La connaissance de soi

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Re: La connaissance de soi

Message  Calcédoine le Jeu 15 Juil 2010, 19:10

Merci pour vos contributions.
Pas facile d'enchaîner quelque chose de simple à la suite d'un tel florilège d'idées aussi mûrement réfléchies, que ce soit de la part d'Aliboron pour ses développements arborescents qui intercroisent tout azimut des sentiers qui sont autant d'itinéraires issus d'horizons divers, que de la part de Chèvre qui en tente une synthèse, laquelle – cela se sent – est manifestement éclairée par des expériences vécues personnellement. Je me contenterai, ici, présentement, d'apporter un mini témoignage personnel au sujet des "stages d'Eveil" envers lesquels Chèvre incite – à raison – à une certaine suspicion.

Car des stages de toutes sortes destinés à aller vers la connaissance de soi, j'en ai connu.
Plein !
J'en ai même organisés, encadrés, assistés, parfois seul, parfois dans le cadre d'associations ayant pour but de faire émerger une nouvelle conscience, ou d'autres à tendance écologique, ou spirituelle, etc.

Le bilan de tant de stages ? Mi-chèvre, mi-chou [1] : comme dans la vie, il y a du bon et du moins bon. J'ai rencontré des baratineurs-escrocs, auxquels on aurait effectivement tendance à réclamer le remboursement du prix d'entrée, mais j'ai aussi rencontré des animateurs de stages qui ont contribué à modifier le sens de mon existence. Or, j'ai pu constater que ceux qui ont été essentiels pour moi ont eu un impact dérisoire sur d'autres, et que ces mêmes autres ont été profondément interpellés par des conférenciers qui m'ont paru mièvres. J'ai aussi rencontré des animateurs de stages qui avaient un côté escroc assez marqué, et qui pourtant avaient un talent plus que certain à mettre le doigt sur les blocages majeurs qui empêchaient certains participants à évoluer. Comme quoi, parfois, cohabitent le pire et le meilleur.

Avec le recul, je me dis : "Bien malin qui pourrait juger du bien fondé de tous ces stages et conférences !"
Parce que nombre de ces stages et conférences ne sont pas tant des outils d'évolution que des occasions d'évoluer. Car tout ce contexte forme un climat alternatif à la vie courante (étiquetée brimante, sclérosante, stressante, anti-évolutive), climat attractif pour des gens qui se sentent dans une impasse et viennent y chercher… ce qu'ils y apportent ! Alors, il se pourrait qu'un orateur particulier puisse provoquer le déclic chez certains, mais contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce déclic ne sera pas tant l'effet direct du talent du conférencier, que la résultante d'un long processus de recherche ayant peu à peu conduit à une "presque maturité" qu'un seul petit stage de plus mènera à l'éclosion.

"Les stages, voie initiatique", pourrais-je titrer (avec malice), dans la section CheminCroisé Les sujets du forum :: Initiations :: Voies initiatiques, car, pour moi, personnellement (expérience pas nécessairement transposable à autrui), les stages et les conférences peuvent être un moyen d'accéder à une certaine connaissance de soi. Et m'ont amené, en bout de course, à éviter les stages ! A chacun son chemin; à chacun sa route : tant d'itinéraires sont valables, si on ne s'y laisse pas mener par le bout du nez. Et "l'Ami spirituel" évoqué par Aliboron, n'est jamais pour rien dans le choix des bons itinéraires... Clin d'oeil

- - - - - - - -
[1] Chèvre : désolé, mon chou. C'est l'expression qui est comme ça; ce n'est pas moi qui l'ai inventée !
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Re: La connaissance de soi

Message  aliboron le Dim 18 Juil 2010, 15:07

Bonjour,

Je partage tout à fait le regard porté par Calcédoine sur les «occasions», à ne pas confondre avec des «outils». Même si on peut supposer que, vu de la Providence, une transmutation des unes aux autres reste sans cesse possible.

«La générosité universelle est une langue sans mots, une vue sans vision, un corps sans acte, une preuve sans argumentation. C’est une source qui vient de la mer et des mystères de la mer».

De plus, étant depuis peu devenu bavard, et le prouvant ici, je n’ai plus rien contre les conférences, en soi. Faut que je trouve d’autres boucs émissaires... zut.


Dans sa réponse, (ainsi que dans celle de Charly, en contrepoint : son aimable ironie, que j’apprécie ) il y a un autre point qui me donne à penser, celui d’animateurs «qui avaient un côté escroc assez marqué, et qui pourtant avaient un talent plus que certain à mettre le doigt sur les blocages majeurs qui empêchaient certains participants à évoluer. Comme quoi, parfois, cohabitent le pire et le meilleur.»

Où l’on retrouve Maître Pierre du Coignet (Fulcanelli), le diable portant parfoist pierre... et les fous (au bonnet souvent phrygien) des compagnies de la Mère Folle qu’affectionne R. Alleau.


C. G. Jung, en son impressionnante «Réponse à Job», méditant sur le mystère d’iniquité d’une façon proche du Jacob Boehme confronté au «colérique», nous introduit à une économie divine amorale à souhait, même si au bout du compte escompté tout ce processus vise la plus-que--perfection. On y constate qu’un traffic d’influences Dieu-Diable régule la coction vécue par Job.
Ceci pour en venir à souligner quelques aspects peu évoqués de la tutélaire divinité présidant discrètement ce forum (et d’autres) : Hermès.

Le même Jung, (in «Le fripon divin») fut l’un des rares à scruter cet archétype dont des exemplifications ambigües se retrouvent aussi bien chez les indiens d’amérique du nord (du mythe du Corbeau aux heyokas sioux : initiés faisant tout à l’envers), que chez les scandinaves avec Loki. On peut dire, (très rapidement), que les précités illustrent de manière facécieuse et souvent dérangeante, voir «mordante», le fait que «la sagesse de dieu est folie pour les hommes». Ce, même si nos missionnaires s’aventurant vers ces peuplades primitives zé païennes, ont sur le champ reconnu en ces fripons l’obsédant démon niché... en leur subconscient. Bravo.

De même, Guénon, dans quelques articles, médita sur la «connivence» probable, mais vers la Source..., entre ce que nous (: les moins domestiqués d’entre nous...) qualifions de mal et de bien. Voir entre autre: «Les dualités cosmiques».
A mon humble avis de bourricot, on peut même supposer qu’il dût à cette «contemplation» (un brin prématurée ?), le caractère excessivement rigoureux et... contondant de ses lumières.
Voir le «pilier» concerné, dit de la Rigueur, dans la kaballe juive... Y a un gros nid de chauves-souris, vers le Haut.
Bref, une porte, parait-il, doit être ouverte ou fermée; lui arrive à faire les deux en même temps, pour au final nous la claquer au nez. Etrange... au point qu’il n’est peut-être pas déplacé, au regard de la connivence précédente, de penser qu’il connaissait trop bien sa fameuse Contre-initiation.
«Quand tu regardes un abime, lui aussi regarde en toi».

Cette perfide insinuation, qui me vaudra l’anathème (youpi!) des quelques guénolâtres en pécheresse vadrouille sur le net , s’appuie entre autre sur le refus total de considérer ses assertions comme des repères initiatiques valables, refus qui me fut vigoureusement signifié par un représentant (aussi docte que qualifié) d’une non-voie. In-com-pa-tible !
Manifestement trop raide, sombre et bardé d’exigences (périmées ?) pour que la Grâce soit tentée de se poser sur un affilié à ces «vérités» trop... vraies. Or, mieux vaut, en ces temps de disette initiatique, (on juge les arbres à leurs fruits...non ?) ne point trop lui fermer la porte.

Paradoxe guénonien, curieusement repris par le vedanta new-age: mettre sans cesse au pinacle une sur-transcendance «vedantic», abstraction (ou «extinction» très partielle) à partir de laquelle on passe sa vie dans le gaz ou, en mode actif : à légifèrer sur tout ce qui traine en bas dans l’ «illusion»... au point qu’il en résulte (en fait) un dualisme aussi lourdaud qu’insolvable.
Voir plutot la différence, bien établie par le sheikh Thirmidi, (non récupéré par les traditionalistes comme Ibn’Arabi) entre voie de la «patience» qui vit de et dans la distance, et celle de la «louange» qui ignore cette apparente évidence, déliberemment et amoureusement.

Voilà bien un de ces «lieux communs», cher Charly; mais comme les autres : plutôt aveuglant d’... évidence. Il ne suffit peut-être pas de les asséner; peut-être les filtrer un minimum... en prenant soin que notre imbécile opacité (en tout cas, la mienne) ne desserve pas trop. Non ?

 
Pierre Gordon ayant consacré une de ses scrupuleuses recherches au notre d’Hermès, porteur du titre et gréco-romain (même si la figure de Thot s’y superpose aisément), je ne m’étendrai pas dessus. Même si nombre de ses comportements semblent «moralement» répréhensibles... En revanche, me parait plus «actuelle» et virulente... la survivance de l’archétype en climat monothéiste. On ne l’aperçoit bien, de plus, que dans les ésotérismes connexes notamment musulman, ce qui n’est pas très surprenant connaissant le coté arche de Noé de cette tradition ayant recueilli moults sapiences antérieures. Hospitalité grâce à laquelle nous devons, semble t’il, le gros de notre alchimie et hermétisme.
Même si on n’en sent guère le jasmin (celui des Fidèles d’Amour) chez nos laborantins....Hum hum.


En passant : Calcédoine, je crains que lorsque tu affirmes catégoriquement ceci : «la Tradition s'enseigne par voie orale», tu oublies qu’en alchimie, étrangement (pt’êt un effet Thot), la bârâkha se transmet essentiellement par les livres. Voir Alleau à ce sujet.

