 2 citations :
La connaissance de soi est une naissance à sa propre lumière, à son propre soleil. L'homme qui se connaît est un homme vivant. (Marie-Madeleine Davy)
Se connaître nous fait plier le genou, posture indispensable à l'amour. Car la connaissance de Dieu engendre l'amour, et la connaissance de soi engendre l'humilité. (Mère Teresa)
Amitiés.
Merci Sakado Wan, j'ajouterais ces 2 citations :
La connaissance de soi est une naissance à sa propre lumière, à son propre soleil. L'homme qui se connaît est un homme vivant. (Marie-Madeleine Davy)
Se connaître nous fait plier le genou, posture indispensable à l'amour. Car la connaissance de Dieu engendre l'amour, et la connaissance de soi engendre l'humilité. (Mère Teresa)
Amitiés.

Aube-Aurore- Nombre de messages: 207
Age: 32
Date d'inscription: 15/04/2008
Re: La connaissance de soi
Bonjour. Pour connaître le SOI, il faut d'abord savoir ce qu'est le SOI.
Pour Bernard, le Soi n'est pas un état. Voici le lien où Bernard l'explique par questions/réponses :
http://eveilimpersonnel.blogspot.com/2007/09/le-soi-nest-pas-un-tat-bernard.html
Pour Bernard, le Soi n'est pas un état. Voici le lien où Bernard l'explique par questions/réponses :
http://eveilimpersonnel.blogspot.com/2007/09/le-soi-nest-pas-un-tat-bernard.html
Henri Schersch- Nombre de messages: 284
Age: 42
Date d'inscription: 21/07/2008
Re: La connaissance de soi
Bonjour à tous ,
Je rajouterais ces paroles de Bernard Harmand qui me paraissent essentielles pour la compréhension du SOI :
"Le Soi est la vie. Donc on pourrait en rester là sans qu’il se manifeste. Mais la nature du Soi est de se manifester. Il se manifeste par nature le soi, pas par intérêt ou pour quelque chose…..pour rien ! Parce que c’est sa nature.
Ce qui est Sacré en fin de compte c’est LA VIE, c’est LE SOI.
On ne peut pas voir le SOI. On ne peut que l’être. Alors là on peut dire au moins cela. Le soi n’est pas une expérience. C’est quand l’expérience s’arrête qu’il n’y a plus que le soi.
SOI ou Nature du Bouddha"
Amicalement,
Ludy.
Je rajouterais ces paroles de Bernard Harmand qui me paraissent essentielles pour la compréhension du SOI :
"Le Soi est la vie. Donc on pourrait en rester là sans qu’il se manifeste. Mais la nature du Soi est de se manifester. Il se manifeste par nature le soi, pas par intérêt ou pour quelque chose…..pour rien ! Parce que c’est sa nature.
Ce qui est Sacré en fin de compte c’est LA VIE, c’est LE SOI.
On ne peut pas voir le SOI. On ne peut que l’être. Alors là on peut dire au moins cela. Le soi n’est pas une expérience. C’est quand l’expérience s’arrête qu’il n’y a plus que le soi.
SOI ou Nature du Bouddha"
Amicalement,
Ludy.

Ludivine- Nombre de messages: 184
Date d'inscription: 04/04/2010
Re: La connaissance de soi
Hello!
Je ne savais pas que tu appréciais Bernard, Henri (ni toi, Ludivine). Heureux de l'apprendre. Pour ma part, je suis fan (... je suis un sentimental!).
Je reviens sur le post initial de Aube-Aurore.
Une fois lu le très beau texte de K. Gibran, je souhaite revenir sur une ou deux de tes expressions, A.-Aurore :
"Se connaître soi-même est une chose essentielle.
La connaissance de soi, nous aide à mieux connaître les autres, à mieux les comprendre et à nous sentir responsable. "
Je suis mal placé pour en parler, mais en tout cas, de mon clocher je ne suis pas d'accord avec cette formulation: "Mieux connaître les autres" etc. Il semble plus juste de dire: et tu connaîtras les autres, ni plus ni moins. De même que tu connaîtras l'Univers et les Dieux. Un peu comme si, te connaissant toi-même... tu connaissais Tout. Une âme... Comme si nous étions Une âme.
Bon, évidemment ça ne veut pas dire grand-chose, pour notre mental tout occupé de son ego... comme tous les intervenants, à la suite de Sakado-San l'ont souligné, les auteurs, disons... autorisés avertissent que le Soi, la réalisation, l'Eveil etc. ne peut pas être conceptualisé. Cela échappe totalement à la sphère du mental, si subtil qu'en puissent être les approches dites 'progressives'.
C'est pourquoi je reviens sur la formulation: "mieux connaître les autres etc". Ce n'est pas le mental qui va nous faire progresser, ni nos "bons efforts", ou efforts pour être meilleurs... (si dévoués soient-ils, d'ailleurs: Mere Teresa n'est pas considérée comme une éveillée, malgré tout son oeuvre charitable immense, son courage...).
La non-voie, ou la voie directe, a l'avantage de ne pas s'attacher à des résultats transitoires, qui sont encore des gadgets (très sophistiqués) auxquels s'attachent le mental, voire même des leurres, ou des impasses redoutables: le Néant pour le Néant, et non la plénitude qui était censée aller avec...
Bref, l'Ecoute (inconditionnée, peut-être?...) semble beaucoup plus solide, comme piste d'envol, que les 'bonnes intentions', se bien conduire, etc. , plus accessibles aux 'conditionnements'.
Bon, moi je suis plutôt un gentil garçon, bien poli et tout (sauf sur les Forums
). Mais... "Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt …" comme dit J.-J. ?
Je ne savais pas que tu appréciais Bernard, Henri (ni toi, Ludivine). Heureux de l'apprendre. Pour ma part, je suis fan (... je suis un sentimental!).
Je reviens sur le post initial de Aube-Aurore.
Une fois lu le très beau texte de K. Gibran, je souhaite revenir sur une ou deux de tes expressions, A.-Aurore :
"Se connaître soi-même est une chose essentielle.
La connaissance de soi, nous aide à mieux connaître les autres, à mieux les comprendre et à nous sentir responsable. "
Je suis mal placé pour en parler, mais en tout cas, de mon clocher je ne suis pas d'accord avec cette formulation: "Mieux connaître les autres" etc. Il semble plus juste de dire: et tu connaîtras les autres, ni plus ni moins. De même que tu connaîtras l'Univers et les Dieux. Un peu comme si, te connaissant toi-même... tu connaissais Tout. Une âme... Comme si nous étions Une âme.
Bon, évidemment ça ne veut pas dire grand-chose, pour notre mental tout occupé de son ego... comme tous les intervenants, à la suite de Sakado-San l'ont souligné, les auteurs, disons... autorisés avertissent que le Soi, la réalisation, l'Eveil etc. ne peut pas être conceptualisé. Cela échappe totalement à la sphère du mental, si subtil qu'en puissent être les approches dites 'progressives'.
C'est pourquoi je reviens sur la formulation: "mieux connaître les autres etc". Ce n'est pas le mental qui va nous faire progresser, ni nos "bons efforts", ou efforts pour être meilleurs... (si dévoués soient-ils, d'ailleurs: Mere Teresa n'est pas considérée comme une éveillée, malgré tout son oeuvre charitable immense, son courage...).
La non-voie, ou la voie directe, a l'avantage de ne pas s'attacher à des résultats transitoires, qui sont encore des gadgets (très sophistiqués) auxquels s'attachent le mental, voire même des leurres, ou des impasses redoutables: le Néant pour le Néant, et non la plénitude qui était censée aller avec...
Bref, l'Ecoute (inconditionnée, peut-être?...) semble beaucoup plus solide, comme piste d'envol, que les 'bonnes intentions', se bien conduire, etc. , plus accessibles aux 'conditionnements'.
Bon, moi je suis plutôt un gentil garçon, bien poli et tout (sauf sur les Forums
Dernière édition par Chèvre le Ven 11 Juin 2010, 20:33, édité 1 fois

Chèvre- Nombre de messages: 350
Date d'inscription: 06/06/2009
Re: La connaissance de soi
résumé condensé: dans la 'Réalisation', ce n'est pas l'ego qui réalise...

Chèvre- Nombre de messages: 350
Date d'inscription: 06/06/2009
Re: La connaissance de soi
Voici matière à jouer sur les mots :
(ex.: je réalise mon erreur). Là, l'égo... réalise !
OK aussi pour dire que ni le mental, ni l'intellect, ne sont des outils pour accéder à l'éveil. Et pourtant, certains physiologistes du cerveau et neurobiologistes voient le cerveau comme un "réalisateur de certitudes", un outil par le biais duquel ce que nous choisissons de croire tend à devenir notre réel. Si on voit le cerveau comme une machine similaire à un ordinateur, donc programmable à coups d'instructions autoritaires, le cerveau + le mental + l'intellect se conjuguent pour essayer de conformer la réalité aux instructions de programmation (certitudes) reçues. Cela donne toute une palette de résultats allant du plus infâme conditionnement, jusqu'à des effets inimaginables, presque irréels. La connaissance de soi et des outils "bio-logiques" dont nous disposons offre tout de même des possibilités de réalisation non négligeables.
Tout cela est très subtil...
...sauf, peut-être, dans le sens de "réaliser = se rendre compte de" !Chèvre a écrit:ce n'est pas l'ego qui réalise
(ex.: je réalise mon erreur). Là, l'égo... réalise !
OK aussi pour dire que ni le mental, ni l'intellect, ne sont des outils pour accéder à l'éveil. Et pourtant, certains physiologistes du cerveau et neurobiologistes voient le cerveau comme un "réalisateur de certitudes", un outil par le biais duquel ce que nous choisissons de croire tend à devenir notre réel. Si on voit le cerveau comme une machine similaire à un ordinateur, donc programmable à coups d'instructions autoritaires, le cerveau + le mental + l'intellect se conjuguent pour essayer de conformer la réalité aux instructions de programmation (certitudes) reçues. Cela donne toute une palette de résultats allant du plus infâme conditionnement, jusqu'à des effets inimaginables, presque irréels. La connaissance de soi et des outils "bio-logiques" dont nous disposons offre tout de même des possibilités de réalisation non négligeables.
Tout cela est très subtil...

Montaléchel- Nombre de messages: 151
Date d'inscription: 25/07/2008
Re: La connaissance de soi
Montaléchel a écrit:Voici matière à jouer sur les mots :...sauf, peut-être, dans le sens de "réaliser = se rendre compte de" !Chèvre a écrit:ce n'est pas l'ego qui réalise
(ex.: je réalise mon erreur). Là, l'égo... réalise !
Salut Monty
Je parle du point du seul point de vue d'un mec qui a lu un peu Bernard (Harmand), et un peu Jean Klein.
Donc, 1/ je ne parle pas de mon vécu. 2/ les 'fonctions' cervicales et autres dont tu parles, je comprends un peu, vaguement, de quoi tu parles, mais... Non, pas du tout, en fait! Et ça sort de mes lectures 'hindouïsantes'. : Joker!
Toutes ces réserves étant faites, malgré tout il semble que pour Jean Klein et Bernard, non, ce n'est pas le mental qui réalise, même pas au sens de 'je me suis trompé'.
