Le K.O. des Sages
Page 1 sur 2 • Partager •
Page 1 sur 2 • 1, 2 
Le K.O. des Sages
LE REGARD DE SILVA
LES LARMES DE SAKURABA

Si je ne devais garder que deux moments, deux images dans la jeune histoire de combat-libre, je ne choisirais pas d'images d'affrontements.
Pas de combats, pas de K.O., pas de soumission.
Non. Si je ne devais garder que deux images, je ne garderais qu'un regard, et des larmes.
Le regard de Wanderlei Silva. Les larmes de Kazushi Sakuraba.
La détermination du guerrier avant l'assaut. Le naufrage de la défaite après l'assaut.
Comme deux extrêmes, opposés et pourtant indissociables du bushido, la voie du guerrier.
Wanderley Silva. Kazushi Sakuraba. Deux icônes du combat libre. Deux styles de combat contraires qui ont écrit parmi les plus belles pages de l'histoire du mma (mixed martial arts)
Wanderley Silva tout d'abord. Parce qu'il y a dans sa présence et sa façon de combattre quelque chose que les autres n'ont pas. Une densité. Une force. Une détermination.
Wanderley dit à propos du ring : « C'est un endroit sérieux. On ne joue pas ici.» Non. Wanderley ne joue pas. Jamais. C'est peut-être pour cela d'ailleurs que sa présence est fascinante. Il me rappelle Tyson.
Revoyez l'entrée de Silva au Pride Dynamite. Revoyez l'entrée de Tyson lors de son second affrontement face à Franck Bruno. C'est bien plus qu'une ressemblance. C'est de la consanguinité.
Le regard de Silva ne témoigne pas d'un sentiment mais plutôt de quelque chose qui s'est mis en marche, à l'intérieur, et qui ne peut être arrêté tant que le combat n'est pas achevé, dans un sens ou dans l'autre.
Interrogé à propos des risques de dommages lors des affrontements de combat libre, Silva a dit, je crois, « Il y a pire que de mourir en faisant quelque chose que l'on aime». Et s'il ne l'a pas dit, alors je lui prête volontiers cette phrase. (C'est d'ailleurs là qu'on remarque la légende, elle va au-delà des actes et des paroles de l'homme qui l'incarne.)
Dans le Hagakuré, livre du XVIIème siècle autour de l'éthique samouraï, Jocho Yamamoto écrivait : « La voie du samouraï, c'est la mort ».

D'un point de vue simpliste, on pourrait entendre cette phrase comme un appel au meurtre ou au suicide. Mais c'est tout l'inverse. Le samouraï tel que le définit Yamamoto, n'est pas celui qui veut mourir, ni même veut celui qui veut tuer, mais plutôt celui qui a appris à ne pas craindre la confrontation à la mort. La différence est considérable.
Cela veut dire qu'en toutes choses, le samouraï est prêt à aller jusqu'au bout, sans aucune peur, et que sa détermination est telle qu'elle va au-delà de l'idée de défaite ou de victoire.
C'est peut-être de là que vient cette qualité de regard chez Silva.
Je me plais à croire qu'à l'instant du regard, c'est cela que comprennent ses adversaires.
Et c'est de là que vient leur trouble.
Kazushi Sakuraba est à l'exact opposé de Wanderlei. Ne serait-ce déjà que dans son attitude. Quand on voit son visage, sa manière d'entrer sur le ring, il ne ressemble pas à un combattant. Il a l'air plutôt gentil, un peu paumé. On a l'impression de quelqu'un qui s'est perdu dans les couloirs et qui se retrouve sur le ring, faute de trouver une place assise dans les gradins.
Bien sûr, tout cela est un leurre. Mais Kazushi Sakuraba est ainsi. Décalé en permanence.