D’autre part, mieux vaut distinguer enseignement et transmission; cette dernière («entre 4 yeux», encore que...) pouvant s’effectuer en silence. Voir Ramana Maharshi sur ce mode, le shivaïsme kashmiri; ou encore les soufis Naqshbandi. Le «rigpa» du Dzogchen, lui, pouvant aussi, si le postulant n’est pas assez «soluble» dans ce silence, être transmis par gestes, sans stade oral.
Immaculées conceptions....(?)


Reprenons notre labyrinthique monologue.
En s’appuyant sur les assimilations et filiations proposées par l’ésotérisme islamique, (Hermès-Enoch-Khidr-Elie), ou celles voisines de la kabbale juive (allant de Melkitsedec à Metatron, en passant par Jonas-Samson et autres colériques), on relèvera que les entités en cause se voient, plus ou moins explicitement, «localisées» au ciel du Soleil. Soit, le 4ème des 7 en la plupart des astrosophies.

Avant d’aborder la signification de ce placement médian, qui semble s’être imposé aux anciens éveillés soucieux d’inclure le créé (concret + subtil) dans l’Irradiation perçue, je rappelle qu’on peut y «loger» également quelques figures chrétiennes, pas forcément catholiques du reste, puisque qu’en partant du Baptiste, on aboutit à l’Elie-artiste des paracelsiens.


Après ce tour d’horizon abrahamique, plus rien... encore que pour faire plaisir à Chèvre, je n’ai pas grand chose à opposer à son Dracula; (qui mériterait une visite approfondie, ne serait-ce qu’en tant que seul archétype digne de ce nom pondu récemment) même si la «chose» me semble plus blête que mûre. Encore un qui a mal tourné, autour de son Soi ?

 
Mais revenons-en à l’Artiste par excellence.
Guénon, à ce sujet muni de sapience soufie, (même si, comme souvent, il transforme ce mystère en... énigme), nous informe in «Les cycles cosmiques», qu’il y a comme une permutation entre le Christ et Elie. Le premier étant à première vue «situé» au ciel de Mercure, plus bas. Puis, drappé d’énigmatisme, il nous entretient du lien, aussi étroit que fondamental, entre ce «comme» et l’alchimie considérée en son sens le plus élevé. L’info (non développée par ses soins) me parait d’une importance considérable, car en rapport avec les possibilités et impossibilités actuelles.

La Lumière Nouvelle, christique en esprit et en vérité (rien à voir avec Rome, ou si peu), proférée dans les «Dialogues avec l’ange» (mon post précédent) est de la même eau (ignée) que celle, plus vacillante et ténue car sous le boisseau, émanant jadis d’Elias-artista.

Les oeuvres de J. Boehme, D’Eckarthausen, Louis Cattiaux, Alleau, Trojani, sont autant de vitraux qu’elle transfigure prodigieusement et... discrètement. Je ne vois rien d’aussi charitable, regardant notre occident à présent voué, comme le rappella L. Lallement (chartreux) : «au long cheminement des égarés qui, pour retrouver les cieux étoilés, passe par le tréfonds des enfers».

«Vocation bien conforme à la logique interne d’une civilisation fondée sur l’Incarnation, et vouée à l’exigence intégrale de la Rédemption. Le goût occidental du terrestre avait ici sa finalité valable».

«Alors commençerait la quète des trésors de la terre, autre phase du Grand Oeuvres des derniers temps, dont le vrai but, vite oublié, devait être de tout ramener, quand refleurirait la Rose, dans le filet d’or du Grand Pêcheur».

«La graine, promesse de l’arbre dont elle porte l’image et le vivant principe, doit être enfouie en terre sombre, y mourir, se l’assimiler, pour qu’un jour une verte ramure, engendrée du croisement de la puissance de vie avec la substance terrestre, réalise leur mutuelle assomption (...)».


On reviendra plus tard si possible sur ces 2 déroutants barreaux de l’échelle de Jacob, en rapport avec «la vocation de l’occident". Il est probable qu’ils nous permettent une conjonction science-conscience efficiente, et pas seulement de la parole verbale d’un coté et, de la technique laborantine ou «énergétique» de l’autre... Eternel divorce théorie-pratique remarquablement mis en lumière par F. Julien dans ses diverses approches d’une pensée, la chinoise, établie sur de toutes autres prémisses. Laquelle ne manque pas d’intérêt, au vu de notre sujet, étant donné que :

«Il importe de noter qu’aucune pratique quelle qu’elle soit ne permettra de retrouver ce qui est absent, (à savoir : ce Présent), tant qu’elle sera considérée comme un moyen d’atteindre un objectif «futur» .

Lieu comme-Un, isn’t it ?

Pour en tamiser l’évidence, je propose d’interposer un bidouillage assez simple ne fonctionnant qu’en notre présent (vestige du précédent) : le pendule de Foucault. Soit, la démonstration scientifique (ouf...) que l’universel c’est bien le local, moins les murs. J’y recours, étant convaincu que l’alchimie est bien une métaphysique expérimentale, avec tout ce que celà implique comme conséquences... «poétiques».

Ici, l’analogie est requise, notre science moderne, plan-plan, ne prenant pas en considération les degrès suprasensibles de la réalité. Mais l’inverse étant plausible, que la Table d’Emeraude nous renvoie l’ascenseur !
Dans une étude signée Isiacum hermeticum, l’auteur, méditant le versant «physique» de l’Opus, remarque ceci :

«Ce n’est pas à une partie de bras de fer entre deux champs énergétiques physiques que la transmutation prétend donner lieu. Il ne s’agit aucunement de contraindre l’état d’un système à évoluer par l’action extérieur d’un autre, de même nature, mais plus puissant.
La science d’Hermès a toujours prétendu agir par le champ interne de la structure à modifier, et ce par la dimension même où nous verrons les particules perdrent leur substance.

Ceci s’accomplit lors de la préparation de la pierre à la faveur d’une mise en condition d’ordre électronique par l’action d’un «feu de nature Saline».

Quant aux aspects immatériels ou plutot non objectifs del’opération, la micro-physique est désormais préparée à en situer le concept dans cet ordre quasi «nouménal», ainsi que l’avait perçu Bachelard, où se meut le substratum énergétique de la matière.

L’équation de la relativité est l’expression fondamentale de sa faculté de matérialisation. D’autres lois mathématiques évoquées plus loin cernent divers épiphénomènes de cet être énergétique. D’autres s’ajouteront. (c’est bibi qui souligne).


En ce qui concerne l’expérience qu’en a l’hermétisme nous pouvons indiquer son étrange parenté avec une expérience de physique, énigmatique et assez célèbre, dont la leçon n’a sans doute pas été clairement perçue. Elle recèle une clef de la pratique alchimique. Il s’agit de l’expérience du pendule de Foucault.
On observe en effet un décalage progressif au cours des heures du plan d’oscillation d’un pendule. Ce plan restant fixe par rapport à un corps stellaire, dit «repère galiléen»; en termes plus explicites le plan d’oscillation suit par son déplacement, le mouvement apparent (par rapport à la terre) du corps stellaire sur lequel il est aligné.

Le problème commence à être perçu, et par conséquent posé, en termes fort suggestifs dans le langage des astro-physiciens.

Pour ceux-ci la nature des forces impliquées peut se décrire dans les termes d’une liaison entre les structures de la matière dans l’infiniment grand et dans l’infiniment petit (la petite masse métallique du pendule).

C’est très exactement cette sorte de syntonisation (= réglage d’un appareil récepteur permettant l’amplification d’une fréquence déterminée) que recherchait l’alchimiste en oeuvrant comme Newton aux seules saisons équinoxiales, notament au printemps (...).
C’était là le signe de la quête d’un rapport singulier qui s’établit lors de moment privilégiés du mécanisme céleste, entre le Macrocosme et le microcosme minéral oeuvré.»


- Malheureusement, faute de place, suis obligé de vous priver de la suite. Disons que l’auteur (Adepte ?) en vient vite à disserter, très charitablement, de «l’unité de la Vie dans tous les règnes», s’arrétant forcément plus sur «la vie élémentaire», via des parallèles mineral-vegétal concernant la puissance germinative des «embryons». Jusque là, rien que de très «classique», sauf ceci, moins fréquent :

«La qualité de cette énergie (Vie) n’est aucunement modifiée par la nature de ses supports. De ceux-ci dépend seulement la complexité de son expression et la poussée évolutrice tend précisément à amener ses véhicules à une qualification telle que tous ses attributs puissent s’exprimer sans restriction.

L’un de ceux-ci est la conscience qui n’est différente, du minéral à l’homme qu’en degrè d’expression et d’auto-perception.»

Conscience ! M’est avis qu’en cet arcane majeur se boutent les «vases communicants».

Nous verrons par la suite, (si je ne m’emmêle pas trop les pinceaux dans les interférences spatio-temporelles), qu’à ce sujet les non-voies auraient beaucoup à dire, ou plutôt à suggérer...en étroite sym-pathie avec la phrase soulignée, ainsi qu’avec des approches «ondulatoires» plus que corpusculaires de notre physique. Voir surtout F. Trojani.
Et, notament sur les intervals propices, souvent qualifiés chez elles d’équinoxiaux... Bref, une talismanie dont les «lois» s’appliquent aussi bien à la quête d’éveil, qu’à l’office des ténèbres minérales.

L’interval majeur, fondamental (dont les autres, mineurs, seraient les apôtres) étant, de l’avis général, en consonnance avec ce que nous appelons la Mort. Ou le Vide... Son silence, Fontaine de Jouvence comme le dit R. Alleau.
L’apport épistémologique du scientifique cité dans mon post précédent, W. Smith ne sera pas de trop pour esquisser une passerelle. Aussi, ne m’en veuillez pas, si ce post et ses suivants dépassent un peu le volume convenu... (par qui au fait ?).