C'est 'après-coup' que le mental (et le corps d'ailleurs) s'harmonisent avec le Soi, la Conscience, ou comme on voudra l'appeler. Le mental est l'instrument... comme la bouche, peut-être... Qui dira "j'ai réalisé"...
Pour le reste, il faudrait demander à un jivan mukta ce qu'il pense de ces trucs neuro etc. dont tu causes...

Chèvre- Nombre de messages: 350
Date d'inscription: 06/06/2009
Re: La connaissance de soi
Salut... Je reviens sur le sujet du Soi...
Parce qu'à y repenser, et à relire mes propres posts dans ce fil, je ressens comme un malaise... Ou plutôt 2. Lesquels?
Malaise no 1/
Celui de dire, ou plutot d'écrire, c'est à dire figer... ce qui ne saurait l'être, pour au moins deux raisons:
* cela ne peut être fixé, car par nature fluide, fluctuant, insaisissable.
* cela ne devrait en aucun cas être figé, au risque d'en empailler l'essence... d'en perdre le parfum.
A l'appui de ces scrupules, on peut se rappeler, par exemple, que les deux Jivan Mukta précités (Jean Klein et Bernard), ainsi que bien d'autres, mettent souvent en garde contre une lecture trop pointilleuse, ou mot à mot, de leurs entretiens. Qui sont justement des entretiens, des dialogues ayant été notés ou enregistrés, puis retranscrits; et nullement des "livres".
Ensuite, on a l'exemple de réponses contradictoires, mais nullement 'farfelues' pour autant: Nisargadatta, par exemple (voir "Je Suis"), répondant à des personnes de culture et provenance très diverses, "adapte" ses réponses. Tout du moins, c'est ce qu'il semble... Il est possible aussi qu'il donne des réponses différentes parce que les 'réalités' le sont également.
Je me suis donc surpris en flagrant délit de pontification orthodoxe. Ach! Beurk... Rideau!
Moralité:
Il vaut sans doute mieux balbutier juste que d'écrire (soi-disant clairement) des conneries.
Malaise no 2/
Je me suis aperçu que la référence de Monty à la Science m'avait rendu soupçonneux. Mais est-ce pertinent en soi? Sûr que non. Après tout, combien y-a-t-il de voies/non-voies d'éveil ou de réveil? Sans doute 6 milliards et demi + une. Alors, dans le tas il doit bien y en avoir des scientifiques. Même hard-sciences. Va savoir.
A ma décharge, j'ajoute que j'ai déjà remarqué qu'on utilisait souvent la 'caution' scientifique pour 'valider' des réalités, disons, pour dire vite... transcendantes, qui n'ont que faire de ce genre de validations (ça énervait déjà Guénon, cf "La Crise du Monde Moderne", notamment... C'est dire que ça ne date pas d'hier!)...
Et surtout, cet 'appui' scientifique semble surtout viser à évacuer de la dite transcendance tout ce qui n'est pas raisonnable, politiquement correct... Dès lors qu'on peut mesurer les ondes alpha, par exemple, les états mystiques de tel ou tel religieux/yogi/éveillé n'ont plus rien qui dérange, pas vrai? La science, de toute façon, sait tout, ou peut tout savoir. Faites-nous confiance... On peut même en faire un sujet du Vingt Heures sur TF1 (mais pas à la Une, faut quand même pas pousser...). Tout va bien, et Mr Météo peut enchaîner avec le temps qu'il fera ce week-end.
Mais eh!! Je ne dis pas du tout que c'est ce que Monty avait en tête! C'est juste que ça m'y a fait penser, et flipper...
Décidément... délicat sujet que le Soi...
Parce qu'à y repenser, et à relire mes propres posts dans ce fil, je ressens comme un malaise... Ou plutôt 2. Lesquels?
Malaise no 1/
Celui de dire, ou plutot d'écrire, c'est à dire figer... ce qui ne saurait l'être, pour au moins deux raisons:
* cela ne peut être fixé, car par nature fluide, fluctuant, insaisissable.
* cela ne devrait en aucun cas être figé, au risque d'en empailler l'essence... d'en perdre le parfum.
A l'appui de ces scrupules, on peut se rappeler, par exemple, que les deux Jivan Mukta précités (Jean Klein et Bernard), ainsi que bien d'autres, mettent souvent en garde contre une lecture trop pointilleuse, ou mot à mot, de leurs entretiens. Qui sont justement des entretiens, des dialogues ayant été notés ou enregistrés, puis retranscrits; et nullement des "livres".
Ensuite, on a l'exemple de réponses contradictoires, mais nullement 'farfelues' pour autant: Nisargadatta, par exemple (voir "Je Suis"), répondant à des personnes de culture et provenance très diverses, "adapte" ses réponses. Tout du moins, c'est ce qu'il semble... Il est possible aussi qu'il donne des réponses différentes parce que les 'réalités' le sont également.
Je me suis donc surpris en flagrant délit de pontification orthodoxe. Ach! Beurk... Rideau!
Moralité:
Il vaut sans doute mieux balbutier juste que d'écrire (soi-disant clairement) des conneries.
Malaise no 2/
Je me suis aperçu que la référence de Monty à la Science m'avait rendu soupçonneux. Mais est-ce pertinent en soi? Sûr que non. Après tout, combien y-a-t-il de voies/non-voies d'éveil ou de réveil? Sans doute 6 milliards et demi + une. Alors, dans le tas il doit bien y en avoir des scientifiques. Même hard-sciences. Va savoir.
A ma décharge, j'ajoute que j'ai déjà remarqué qu'on utilisait souvent la 'caution' scientifique pour 'valider' des réalités, disons, pour dire vite... transcendantes, qui n'ont que faire de ce genre de validations (ça énervait déjà Guénon, cf "La Crise du Monde Moderne", notamment... C'est dire que ça ne date pas d'hier!)...
Et surtout, cet 'appui' scientifique semble surtout viser à évacuer de la dite transcendance tout ce qui n'est pas raisonnable, politiquement correct... Dès lors qu'on peut mesurer les ondes alpha, par exemple, les états mystiques de tel ou tel religieux/yogi/éveillé n'ont plus rien qui dérange, pas vrai? La science, de toute façon, sait tout, ou peut tout savoir. Faites-nous confiance... On peut même en faire un sujet du Vingt Heures sur TF1 (mais pas à la Une, faut quand même pas pousser...). Tout va bien, et Mr Météo peut enchaîner avec le temps qu'il fera ce week-end.
Mais eh!! Je ne dis pas du tout que c'est ce que Monty avait en tête! C'est juste que ça m'y a fait penser, et flipper...
Décidément... délicat sujet que le Soi...

Chèvre- Nombre de messages: 350
Date d'inscription: 06/06/2009
Re: La connaissance de soi
Ah ! Chèvre ! Excellente postméditation sur tes propres écrits !
Par associations d'idées, il me vient ce qui suit.
- Le malaise n° 1 résulte d'un nécessaire compromis imposé par la technologie d'Internet (et, auparavant, l'imprimerie). Oui, l'écrit perdure; c'est bien pour ceux qui viennent "après" (éventuellement "longtemps après"), leur donnant accès à des idées émises par quelqu'un qu'il n'aurait jamais été possible de rencontrer autrement; mais c'est moins bien dans la mesure où les idées exprimées le sont toujours par rapport à un contexte circonstanciel, nécessairement mouvant, donc de moins en moins pertinent au fil du temps et de la sensibilité de chaque lecteur. Raison pour laquelle la Tradition s'enseigne par voie orale : entre 4 yeux, pour que l'essence du message se transmette sans altérations. L'échange oral permet une qualité de transmission que ne permettent ni le cours magistral, ni une publication.
- Le malaise n° 2 me paraît basé sur un malentendu lié au mot "science". Probablement à cause des dérives scientistes et de l'autoritarisme pédant qui polluent cette noble voie de recherche. Voie qui, bien entendu, ne peut convenir à tout le monde. J'en parle volontiers parce que je suis issu de ce milieu, mais je ne considère pas que la science puisse tout expliquer. Surtout pas le "pourquoi" des choses. Par contre, au niveau du "comment", là, la science est efficace pour décrire des mécanismes, de la cause vers l'effet. Autre domaine de pertinence de la démarche scientifique : la transmission d'informations fiabilisées. Le problème est que, forts de leurs succès, certains scientifiques se croient autorisés à cautionner des croyances infondées.
J'ai rencontré des gens que le cheminement scientifique a conduits à la spiritualité.
Et d'autres que le cheminement scientifique a conduits à ânonner.
Par associations d'idées, il me vient ce qui suit.
- Le malaise n° 1 résulte d'un nécessaire compromis imposé par la technologie d'Internet (et, auparavant, l'imprimerie). Oui, l'écrit perdure; c'est bien pour ceux qui viennent "après" (éventuellement "longtemps après"), leur donnant accès à des idées émises par quelqu'un qu'il n'aurait jamais été possible de rencontrer autrement; mais c'est moins bien dans la mesure où les idées exprimées le sont toujours par rapport à un contexte circonstanciel, nécessairement mouvant, donc de moins en moins pertinent au fil du temps et de la sensibilité de chaque lecteur. Raison pour laquelle la Tradition s'enseigne par voie orale : entre 4 yeux, pour que l'essence du message se transmette sans altérations. L'échange oral permet une qualité de transmission que ne permettent ni le cours magistral, ni une publication.
- Le malaise n° 2 me paraît basé sur un malentendu lié au mot "science". Probablement à cause des dérives scientistes et de l'autoritarisme pédant qui polluent cette noble voie de recherche. Voie qui, bien entendu, ne peut convenir à tout le monde. J'en parle volontiers parce que je suis issu de ce milieu, mais je ne considère pas que la science puisse tout expliquer. Surtout pas le "pourquoi" des choses. Par contre, au niveau du "comment", là, la science est efficace pour décrire des mécanismes, de la cause vers l'effet. Autre domaine de pertinence de la démarche scientifique : la transmission d'informations fiabilisées. Le problème est que, forts de leurs succès, certains scientifiques se croient autorisés à cautionner des croyances infondées.
J'ai rencontré des gens que le cheminement scientifique a conduits à la spiritualité.
Et d'autres que le cheminement scientifique a conduits à ânonner.

Calcédoine- Admin
- Nombre de messages: 301
Date d'inscription: 02/04/2008
Re: La connaissance de soi
Konnichiwa !
Vous lisant, me viennent 2 ou 3 idées, peut-être complémentaires des vôtres.
Pour ce que j’en sais, il est peut-être risqué de confondre le bien, dans sa classique opposition au mal, (quelqu’en soit les variantes culturelles) avec le souverain bien auquel mènerait l’éveil. Pas sûr qu’il s’agisse d’un super-bien... Plutôt d’un au-delà du bien et du mal (et non d’un en-deça, of course). Qu’il se fasse souriant ou grimaçant selon les cas est une autre histoire...
Ainsi, l’Amour, qui d’après Dante, meut le soleil et les autres étoiles » (Par. XXXIII, v. 145) peut, à bon droit, nous sembler aussi terrifiant que merveilleux ... et pas besoin d’être astro-physicien pour se dire que cette Puissance n’est pas ce qu’il y a de plus cool...