Là où Silva se tend tout entier vers la confrontation, Sakuraba choisit de la tourner en dérision. Il dédramatise. Il joue. Se moque de lui-même. Et en se moquant de lui-même, il nous permet de rire là où nous ne pensions pas que le rire était possible. Sa stratégie n'est pas moins intéressante et pas moins efficace que celle de Silva. Elle est simplement son contraire.
Comme le regard de Wanderlei, les entrées de Sakuraba font partie de sa légende. Qui d'autre que lui oserait se présenter à l'entrée du ring en pyjama, ou déguisé en Mario Bros. Qui d'autre que lui, au cour même d'un combat, aurait la distance et l'humour pour enlever tranquillement le pantalon de son adversaire ou lui donner une fessée devant vingt mille personnes. L'arrogance de Royce Gracie en a fait les frais.
Sakuraba a fait de sa légèreté une force. Car chez lui, la désinvolture se conjugue avec une technique et une efficacité hors du commun. Là où Silva est un combattant fait pour la percussion frontale, Sakuraba est fait pour la ruse, la fluidité. Il faut le voir mettre en échec les Gracie au sol comme debout, il faut voir sa rapidité, son sens de l'improvisation, son sens tactique pour comprendre qu'il s'agit d'un combattant exceptionnel et surtout, libre face au péril.
C'est peut-être là que Sakuraba est touchant. Parce qu'il continue de plaisanter avec un danger qu'il a traversé à maintes reprises et qui l'a frappé de plein fouet jusque dans son corps. Sakuraba demeure au-delà de ses blessures. Il est touchant dans ses défaites. Parce qu'on le voit fragile, cassé, désespéré et qu'il ne le cache pas. Parce qu'après la seconde défaite contre Silva, il fond en larmes en jurant qu'il s'entraînera plus, mais on sait très bien que Silva l'emportera à chaque fois, et Saku n'en est que plus beau dans sa fragilité.
Le public japonais l'a compris en soutenant son champion jusque dans ses revers les plus spectaculaires. Ce n'est pas tant le résultat qui compte que l'attitude face à la défaite ou la victoire. Sakuraba en interview le disait d'ailleurs. On lui avait posé la question. Est-ce que perdre avait été un choc. Il répond : « Gagner ou perdre, c'est de toute façon un choc. »
Là encore, la figure du pitre pour Saku, comme celle de la brute épaisse pour Silva disparaissent et nous mettent face à une véritable profondeur humaine; (n'en déplaise aux détracteurs du MMA qui aimeraient figer cette discipline dans un cliché du combat de rue).
La première véritable défaite de Sakuraba lui a été donnée par Silva, lors d'un premier affrontement d'une violence rare. Je me suis dit en voyant ce combat que c'était bien, bien que les choses se passent ainsi, et que seule une légende pouvait en défaire une autre.
Les deux affrontements suivants entre eux témoignaient à chaque fois d'une supériorité accrue de Silva sur son adversaire. Silva asseyait son règne. Sakuraba a trouvé en la personne de Wanderlei sa Némesis, son contraire, son vainqueur.
Les organisateurs ont même voulu aller plus loin en organisant un Silva-Sakuraba IV à l'occasion du Pride Shockwave. Cela ne paraissait pas rationnel. Pas sérieux. Pas équilibré. Mais au plus j'y repensais, au plus l'idée d'un quatrième affrontement me séduisait.
Ce qu'avaient décidé les organisateurs du Pride, ce n'était pas de faire un combat de plus, c'était de mettre en scène ces deux guerriers, ces deux légendes du combat libre dans un affrontement éternel, reproductible à l'infini.
Seulement voilà.
Peu de temps avant l'évènement, Sakuraba est contraint de déclarer forfait pour des raisons médicales. Silva-Sakuraba IV n'aura pas lieu.