Je profite d’une des salves de Charly pour ré-introduire la suite exigée par mon début :
“ Quoi de plus léger que la lumière du soleil ?
Cependant c'est elle qui donne le poids à toutes les choses du monde.”

“ La lumière du soleil contient toutes les autres lumières, elle est comme l'essence de la vie.”

“ La lumière du soleil, de la lune et des étoiles féconde perpétuellement l'eau du ciel qui porte la semence jusque dans les profondeurs de la terre d'où surgit la vie des êtres et des choses.”
(Le Message retrouvé)

Soit le «ciel du soleil» accosté précedemment.


Je potasse ma suite le temps que vous digériez cette entrée.
Cordialement
boron.
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Re: La connaissance de soi

Message  Chèvre le Lun 19 Juil 2010, 16:00

... pour illustrer un aspect de ton post, Aliboron, la mention du Pendule de Foucault, j'ai posté ici :


une "analyse" (ou disons, une 'observation' sur) des cartouches de la carte XII LE PENDU du Tarot de Nicolas Conver.

En résumé : Ce regard particulier détecte le mot aXe caché dans le cartouche du pendu, en jouant au culbuto avec les lettres et les chiffres :



("démonstration" complète sur le lien + haut, sans rigoler !).

Guématrie, Nombres

A ces aspects graphiques, on peut ajouter que le Pendu, carte XII, est aussi liée :
au Cosmos (12 signes, 12 mois etc.),
aux cercles, grands ou petits (12° est le 30ième de 360°)
En guématrie, on notera que le mot aXe caché dans le Pendu vaut 1+24+5 = 30, soit 1/12ième de 360° (et justement le multiplicateur qui manquait au XII).

Le mot PENDU lui même totalise 16+5+14+4+21=60, soit le 1/6ième du cercle.

Le E bizarre ayant été envoyé en haut (dans le cartouche des chiffres), il reste en bas, dans le cartouche du Nom, L PENDU, ce qui, en guématrie, totalise 12+16+5+14+4+21=72, soit d'une part le 1/5ième du cercle, et d'autre part, la mesure de l'angle du Triangle d'Or (déjà aperçu dans l'observation d'une autre carte à tiroirs du Tarot de Nicolas Conver: TEMPERANCE. Voir ici : Géométrie Sacrée, ainsi qu'en d'autres endroits de ce même fil, largement consacré à la Melencolia de Dürer)

"That's all, folks", c'était un simple intermède visuel... En tout cas, le Pendu est un joli Pendule... et pose bien la question de l'aXe... vers quoi pointe donc la flèche dessinée par la corde ?... Vers cet X, en tout cas... pas de doute. Ce retournement de lettres... ne faisant peut-être qu'indiquer... un retournement de l'être.



.
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Re: La connaissance de soi

Message  Logos le Lun 19 Juil 2010, 23:06

Bonjour ! Queques réflexions...
Concernant le pendule de Foucault, un extrait de Wikipédia me semble développer le rapport entre infiniment-petit et infiniment-grand évoqué par Aliboron :

Dans une première approximation, le plan du pendule est fixe par rapport au Soleil. Mais, si Foucault avait réussi à construire un pendule capable d'osciller suffisamment longtemps, disons pendant un mois, il se serait aperçu que le plan d'oscillation dérivait également par rapport à la position du Soleil. Notre étoile ne fait donc pas partie du système de référence en question.
Peut-être faut-il alors considérer les étoiles proches du Soleil ? Mais là aussi, si l'expérience pouvait durer suffisamment longtemps, elle montrerait que le plan des oscillations se déplace nettement par rapport aux étoiles après quelques années. Quel objet choisir dans ce cas ? Le centre galactique, la galaxie d'Andromède, le superamas local ? Chacun de ces objets donnerait l'illusion d'être fixe par rapport au plan des oscillations, mais finirait, après un temps de plus en plus long, par révéler une dérive.
Si l'expérience pouvait être menée suffisamment longtemps en considérant comme référence les objets les plus lointains de l'univers, les galaxies ou quasars situés à des milliards d'années-lumière, on pourrait constater encore une infime dérive du plan d'oscillation
Finalement, l'ultime recours serait de considérer comme référence le rayonnement de fond de l'univers. Avec ce système de référence, et si l'expérience de Foucault était réalisable, le plan des oscillations serait enfin fixe et il n'y aurait plus de dérive. Ce n'est donc qu'en fonction de l'Univers dans son ensemble, que nous pouvons définir un référentiel galiléen par rapport auquel le plan des oscillations est fixe.
Le pendule de Foucault se moque donc de la présence du Soleil ou de la Galaxie. Son mouvement lui est directement dicté par l'Univers entier.
Un petit croquis vite fait (et à l'envers, pour s'entraîner à renverser le regard Sarcastique)...



j'ai juste voulu représenter la terre tournant autour du soleil, celui-ci tournant autour du centre de la galaxie (point 1), ce centre galactique tournant lui-même autour d'un centre « super-galactique » (point 2), etc... Chaque centre constitue un repère (croix) qui peut être considéré fixe sur certaines échelles de temps, mais qui ne l'est pas dans l'absolu... Sauf, le centre hypothétique numéro « infini » (indéfini) qui pourrait correspondre à ce que Cattiaux appelle le « centre du centre » (?)

Du coup on pourrait imaginer une structure (par exemple) fractale-circulaire, type :



Cette figure restant trompeuse, puisqu'elle fixe une limite supérieure (le cercle initial) à partir de laquelle on descend dans l'infiniment-petit (échelles eu égard auxquelles la limite supérieure jouerait alors le rôle d'infiniment-grand)... et donc, n'importe quel niveau inférieur (par exemple le système terre-soleil), pour éloigné qu'il soit du « ground zero », n'en reste pas moins à un niveau fini.

Solution ? Si les extrêmes se rejoignent, façon Ouroboros, alors l'infiniment-grand est l'infiniment-petit (!?), ce qui permet d'évacuer la notion toute linéaire de « ground zero », mais ne résout pas le problème pour moi (empêtré dans l'imagine-mal)

Scratch A développer...

Mais ça signifierait, en admettant que le Mouvement suive la loi causale "plus petit vers plus grand", que la source infiniment-petite du mouvement (et donc périphérique en quelque sorte) prend naissance dans l'infiniment-grand (et central)... une sorte de système rétroactif (feed-back) où la causalité est forcément mise à mal bien qu'elle existe (mais en tant qu'épiphénomène)

Wikipédia a écrit:Une boucle de rétroaction est un dispositif qui lie l'effet à sa propre cause, avec ou sans délai [...]
Les comportements des systèmes se répartissent en trois grands types :
- amplification, voire emballement tant que les limites physiques ne sont pas atteintes (effet boule de neige : effet Larsen, explosion nucléaire...),
- régulation stable, éventuellement sous forme cyclique, avec ou sans amortissement : clignoteur, sonnette électrique, thermostat ...
- entre les deux, fonctionnement chaotique, qui peut néanmoins sous certaines conditions déboucher sur un comportement émergent
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Re: La connaissance de soi

Message  Bertrand le Mar 20 Juil 2010, 21:19

Logos a écrit:
Un petit croquis vite fait (et à l'envers, pour s'entraîner à renverser le regard Sarcastique)...

en déplaçant le centre ça donnait ça :

C'est amusant parce que ton dessin représente un générateur d'épicycloïde ou quelque d'approchant, avec une modélisation des astres à l'opposée de Ptolémée.

edition : je suis désolé je réponds encore une fois à côté de la plaque du fil de discussion initial... à déplacer ou effacer donc !

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Re: La connaissance de soi

Message  Trinity le Mar 20 Juil 2010, 22:10

Bertrand a écrit:édition : je suis désolé je réponds encore une fois à côté de la plaque du fil de discussion initial... à déplacer ou effacer donc !
Pas nécessairement, Bertrand : les courts hors-sujets ne nécessitant pas un développement spécifique dans un autre fil qui leur serait spécialement dédiés sont parfaitement tolérables, du moment qu'on en revient rapidement au fil principal.
Je pense que c'est le cas ici.
Par contre, si un hors-sujet s'avérait mériter de nouveaux développements, ne pas hésiter à créer un nouveau fil, éventuellement dans une autre section.
Par exemple, on pourrait expliquer (ailleurs, donc) ce qu'est un générateur d'épicycloïdes , parce que, pour ma part... Interloqué (1) Scratch

Mais revenons-en donc ci-dessous à "La Connaissance de Soi".


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Re: La connaissance de soi

Message  Logos le Mar 20 Juil 2010, 22:37

Alors je glisse 2 doublets de Cattiaux sur le thème...

17. Celui qui peut se connaître et s'amender devient facilement maître de soi-même et du monde.

17'. Il n'y a qu'un petit nombre d'hommes capables d'apprécier l'obscure origine du ciel et de la terre.

18. La connaissance de soi-même permet de supporter tous les jugements et tous les abandons en silence.

18'. Celui qui se lèvera à la fin des temps commandera au ciel et à la terre, et tous lui obéiront comme le coeur se soumet à l'amour.