Admettons toutefois, gentiment, qu’il ne faut voir là qu’une métaphore. Même s’il est évident que pour un Dante, ainsi que pour tous ceux qui co-naissent l’Unicité de l’Existence, les deux versants de tous symbole sont... réellement et mystérieusement de mêche.
Pour rester encore quelques secondes en climat chrétien, notons ce propos plus explicite d’un autre co-naissant : «L’Amour agit de deux manières : il devient joie pour les bienheureux, et souffrance pour les réprouvés». Caractéristiques fort voisines d’un certain feu secret...on dirait.
Sans vouloir vous entrainer plus que de raison dans les dédales théo-sophiques, rappellons au moins que les éveillés soufis, à propos des deux Noms Divins, Al Rahman et Al Rahim, désignant cet «amour», précisent que le premier se rapporte au Souffle de Compatissance Existentiateur donnant l’être à tous les étants (au loup comme au mouton, à l’ouragan comme à la douce brise, au sérial killer comme à ses victimes; etc...); et le second, plus ciblé, désignant la Grâce permettant (à tous les humanoïdes en théorie mais apparemment à quelques-uns, en pratique) de s’éveiller... via la mort-avant-de-mourir; pas moins.
Soit : notre réalité d’endormis comme «un jour entre deux nuits»; celle de l’Essence divine dont nous provenons, et celle du présent dortoir collectif où s’originent nos cauchemards. L’éveil se «situant», si l’on peut dire, à la jonction de ce qui s’élève et de ce qui descend : «lumière sur lumière» ... soit quelque chose comme la double étoile de nos chymistes; par exemple.
Aménagement problématique : ce mélange de genres entre le sourire d’un bouddha (au hazard...) et celui d’athlètes de la compassion telle que Mère Thérésa. Je n’ai personnellement rien contre cette dernière, prix Nobel de la pègre comme le sieur Obama, mais je vous invite à recadrer son amour. Un site fait honnetement le point : http://www.charlatans.info/iconique.shtml
De même, conviendrait-il de recadrer une autre icône : mister Ghandi; un autre site fournit le minimum indispensable : http://library.flawlesslogic.com/gandhi_fr.htm
Tout ceci, non pour médire et me faire moults ennemis, (que le SOI les écrabouille !) mais parce qu’on ne peut pas associer de manière trop simpliste Eveil et Amour.
D’accord avec Chèvre.
Ce qui nous amène à poser la question suivante : peut-on se fier, en la matière (Miséricorde, etc), aux expressions compassionnées, visages ravagés par l’extase, l’hâaaaaaamour et autres signes extérieurs de «richesse» qu’on nous présente aujourd’hui comme signes probants d’éveil ?
Pire : même si tous les éveils sont égaux, comme dirait Orwel, se pourraient-ils que certains le soient plus que d’autres ? Le «mien» ne valant pas tripette, j’en suppose (altruisme..hi hi) qu’il y en a des encore plus nuls. Permettez-moi de rappeller que depuis des millénaires il est établi qu’une des caractéristiques de la chose, c’est le discernement «des esprits». N’en déplaise à tous ces nouveaux Instructeurs vilipendant, au nom du «sentir» etc..., un usage adhoc des neurones (hormis les leurs...copieusement déployés pour... promouvoir l’inutilité des notres, of course).
Rappelons aussi que tous les éveillés (décidemment ce terme commence à me courrir sur le haricot...) n’ont pas forcément vocation à s’occuper des Zôtres.
Le cas des Abdâl, des Afrâd et d’autres catégories d’initiés très «haut de gamme» connues par le soufisme échappent à toutes vocations pédagogiques. Leurs seules présences ici-bas, même ignorées de tous, étant une fonction des plus essentielles. De plus, il n’est que de parcourir les quelques biographies disponibles de grands maîtres de cette voie, pour comprendre que ces derniers ne se bousculaient pas pour enseigner; bien au contraire. Ils ne s’éxécutaient souvent que fortement contraints...
D’autre part, on sait que dans le bouddhisme tibétain, l’indouisme, et sans doute ailleurs, certains éveillés se consacrent exclusivement à enseigner des créatures qui, dans notre «civilisation» relèvent du rayon fantastique : dakinis, djinns, esprits de la nature, etc... (Dès fois, je les envie...comme voisins de siège). Il peut en résulter une perte du langage humain; pour ne rien dire de leurs «apparences»... rugueuses. Limite antipathiques...
Dans le même ordre de réalité, (une certaine «animalité» non prise en compte par le Grenelle de l’environnement) il ne faut pas oublier de mentionner quelques dérangeantes survivances (Inde) de ce qu’à pu donner l’éveil... «avant le déluge» : ainsi des adeptes Kâpâlikâ et Agoris, les premiers étant considérés comme des maîtres en alchimie (dhâtuvâdâ).
Eveillés, certes parfois, mais... inquiétants, pour dire le moins, car réincrudés à des stades apparemment pré-humains. Peu de chance que des bobos en quète d’un supplément d’âme se sentent «aimés» en cette effarante compagnie. Et pourtant...
Mise à part la nécessité d’une clarification des différents niveaux d’éveil (différence de degrès, avoisinant parfois la différence de nature...), il faut surtout, comme s’y attelle Andrew Cohen (in «Vivre l’éveil») insister sur la nécessité parallèle d’une purification du «véhicule».
Des «mobiles fondamentaux, conscients et inconscients, qui dirigent la personnalité», dit-il.
Faute de quoi, rajoute t’il, «la présence de cette conscience éveillée elle-même peut être utilisée comme prétexte pour ne pas être un exemple vivant de cette intégrité et complétude dont nous parlons». Doux euphémisme...
Cacas- boudin... avec auréoles de traviole, et prêchant dans le dessert. De nos jours, on a l’embarras du choix. Société d’abondance... Y a du bon, certes, mais pas toujours commestible, entre autre par déficience coté discernement, lequel n’a rien de «mental» à sa racine. Voir l’Un partout est une chose merveilleuse, mais pour transmettre quoique ce soit, il est préférable de compléter par la vision du multiple dans l’Un. Plus rare...
Le disciple Gérard n’est pas Ginette ni son Edward; un plat unique et collectif peut faire plus de dommages que de bien.
Remarquez que, contrairement aux usages traditionnels où le prétendant au titre d’éveillé pouvait se voir soumis à des «vérifications» rigoureuses, nos Instructeurs, dans la portion du désert culturel hébergeant la spiritualité, sont à la fois juge et partie, via leurs publications corporatives. Curieux que ce cas flagrant de pensée-unique ne soit jamais souligné !
«L’eau prend la couleur du vase qui la contient», dit le soufisme.
Complément de la part du Maharal de Prague : «La lumière de Celui qui est infini n’a pas de forme, elle suit les contours de celui qui la reçoit, pour le meilleur et pour le pire. C’est pourquoi c’est à nous de lui donner forme. Il nous faut faire de notre mieux pour que la lumière de Dieu épouse les contours de la grâce et non de la malédiction».
Croire naïvement que l’éveil (par chez nous : en mode flash ou veilleuse...sauf exception) comporte en soi des «garanties» morales peut être facheux.
Dans le taoisme par exemple, il est avéré que certains adeptes de l’alchimie interne (pratique supposant comme point de départ un niveau d’éveil) viraient au «vampirisme»... Idem de certains saddhous indiens, éveillés mais dotés de pouvoirs devenus «carnassiers».
Vu le coté ça m’suffit de notre cheptel d’éveillés (et en conséquence, leur charisme moins irradiant), on risque heureusement moins. Juste perdre son temps... c’est à dire : sa vie ( !).
«Ne confondez pas la compréhension avec la réalisation; ne confondez pas la réalisation avec la libération». Conseil taoiste qui, bien assimilé, n’incline pas à qualifier d’office de «jivan-mukta»... tout ce qui gravite aux banlieux du nirvana. Tous les oiseaux ne sont pas des aigles.
Dans le soufisme, le cas de l’immense 'Ayn Al-Quzât HAMADANI (voir ses «Tentations métaphysiques», éditions Les 2 océans) est, à un tout autre niveau, également exemplaire... des pièges de la Proximité; lucifériens... semble t’il.
Mais redescendons d’une étage : ce n’est pas pour rien que le maître Qâshâni, («Commentaires ésotériques du Coran»), éclairant ce haddith : «Le pire des hommes est celui qui connaitra la résurrection de son vivant», explique que ceci concerne certains éveillés:
«les âmes fortes, sages et savantes; qui s’avançant dans la vallée des Actes, traversant celle des Attributs, mais voilées par leur égoïté, s’attribuent abusivement les attributs de la Seigneurialité en les rapportants à elles-même».
Il poursuit en affirmant que ceci est le plus épais des voiles. Car, chez ces «voilés», en qui demeurent des séquelles des qualités de l’âme, est à l’oeuvre une ruse qui, soit consciemment, soit inconsciement, leur fait prétendre qu’ils parlent au nom de Dieu. Ce, afin d’acquérir par cette malhonnèteté, des satisfactions d’ordre psychiques.
Remplacez le mot Dieu par ce qui vous va au teint, si vous préférez, mais notez l’importance de cette mise en garde, qui se retrouve en toutes les voies. Tchan, par ex, sous un angle peu éloigné :
«Se prendre pour le Bouddha, le Zen ou la voie; en faire une compréhension, c’est se qu’on appelle s’accrocher au point de vue intérieur.
La réalisation obtenue par les causes et les conditions, la pratique et la mise en oeuvre, c’est ce qu’on appelle le point de vue extérieur.
Maître Pao-Chih dit : le point de vue intérieur et le point de vue extérieur sont tous deux des erreurs».
Histoire d’en finir (temporairement) avec cet «amour», que nos définitions laissent à désirer, mieux vaut savoir que le fameux Réel (nouvelle Idole cautionnée par les accélérateurs de particules ?) participe plus du non-humain que de nos confortables catégories.
Ainsi on peut rencontrer, sur des sujets épineux, des points de vue (trop ?) «éveillés» qui mettent à mal nos conceptions et morales.
Dans la foudroyante révélation, intitulée «Dialogue avec l’ange»:
«Dure parole : la guerre est bonne.
Soyez attentifs !
La force qui manque son but, la dévastatrice, la destructrice ne s’arrêterait jamais
s’il n’y avait pas de faibles, s’il n’y avait pas de victimes pour l’absorber.
C’est le passé, il fallait que cela soit. Le mal, l’acte engagé ne peut être redressé.
La victime absorbe les horreurs. Le persécuteur trouve le persécuté et la mort est rassasiée».
Perception similaire chez Ibn’Arabi en son maître-ouvrage «Les châtons de la sagesse», au chapitre sur le verbe de Moïse, où se voit traité le sens ésotérique du «massacre des innocents». Egos sensibles, s’abstenir.
Bref, pour en revenir à l’essentiel, on peut avoir des satoris... sans pour autant être.... à la hauteur du cadeau.
Les H.P. malheureusement, ne manquent pas de patients sur la tête desquels le ciel est tombé, sans mode d’emploi. La médecine traditionnelle tibétaine tient, entre autre, compte de ce type d’ «accidents»... voir votre libraire favori.
