Le labyrinthe

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Le labyrinthe

Message  Bruce Hellaire le Mar 01 Déc 2009, 11:47

Le labyrinthe représente le chemin initiatique ainsi que les difficultés et les épreuves du parcours initiatique que toute personne rencontre lorsqu'il est à la recherche du Soi.
Il y a tellement de chose à dire sur le labyrinthe que pour débuter ce vaste sujet, j'ai choisi un résumé très bien réalisé par l'auteur du site "Lotus - Le centre caché du labyrinthe" :
Les labyrinthes ont été peints sur les murs des cavernes, connus de l'Égypte ancienne, représentés par les indiens de l'Amérique précolombienne, tracés sur le dallage des cathédrales et figurés sous forme de danses de la Grèce jusqu'à la Chine. Le plus célèbre d'entre eux reste cependant le labyrinthe, construit par Dédale, à Cnossos, auquel est associé le non moins fabuleux mythe d'Icare. Quels sont les liens entre le mythe et la recherche du centre du labyrinthe ? Telle est la tâche à laquelle s'attelle le présent texte.
Le labyrinthe symbolise à la fois les voies de l'égarement et de la progression:
• Égarement de l'être vers des états inférieurs soit pour mieux remonter après avoir toucher le fond, soit pour avoir voulu accéder prématurément aux états supérieurs.
• Progression longue et difficile le long d'un parcours initiatique dont le fil relie les états inférieurs aux états de l'être humain proprement dit, c'est-à-dire centré en lui-même, et aux états supérieurs de l'être total qui a atteint le Centre, symbole de l'aboutissement spirituel.
Dans le célèbre mythe d'Icare, son père Dédale connaît le Centre et les états des eaux supérieures. Son fils spirituel ne rejoint pour l'instant que l'état humain, intermédiaire entre les eaux supérieures et inférieures. Aussi, le père recommande à son fils de voler ni trop haut ni trop bas. Se frotter au soleil des eaux supérieures sans préparation suffisante ne peut conduire qu'à la chute dans les eaux inférieures. Une chute qui se passe dans l'indifférence générale comme dans le non moins célèbre tableau de Bruegel l'Ancien. Le cheminement labyrinthique est propre à chacun et ne concerne personne d'autre.
Cette poursuite de la vérité, cachée au fond de chacun de nous, est un véritable pèlerinage en Terre Sainte, une recherche du Centre du monde qui s'apparente à la queste du Saint Graal, un symbole du Coeur du monde.
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Re: Le labyrinthe

Message  Calcédoine le Mar 01 Déc 2009, 18:13

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Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres


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Re: Le labyrinthe

Message  Laposse le Mar 01 Déc 2009, 21:25


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Pour bien des gens, la quête alchimique ou spirituelle consiste souvent à...
...beaucoup tourner en rond ! Yeux au ciel
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Re: Le labyrinthe

Message  Garfield le Mer 02 Déc 2009, 16:16

Bonjour à tous. Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres est un des plus grands labyrinthes de France. Il a été réalisé vers 1200 et il est un des rares au monde qui soit d'origine.

Il déploie un chemin de 261,55 m et sépare la nef en 3 et 4 travées. Son dessin sur le sol résulte d'une opposition de pavages blancs et bleus.
Le centre était autrefois orné d'une plaque de cuivre qui aurait représenté Thésée, Dédale et le Minotaure (retirée en 1793 pour fondre des canons pour la République). Un psaume se déroule sur toute la longueur de son parcours. Autour du centre, les couloirs se déroulent en onze cercles, la perfection étant symbolisée par le nombre 12.

Les croyants (et notamment les pèlerins de Compostelle) suivaient le tracé sans réellement contrôler la direction, commençant par se diriger droit au but, vers le centre, avant de s'en éloigner, le labyrinthe forçant ainsi les fidèles à de multiples détours. Les sinuosités devaient symboliser les tribulations de la vie chrétienne. Les déambulations lors de ce parcours symbolique constituent un véritable chemin spirituel et c'est l'occasion pour le croyant d'une longue introspection.

Assimilé à un pèlerinage, on l'appelait au moyen âge, le chemin de Jérusalem, substitut pour ceux qui ne partaient pas en croisades.

Source : wikipédia
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Re: Le labyrinthe

Message  Abbé+Pierre le Mer 02 Déc 2009, 17:32

Bonjour.