... pour Trinity : une épicycloïde c'est par exemple la figure que décrit la valve d'une roue de vélo (dans le référentiel terrestre)

https://www.youtube.com/watch?v=jhW0GE95fMI
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Re: La connaissance de soi

Message  Charly Alverda le Mer 25 Aoû 2010, 10:02

Bonjour

Maître Aliboron me fournit un support de réflexion pour une présentation de l’éveil, en voici une (petite) synthèse tirée des meilleurs auteurs. Je le cite :

“ Quid de notre «personnalité" DANS l’éveil prolongé, et pas seulement en son vestibule oû domine l’extinction, la dissolution du gros de nos modes d’être antérieurs ? “

Il y a - selon des éveillés de l’advaïta et quelques autres - éveil... ou non, jamais “ d’éveil prolongé “. La personnalité est habituellement conscience de quelque chose, un “beau” jour la conscience sans objet SE libère de la personnalité. Cette conscience sans objet, notre vraie nature, est la source de tous les “états” de conscience dont certains peuvent être suffisamment “distendus” pour donner une illusion de libération. Mais ce n’est qu’un avant-goût (une sensation) donc soumis au temps, mortel parce que né. cela se produit chaque fois que nous amenons l’un des sens au-delà de lui-même à l’occasion d’expériences de : drogue, méditation intensive, danger intense, sentiment amoureux extrême, escalade de haute(s) montagne(s)...

L’éveil se produit, une fois pour toutes, quand est brisée la tyrannie du “singe ivre” par l’absence d’identification aux données des sens, alors notre vraie nature, la pure conscience sans objet, s’est rappelée à nous, dissolvant ce “nous”. La personnalité peut continuer de s’agiter sur la scène, la conscience devenue sans objet (êtreté) est tombée de la scène et demeure témoin. La nature de cette conscience étant amour, intelligence, lumière... fait que désormais toutes les actions de l’éveillé sont en pure harmonie avec la situation émergente.

CITATION :
“ Quid des «choses", de tout le créé perceptible par rapport à l’Océan des Mystères (qualificatif parmi d’autres) ? Est-il pure illusion ? Mauvais ? Chuté ? Etc...”

Roger Godel a parfaitement répondu à cette question dans son ouvrage : “ Un compagnon de Socrate, Dialogues sur l’expérience libératrice ”. Nous sommes l’océan-source de la production de toutes les métamorphoses, vagues de la phénoménalité.

Cattiaux, l’hermétiste, qui utilise le concept de dieu en ce sens : “ " Lui, le feu secret qui suscite les Univers, qui les entretient, et qui les consume. " présente ainsi ces “choses” :

“ Les choses créées sont irréelles par rapport à Dieu, mais elles sont réelles entre elles, pendant le temps de leur apparition. “

“ Le monde actuel n'est ni réel, ni irréel, ni bon, ni mauvais.
Il est formé par une portion de la lumière divine fractionnée à l'infini dans les ténèbres du non-être.”

“ Dieu subsiste éternellement au-dedans et au-dehors, sans pourquoi ni comment. Tel est le mystère de l'éternité. “

L’ésotérisme chrétien à cette vision parallèle :

" Rien n'existe réellement que ce qui a l'existence en soi et par soi. Or, l'esprit seul est cet être en soi, aséité qui constitue la personnalité.
Tout ce qui n'a pas la vie en soi et par soi " n'a de l'être que I'apparence (57) ", et est ainsi sans personnalité. Voilà pourquoi le monde impersonnel des corps n'est que simple phénomène, pure apparence, selon qu'il est écrit qu'il n'est que " l'inanité, le néant et le vide (58)

"J'al regardé la terre, dit le Prophète, et je n'y ai trouvé qu'un vide et un néant (59) ".

"Voici, vous êtes le néant, et votre oeuvre le non-être (60) ".

L'Esprit infini ou Dieu est seul l'être en soi et par soi, selon qu'il est écrit : " Je suis Celui qui Suis " (61) et Il est ainsi l'unique personnalité absolue.

Sera-t-il infécond ? "Moi, qui fais enfanter les autres, n'enfanterai-je point aussi moi-même, dit le Seigneur ? Mol, qui donne aux autres la fécondité, demeurerai-je stérile, dit le Seigneur, votre Dieu ? (62)
" Non, "parce que l'Esprit du Seigneur remplit tous les mondes, et comme il contient tout, il a la science de la parole (63) ". Et cette parole est la création d'êtres vivants comme lui.
" Étant lui-même le Tout-Etre (64), il conçoit en lui tous les esprits (65) ". Mais, parce que l'esprit est l'être en soi et par soi, l'homme ne peut acquérir en l'Esprit pur sa personnalité relative que par son oeuvre propre, et en passant ainsi d'abord par une forme apparente qui, sans être lui ni rien de lui, serve comme de médium et de matrice à la formation de sa personnalité par elle-même.

Tel est l'ineffable et sublime mystère de la création conçue par I'Esprit divin (66) ".

Fragile et passagère enveloppe de la personnalité humaine qui se forme, langes débiles de son berceau, le corps est le simulacre et le moule où Dieu jette en fusion l'esprit, pour qu'il s'y personnalise par son action elle-même, comme l'or qui, versé bouillant dans le creuset, y prendrait l'empreinte divine par sa propre énergie.

Ainsi, fils de lui-même et formé en l'Esprit pur par sa propre action, " l'homme est créé immortel et fait à l'image de la ressemblance de Dieu (67) ".

Scène fugitive des apparences, ou espèces sensibles, cet univers n'est donc que le réceptacle vide où s'opèrent, au sein des formes qui meurent, la conception et l'enfantement de notre personnalité immortelle. C'est l'immense officine où s'élabore, à travers le fantôme passager des corps, la création de la personnalité éternelle des esprits purs.

Et c'est là le mystère du sacrifice universel, transsubstantiation eucharistique de la création sensible en création spirituelle, de l'homme en Christ, commune-union de la personnalité humaine et de la personnalité divine.

Comme la plante qui ne se forme qu'en sortant de la graine, sa périssable enveloppe, la personnalité humaine, semée dans la corruption, l'abjection et l'infirmité, se relève dans l'incorruption, la gloire et la Puissance.
Semée homme terrestre et dans l'animalité, se relève homme terrestre et pur esprit (68) .

" Parce que ni la chair, ni le sang ne peuvent posséder le royaume de Dieu (69) ", et que le Christ Lui-même a dit :

Ils seront comme les anges dans le ciel (70). Ils sont semblables aux anges (71) ".

Or, les anges étant de purs esprits, les hommes, égaux et semblables à eux, seront donc et sont aussi déjà de purs esprits.”

57 : Thomas à Campis, Sermons, 6
58 : Genèse 1 : 2 -Sag 11 :18 - Isaie 34 : 2, 40 : 17 : et 22 - Job 26 : 6 et 7 - Ps 38 : 6 etc
59 : Jérémie 4 : 23
60 : Isaie 41 :24
61 : Exode 3 : 14
62 : Isaie 66 : 9
63 : Sag 1 ; 7
64 : Idem
65 : Sag 7: 23
66 : Genèse 1 :2
67 : Sag 2 :23
68 : 1 Cor 15 : 36 38 42 49
69 : 1 Cor 15 : 50
70: Matth 22 : 30
71 : Luc 20 :36

CITATION :
“ De plus, dans le soufisme, par ex, ne pouvait enseigner (transmettre réellement et pas qu’en mots) que celui ou celle qui avait fait l’aller ET le retour; ce dernier supposant une attention (inspirée ET travaillée) sur les modes de manifestations du Silence. Pour le dire trop vite.
Il en résultait une capacité à distinguer de même les «états», et à adapter la pédagogie (même la «silencieuse» façon Maharshi) chez les vis à vis.”

Il n’y a que l’apparence - par le piège de la pensée DUALISANTE - d’une personnalité allant et atteignant un but. Personne ne revient, si ce n’est un corps-mental. Ramana en phase terminale d’un cancer disait : ‘ Ils me croient éveillé, mais ils s’inquiètent de savoir où je vais aller ! Où pourrais-je aller ? Je suis mort depuis si longtemps. “
Pour un “éveillé” il n’y a pas “d’autres”, il n’y a que la conscience, Ramana Maharshi dixit ; pas d’état à distinguer, ni aucune pédagogie possible. Un “éveillé” ne pouvant plus jouer aucun rôle, ne peut être un maître, il ne peut que porter un témoignage sans jamais être pédagogue. Le contraire signifierait que c’est la personnalité qui accéderait à la libération, or celle-ci ne peut connaître que des SENSations et des “états” de conscience, par nature éphémères.
Cependant l’éveillé est un miroir parfait (vu qu’il est vide !), mis en sa présence une “personnalité” selon son degré de conscience projettera sur ce miroir ses fantasmes et recevra par “réflection” uniquement ce qu’il peut voir en lui-même, ayant “ l’impression “ par le mental d’un enseignement. C’est en ce sens je crois que le “maître” apparaît quand le disciple est prêt, car la confrontation avec ce miroir peut provoquer l’éveil, si aucune curiosité malsaine apparaît. Bernard dit que l’idéal pour une visite à un éveillé est de mettre le mental à la porte et de le reprendre en sortant !
Le “gourou” mangeant des oranges, à Richard Alpert :
“ tu veux une orange ? Tu fais rire beaucoup de gens en Amérique ? “

Ce qui nous apparaît extraordinaire, c’est que Alpert, à des milliers de kilomàtres de chez lui, sur une colline avec des indiens assis sous un arbre aux pieds d’un vieillard enroulé sous une couverture, s’entende tout à coup dire par le vieux qui - en théorie - le voit pour la première fois : “ Tu as pensé à la maman hier, elle est morte d’une maladie de la rate n’est-ce pas ? “ Evidemment, là, Alpert devient complètement paranoÏaque et terrorisé ! Qui est ce vieux ? Qui le paie ? Le FBI ?... Puis il se met à pleurer, pleurer, et on l’emporte dans un bungalow. L’éveil peut être brutal !