Tout ça pour en venir avec mes gros sabots à la «mystique sauvage» (dont la couveuse ne désemplit plus) et qui, Providence aidant, nous atteste que malgrè tout, l’échelle de Jacob est encore en place. Même si y a pu qu’un ou deux barreaux... juste pour descendre. (?).
La suite au prochain épisode si je survis aux bonnes vibrations montant la garde autour de l'Objet... de ce fil.
Cordialement
Sayônara !!!
d'alironron.........
Vous lisant, me viennent 2 ou 3 idées, peut-être complémentaires des vôtres.
Pour ce que j’en sais, il est peut-être risqué de confondre le bien, dans sa classique opposition au mal, (quelqu’en soit les variantes culturelles) avec le souverain bien auquel mènerait l’éveil. Pas sûr qu’il s’agisse d’un super-bien... Plutôt d’un au-delà du bien et du mal (et non d’un en-deça, of course). Qu’il se fasse souriant ou grimaçant selon les cas est une autre histoire...
Ainsi, l’Amour, qui d’après Dante, meut le soleil et les autres étoiles » (Par. XXXIII, v. 145) peut, à bon droit, nous sembler aussi terrifiant que merveilleux ... et pas besoin d’être astro-physicien pour se dire que cette Puissance n’est pas ce qu’il y a de plus cool...
Admettons toutefois, gentiment, qu’il ne faut voir là qu’une métaphore. Même s’il est évident que pour un Dante, ainsi que pour tous ceux qui co-naissent l’Unicité de l’Existence, les deux versants de tous symbole sont... réellement et mystérieusement de mêche.
Pour rester encore quelques secondes en climat chrétien, notons ce propos plus explicite d’un autre co-naissant : «L’Amour agit de deux manières : il devient joie pour les bienheureux, et souffrance pour les réprouvés». Caractéristiques fort voisines d’un certain feu secret...on dirait.
Sans vouloir vous entrainer plus que de raison dans les dédales théo-sophiques, rappellons au moins que les éveillés soufis, à propos des deux Noms Divins, Al Rahman et Al Rahim, désignant cet «amour», précisent que le premier se rapporte au Souffle de Compatissance Existentiateur donnant l’être à tous les étants (au loup comme au mouton, à l’ouragan comme à la douce brise, au sérial killer comme à ses victimes; etc...); et le second, plus ciblé, désignant la Grâce permettant (à tous les humanoïdes en théorie mais apparemment à quelques-uns, en pratique) de s’éveiller... via la mort-avant-de-mourir; pas moins.
Soit : notre réalité d’endormis comme «un jour entre deux nuits»; celle de l’Essence divine dont nous provenons, et celle du présent dortoir collectif où s’originent nos cauchemards. L’éveil se «situant», si l’on peut dire, à la jonction de ce qui s’élève et de ce qui descend : «lumière sur lumière» ... soit quelque chose comme la double étoile de nos chymistes; par exemple.
Aménagement problématique : ce mélange de genres entre le sourire d’un bouddha (au hazard...) et celui d’athlètes de la compassion telle que Mère Thérésa. Je n’ai personnellement rien contre cette dernière, prix Nobel de la pègre comme le sieur Obama, mais je vous invite à recadrer son amour. Un site fait honnetement le point : http://www.charlatans.info/iconique.shtml
De même, conviendrait-il de recadrer une autre icône : mister Ghandi; un autre site fournit le minimum indispensable : http://library.flawlesslogic.com/gandhi_fr.htm
Tout ceci, non pour médire et me faire moults ennemis, (que le SOI les écrabouille !) mais parce qu’on ne peut pas associer de manière trop simpliste Eveil et Amour.
D’accord avec Chèvre.
Ce qui nous amène à poser la question suivante : peut-on se fier, en la matière (Miséricorde, etc), aux expressions compassionnées, visages ravagés par l’extase, l’hâaaaaaamour et autres signes extérieurs de «richesse» qu’on nous présente aujourd’hui comme signes probants d’éveil ?
Pire : même si tous les éveils sont égaux, comme dirait Orwel, se pourraient-ils que certains le soient plus que d’autres ? Le «mien» ne valant pas tripette, j’en suppose (altruisme..hi hi) qu’il y en a des encore plus nuls. Permettez-moi de rappeller que depuis des millénaires il est établi qu’une des caractéristiques de la chose, c’est le discernement «des esprits». N’en déplaise à tous ces nouveaux Instructeurs vilipendant, au nom du «sentir» etc..., un usage adhoc des neurones (hormis les leurs...copieusement déployés pour... promouvoir l’inutilité des notres, of course).
Rappelons aussi que tous les éveillés (décidemment ce terme commence à me courrir sur le haricot...) n’ont pas forcément vocation à s’occuper des Zôtres.
Le cas des Abdâl, des Afrâd et d’autres catégories d’initiés très «haut de gamme» connues par le soufisme échappent à toutes vocations pédagogiques. Leurs seules présences ici-bas, même ignorées de tous, étant une fonction des plus essentielles. De plus, il n’est que de parcourir les quelques biographies disponibles de grands maîtres de cette voie, pour comprendre que ces derniers ne se bousculaient pas pour enseigner; bien au contraire. Ils ne s’éxécutaient souvent que fortement contraints...
D’autre part, on sait que dans le bouddhisme tibétain, l’indouisme, et sans doute ailleurs, certains éveillés se consacrent exclusivement à enseigner des créatures qui, dans notre «civilisation» relèvent du rayon fantastique : dakinis, djinns, esprits de la nature, etc... (Dès fois, je les envie...comme voisins de siège). Il peut en résulter une perte du langage humain; pour ne rien dire de leurs «apparences»... rugueuses. Limite antipathiques...
Dans le même ordre de réalité, (une certaine «animalité» non prise en compte par le Grenelle de l’environnement) il ne faut pas oublier de mentionner quelques dérangeantes survivances (Inde) de ce qu’à pu donner l’éveil... «avant le déluge» : ainsi des adeptes Kâpâlikâ et Agoris, les premiers étant considérés comme des maîtres en alchimie (dhâtuvâdâ).
Eveillés, certes parfois, mais... inquiétants, pour dire le moins, car réincrudés à des stades apparemment pré-humains. Peu de chance que des bobos en quète d’un supplément d’âme se sentent «aimés» en cette effarante compagnie. Et pourtant...
Mise à part la nécessité d’une clarification des différents niveaux d’éveil (différence de degrès, avoisinant parfois la différence de nature...), il faut surtout, comme s’y attelle Andrew Cohen (in «Vivre l’éveil») insister sur la nécessité parallèle d’une purification du «véhicule».
Des «mobiles fondamentaux, conscients et inconscients, qui dirigent la personnalité», dit-il.
Faute de quoi, rajoute t’il, «la présence de cette conscience éveillée elle-même peut être utilisée comme prétexte pour ne pas être un exemple vivant de cette intégrité et complétude dont nous parlons». Doux euphémisme...
Cacas- boudin... avec auréoles de traviole, et prêchant dans le dessert. De nos jours, on a l’embarras du choix. Société d’abondance... Y a du bon, certes, mais pas toujours commestible, entre autre par déficience coté discernement, lequel n’a rien de «mental» à sa racine. Voir l’Un partout est une chose merveilleuse, mais pour transmettre quoique ce soit, il est préférable de compléter par la vision du multiple dans l’Un. Plus rare...
Le disciple Gérard n’est pas Ginette ni son Edward; un plat unique et collectif peut faire plus de dommages que de bien.
Remarquez que, contrairement aux usages traditionnels où le prétendant au titre d’éveillé pouvait se voir soumis à des «vérifications» rigoureuses, nos Instructeurs, dans la portion du désert culturel hébergeant la spiritualité, sont à la fois juge et partie, via leurs publications corporatives. Curieux que ce cas flagrant de pensée-unique ne soit jamais souligné !
«L’eau prend la couleur du vase qui la contient», dit le soufisme.
Complément de la part du Maharal de Prague : «La lumière de Celui qui est infini n’a pas de forme, elle suit les contours de celui qui la reçoit, pour le meilleur et pour le pire. C’est pourquoi c’est à nous de lui donner forme. Il nous faut faire de notre mieux pour que la lumière de Dieu épouse les contours de la grâce et non de la malédiction».
Croire naïvement que l’éveil (par chez nous : en mode flash ou veilleuse...sauf exception) comporte en soi des «garanties» morales peut être facheux.
Dans le taoisme par exemple, il est avéré que certains adeptes de l’alchimie interne (pratique supposant comme point de départ un niveau d’éveil) viraient au «vampirisme»... Idem de certains saddhous indiens, éveillés mais dotés de pouvoirs devenus «carnassiers».
Vu le coté ça m’suffit de notre cheptel d’éveillés (et en conséquence, leur charisme moins irradiant), on risque heureusement moins. Juste perdre son temps... c’est à dire : sa vie ( !).
«Ne confondez pas la compréhension avec la réalisation; ne confondez pas la réalisation avec la libération». Conseil taoiste qui, bien assimilé, n’incline pas à qualifier d’office de «jivan-mukta»... tout ce qui gravite aux banlieux du nirvana. Tous les oiseaux ne sont pas des aigles.
Dans le soufisme, le cas de l’immense 'Ayn Al-Quzât HAMADANI (voir ses «Tentations métaphysiques», éditions Les 2 océans) est, à un tout autre niveau, également exemplaire... des pièges de la Proximité; lucifériens... semble t’il.
Mais redescendons d’une étage : ce n’est pas pour rien que le maître Qâshâni, («Commentaires ésotériques du Coran»), éclairant ce haddith : «Le pire des hommes est celui qui connaitra la résurrection de son vivant», explique que ceci concerne certains éveillés:
«les âmes fortes, sages et savantes; qui s’avançant dans la vallée des Actes, traversant celle des Attributs, mais voilées par leur égoïté, s’attribuent abusivement les attributs de la Seigneurialité en les rapportants à elles-même».
Il poursuit en affirmant que ceci est le plus épais des voiles. Car, chez ces «voilés», en qui demeurent des séquelles des qualités de l’âme, est à l’oeuvre une ruse qui, soit consciemment, soit inconsciement, leur fait prétendre qu’ils parlent au nom de Dieu. Ce, afin d’acquérir par cette malhonnèteté, des satisfactions d’ordre psychiques.
Remplacez le mot Dieu par ce qui vous va au teint, si vous préférez, mais notez l’importance de cette mise en garde, qui se retrouve en toutes les voies. Tchan, par ex, sous un angle peu éloigné :
«Se prendre pour le Bouddha, le Zen ou la voie; en faire une compréhension, c’est se qu’on appelle s’accrocher au point de vue intérieur.
La réalisation obtenue par les causes et les conditions, la pratique et la mise en oeuvre, c’est ce qu’on appelle le point de vue extérieur.
Maître Pao-Chih dit : le point de vue intérieur et le point de vue extérieur sont tous deux des erreurs».
Histoire d’en finir (temporairement) avec cet «amour», que nos définitions laissent à désirer, mieux vaut savoir que le fameux Réel (nouvelle Idole cautionnée par les accélérateurs de particules ?) participe plus du non-humain que de nos confortables catégories.