Détail amusant, j'ai vu le même labyrinthe reproduit sur le sol de l'église de l'abbaye trappiste Notre-Dame de St-Rémy, à Rochefort, en Belgique.

CheminCroisé http://www.abbayes.fr/aujourdhui/trappistes/rochefort.htm
CheminCroisé http://www.trappistes-rochefort.com/
CheminCroisé http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Notre-Dame_de_Saint-R%C3%A9my_de_Rochefort

Cependant, au centre du labyrinthe, il y a une sorte de graffiti (d'origine, pas une dégradation ultérieure), mais je ne sais pas trop ce qu'il représente. Sans être pareil, il m'évoque un peu l'ancien labyrinthe grec (mycénien) gravé sur la tablette d'argile qui est présentée sur cette CheminCroisé page de Wikipedia :


On peut assez bien le voir sur : CheminCroisé cette photo-ci archivée chez Wikipedia.
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Re: Le labyrinthe

Message  Aube-Aurore le Mer 16 Déc 2009, 15:45

Bonjour à tous ! Ensoleillé

On apparente parfois le mandala au labyrinthe. Le mandala sert de support visuel à la méditation et nous conduit sur le chemin de l'éveil. Il existe quelques mandalas illustrés d'une sorte de labyrinthe dont le centre représente son Moi véritable.



Amitiés. Fleur
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Re: Le labyrinthe

Message  Henri Schersch le Ven 18 Déc 2009, 11:05

Pour les alchimistes, le labyrinthe représente également le chemin long et difficile, semé d'embûches pour parvenir au Soi. Dans le dictionnaire des symboles (jean Chevalier et Alain Gheerbrant), on trouve :
Dans la tradition kabbalistique, reprise par les alchimistes, le labyrinthe remplirait une fonction magique, qui serait un des secrets attribués à Salomon. C'est pourquoi le labyrinthe des cathédrales, série de cercles concentriques, interrompus sur certains points, de façon à former un trajet bizarre et inextricable serait appelé labyrinthe de Salomon.
Aux yeux des alchimistes, il serait une image du travail entier de l'œuvre avec ses difficultés majeures : Celle de la voie qu'il convient de suivre pour atteindre le centre, où se livre le combat des deux natures; celle du chemin que l'artiste doit tenir pour en sortir. Cette interprétation rejoindrait celle d'une certaine doctrine ascético-mystique: se concentrer sur soi-même, à travers les mille chemins des sensations, des émotions et des idées, en supprimant tout obstacle à l'intuition pure, et revenir à la lumière sans se laisser prendre aux détours des chemins. L'aller et le retour dans le labyrinthe seraient le symbole de la mort et de la résurrection spirituelles.
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Re: Le labyrinthe

Message  Garfield le Ven 18 Déc 2009, 15:01

Bonjour à tous. Je rajoute le labyrinthe octogonal de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens. Celui-ci déploie un chemin de 234 mètres de long sur 12,40 mètres de large et est composé de pierres blanches et bleues foncées.

............
Le labyrinthe que nous trouvons dans les églises est l’héritier du labyrinthe antique. Le christianisme récupère bien souvent les signes des rites antérieurs au lieu de les détruire. À travers les siècles, le labyrinthe d’église a connu différentes appellations : « le dédale » (en référence à l’architecte du labyrinthe de Cnossos), « le méandre », « le chemin de Jérusalem », « la lieue » (car il fallait pour parcourir le labyrinthe à genoux le même temps que pour faire une lieue à pied), « la Via Dolorosa » (en évocation du chemin que prit le Christ entre le tribunal de Ponce Pilate et le Golgotha ). Le centre, lui, était nommé « paradis » ou encore « Jérusalem ».
Source : http://www.amiens80.fr/?labyrinthe-cathedrale-amiens
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Re: Le labyrinthe

Message  Henri Schersch le Jeu 31 Déc 2009, 14:58

Construit en Crète à partir de 1 700 ans avant notre ère environ, l'architecture connue sous le nom de palais de Cnossos, avec ses innombrables pièces entrelacées, est le labyrinthe que la mythologie attribue au Minotaure. Son architecture très complexe est sans doute à l'origine des récits mythologiques sur le labyrinthe. Les pièces de monnaie représentant un labyrinthe ainsi que les représentations de taureaux ont contribué à confirmer la légende du Minotaure.