Cordialement,

C...a

Charly Alverda

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Re: La connaissance de soi

Message  Chèvre le Lun 30 Aoû 2010, 17:55

Dans le fil Alchimie – Sujets variés, lisible ici CheminCroisé , Aliboron écrivait ceci, qui semble en rapport avec le sujet de ce fil, La Connaissance de Soi :


Précision en passant : je qualifie d’égo non pas notre «petit-moi», mais le mode hallucinogène qui le chevauche... comme on dit dans le vaudou. Qui le possède au point qu’il peut être tentant d’assimiler les deux et de tirer la chasse (en se dédoublant ?), quand... on se trouve encore, peu ou prou, teinté par ce funeste mélange. A l’insu de son plein grè ou, de «son» éveil... ouaf ouaf.

Ceci dit, pour en venir à une catégorie de «moyens» ou «techniques» néanmoins à la portée du petit-moi si pas trop identifié à sa maladie. Leur point commun étant, ce que faute d’inspiration, on peut qualifier d’abstraction profonde.
Oui, je sais; ça a l’air aux antipodes du «sentir», et tout et tout, mais à l’examen ça se tient plutot en plein coeur du «senti».

Suite en cours d’élaboration sur mon métier à tisser des âneries.


Je ne pense pas être le seul à baver dans l’attente de ces « moyens » ou « techniques » annoncés par Aliboron…

Dans l'intervalle, pour rebondir sur le sujet de la Connaissance de soi, du petit moi, du grand Moi, du « Je » avec un grand « J »…, de ce fameux ego, voici un extrait d’un entretien à trois voix : Denise Desjardins, Gilles Farcet et Stephen Jourdain (« Steve »). Bizarrement, alors que le propos de Jourdain me semblait limpide au début, je m’aperçois que je ne suis plus très sûr de comprendre ce qu’il dit… Vous ferez peut-être mieux…


Denise : Ne croyez-vous pas que ceux que vous avez mentionnés – qui se sont à un moment donné rapproché d’une bascule mais ont reculé – ont tout simplement eu peur ? Peur de perdre leur moi, leur ego…

Steve : Ont-ils eu peur de perdre leur moi ou la représentation extraordinairement réductrice qu’ils s’en étaient forgé ? Ont-ils eu peur de perdre leur ego ou l’ombre de celui-ci ? Il ne me semble pas qu’un esprit épris de vérité puisse éluder cette interrogation.
De l’existence d’un faux moi ai-je le droit d’induire que le moi est fausseté, mensonge ? Du fait que la santé est vulnérable, et que la défaillance ici s’appelle maladie, ai-je le droit d’induire que la santé est une maladie ?
En français, un tel comportement de l’intelligence a un nom : exaction logique. Quittons la France et élargissons notre champ de vision à tout l’Occident et tout l’Orient : ce qui me fige de stupeur et surtout d’effroi, c’est la séduction qu’exercent sur tant d’esprits de telles absurdités – parlons clair, de telles âneries.

Je me permets de faire une autre remarque.
En latin, « ego » veut dire « je ». En français aujourd’hui, et pas uniquement dans les cercles spiritualistes, l’ego c’est le diable et je c’est Dieu. N’y aurait-il pas ici comme un défaut ?

Gilles : Attends, Steve, explique-toi sur ce point précis : d’accord, « ego », mot latin couramment employé dans certains milieux pour désigner le diable (cela dont il faut se défaire), se traduit en français par « je ». J’en conclu donc que pour toi, « je » est l’un des noms de Dieu…

Steve : « Je » est le nom de Dieu. Mais si tu l’appelles « moi », il n’y verra aucune offense. A la vérité, mon impression est que Dieu préfère qu’on l’appelle « moi ». Le mot moi est le mot sacré.

Gilles : Et donc, mieux vaut ne pas en altérer le sens !

Steve : merci pour la perche tendue !
L’erreur commune, sinon universelle, commise moins par lâcheté que pour se conformer à la sirupeuse idéologie dominante, consiste à vider le mot moi de sa signification personnelle, ce qui revient à lui faire évacuer l’essentiel de sa substance. Danger mortel ! Meurtre de la Personne Intérieure ! Meurtre de la Conscience ! Meurtre de l’Esprit !

Gilles : Mais alors, que faire de toute la remise en cause du monde personnel qui semble fonder tant d’approches spirituelles ?

Steve : Bien sûr, il ne s’agit pas de faire stupidement l’apologie du personnel, je veux dire sans se demander ce que contient le paquet. Là encore, il y a confusion terminologique, légèreté dans l’emploi des mots. Et, là encore, ce qui pourrait n’apparaître de prime abord comme un détail de langage débouche sur une catastrophe. Qu’entend-on précisément par personnel ?
Ceux qui font de manière abusive le procès du « personnel » ne se sont pas posé la question élémentaire, mais vraiment essentielle : à quoi exactement rapportent-ils l’adjectif « personnel » ? Le rapportent-ils aux attributs de la personne ou à la personne intérieure elle-même ?
Si par « personnel » on ne désigne que les attributs du moi, que ses caractéristiques, alors le procès intenté est parfaitement justifié. Ce « personnel »-là est sans le moindre intérêt, nos caractéristiques individuelles, ce que beaucoup révèrent sous le nom de Ma personnalité, on s’en fout totalement. Je ne suis pas réductible à mes attributs, je ne suis pas réductible à mes déterminations, ni à leur somme. Je ne suis pas réductible à mon identité.
En revanche, si l’on étend, ne serait-ce qu’implicitement, le sens du même adjectif à ce « je » que je viens tout juste de prononcer, à la personne ou l’être intérieur, on a commis l’irréparable ; on a tué et Dieu et son enfant, l’Homme, on a châtré le Ciel et la Terre.
Donc, faire coûte que coûte la différence entre ce que nous sommes et nos misérables attributs, entre « je suis » et « cela que je suis ».
J’ajouterai que l’important n’est pas d’être heureux ni de ne pas souffrir, mais de se maintenir au tréfonds de soi-même dans son i-n-t-é-g-r-i-t-é.
La recherche de soi, c’est une chose ; une toute autre chose est la recherche de la non-souffrance, du bonheur, de la paix.

Gilles : Un péché contre l’esprit ?

Steve : On peut le dire comme ça, oui.

Gilles : Celui qui n’est jamais pardonné ?

Steve : Celui qui ne pardonne pas.



Extrait de LE GENIE EST UN ENFANT, in L’IRREVERENCE DE L’EVEIL de Stephen Jourdain et Gilles Farcet, Editions ACCARIAS L’ORIGINEL


Dernière édition par Chèvre le Lun 30 Aoû 2010, 17:58, édité 2 fois (Raison : pas assez de bave)
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La prise de conscience

Message  Aube-Aurore le Mar 28 Déc 2010, 13:03

Bonjour à tous ! Ensoleillé

La connaissance de Soi est une chose essentielle mais la prise de conscience de Soi est encore plus importante. La pratique journalière de la prise de conscience de soi, de notre corps, de nos sentiments, de nos émotions et de nos pensées nous permet de transmuer et transformer petit à petit tout notre être. (Source : CheminCroisé ici)

La prise de conscience de soi, la prise de conscience des choses, la prise de conscience des personnes et, au-dessus de tout, la prise de conscience de la Réalité contribuent chacune à leur manière au processus de notre Evolution vers la perfection. (Source : CheminCroisé http://www.centrebouddhisteparis.org/Bouddhisme/Prise_de_Conscience_Parfaite/realite.html)

Amitiés. Fleur
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Re: La connaissance de soi

Message  Henri Schersch le Mer 29 Déc 2010, 18:21

Bonjour Aube-Aurore ! Ensoleillé

J'ai suivi ton lien pour aller lire la page bouddhiste concernant la CheminCroisé prise de conscience de soi, et j'y lis que cette prise de conscience doit se passer à différents sous-niveaux, à savoir, plus particulièrement :
- la prise de conscience du corps,
- la prise de conscience des sentiments,
- la prise de conscience des pensées.

Je suis globalement d'accord sur certains aspects, comme par exemple le fait que nous sommes souvent peu conscients de toutes sortes d'automatismes : nous ne pensons pas à notre cœur qui bat, nous respirons par habitude (donc mal)), nous conduisons nos voitures en pensant au repas de midi, nous ne captons les signaux qu'envoie notre corps que lorsque nous avons mal, nous oublions que notre cerveau pense sans arrêt sautant d'un sujet à l'autre, etc. Bref, jamais conscients "ici et maintenant", nous subissons notre vie sans la maîtriser vraiment.

Mais, d'un autre côté, ces différentes prises de conscience, basiques, ne sont-elles pas celles qu'effectue le petit enfant peu après sa naissance ?
Et chercher à "prendre conscience de soi", n'est-ce pas une démarche qui amènerait à surdévelopper son égo ? Trop de gens ne sont-ils pas déjà "trop" conscients d'eux-mêmes et de leur propre "importance" ?