Ainsi on peut rencontrer, sur des sujets épineux, des points de vue (trop ?) «éveillés» qui mettent à mal nos conceptions et morales.
Dans la foudroyante révélation, intitulée «Dialogue avec l’ange»:
«Dure parole : la guerre est bonne.
Soyez attentifs !
La force qui manque son but, la dévastatrice, la destructrice ne s’arrêterait jamais
s’il n’y avait pas de faibles, s’il n’y avait pas de victimes pour l’absorber.
C’est le passé, il fallait que cela soit. Le mal, l’acte engagé ne peut être redressé.
La victime absorbe les horreurs. Le persécuteur trouve le persécuté et la mort est rassasiée».
Perception similaire chez Ibn’Arabi en son maître-ouvrage «Les châtons de la sagesse», au chapitre sur le verbe de Moïse, où se voit traité le sens ésotérique du «massacre des innocents». Egos sensibles, s’abstenir.
Bref, pour en revenir à l’essentiel, on peut avoir des satoris... sans pour autant être.... à la hauteur du cadeau.
Les H.P. malheureusement, ne manquent pas de patients sur la tête desquels le ciel est tombé, sans mode d’emploi. La médecine traditionnelle tibétaine tient, entre autre, compte de ce type d’ «accidents»... voir votre libraire favori.
Tout ça pour en venir avec mes gros sabots à la «mystique sauvage» (dont la couveuse ne désemplit plus) et qui, Providence aidant, nous atteste que malgrè tout, l’échelle de Jacob est encore en place. Même si y a pu qu’un ou deux barreaux... juste pour descendre. (?).
La suite au prochain épisode si je survis aux bonnes vibrations montant la garde autour de l'Objet... de ce fil.
Cordialement
Sayônara !!!
d'alironron.........

aliboron- Nombre de messages: 208
Age: 54
Date d'inscription: 15/07/2009
Re: La connaissance de soi
Bonjour
" Entretenir cette image mythique de Gandhi n'est pas seulement une entrave à une vision exacte de l'Histoire, mais c'est également dangereux. C'est dangereux pour nous, les Européens, parce que cela nous encourage à nous complaire dans notre pacifisme et nos fantasmes de «fraternité mondiale», au moment où nous sommes submergés par des races étrangères prolifiques, au moment où nous sommes menacés d'un ethnocide rampant, par la destruction progressive de notre identité raciale et culturelle."
" races étrangères prolifiques " !!! Ceci est effectivement à dégueuler ! A faire des cauchemards la nuit ! A désespérer du retour d'Hermès : " Quelle merveille que l'homme Ô Asclepios ! "
Pétain de 14 Juillet !
C...a
" Entretenir cette image mythique de Gandhi n'est pas seulement une entrave à une vision exacte de l'Histoire, mais c'est également dangereux. C'est dangereux pour nous, les Européens, parce que cela nous encourage à nous complaire dans notre pacifisme et nos fantasmes de «fraternité mondiale», au moment où nous sommes submergés par des races étrangères prolifiques, au moment où nous sommes menacés d'un ethnocide rampant, par la destruction progressive de notre identité raciale et culturelle."
" races étrangères prolifiques " !!! Ceci est effectivement à dégueuler ! A faire des cauchemards la nuit ! A désespérer du retour d'Hermès : " Quelle merveille que l'homme Ô Asclepios ! "
Pétain de 14 Juillet !
C...a
Charly Alverda- Nombre de messages: 534
Date d'inscription: 02/10/2008
Re: La connaissance de soi
" races étrangères prolifiques " Ah ben voui, 14 juillet ! C'est quoi les paroles déjà ? " Qu'un sang impur abreuve nos sillons " A borborygmer le doigt sur la couture du pantalon !
Charly Alverda- Nombre de messages: 534
Date d'inscription: 02/10/2008
Re: La connaissance de soi
Bon, je m'y attendais... Charly lit attentivement et ne laisse rien passer; tant mieux.
De plus, je partage tout à fait son horripilation pour le "morceau choisi"... Cependant, en la matière, et la chose est trop fréquente de nos jours, il se trouve que la juste critique se voit souvent récupérée par le pire.
Les bien pensants se contentant du tiède brouet qu'on leur sert, même si le tout est fourré de poison. Discrètement.
Question Gandhi, il se trouvait que les propos de Danielou, certes plutot "de droite", n'était disponible sur le Net (pour faire un lien) que sur ce site particulièrement mal "orienté"; sorry.
Reste plus qu'à séparer le subtil de l'épais; pas difficile...
De plus, je partage tout à fait son horripilation pour le "morceau choisi"... Cependant, en la matière, et la chose est trop fréquente de nos jours, il se trouve que la juste critique se voit souvent récupérée par le pire.
Les bien pensants se contentant du tiède brouet qu'on leur sert, même si le tout est fourré de poison. Discrètement.
Question Gandhi, il se trouvait que les propos de Danielou, certes plutot "de droite", n'était disponible sur le Net (pour faire un lien) que sur ce site particulièrement mal "orienté"; sorry.
Reste plus qu'à séparer le subtil de l'épais; pas difficile...

aliboron- Nombre de messages: 208
Age: 54
Date d'inscription: 15/07/2009
Re: La connaissance de soi
...... Ah bon...
Du reste, ça jurait vert sur rouge avec tes posts précédents.
Je note néanmoins au passage que de s'occuper de... Soi (ou tout bêtement tâcher d'être 'vrai avec soi-même') et s'intéresser à la géopolitique (voir même simplement... à son boulot, à sa vie de couple etc. ) n'est pas sans poser constamment des problèmes en comparaison desquels le grand écart facial, cet Everest de l'assouplissement, est une partie de rigolade.
Puisqu'on tire au clair les références: Andrew Cohen...? Quelques écrits glanés ici et là ont l'air très interessants* l'entreprise médiatique qu'ils introduisent, nettement moins.
Mais si on joue à "tout se mélange", alors... est-il même judicieux de s'étonner? Car on dirait que 'nous-mêmes' sommes tout et son contraire.
C'est d'ailleurs particulièrement frappant quand on s'occupe 'd'élever' un petit enfant. Nos limites apparaissent très vite.
L'inconvénient, dans tout ça... c'est que plus ça va, plus on n'y comprend rien.
Du reste, ça jurait vert sur rouge avec tes posts précédents.
Je note néanmoins au passage que de s'occuper de... Soi (ou tout bêtement tâcher d'être 'vrai avec soi-même') et s'intéresser à la géopolitique (voir même simplement... à son boulot, à sa vie de couple etc. ) n'est pas sans poser constamment des problèmes en comparaison desquels le grand écart facial, cet Everest de l'assouplissement, est une partie de rigolade.
Puisqu'on tire au clair les références: Andrew Cohen...? Quelques écrits glanés ici et là ont l'air très interessants* l'entreprise médiatique qu'ils introduisent, nettement moins.
Mais si on joue à "tout se mélange", alors... est-il même judicieux de s'étonner? Car on dirait que 'nous-mêmes' sommes tout et son contraire.
C'est d'ailleurs particulièrement frappant quand on s'occupe 'd'élever' un petit enfant. Nos limites apparaissent très vite.
L'inconvénient, dans tout ça... c'est que plus ça va, plus on n'y comprend rien.

Chèvre- Nombre de messages: 350
Date d'inscription: 06/06/2009
Re: La connaissance de soi
Bonjour,
Relisant les échanges précédents, mon attention a été attiré par ceux, entre Chèvre, Montaléchel et Calcédoine, concernant la science.
Je partage pleinement le jugement de Calcédoine sur «les dérives scientistes et l'autoritarisme pédant qui polluent cette noble voie de recherche.»
Noble, d’une part parce qu’elle porte son attention sur le seul livre écrit directement par Dieu : la Nature. A cet égard, on sait que la naissance de la science moderne s’est faite, en quelque sorte, en réaction au peu de considération que l’Eglise témoignait à la dite nature, dé-visagée à travers les grilles d’un dogme devenu de plus en plus exotérique, affligeant de simplisme puis de condescendance envers l’Immanence.
Le point de vue indou (Shivä Purâna) sur nos monothéismes, leurs exotérismes si encombrants, trop enclin à passer d’un anthropomorphisme peu contournable à un déplorable anthropocentrisme, est sévère : religions propres au Kali-yuga, coupant l’homme de la nature-surnature pour l’enfermer dans une bulle de vanité, destructrice du «reste»...dont nous sommes pourtant partie prenante. Plus c... tu meurs !
De là à faire de notre moderne science, (dans ses quelques tentatives actuelles de s’expliquer à elle-même, en picorant ça et là : bouddhisme, etc..., ce qui l’arrange), une voie «salvifique», au prétexte que son doigt désigne la lune du «Réel»... faut pas pousser.
Même si est réjouissant, fréquent et profondément dans «l’ordre des choses», le témoignage de Calcédoine : «J'ai rencontré des gens que le cheminement scientifique a conduits à la spiritualité».
Celà dit, la séparation sujet-objet, inhérente à sa vision du monde «désenchantée», et donc (positivement), à sa méthode d’investigation, ne permet guère de participation à l’Unus Mundus qu’elle tend à supposer. Coté anthropologie, on reste d’une indigence flagrante, tout au moins pour l’instant; même si, de plus en plus, se formule une complicité "local-global", distinguant sans séparer ce qui se trouve dans le même champ. Prometteur...
Manque encore de tenir compte d’une donnée-clef, nommée de diverses façons par les anciens : l’intention, la foi, l’amour, le désir, l’enthousiasme, l’ardeur, la certitude... etc.
Sans cet «organe», pas de saut quantique possible, de lien vécu entre Samsara et Nirvana. Idem pour les «coïncidences d’opposés», initiatiques toujours mais de niveaux plus modestes.
Supposer naïvement que cette donnée relève de la seule subjectivité humaine, ( actuellement réduite à pas grand chose), fait passer irrévocablement à coté du Sujet !
La «subtilité» mentionnée par Montaléchel semble prendre là sa source.
Ainsi, la majuscule de plus en plus fréquente dont se trouve doté le mot réel dans le marché de l’ «épanouissement personnel», ultime avatar de dieu, ne suffit pas pour susciter l’Elan indispensable. Ce que désigne cette appellation contrôlée demeure aussi peu «bandant» qu’un parapluie ou une machine à coudre...
Sans doute un «dommage collatéral» dû à une perspective borgne, hypostasiant l’aspect Objet... de son attention; or comme le dit finement F. Schuon, on peut aussi être «objectivement-subjectif». Les anciennes sapiences, soclées sur de «primitives» visions du monde, le démontrent à ceux qui s’en rendent capables.
En passant : la remémoration de Dieu, (ou anamnèse «platonicienne»), se dit ZIKR en soufisme; soit via le verbe humain se fondant dans la jaculation de Son Nom : une philocalie du Coeur. Or, ce mot, en arabe, est de même racine trilitère que celui nommant ... l’érection.
Voir à ce sujet, ce que dans un post ici, concernant le tantrisme indou, nous avons esquissé quant au sens fondamental de la virilité; notament son lien avec l’émerveillement.