Je me souviens d'une image. D'une photo. Celle de la conférence de presse annoncant le forfait. Sakuraba se tient à côté de Takada, son mentor. Takada tient à la main une radio, probablement celle du dos ou des côtes de Saku. Sakuraba a le visage grave et lisse, dans son costume sombre. Je me suis dit en voyant cette photo que Sakuraba était un costume de deuil. Le sien propre. Celui de sa propre carrière. Celui des affrontements légendaires avec les Gracie. Celui des défaites glorieuses face à Silva. Celui des entrées surréalistes. Celui enfin d'une liberté indécente avec laquelle l'homme avait survolé le free-fight pendant des années. Il était trop tard. A présent, Sakuraba voyait son corps déjà pas mal abîmé foutre carrément le camp et l'empêcher d'achever dignement sa carrière, comme un combattant , fidèle au Bushido. Cette photo ressemblait à une épitaphe.
Deuxième évènement: A l'occasion du même Pride Shockwave, Silva est opposé en remplacement de Sakuraba à Mark Hunt, et perd pour la première fois depuis quatre ans. Contre un poids lourd me direz-vous, ancien roi du K-1, peut-être le plus solide encaisseur du circuit. N'empêche.
Silva a perdu au Pride et de fait, comme Cro Cop en 2003 lors de sa première et magnifique défaite face à Nogueira, quelque chose a changé irrémédiablement. L'aura de Silva a changé. Momentanément, je l'espère. Mais l'expression de son visage à l'annonce de la décision des juges et lors de la conférence d'après-match m'a troublé. Fermé. Silencieux. Profondément choqué.
A dire vrai, je l'étais aussi, comme je le fus lors du première défaite de Tyson, par K.O, à Tokyo, dix ans plus tôt. Cette ville portait la poisse à mes idoles.
On a beau le savoir, ce n'est décidément pas facile de voir les rois redevenir des hommes.
Plus tard, je me suis dit qu'étrangement, Kazushi Sakuraba était arrivé à la victoire. De la manière la plus décalée, Sakuraba avait réussi à vaincre Silva. Par son forfait. C'était son absence qui avait emmené Wanderlei à sa première défaite au Pride, en mettant sur son chemin Mark Hunt. Finalement, même sans se combattre, ces deux guerriers restaient liés et continuaient l'affrontement.
Aujourd'hui nous sommes aux portes du Pride Grand Prix Middleweight 2005.
Silva et Sakuraba en font partie. Ils sont là. Comme si le temps n'avait pas de prise sur eux. Il sont là, prêts à se retrouver face-à-face et à écrire un nouveau chapitre de leur relation.
Je ne pense pas que la défaite va amoindrir Wanderley. Loin de là. Mais il existe toujours le risque que ce revers ait ouvert une brèche en lui. Cette situation de vaincu est nouvelle; elle met Silva au pied du mur avant même d'avoir combattu. A présent, il doit régner ou chuter. Quoi qu'il arrive, ce sera spectaculaire.
Quand à Sakuraba, j'aimerai le voir une dernière fois libre sur un ring, affranchi de ses blessures, désinvolte et capable de transformer les guerriers les plus durs en simples Big Jim aux articulations trop fragiles.
J'aimerais le voir l'emporter encore une fois car il le mérite. Et même si la défaite l'attendait, je ne doute pas qu'il saura réussir sa sortie.
Et puis, qui sait, peut-être que ce quatrième affrontement arrivera enfin.
Peut-être verrons-nous ces deux contraires se combattre une ultime fois.
Peut-être verrons-nous encore ce regard, et ces larmes.
Yan Allegret


LES LARMES DE SAKURABA

Si je ne devais garder que deux moments, deux images dans la jeune histoire de combat-libre, je ne choisirais pas d'images d'affrontements.
Pas de combats, pas de K.O., pas de soumission.
Non. Si je ne devais garder que deux images, je ne garderais qu'un regard, et des larmes.
Le regard de Wanderlei Silva. Les larmes de Kazushi Sakuraba.
La détermination du guerrier avant l'assaut. Le naufrage de la défaite après l'assaut.