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Re: La connaissance de soi

Message  loup le Mer 29 Déc 2010, 23:36

bj, je me suis rendu compte, à travers mon "cheminement" que lorsque l'on "cherche", on trouve les réponses au travers de rencontres, quelquefois anodines, des films, ou tous autres supports .. rarement par des "conférences", car elles s'éloignent souvent du "vécu", et pour moi, seul le "vivant" peut être source de nourritures. ( la parole). Il faut que la personne qui parle, le vive .. et là très rare ... en plus, on peut ne pas "entendre" aujourdhui, et faire "tilt" plus tard, lorsqu'on est prêt ... pas de règle en la matière, pour moi .. et surtout comprendre, avec des années de "fausses croyances", que RIEN n'est à l'extérieur de l'homme, et ça c'est la Pierre d'achoppement .. cela vient progressivement, justement avec les recontres "opportunes", comme si un "aiguilleur" agissait .. le hasard étant une peinture que Dieu n'a pas signée ( je ne sais de qui c'est !!!!) Désolé ... Je parle pour mon cas, mais j'ai tendance à croire en cela ... Le "travail" est, maintenant, individuel, les portes sont ouvertes, par ceux qui ont vécu le chemin vivant (dans l'homme, donc, comme des "atomes "nouveaux qui "contaminent le corps entier) et les "ceusses" qui ont "faim" peuvent "aimanter" ce nouveau plan .. Je témoigne de ce en quoi je crois et de ce que cela m'a apporté, mais je comprends que l'on puisse "polémiquer" ... je ne pratique pas le ping-pong, n'aimant que les jeux collectifs ... Hello

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Re: La connaissance de soi

Message  aliboron le Jeu 30 Déc 2010, 18:38

Paul et Mickey vous donnent le bonjour,

En toute bonne foi, il y a une affirmation en votre mini conférence Hello que je ne saisis pas bien : " RIEN n'est à l'extérieur de l'homme". Vous serait il possible de développer un peu ? Ca m'interresse beaucoup et sincèrement. Peut être because suis enclin à postuler que rien n'est intérieur à l'homme. Vu que tout est dans tout, et inversement, on a des chances d'être raccord sur l'intérieur de l'extérieur.
Voir même sur le reste = rien. CheminCroisé Koan ?

Vous semblez dire que "cela vient progressivement", vous annoncez que "cela m'a apporté", bref que dans une certaine proportion vous en avez saisi (du cela) suffisemment pour être de ceusses, rares, qui peuvent en parler parce que le vivant. Ou, plus modestement, en mesure de les approcher, via les enseignements du vivant. Why not. Si ce n'est que sous-entendre aussi parcimonieusement n'est guère charitable pour notre collectivité dont je suis un des joueurs.
Donc : qu'est ce RIEN, puis l'extérieur, puis l'homme ? Non pas des définititions définitives bien sur, mais juste des indications si possible.
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Re: La connaissance de soi

Message  Logos le Jeu 30 Déc 2010, 22:23

Concernant les rapports intérieur-extérieur... je crois que le ruban de Mobius en est une belle illustration :



Et Henry Corbin : "Sortir du où, rentrer, passer à l'intérieur, et en passant à l'intérieur, se retrouver paradoxalement au dehors; c'est revenir chez soi, car c'est désormais le lieu qui réside dans l'âme".

Pour "notre" Henri, je dirais que la conscience du corps permet au contraire l'installation d'une conscience "temoin", et donc en fait un retrait des sens. Je propose quelques "méditations sur le corps" tirées des "112 méditations tantriques" de Pierre Feuga (il traduit des stances du célèbre Vijñâna-Bhairava Tantra, puis les commente) :

23. Que l'on évoque, juste un instant, l'absence de dualité en un point quelconque du corps : et c'est la vacuité même ! Libre de toute distinction mentale, on recouvre l'essence non duelle

N'importe quel point du corps peut être visé et vidé sur l'instant. On s'apercevra ainsi que certains endroits "répondent" mieux que d'autres et, le corps gardant une mémoire secrète des étapes conquises, on étendra peu à peu sa maîtrise. Une sensation de plus en plus légère, aérienne et rayonnante de son corps pourra se manifester, résolvant d'elle-même bien des conflits dont on cherchait vainement l'issue par des voies psychologiques.

24. Toute la substance qui forme le corps, il faut l'évoquer intensément comme imprégnée d'éther : et à la fin, ô Déesse aux yeux de gazelle, cette évocation deviendra permanente

A la sensation familière d'un corps opaque et étroitement limité - le corps dont nous avons accepté l'idée depuis l'enfance - se substitue celle d'une forme sans contours, sans résistance, homogène et omnipénétrante comme l'éther. Mais pour que cet état devienne permanent, il faut évidemment qu'il ait fait l'objet d'une évocation répétée intense, car notre corps est sous l'emprise de tamas, l'inertie, et possède une tendance quasi invincible à se resolidifier.

25. On doit méditer sur son propre corps comme s'il ne contenait rien à l'intérieur, la peau n'étant qu'un mur. Ainsi passera-t-on au-delà du méditable.

Dans l'évocation précédente, la vacuité était réalisée sur la substance du corps, son contenu, c'est à dire les os, les muscles, les viscères, etc... Ici, l'on médite sur le contenant, la peau qui marque la limite, le mur entre "dehors" et "dedans". "Dedans", à la suite du travail préalable est déjà vide, si bien que la peau se réduit à une sorte de pellicule imprécise entre 2 espaces également insaisissables, entre 2 vides, si une telle expression garde un sens. On est certes alors "au delà du méditable", puisqu'il n'y a plus aucun objet à méditer, le vide étant par nature impensable. On rejoint donc le pur Sujet.

(...)

Cette méthode du vide, habilement maniée, a une efficacité remarquable. A la manière d'un "rayon laser" elle foudroie sans pitié toute tendance à l'identification, à l'appropriation. Mais, encore une fois, elle ne doit pas procéder d'un raisonnement philosophique, mais d'un élan du coeur qui sait comme par instinct que là est son vrai royaume.
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Re: La connaissance de soi

Message  aliboron le Ven 31 Déc 2010, 00:00

Ave Logos,
Y a pas de témoin !!!
De qui, de quoi ?

Autrement, ce que tu cites comme "pratiques", me semble relever de ruses géniales... lesquelles sont ainsi "accompagnées" par Mister Yen Chan en son excellent bouquin : "la voie du bambou" : collection dirigée par P.Feuga...

Le principe de ces enseignements, dit-il, est d'utiliser les forces et l'intelligence de l'inconscient plutôt que "d'aller contre" en essayant de convaincre ce dernier de force. Le paradoxe est le levier fondamental, c'est samdhâya, abhisamdhi en sansktit, "la dissimulation de l'intention". Celle-ci permet d'atteindre par une approche crépusculaire, énigmatique ("le détour est l'accès"), la réalité inexprimable et insaisissable, à condition bien évidemment d'être suffisamment souple pour se laisser saisir par le paradoxe lui-même.
Lorsque le stratagème fonctionne, lorsque le ressort ji se déclenche, il y a la déflagration, c'est le rire libérateur du Bouddha, la ruade céleste de l'Eveillé qui désarçonne tout cavalier fantôme.

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Re: La connaissance de soi

Message  loup le Ven 31 Déc 2010, 00:22

bj, et bonne "future" année !!!! Aimer , ce que je voulais faire passer est que l'homme, par conditionnements successifs, s'est toujours tourné vers d'hypothétiques Dieux, Déeesses, icônes en tous genres, qui ne sont, pour moi, que des bâtons pour marcher; à force de lui mettre cela en tête, il est coupé de ses vraies racines. LUI ..il demande toujours aux "autres" de faire le "boulot" !!! Pas question , il ne sait plus que le "vrai" Divin est en chaque homme, que l'homme est "LA PORTE" par où tout passe... Même ses fausses croyances passent à travers sa propre "vision", on peut appeler cela le "gardien du seuil"... Telle est ma façon de fonctionner, que croyez vous que veux dire ... faire voir un "aveugle" ........lève toi et marche (pour un "paralysé")....etc... C'est à l'homme à donner l'ordre, grâce uniquement à la certitude que cela est !!!!! C'est le chemin de croix (croire) et ça, c'est le mystère de chacun..; Et le ''nouveau nom" est donné... Et en fait, on fait grandir, en soi, le futur "Homme" ou plus exactement le "nouvel" Homme... il ne s'agit bien sûr pas que du "mâle"!! Tire-langue (1) ..et les réponses aux questions, viennent, les lois se manifestent pour la compréhension du "pourquoi" !!! voilà, en gros, ce que je voulais dire ...se mettre à genoux devant un bout de bois ou une icône, n'est plus de mon "âge" ... Boum !

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Re: La connaissance de soi

Message  kunlun le Ven 31 Déc 2010, 07:20

Bonjour,

Il n'y a pas de témoin chez celui qui n'a pas éveillé le témoin ou l'attention.

Éveiller l'attention, c'est comme ouvrir un œil en soi.

Permettant d'observer ce qui est.

Ce passage cité par logos est très juste :

"23. Que l'on évoque, juste un instant, l'absence de dualité en un point quelconque du corps : et c'est la vacuité même ! Libre de toute distinction mentale, on recouvre l'essence non duelle

N'importe quel point du corps peut être visé et vidé sur l'instant. On s'apercevra ainsi que certains endroits "répondent" mieux que d'autres et, le corps gardant une mémoire secrète des étapes conquises, on étendra peu à peu sa maîtrise. Une sensation de plus en plus légère, aérienne et rayonnante de son corps pourra se manifester, résolvant d'elle-même bien des conflits dont on cherchait vainement l'issue par des voies psychologiques".


L'éveil de l'attention est le seul moyen d'aller au delà du mental.

Le bon chemin commence avec l'attention à la respiration.

Ensuite, on passe à ce qui est évoqué ci dessus ( l'observation du corps) et c'est ... le progrès, le mouvement avec la vie.

Ainsi on remet de l'ordre en soi.
L'injustice peut redevenir justice.

K.
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Re: La connaissance de soi

Message  Logos le Ven 31 Déc 2010, 07:52

Y a pas de témoin !!!
De qui, de quoi ?
Me suis peut-être emballé ?
Je voulais dire, plus modestement, que les sens peuvent devenir plus légers, plus intériorisés... permettant justement d'estomper la distance entre intérieur et extérieur.