Bref, l’homme neuronal se doublant essentiellement d’un «usager-consommateur» , et ce quel que soit ses (rares) efforts pour se bricoler une cosmologie portative, le tout reste trop souvent sous la ligne de flottaison. Qu’il soit chercheur de pointe ou spécialiste en religions comparés ne lui donne pas d’avantages.
Car, sans une implication «subjective» idoine, en phase avec une représentation efficiente du grand «dehors", il n’est pas de voie. Que des «non-voies», mais c’est une autre histoire...
Par ailleurs, il est patent que l’ami d’enfance de notre science : das Kapital, n’est plus trop disposé à financer la science pure, la recherche désinterressée. Banques, fonds de pensions et autres démons, ne veulent plus que du rendement immédiat... Rendez tout !
Recherches, faisant dire à l’Ange cité dans mon post précédent :
«La science est l’enfant de l’émerveillement. Ne la méprisez pas ! Il y a beaucoup de curieux, mais il y a aussi des émerveillés. Eux aussi, ils étaient envoyés. Cherche-les, ils t’enseigneront.»
Et à la question : «Comment la religion et la science pourraient-elles se concilier ?»
Cette réponse : «A la nouvelle Lumière, on reconnaitra qu’elles sont UN. Toujours elles ont été un.
UN, comme la mélodie et le rythme, inséparables. Chaque membre du grand orchestre joue séparemment. Mais la symphonie est une».
On verra plus loin, si je n’oublie pas en route, l’importance de cette musicienne métaphore.
Faut noter, en passant, l’importance de l’objectivité intellectuelle (et si possible, morale) nécessaire en ces domaines, considérant que parmi les attributs dont se trouvent doté l’homme «moderne», celui-çi flirte infiniment plus que d’autres avec la nécessaire mort à soi-m’aime. Que nos chercheurs de «vérités spirituelles» en prennent de la graîne; et moults vessies deviendraient un peu plus lanternes.
A ce propos, (en passant) : reprend toi camarade Logos, ton Reymondon nous prouve surtout qu’il a un cerveau de poisson... rouge !
Ca faisait longtemps que je n’avais pas eu sous les yeux une telle bouillie initiatique pré-chi.... Depuis L. Gineste au moins...
Jamais vu que Thipheret se «localise» dans le slip, etc, etc... Y confond, sans doute sous prétexte de «tantrisme" vite fait mal fait après la conférence, sexuel et Nuptial. Un grand classique du prêt à penser initiatik... ou comme disait Céline de l’amour : «l’infini enfin à la portée des caniches» !
Bref, l’auteur est comme ses fameux poissons : acéphale. Du coup, je doute fortement de la qualité de ses «instincts» (doit confondre avec ses pulsions...) :
«Immense connaissance inconsciente,portée par la gigantesque "discothèque d'informations" du noyau de nos cellules, et dans tout notre système de sensibilité au Réel environnant, de réponse communicante à ce Réel», profère t’il, du fond de son parc à jouets.
Pov’ bête. Avec son lexique fédérateur de cadre commercial branchouille... Y aurait rien à en dire s’il n’était un de ses profiteurs du désarroi contemporain; mais c’est le cas : juste un exemple de plus de ce qu’il convient d’éviter de commettre : soit le recyclage (et la systémisation plan-plan concomittante) dans le complexe égo-ratio de données sym-boliques destinées à l’inverse : transmutatoires ! Tirer la chasse...
En attendant, encore un peu de douche froide. Difficile en l’état actuel des choses, de ne pas souscrire à l’opinion de G. Jordland : «Assurée à priori de sa vérité, la science ne cherche plus tant à interpréter les phénomènes naturels, qu’à produire techniquement des phénomènes qui lui donnent réalité.
Désormais, il n’est plus d’objet de notre vie quotidienne qui ne soit l’incarnation d’une théorie scientifique».
La «bulle» mentionnée ici plus haut se durcit, terriblement. Nous dérivons, nulle-part, accompagnés d’un essaim de produits... dérivés. L’enfer des catéchismes est un Club-Med au regard du notre.
Or, s’il est un point d’importance (sur lequel s’articulaient le rapport micro-macrocosme de toutes les anciennes cosmologies, et donc les voies initiatiques d’alors), c’est bien la perception immédiate. «Corporelle», pour aller vite.
On sait que dans la vision «courante» du monde, les espaces sensoriels sont pénétrés par les espaces conceptuels. Que ces derniers soient conscients ou non, collectifs ou individuels, ne changent guère cette donne.
Qu’en conséquence, cette «mentalisation» se mêle, fort subjectivement, aux espaces «naïfs» de la perception directe. Difficile de se passer de ce «mixte», sauf à regresser vers le stade des enfants-loup... En revanche, toute voie digne de ce nom, s’emploiera à le clarifier, puis le transmutter.
C’est pourquoi, il est difficile de partager la fausse évidence qui a cours de nos jours, évacuant tout ce qui n’est pas catalogué «pur sentir». Au mieux : effet pervers de satori mal digéré; «on» reste les doigts collés dans la prise, et «on» ... légifère, l’air de rien.
.
Mais continuons. Il se trouve, pour répondre à Chèvre, qu’un scientifique, et pas des moindres : W. Smith (entre autre collaborateur de la Nasa, pour lui résoudre le pb des fondements théoriques de la rentrée dans l’atmosphère des navettes spatiales... bigre !) est en outre un excellent lecteur de Guénon. Voir son ouvrage «Sagesse de la cosmologie ancienne» aux éditions L’Harmattan.
Je vais donc tenter avec mes modestes moyens de vous donner un aperçu de ses méditations auxquelles je dois beaucoup.
Le distingo «corporel» - «physique», (au sens de physique quantique), établi par ses soins, me semble crucial.
D’autre part, tournant le dos aux préjugés simplistes de Guénon, tartinés sur tout ce qui relève de la modernité (sauf sa propre oeuvre, hi hi... effectivement impensable dans un autre contexte...); W. Smith en vient à postuler une identité de nature entre les infra-mondes abordés par nos physiciens, et la dimension imaginale.
Ce faisant, il se peut que ce rapprochement permette d’ «inventer» une passerelle viable et praticable (initiatique, si vous y tenez) entre science et conscience.
A la prochaine.
aliboron
PS : je prie Saint Gandhi qu’ à l’insu de mon plein grè, Mr Smith ne se soit pas compromis, en douce, dans des publications d’extrème droite.... ce qui, en vertu de la sacro-sainte Moraline actuelle, renverrait dans leur néant originel toutes mes élucubrations !
Relisant les échanges précédents, mon attention a été attiré par ceux, entre Chèvre, Montaléchel et Calcédoine, concernant la science.
Je partage pleinement le jugement de Calcédoine sur «les dérives scientistes et l'autoritarisme pédant qui polluent cette noble voie de recherche.»
Noble, d’une part parce qu’elle porte son attention sur le seul livre écrit directement par Dieu : la Nature. A cet égard, on sait que la naissance de la science moderne s’est faite, en quelque sorte, en réaction au peu de considération que l’Eglise témoignait à la dite nature, dé-visagée à travers les grilles d’un dogme devenu de plus en plus exotérique, affligeant de simplisme puis de condescendance envers l’Immanence.
Le point de vue indou (Shivä Purâna) sur nos monothéismes, leurs exotérismes si encombrants, trop enclin à passer d’un anthropomorphisme peu contournable à un déplorable anthropocentrisme, est sévère : religions propres au Kali-yuga, coupant l’homme de la nature-surnature pour l’enfermer dans une bulle de vanité, destructrice du «reste»...dont nous sommes pourtant partie prenante. Plus c... tu meurs !
De là à faire de notre moderne science, (dans ses quelques tentatives actuelles de s’expliquer à elle-même, en picorant ça et là : bouddhisme, etc..., ce qui l’arrange), une voie «salvifique», au prétexte que son doigt désigne la lune du «Réel»... faut pas pousser.
Même si est réjouissant, fréquent et profondément dans «l’ordre des choses», le témoignage de Calcédoine : «J'ai rencontré des gens que le cheminement scientifique a conduits à la spiritualité».
Celà dit, la séparation sujet-objet, inhérente à sa vision du monde «désenchantée», et donc (positivement), à sa méthode d’investigation, ne permet guère de participation à l’Unus Mundus qu’elle tend à supposer. Coté anthropologie, on reste d’une indigence flagrante, tout au moins pour l’instant; même si, de plus en plus, se formule une complicité "local-global", distinguant sans séparer ce qui se trouve dans le même champ. Prometteur...
Manque encore de tenir compte d’une donnée-clef, nommée de diverses façons par les anciens : l’intention, la foi, l’amour, le désir, l’enthousiasme, l’ardeur, la certitude... etc.
Sans cet «organe», pas de saut quantique possible, de lien vécu entre Samsara et Nirvana. Idem pour les «coïncidences d’opposés», initiatiques toujours mais de niveaux plus modestes.
Supposer naïvement que cette donnée relève de la seule subjectivité humaine, ( actuellement réduite à pas grand chose), fait passer irrévocablement à coté du Sujet !
La «subtilité» mentionnée par Montaléchel semble prendre là sa source.
Ainsi, la majuscule de plus en plus fréquente dont se trouve doté le mot réel dans le marché de l’ «épanouissement personnel», ultime avatar de dieu, ne suffit pas pour susciter l’Elan indispensable. Ce que désigne cette appellation contrôlée demeure aussi peu «bandant» qu’un parapluie ou une machine à coudre...
Sans doute un «dommage collatéral» dû à une perspective borgne, hypostasiant l’aspect Objet... de son attention; or comme le dit finement F. Schuon, on peut aussi être «objectivement-subjectif». Les anciennes sapiences, soclées sur de «primitives» visions du monde, le démontrent à ceux qui s’en rendent capables.
En passant : la remémoration de Dieu, (ou anamnèse «platonicienne»), se dit ZIKR en soufisme; soit via le verbe humain se fondant dans la jaculation de Son Nom : une philocalie du Coeur. Or, ce mot, en arabe, est de même racine trilitère que celui nommant ... l’érection.
Voir à ce sujet, ce que dans un post ici, concernant le tantrisme indou, nous avons esquissé quant au sens fondamental de la virilité; notament son lien avec l’émerveillement.
Bref, l’homme neuronal se doublant essentiellement d’un «usager-consommateur» , et ce quel que soit ses (rares) efforts pour se bricoler une cosmologie portative, le tout reste trop souvent sous la ligne de flottaison. Qu’il soit chercheur de pointe ou spécialiste en religions comparés ne lui donne pas d’avantages.
Car, sans une implication «subjective» idoine, en phase avec une représentation efficiente du grand «dehors", il n’est pas de voie. Que des «non-voies», mais c’est une autre histoire...
Par ailleurs, il est patent que l’ami d’enfance de notre science : das Kapital, n’est plus trop disposé à financer la science pure, la recherche désinterressée. Banques, fonds de pensions et autres démons, ne veulent plus que du rendement immédiat... Rendez tout !
Recherches, faisant dire à l’Ange cité dans mon post précédent :
«La science est l’enfant de l’émerveillement. Ne la méprisez pas ! Il y a beaucoup de curieux, mais il y a aussi des émerveillés. Eux aussi, ils étaient envoyés. Cherche-les, ils t’enseigneront.»