La légende du Minotaure nous a été rapportée par les auteurs anciens. Tous leurs récits sur la Crète tournent autour du labyrinthe.
Monstre à corps d'homme et à tête de taureau, le Minotaure était le fils de Pasiphaé, femme de Minos, et d'un taureau envoyé par Poséidon, dieu de la Mer.
Dédale est l'architecte supposé de ce Labyrinthe. Originaire d'Athènes, il a été forcé de s'exiler pour avoir tué son neveu. Il se réfugie en Crète, où le roi Minos, fils de Zeus et d'Europe, lui demande de construire un édifice pour y enfermer le Minotaure.
Dédale imagine alors le labyrinthe, «palais de la double hache», aux salles et aux couloirs si enchevêtrés qu'on ne peut en sortir.
Plus tard, Minos ayant vaincu Athènes, la cité asservie dut payer un tribut de sept jeunes hommes et sept jeunes femmes, chaque année.
Les victimes étaient enfermées dans le labyrinthe et sacrifiées au monstre. Ces sacrifices continuèrent jusqu'au jour où le héros Thésée tua le Minotaure. Grâce au fil déroulé par Ariane, fille de Minos, le vainqueur put sortir des inextricables couloirs.
Enfin, pour avoir déplu au roi, Dédale et son fils Icare furent enfermés dans le labyrinthe. Ils s'en échappèrent en se fabricant des ailes avec de la cire. Mais en s'envolant, Icare s'approcha si près du Soleil que ses ailes fondirent. Il fut alors précipité dans la mer, près de Samos, évènement à l'origine de la mer Icarienne.

Source : Le labyrinthe de Cnossos
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Re: Le labyrinthe

Message  Nelly Foulcat le Jeu 21 Jan 2010, 15:44

Bonjour à tous. en effet Henri, les labyrinthes sont des symboles parlants pour les alchimistes. Voyons ce qu'en dit Fulcanelli dans "Les Demeures Philosophales", partie "Le merveilleux grimoire du château de Dampierre", chapitre VI :
Quelle que soit leur forme, la complication de leur tracé, les labyrinthes sont les symboles parlants du Grand Oeuvre considéré sous le rapport de sa réalisation matérielle. Aussi les voyons-nous chargés d’exprimer les deux grandes difficultés que comporte l’ouvrage : 1° accéder à la chambre intérieure ; 2° avoir la possibilité d’en sortir. De ces deux points, le premier regarde la connaissance de la matière, — qui assure l’entrée, — et celle de sa préparation, — que l’artiste accomplit au centre du dédale. Le second concerne la mutation, par le secours du feu, de la matière préparée. L’alchimiste refait donc, en sens inverse, mais avec prudence, lenteur, persévérance, le parcours rapidement effectué au début de son labeur. Afin de ne point s’égarer, les philosophes lui conseillent de repérer sa route au départ, — pour les opérations que nous pourrions dénommer analytiques, — en employant ce fil d’Ariane sans lequel il risquerait fort de n’en pouvoir revenir, — c’est-à-dire de s’égarer dans le travail d’unification synthétique. C’est à cette seconde phase ou période de l’Oeuvre que s’applique l’enseigne latine du labyrinthe. En effet, à partir du moment où le compost, formé de corps vitalisés, commence son évolution, le mystère le plus impénétrable couvre alors de son voile l’ordre, la mesure, le rythme, l’harmonie et le progrès de cette admirable métamorphose que l’homme n’a point la faculté de comprendre ni d’expliquer. Abandonnée à son propre sort, soumise aux affres du feu dans les ténèbres de son étroite prison, la matière régénérée suit la voie secrète tracée par les destins.
Dans Le Mystère des Cathédrales, Fulcanelli précise que le labyrinthe de Cnossos était appelé Absolum. Or, ce terme est voisin d'Absolu, nom par lequel les alchimistes anciens désignaient la pierre philosophale.


Dernière édition par Nelly Foulcat le Jeu 21 Jan 2010, 15:56, édité 1 fois
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Re: Le labyrinthe

Message  Logos le Jeu 21 Jan 2010, 15:53

Merci.
Concernant le labyrinthe on peut aussi consulter ce lien :
http://mathematiques.energie-manifestee.net/wakka.php?wiki=LeLabyrintheDesEntrailles
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Re: Le labyrinthe

Message  Nelly Foulcat le Jeu 21 Jan 2010, 16:01

Merci Logos, je trouve ce site très intéressant et très détaillé.
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Re: Le labyrinthe

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