Une autre méthode allant de sens, pour ceux que ça intéresse (tirée du yoga, parfois classée parmi les nettoyages, mais en fait redoutable pratique pour semer la pagaille dedans/dehors) : elle s'appelle "tratak".
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Re: La connaissance de soi

Message  Calcédoine le Ven 31 Déc 2010, 15:00

loup a écrit:voilà, en gros, ce que je voulais dire ...se mettre à genoux devant un bout de bois ou une icône, n'est plus de mon "âge"
Bj loup,
Je crois que la plupart des participants à notre forum applaudiront ton propos : à la Croisée des Chemins, nous proposons des cheminements libératoires, pas des voies conduisant à une quelconque soumission. Il est bon de rappeler qu'un Humain qui s'élève, qui grandit, qui se redresse, n'a pas à s'agenouiller devant une quelconque représentation iconographique. C'est d'ailleurs pour ça que plusieurs religions ont établi des interdits à ce sujet, par exemple :
- le Judaïsme interdit de prononcer le nom du Très-Haut (béni soit-il),
- l'Islam interdit toute représentation graphique d'Allah, et de son prophète (on se souvient de la polémique née des caricatures publiées dans la presse danoise),
- le Protestantisme, puis le Catholicisme d'après Vatican II (mais moins radicalement) ont supprimé les représentations de Saints dans les lieux de culte.

Précisément pour éviter la focalisation sur des représentations secondaires, et pour prôner le recentrage sur l'essentiel. L'essentiel est invisible pour les yeux.

Je profite de ce post pour prolonger la réflexion par une petite digression, en joutant que, par contre, suggérer que l'Homme aurait inventé Dieu pour combler une certaine carence à comprendre le sens de la vie et le fonctionnement de l'univers, c'est là une hypothèse bien audacieuse ! Je sais qu'elle est appréciée dans certaines obédiences maçonniques, chez les libre-penseurs, et chez certains scientifiques, mais, évidemment, cette hypothèse est sans valeur pour ceux qui ont pu expérimenter la présence divine, puisqu'elle a perdu toute pertinence face à la réalité de l'expérimentation.

En résumé, disons que poser l'hypothèse de l'inexistence de dieux est légitime, et favorise le développement d'une libre pensée autonome par rapport aux conditionnements parareligieux séculaires soigneusement entretenus pour fournir de l'opium au peuple (comme aurait dit Karl Marx). Cette hypothèse est importante pour rechercher la connaissance de soi (thème du présent fil). Mais il ne faut pas perdre de vue que cette hypothèse ne peut tenir la route que si elle est confrontée à l'expérience des faits, ce à quoi beaucoup se refusent ! Trop souvent, l'hypothèse de l'inexistence du Divin devient, à son tour, le postulat d'une autre sorte de religion (l'Athéisme) au lieu se laisser confronter à l'expérience. Et là existe le risque de "jeter le bébé avec l'eau du bain".

Les excès des religions (œuvres humaines), à corriger ou à rejeter (selon l'humeur de chacun), ne doivent pas servir de prétexte pour nier toute religiosité ni toute présence du Divin.

L'absence de preuves n'est pas la preuve de l'absence !
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Re: La connaissance de soi

Message  aliboron le Ven 31 Déc 2010, 19:32

Bonjour,

Petite précision : le « truc » rapporté par Logos n'a rien à voir avec des sensations à éprouver par un témoin. Au niveau « thérapeutique » envisagé par Kunlun, ce témoin n'est qu'un périscope : ou mezzanine « idéaliste » avec un rez de chaussée toujours aussi... foireux. Voir plus, vu l'amphisbène à l'oeuvre dans cette schizophrénie. Temporairement « utile », mais des plus problématiques si l'on s'y installe à demeure.
« La conscience d'une illusion n'est qu'une illusion de conscience ». Pas nulle (il y a des degrès d'allusion), mais rien à voir avec le Sujet du Vijñâna-Bhairava Tantra.

« L'esprit qui fonctionne à ce régime est nécessairement aveugle jusqu'à un certain point au mécanisme qui se joue en lui et qui le constitue; il s'éprouve comme acteur et spectateur; mais il s'ignore comme auteur. » Or, c'est l'Auteur que vise ce sublime tantra. On y reviendra si possible.

Quant à aller ainsi au delà du mental... sans même se rendre compte que les pratiques corporelles préconisées sont de nature profondément « sémantique »... sans même parler du fait que le corps lui-même fait Sens, (infiniment plus que le cogito)... qu'en dire avant de jeter l'éponge?

Quant au « Vide-Plénitude-Réel-etc » sensé faire risette à un témoin, du bout de la sensation, voyons un peu ce qu'en disent les adeptes-pratiquants de Nagarjuna, courant bouddhiste obsédé par la vacuité... ce qui ne les a pas empéché d'en voir le piège.

Stéphane Arguillère, qui sait de quoi il parle, résume le problème ainsi :
«En ce qui concerne ce travail d'auto-destruction des idées fictives par l'idée fictive de vacuité, qui s'emporte avec ce qu'elle nie, il s'agit de penser le fait que, pour comprendre finalement cet absolu qui «n'est pas du domaine de l'entendement», il nous faut tout de même commencer par mettre l'entendement en oeuvre. C'est moyennant un patient travail de déconstruction de l'imaginaire mondain, c'est grâce au discernement critique opéré par l'entendement, que la vacuité est d'abord entrevue. C'est l'esprit errant qui se subvertit lui-même, qui, coque d'ombre, se brise soi-même pour s'évanouir – et s'épanouir- dans la claire lumière de sa vraie condition naturelle d'Intelligence.

(Note de bibi : cette claire lumière est la désignation Dzogchen de l'éveil; l'intelligence : ou sagesse est considérée par ces éveillés comme indissociable du vide. Soit, ce tout = « l'auteur » évoqué plus haut, et à la nature duquel nous pouvons participer... quand il n'y a plus rien qui dit « nous ».)

Bref, «l'absolu inimaginable est d'abord imaginé; cette imagination comme toute autre est illusoire, mais elle a la singulière vertu de se corroder elle-même, de s'emporter soi-même dans le mouvement même par laquelle elle pulvérise tout autre construction.»

Le mode de « compréhension » nécessité par l'alchimie, et considérée comme un préalable indispensable avant tout passage à l'acte, présente beaucoup de point commun avec ce qui précède. D'autant que Nagarjuna est le saint patron des alchimistes du toit du monde...

La différence entre les pratiques corporelles de traditions séculaires comme ce bouddhisme, et celles qu'on nous préconise maintenant, c'est que ces voies ne négligeaient pas la pensée-méditation (dont les racines se mêlent inextricablement avec celles des sensations). L'exécution des «pratiques» était toujours effectué parallèlement et en affinité profonde avec celui portant sur l'entendement. Car le dit «mental », correctement nettoyé, éprouvé jusque dans le subtil des sensations et, retourné, n'est autre que la sagesse.

Et c'est là que je rejoins le bon sens de Calcédoine quant au bébé et à l'eau du bain. Que les anciennes religions et traditions aient, en grande partie dégénéré, est une chose évidente. Les évaluer seulement à partir du spectacle navrant que leurs actuels tenanciers nous proposent, c'est (en fait) se mettre au même niveau caca-boudin.
Notre laïcité n'étant qu'un dérivé profane de ces dernières, il conviendrait aussi d'en évaluer objectivement les vertus et plus encore leur portée. Surtout quand elle se pique d'avoir son mot à dire sur une Lumière qui manifestement lui fait défaut, vu qu'elle la cherche « ailleurs » qu'en elle-même...

« Se mettre à genoux devant un bout de bois ou une icône, n'est plus de mon "âge" », nous dit Loup.

Je partage jusqu'à un certain point, celui qui distingue deux attitudes vis à vis d'un panneau indicateur. Soit, on le déchiffre et le respecte assez pour tenir compte de l'indication fournie; et on prend le chemin montré...qu'on ne pourra parcourir que de façon singulière, inévitablement et providentiellement.
Soit, on le passe à l'or fin et on lui voue un culte idiot, sans bouger et collectivement si possible pour se persuader qu'ON a raison d'être aussi...con.
Notez, en passant, que cette lamentable propension est aussi le fait de notre modernité : Progrès - Droit de consommer pépère - Droit de l'hommisme, et plein d'autres -ismes.

Soit, on le néglige ou méprise, sûr de nos aptitudes à se dépasser pour se... rejoindre. Voir Pierre Dac pour les axiomes de base justifiant cet héroïsme...

Bout de bois, icône... c'est quoi ou qui dans le fond ces « choses » ?
En quoi ce fond serait-il si différent du notre ? Lequel ne nous appartient pas, faut le rappeler, ce pourquoi on en ressent, d'une manière ou d'une autre, le manque. Présence de l'absence ?

« Le mystère qui se cache n'est pas vraiment mystère. Au mieux : une énigme, quelque chose à résoudre. Plus grand est le mystère qui se montre. »

Que le destin nous jette d'emblée dans cet océan, où qu'il se fasse fenètre sur la belle, via une modeste flaque, ou bout de bois, ou icône... où est alors le problème ?

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Re: La connaissance de soi

Message  Logos le Ven 31 Déc 2010, 21:03

Très intéressant... je n'ai pas rapporté les propos de Feuga à propos du "dépassement du vide", mais il dit quelque chose comme : "il faut réaliser que le vide est vide"... et j'avais lu autre part que les Chinois voyaient le campement dans ce vide (encore imaginé) comme "la grande maladie"...