Et à la question : «Comment la religion et la science pourraient-elles se concilier ?»
Cette réponse : «A la nouvelle Lumière, on reconnaitra qu’elles sont UN. Toujours elles ont été un.
UN, comme la mélodie et le rythme, inséparables. Chaque membre du grand orchestre joue séparemment. Mais la symphonie est une».
On verra plus loin, si je n’oublie pas en route, l’importance de cette musicienne métaphore.
Faut noter, en passant, l’importance de l’objectivité intellectuelle (et si possible, morale) nécessaire en ces domaines, considérant que parmi les attributs dont se trouvent doté l’homme «moderne», celui-çi flirte infiniment plus que d’autres avec la nécessaire mort à soi-m’aime. Que nos chercheurs de «vérités spirituelles» en prennent de la graîne; et moults vessies deviendraient un peu plus lanternes.
A ce propos, (en passant) : reprend toi camarade Logos, ton Reymondon nous prouve surtout qu’il a un cerveau de poisson... rouge !
Ca faisait longtemps que je n’avais pas eu sous les yeux une telle bouillie initiatique pré-chi.... Depuis L. Gineste au moins...
Jamais vu que Thipheret se «localise» dans le slip, etc, etc... Y confond, sans doute sous prétexte de «tantrisme" vite fait mal fait après la conférence, sexuel et Nuptial. Un grand classique du prêt à penser initiatik... ou comme disait Céline de l’amour : «l’infini enfin à la portée des caniches» !
Bref, l’auteur est comme ses fameux poissons : acéphale. Du coup, je doute fortement de la qualité de ses «instincts» (doit confondre avec ses pulsions...) :
«Immense connaissance inconsciente,portée par la gigantesque "discothèque d'informations" du noyau de nos cellules, et dans tout notre système de sensibilité au Réel environnant, de réponse communicante à ce Réel», profère t’il, du fond de son parc à jouets.
Pov’ bête. Avec son lexique fédérateur de cadre commercial branchouille... Y aurait rien à en dire s’il n’était un de ses profiteurs du désarroi contemporain; mais c’est le cas : juste un exemple de plus de ce qu’il convient d’éviter de commettre : soit le recyclage (et la systémisation plan-plan concomittante) dans le complexe égo-ratio de données sym-boliques destinées à l’inverse : transmutatoires ! Tirer la chasse...
En attendant, encore un peu de douche froide. Difficile en l’état actuel des choses, de ne pas souscrire à l’opinion de G. Jordland : «Assurée à priori de sa vérité, la science ne cherche plus tant à interpréter les phénomènes naturels, qu’à produire techniquement des phénomènes qui lui donnent réalité.
Désormais, il n’est plus d’objet de notre vie quotidienne qui ne soit l’incarnation d’une théorie scientifique».
La «bulle» mentionnée ici plus haut se durcit, terriblement. Nous dérivons, nulle-part, accompagnés d’un essaim de produits... dérivés. L’enfer des catéchismes est un Club-Med au regard du notre.
Or, s’il est un point d’importance (sur lequel s’articulaient le rapport micro-macrocosme de toutes les anciennes cosmologies, et donc les voies initiatiques d’alors), c’est bien la perception immédiate. «Corporelle», pour aller vite.
On sait que dans la vision «courante» du monde, les espaces sensoriels sont pénétrés par les espaces conceptuels. Que ces derniers soient conscients ou non, collectifs ou individuels, ne changent guère cette donne.
Qu’en conséquence, cette «mentalisation» se mêle, fort subjectivement, aux espaces «naïfs» de la perception directe. Difficile de se passer de ce «mixte», sauf à regresser vers le stade des enfants-loup... En revanche, toute voie digne de ce nom, s’emploiera à le clarifier, puis le transmutter.
C’est pourquoi, il est difficile de partager la fausse évidence qui a cours de nos jours, évacuant tout ce qui n’est pas catalogué «pur sentir». Au mieux : effet pervers de satori mal digéré; «on» reste les doigts collés dans la prise, et «on» ... légifère, l’air de rien.
.
Mais continuons. Il se trouve, pour répondre à Chèvre, qu’un scientifique, et pas des moindres : W. Smith (entre autre collaborateur de la Nasa, pour lui résoudre le pb des fondements théoriques de la rentrée dans l’atmosphère des navettes spatiales... bigre !) est en outre un excellent lecteur de Guénon. Voir son ouvrage «Sagesse de la cosmologie ancienne» aux éditions L’Harmattan.
Je vais donc tenter avec mes modestes moyens de vous donner un aperçu de ses méditations auxquelles je dois beaucoup.
Le distingo «corporel» - «physique», (au sens de physique quantique), établi par ses soins, me semble crucial.
D’autre part, tournant le dos aux préjugés simplistes de Guénon, tartinés sur tout ce qui relève de la modernité (sauf sa propre oeuvre, hi hi... effectivement impensable dans un autre contexte...); W. Smith en vient à postuler une identité de nature entre les infra-mondes abordés par nos physiciens, et la dimension imaginale.
Ce faisant, il se peut que ce rapprochement permette d’ «inventer» une passerelle viable et praticable (initiatique, si vous y tenez) entre science et conscience.
A la prochaine.
aliboron
PS : je prie Saint Gandhi qu’ à l’insu de mon plein grè, Mr Smith ne se soit pas compromis, en douce, dans des publications d’extrème droite.... ce qui, en vertu de la sacro-sainte Moraline actuelle, renverrait dans leur néant originel toutes mes élucubrations !

aliboron- Nombre de messages: 208
Age: 54
Date d'inscription: 15/07/2009
Re: La connaissance de soi
Bon, je reprends le fil pour relever quelques aspects du post dynamitaire d'Aliboron
(ou bien faut-il dire : dynamital ??)
Pour noter d’abord que c’est bien ce qu’on peut lire ici de plus explosif depuis un bail…
Par exemple cette ‘info’ lâchée négligemment, qui dessine la jolie courbe d’une petite fiole de nitro-glycérine retombant nonchalamment, mais rapidement, vers le carrelage : parlant d’éveil, Aliboron dit « le mien ne vaut pas tripette ».
On ne voit pas ça tous les jours… Un Forum visité par un éveillé ! ! et loquace, en plus ! ! Qui cause, quoi… et pas dans le cadre traditionnel des conférences, façon Forum 104.
( Eh non, sur ce Forum-ci, pas de grande table à la sortie de conférence, non plus, pour acheter des revues ou des livres… Accarias, Almora… Non, que dalle… euh… tant pis pour les… accariens. ^^ )
L’aiguille dans le potage, c’est « ne vaut pas tripette ». Ça rappelle U.G. Krishnamurti, le plus ‘anti-héros’ des éveillés officiels… Eh ! Un éveillé yé yé… Ce que rappelle la signature Alironron… Référence discrète, bien sûr, à « Da-dou Ron Ron »… Salut les copains !
On peut découper le post en 4 parties, (ou en 129, si on veut, mais je m’en garderai bien), quoiqu’il serait plus sage de noter plutôt au petit bonheur quelques remarques, tant il est vrai que plus j’essaye d’organiser ce bordel, plus la vanité de ces remarques m’accable, et moins je comprends ce que j’écris. So let’s go, et en désordre…
Je relève deux informations de taille, largement illustrées un peu partout dans le post, et les note en équations :
Partie 1 : Eveil n’égale pas amour.
En tout cas, « pas de manière trop simpliste ». L’accent est mis notamment sur le sens du mot Amour, à redéfinir… possiblement en termes non-humains. La citation des Dialogues avec l’Ange (l’Ange… d’ailleurs… n’est pas humain !) , l’évocation des dakinis, djinns, esprits de la nature , Kâpâlikâs, Agoris etc.
Mais dites-donc ? Ça permettrait-il de recoller les morceaux entre les ‘jivan-mukta’, estampillés ‘AUTHENTIQUE’, et le « surnaturel » ? Car, à supposer qu’une grande partie de celui-ci relève ‘purement’ de la fiction et n’ait aucune ‘réalité’, il reste pas mal de gros morceaux difficiles à rejeter en bloc, même avec une mauvaise foi de président de la République.
Les guérisseurs, par exemple… puisqu’on dirait bien que ça existe pour de vrai… Les alchimistes. Les vampires, sorciers & sorcières ; les loup-garous ; les voyants, devins et prophètes ; Saint Jean de la croix et Nicolas Conver; etc. etc.
(Le seul phénomène que ça n’explique pas, c’est le fiasco de l’équipe de France au Mondial. Mais bon…)
Tout ce qui suppose un ‘rapport au monde’ particulier, donc, mais pas pour autant bienveillant. Ben oui, jusqu’à cette équation (Eveil n’égale pas amour), on ne voyait pas trop comment rapprocher la Fée Carabosse, ou le Cosmopolite, ou Dracula, ou le Tarot de Marseille, de Ramana Maharshi… Là, ça commence à coller déjà mieux… Merci, Aliboron.
Alors, on va dire que les Jivan-mukta sont des cas particuliers… des éveillés qui ont bien tourné, quoi…
Partie 2 : Eveil (ou ‘réalisation’) n’égale pas capacité d’enseignement
Ça aussi, ça soulage. Qui n’a pas eu envie de saisir au collet un conférencier et de lui dire :
« mais-tu-vas-ar-rê-ter-ton-ba-ra-tin, oui ???!!! Et d’abord, rends-moi mes 10 euros !!! »
Tiens, un truc qui me défrise : bien rare qu’on parle d’art, dans ces causeries. (Jean Klein fait un peu exception.) A la grande rigueur : un peu de musique, d’arts plastiques… Mais de littérature : laisse-tomber. Mais qu’est-ce qu’il leur a fait, Marcel Proust ? Je ne te parle même pas de littérature populaire… pouah…
Ça ne parle pas beaucoup non plus des petits choses de la vie. Ça ne parle même pas beaucoup…des autres... enfin : toi, moi, lui, eux…
Bref, ça ronronne autour du ‘silence’. A croire qu’ils veulent nous dégoûter de la vie ! Putain, tu mets 40 ans à commencer à apprécier la vie… A respecter les vieux… respecter… la vie, disons-le… La vie toute simple… Et voilà qu’on vient te parler comme à l’école… qu’on t’apprend que tu vois tout à l’envers... et que tu ne sais rien à rien…
Bon, d’accord… c’est vrai ! Mais y a la façon de le dire, quand même ! ! Et puis, quand tu fais un stage de cuisine, tu es censé ressortir de là en sachant quand même faire cuire un œuf et deux ou trois trucs. Pareil pour un cours de tennis. Les conférences… ben, ça te fait surtout comprendre que t’es pas plus avancé qu’avant… Et ça se dit ‘enseignant’?… Bof… Amateurisme, plutôt, ouais… (et là, pour une fois, je sais de quoi je cause). Ou alors, un vampirisme soft, à l’occidentale ?… t’avais raison !
OK, je grossis un peu le trait. Pas pu mieux faire... J'arrête, d’autant plus que tu viens de poster sur la science.
PS : Au final, je garde tous mes bouquins de Jean Klein et de S. Jourdain... ces deux avaient une autre classe. Quant à Bernard, c’est un frère… Ça réchauffe… je les garde aussi !
(ou bien faut-il dire : dynamital ??)
Pour noter d’abord que c’est bien ce qu’on peut lire ici de plus explosif depuis un bail…
Par exemple cette ‘info’ lâchée négligemment, qui dessine la jolie courbe d’une petite fiole de nitro-glycérine retombant nonchalamment, mais rapidement, vers le carrelage : parlant d’éveil, Aliboron dit « le mien ne vaut pas tripette ».
On ne voit pas ça tous les jours… Un Forum visité par un éveillé ! ! et loquace, en plus ! ! Qui cause, quoi… et pas dans le cadre traditionnel des conférences, façon Forum 104.
( Eh non, sur ce Forum-ci, pas de grande table à la sortie de conférence, non plus, pour acheter des revues ou des livres… Accarias, Almora… Non, que dalle… euh… tant pis pour les… accariens. ^^ )
L’aiguille dans le potage, c’est « ne vaut pas tripette ». Ça rappelle U.G. Krishnamurti, le plus ‘anti-héros’ des éveillés officiels… Eh ! Un éveillé yé yé… Ce que rappelle la signature Alironron… Référence discrète, bien sûr, à « Da-dou Ron Ron »… Salut les copains !
On peut découper le post en 4 parties, (ou en 129, si on veut, mais je m’en garderai bien), quoiqu’il serait plus sage de noter plutôt au petit bonheur quelques remarques, tant il est vrai que plus j’essaye d’organiser ce bordel, plus la vanité de ces remarques m’accable, et moins je comprends ce que j’écris. So let’s go, et en désordre…
Je relève deux informations de taille, largement illustrées un peu partout dans le post, et les note en équations :
Partie 1 : Eveil n’égale pas amour.
En tout cas, « pas de manière trop simpliste ». L’accent est mis notamment sur le sens du mot Amour, à redéfinir… possiblement en termes non-humains. La citation des Dialogues avec l’Ange (l’Ange… d’ailleurs… n’est pas humain !) , l’évocation des dakinis, djinns, esprits de la nature , Kâpâlikâs, Agoris etc.
Mais dites-donc ? Ça permettrait-il de recoller les morceaux entre les ‘jivan-mukta’, estampillés ‘AUTHENTIQUE’, et le « surnaturel » ? Car, à supposer qu’une grande partie de celui-ci relève ‘purement’ de la fiction et n’ait aucune ‘réalité’, il reste pas mal de gros morceaux difficiles à rejeter en bloc, même avec une mauvaise foi de président de la République.
Les guérisseurs, par exemple… puisqu’on dirait bien que ça existe pour de vrai… Les alchimistes. Les vampires, sorciers & sorcières ; les loup-garous ; les voyants, devins et prophètes ; Saint Jean de la croix et Nicolas Conver; etc. etc.
(Le seul phénomène que ça n’explique pas, c’est le fiasco de l’équipe de France au Mondial. Mais bon…)
Tout ce qui suppose un ‘rapport au monde’ particulier, donc, mais pas pour autant bienveillant. Ben oui, jusqu’à cette équation (Eveil n’égale pas amour), on ne voyait pas trop comment rapprocher la Fée Carabosse, ou le Cosmopolite, ou Dracula, ou le Tarot de Marseille, de Ramana Maharshi… Là, ça commence à coller déjà mieux… Merci, Aliboron.
Alors, on va dire que les Jivan-mukta sont des cas particuliers… des éveillés qui ont bien tourné, quoi…
Partie 2 : Eveil (ou ‘réalisation’) n’égale pas capacité d’enseignement
Ça aussi, ça soulage. Qui n’a pas eu envie de saisir au collet un conférencier et de lui dire :
« mais-tu-vas-ar-rê-ter-ton-ba-ra-tin, oui ???!!! Et d’abord, rends-moi mes 10 euros !!! »
Tiens, un truc qui me défrise : bien rare qu’on parle d’art, dans ces causeries. (Jean Klein fait un peu exception.) A la grande rigueur : un peu de musique, d’arts plastiques… Mais de littérature : laisse-tomber. Mais qu’est-ce qu’il leur a fait, Marcel Proust ? Je ne te parle même pas de littérature populaire… pouah…
Ça ne parle pas beaucoup non plus des petits choses de la vie. Ça ne parle même pas beaucoup…des autres... enfin : toi, moi, lui, eux…
Bref, ça ronronne autour du ‘silence’. A croire qu’ils veulent nous dégoûter de la vie ! Putain, tu mets 40 ans à commencer à apprécier la vie… A respecter les vieux… respecter… la vie, disons-le… La vie toute simple… Et voilà qu’on vient te parler comme à l’école… qu’on t’apprend que tu vois tout à l’envers... et que tu ne sais rien à rien…
Bon, d’accord… c’est vrai ! Mais y a la façon de le dire, quand même ! ! Et puis, quand tu fais un stage de cuisine, tu es censé ressortir de là en sachant quand même faire cuire un œuf et deux ou trois trucs. Pareil pour un cours de tennis. Les conférences… ben, ça te fait surtout comprendre que t’es pas plus avancé qu’avant… Et ça se dit ‘enseignant’?… Bof… Amateurisme, plutôt, ouais… (et là, pour une fois, je sais de quoi je cause). Ou alors, un vampirisme soft, à l’occidentale ?… t’avais raison !
OK, je grossis un peu le trait. Pas pu mieux faire... J'arrête, d’autant plus que tu viens de poster sur la science.
PS : Au final, je garde tous mes bouquins de Jean Klein et de S. Jourdain... ces deux avaient une autre classe. Quant à Bernard, c’est un frère… Ça réchauffe… je les garde aussi !

Chèvre- Nombre de messages: 350
Date d'inscription: 06/06/2009
Re: La connaissance de soi
Précisions :
Il conviendrait que ce "coming-out", dû essentiellement à de la mauvaise humeur... (je tiens plus à mes défauts qu'à d'éventuelles qualités), n'induise aucun malentendu.
Le nombre de ceux ayant, d'une manière ou d'une autre, bénéficié d'aperçus vécus sur le fameux réel, (approfondis ou pas), est infiniment supérieur à celui composant le who's who de nos instructeurs. Heureusement. De plus, sauf avis contraire et motivé, seul l'Ami spirituel (le maître, si vous préférez) est à même d'évaluer le "niveau" de ses patients. Notion qui, cependant, n'a aucun "sens" vis à vis du mystère de la Grâce.
Il en résulte qu'il est préférable de se sentir très "peu de chose", une goutte d'eau rejoignant plus aisément l'Océan.
Ce "peu de chose" néanmoins s'applique essentiellement à l'intime; il n'induit pas l'obligation de cautionner, par "humilité" débile ou contrefaite, ou par paresse, le "tout et n'importe quoi" qu'on peut croiser en chemin.
D'autre part, il faut savoir que les quelques "non-voies" accessibles commencent (en gros) où les anciennes "voies" finissaient; ainsi la notion d'éveil s'y voit prodigieusement et modestement recadrée, puisqu' à partir de lui (de son don), tout reste à parcourir. Essentiellement la purification nécessaire à l'accueil du Vin Nouveau, qui ne doit pas faire exploser l'outre.
Concernant mon indigne "véhicule", comme dirait Andrew Cohen du haut de sa multinationnale, disons que je traine en route... pour des "raisons" qui ne relèvent pas de ma compétence, bien que de ma responsabilité; sans doute, en grande partie, la gourmandise de la distraction. Que ce "véhicule", entre autres gourmandises, publie ses élucubrations ici, ne signifie en aucun cas qu'il parle au nom d'une tradition ou lignée; encore moins sous le manteau de je ne sais quelle science infuse rendant irréffutables, voir "ésotériques", ses assertions... ludiques.
La seule chose néanmoins dont je sois (par "expérience") certain, c'est que la plupart des lieux communs parasitant aujourd'hui la quète du dit éveil, sont des vérités devenant, faute de qualification, des mensonges.
Le minimum, c'est d'en faire part aux chercheurs sincères.
"IL est l'oiseau de la vision, et ne se pose pas sur les signes".
aliminus
Il conviendrait que ce "coming-out", dû essentiellement à de la mauvaise humeur... (je tiens plus à mes défauts qu'à d'éventuelles qualités), n'induise aucun malentendu.
Le nombre de ceux ayant, d'une manière ou d'une autre, bénéficié d'aperçus vécus sur le fameux réel, (approfondis ou pas), est infiniment supérieur à celui composant le who's who de nos instructeurs. Heureusement. De plus, sauf avis contraire et motivé, seul l'Ami spirituel (le maître, si vous préférez) est à même d'évaluer le "niveau" de ses patients. Notion qui, cependant, n'a aucun "sens" vis à vis du mystère de la Grâce.
Il en résulte qu'il est préférable de se sentir très "peu de chose", une goutte d'eau rejoignant plus aisément l'Océan.
Ce "peu de chose" néanmoins s'applique essentiellement à l'intime; il n'induit pas l'obligation de cautionner, par "humilité" débile ou contrefaite, ou par paresse, le "tout et n'importe quoi" qu'on peut croiser en chemin.
D'autre part, il faut savoir que les quelques "non-voies" accessibles commencent (en gros) où les anciennes "voies" finissaient; ainsi la notion d'éveil s'y voit prodigieusement et modestement recadrée, puisqu' à partir de lui (de son don), tout reste à parcourir. Essentiellement la purification nécessaire à l'accueil du Vin Nouveau, qui ne doit pas faire exploser l'outre.
Concernant mon indigne "véhicule", comme dirait Andrew Cohen du haut de sa multinationnale, disons que je traine en route... pour des "raisons" qui ne relèvent pas de ma compétence, bien que de ma responsabilité; sans doute, en grande partie, la gourmandise de la distraction. Que ce "véhicule", entre autres gourmandises, publie ses élucubrations ici, ne signifie en aucun cas qu'il parle au nom d'une tradition ou lignée; encore moins sous le manteau de je ne sais quelle science infuse rendant irréffutables, voir "ésotériques", ses assertions... ludiques.
La seule chose néanmoins dont je sois (par "expérience") certain, c'est que la plupart des lieux communs parasitant aujourd'hui la quète du dit éveil, sont des vérités devenant, faute de qualification, des mensonges.
Le minimum, c'est d'en faire part aux chercheurs sincères.
"IL est l'oiseau de la vision, et ne se pose pas sur les signes".
aliminus

aliboron- Nombre de messages: 208
Age: 54
Date d'inscription: 15/07/2009
Re: La connaissance de soi
Hi !
" La vérité suffit à elle-même.
Tout ce qu'on y ajoute l'obscurcit.
C'est dans les lieux communs qu'apparaît l'évidence du mystère." (M + R : II, 55)
“ Le minimum, c'est d'en faire part aux chercheurs sincères.”Hi ! Hi !
Alverda-buse
" La vérité suffit à elle-même.
Tout ce qu'on y ajoute l'obscurcit.
C'est dans les lieux communs qu'apparaît l'évidence du mystère." (M + R : II, 55)
“ Le minimum, c'est d'en faire part aux chercheurs sincères.”Hi ! Hi !
Alverda-buse
Charly Alverda- Nombre de messages: 534
Date d'inscription: 02/10/2008
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