Quant à aller ainsi au delà du mental... sans même se rendre compte que les pratiques corporelles préconisées sont de nature profondément « sémantique »... sans même parler du fait que le corps lui-même fait Sens
J'ai l'impression que l'idée que le corps fasse Sens rejoint ce que dit Abhinavagupta :
"Le corps est gorgé de toutes les voies, rempli des diverses modalités du temps et le lieu de tous les mouvements spaciaux. Le corps recèle en lui toutes les divinités. Celui qui pénètre ce corps atteint à la libération"

La différence entre les pratiques corporelles de traditions séculaires comme ce bouddhisme, et celles qu'on nous préconise maintenant, c'est que ces voies ne négligeaient pas la pensée-méditation (dont les racines se mêlent inextricablement avec celles des sensations). L'exécution des «pratiques» était toujours effectué parallèlement et en affinité profonde avec celui portant sur l'entendement. Car le dit «mental », correctement nettoyé, éprouvé jusque dans le subtil des sensations et, retourné, n'est autre que la sagesse.
Peut-être qu'une relecture de cet article pourra être bénéfique :
http://shivaisme-du-cachemire.skynetblogs.be/archive/2006/01/25/peut-on-vivre-sans-fables.html
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Re: La connaissance de soi

Message  loup le Sam 01 Jan 2011, 10:30

bj, malgré le fait qu'il ne faille pas, selon moi, s'appuyer sur des "bâtons", l'humanité, heureusement pour elle, en a eu besoin tout au long de "son" parcours cahotique... Mais, moi, je crois en Dieu "révélation Vivante et omni-présente, "mais pas en ses "vicaires" Horreur Celui qui pense que tout ce "cinéma" est une création aléatoire de la Nature, pour moi, est un "nunuche" (et je suis cool SourireZen ) Il y a une sorte "d'aiguilleur" qui passe par nous pour "allumer" ou réactiver des parties d'ombres, et, pour moi cela passe par des visions et "paroles" qui sont suivies par des actes, car la compréhension des lois donne et fait vivre en action, dans la vie de tous les jours. Il ne faut pas "péter" plus haut que son "c.l", et penser que des "hypothétiques Maîtres" vont te prendre par la main et te "hisser" ... au C.P., on peut y croire Ivre 20 ans de F. M. m'ont bien ouvert les yeux Sommeil ...attention à l'abus d'alcool : comme "Esprit" sur les métaux, OK, mais sur l'homme... Ivre

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Re: La connaissance de soi

Message  FreedomForKingKong le Mar 27 Sep 2011, 22:42

Bonsoir,

Après avoir lu les différents posts, j'étais un peu paumé, ici ça a tiré dans tous les coins et il doit me manquer des notions de balistique pour reconstituer les rajectoires.
Une relecture s'imposera à tête reposée, j'ai comme un début de migraine ... Scratch

Pour clarifier et peut-être relancer le débat voici ce qu'on peut en lire sur Wikipedia :

"Différentes exigences:

En relation avec la relative diversité des personnes et de leur philosophie, la connaissance de soi peut répondre à des exigences diverses, mobilisant un individu plutôt qu'un autre, à tel moment de la vie ou à tel autre :

"nécessité intérieure" ; goût de l'introspection ; curiosité pour le "mystère personnel" : « Au lieu d'aller dehors, rentre en toi-même : c'est au cœur de l'homme qu'habite la vérité. » Saint Augustin
exigence de lucidité ; retour de l'esprit critique sur lui-même : « Connais-toi toi-même ! » Socrate d'après Charmide de Platon2 et une inscription sur le fronton du Temple de Delphes en Grèce.
culture du libre-arbitre : « Nous nous croyons libres que parce que nous ignorons les causes qui nous font agir ». Spinoza.
"agir en accord avec soi" ; effort de congruence ou de réelle motivation ; renforcement de l'estime de soi
l'individuation ; découverte de sa vocation, son potentiel, son "horizon des possibles" : « Deviens ce que tu es ! ». Pindare
maîtrise de soi-même ; s'améliorer ; améliorer ses relations : « Le pire état de l'homme, c'est quand il perd la connaissance et gouvernement de soi. »3 Montaigne
des choix pertinents ; maîtriser son destin ; anticiper : « Ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l'extérieur comme un destin. » Carl Gustav Jung
le sens de sa vie : « Ce qui est le plus vrai d'un individu et le plus lui-même, c'est son possible que son histoire ne dégage qu'imparfaitement. » Paul Valéry ou encore « Le hasard, c'est toi-même qui t'arrive à toi-même. »

La question de la connaissance de soi renvoie avant tout à l'interrogation sur ce qu'il faut considérer comme le "soi".


Quel est le soi à connaître ?


Cette connaissance peut donc avoir tout ou partie des formulations suivantes :

Que suis-je en tant qu'humain ?… dans le cosmos ou dans la biosphère ?
Que suis-je en tant qu'être humain inscrit dans une histoire ?… en tant qu'homme ou femme... : en tant que membre de telle culture à telle époque ?… en tant qu'enfant de tel couple ? etc.
Qu'en est-il de mon caractère ? ma personnalité ?
Que suis-je comme être singulier (quelle est mon ipséité ?) ?
Que suis-je de plus que la résultante de mes déterminations et de mes conditionnements ? Suis-je un être libre ?
Suis-je conscient ou puis-je devenir conscient de tout ce qui me détermine ?

Une grande partie de la difficulté de cette quête provient de l'intrication de ces questions : comment se situer personnellement sans un début de réponse d'ordre cosmologique ? Comment cerner la place de l'homme sans avoir arpenté son propre univers intérieur ?

Ensuite, la question renvoie à celle de la connaissance elle-même : "je vois que je me désaltère parce qu'une sensation appelée soif m'y a poussé... ou que je suis violent parce que l'amour maternel a manqué...". Est-ce tout ce qu'il y a à connaître à ce propos ? Quand donc faut-il arrêter les investigations ? Comment intégrer les données fournies par autrui ? Quel degré d'incertitude accepter ? Quelle place effective tient cette connaissance : une information anonyme ou une véritable compréhension ?"


"Quelles sont les raisons qui nous poussent ?"
Noir Désir


Plus personnellement je dirai que la tenue d'un journal intime où l'on met des mots sur les expériences du quotidien et où on peut aussi écrire ses rêves est un exercice intéressant par la prise de recul sur le fonctionnement de sa pensée, le travail de la mémoire et le fait de se raconter.
Pour les nostalgiques, se relire des années après peut nous faire revivre certains sentiments.
Mais bon, dans mon expérience personnelle ça va bien un temps.

Avoir débuté le pèlerinage de St Jacques est une bonne expérience sur la voie de cette connaissance de soi, dans mon expérience personnelle.
La méditation marchée est pratiquée dans le zen, et prendre du temps pour soi dans la contemplation et le silence permet assurément d'avancer physiquement, lentement pas à pas, entraînant peut-être le mental à la suite.
Je me posais quelques questions sur certains choix dans ma vie, des réponses sont venues comme d'autres questions d'ailleurs.
Un de ces jours je ferai part de cette expérience plus en détail ...

Certains livres peuvent nous aider à prendre conscience de la façon dont nous fonctionnons et à avoir un plus grand contrôle, je pense au livre "La quête de l'harmonie" de Tarthang Tulku, grâce auquel j'ai pu comprendre que j'étais responsable de mon état intérieur, notamment de la colère, pour parvenir à plus de maîtrise.

Cela dit, chacun étant unique, certaines choses sont plus parlantes ou efficaces pour certains que pour d'autres.
Il n'y a pas de recette miracle toute faite; c'est simple : pour espérer trouver un jour, il faut commencer par chercher.
Mais comme toujours, le plus simple sur le papier se révèle souvent le plus difficile à pratiquer.

Bonne chasse !
FreedomForKingKong
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Re: La connaissance de soi

Message  loup le Mar 27 Sep 2011, 22:57

bj, c'est le "bonne chasse" qui m'a fait intervenir !! Très heureux
Chasse à quoi ? A des questions, qui donnent multitudes de réponses ??
Puis toutes les émotions... Interloqué (2)
Vivons le présent !!! Conjuguons le verbe être au présent, et là, peut-être, au centre de NOTRE croix, nous nous retrouverons...
Que de livres pour exprimer notre ignorance !!! Studieux
Témoigner est être témoin, ok, mais discourir fait dormir Sommeil ...
A plus Hello

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Re: La connaissance de soi

Message  Aube-Aurore le Mer 14 Déc 2011, 15:12

Bonjour à tous ! Ensoleillé

CheminCroisé Ramana Maharshi considère le Soi comme un Guru ; il n’y a aucune différence entre Dieu, le Guru et le Soi :

Le Guru, c’est le Soi… Il arrive parfois dans la vie d’un homme qu’il se sente insatisfait et que, non content de ce qu’il possède, il cherche la réalisation de ses désirs, grâce à des prières à Dieu, etc. Son esprit se purifie petit à petit ; il arrive à ressentir la nostalgie de connaître Dieu, davantage pour obtenir Sa grâce que pour satisfaire ses désirs matériels. Alors, la grâce de Dieu commence à se manifester. Dieu prend la forme d’un Guru, apparaît à son adorateur, lui enseigne la Vérité et qui plus est, purifie son esprit grâce à la relation qui s’établit entre Lui et l’homme. L’esprit de l’adorateur se fortifie. Bientôt il est en mesure de se tourner vers l’intérieur. La méditation le purifie de plus en plus, jusqu’à ce qu’il reste paisible, sans la moindre vague à sa surface. Cette calme étendue, c’est le Soi. Le Guru est à la fois extérieur et intérieur. De l’extérieur il donne une impulsion à l’esprit pour qu’il s’introvertisse ; de l’intérieur, il tire l’esprit vers le Soi et l’aide à se pacifier. C’est la Guru-kripâ. Il n’y a aucune différence entre Dieu, le Guru et le Soi.
Amitiés. Fleur
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Re: La connaissance de soi

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