Comme deux extrêmes, opposés et pourtant indissociables du bushido, la voie du guerrier.
Wanderley Silva. Kazushi Sakuraba. Deux icônes du combat libre. Deux styles de combat contraires qui ont écrit parmi les plus belles pages de l'histoire du mma (mixed martial arts)
Wanderley Silva tout d'abord. Parce qu'il y a dans sa présence et sa façon de combattre quelque chose que les autres n'ont pas. Une densité. Une force. Une détermination.
Wanderley dit à propos du ring : « C'est un endroit sérieux. On ne joue pas ici.» Non. Wanderley ne joue pas. Jamais. C'est peut-être pour cela d'ailleurs que sa présence est fascinante. Il me rappelle Tyson.
Revoyez l'entrée de Silva au Pride Dynamite. Revoyez l'entrée de Tyson lors de son second affrontement face à Franck Bruno. C'est bien plus qu'une ressemblance. C'est de la consanguinité.
Le regard de Silva ne témoigne pas d'un sentiment mais plutôt de quelque chose qui s'est mis en marche, à l'intérieur, et qui ne peut être arrêté tant que le combat n'est pas achevé, dans un sens ou dans l'autre.
Interrogé à propos des risques de dommages lors des affrontements de combat libre, Silva a dit, je crois, « Il y a pire que de mourir en faisant quelque chose que l'on aime». Et s'il ne l'a pas dit, alors je lui prête volontiers cette phrase. (C'est d'ailleurs là qu'on remarque la légende, elle va au-delà des actes et des paroles de l'homme qui l'incarne.)
Dans le Hagakuré, livre du XVIIème siècle autour de l'éthique samouraï, Jocho Yamamoto écrivait : « La voie du samouraï, c'est la mort ».

D'un point de vue simpliste, on pourrait entendre cette phrase comme un appel au meurtre ou au suicide. Mais c'est tout l'inverse. Le samouraï tel que le définit Yamamoto, n'est pas celui qui veut mourir, ni même veut celui qui veut tuer, mais plutôt celui qui a appris à ne pas craindre la confrontation à la mort. La différence est considérable.
Cela veut dire qu'en toutes choses, le samouraï est prêt à aller jusqu'au bout, sans aucune peur, et que sa détermination est telle qu'elle va au-delà de l'idée de défaite ou de victoire.
C'est peut-être de là que vient cette qualité de regard chez Silva.
Je me plais à croire qu'à l'instant du regard, c'est cela que comprennent ses adversaires.
Et c'est de là que vient leur trouble.
Kazushi Sakuraba est à l'exact opposé de Wanderlei. Ne serait-ce déjà que dans son attitude. Quand on voit son visage, sa manière d'entrer sur le ring, il ne ressemble pas à un combattant. Il a l'air plutôt gentil, un peu paumé. On a l'impression de quelqu'un qui s'est perdu dans les couloirs et qui se retrouve sur le ring, faute de trouver une place assise dans les gradins.
Bien sûr, tout cela est un leurre. Mais Kazushi Sakuraba est ainsi. Décalé en permanence.
Là où Silva se tend tout entier vers la confrontation, Sakuraba choisit de la tourner en dérision. Il dédramatise. Il joue. Se moque de lui-même. Et en se moquant de lui-même, il nous permet de rire là où nous ne pensions pas que le rire était possible. Sa stratégie n'est pas moins intéressante et pas moins efficace que celle de Silva. Elle est simplement son contraire.
Comme le regard de Wanderlei, les entrées de Sakuraba font partie de sa légende. Qui d'autre que lui oserait se présenter à l'entrée du ring en pyjama, ou déguisé en Mario Bros. Qui d'autre que lui, au cour même d'un combat, aurait la distance et l'humour pour enlever tranquillement le pantalon de son adversaire ou lui donner une fessée devant vingt mille personnes. L'arrogance de Royce Gracie en a fait les frais.
Sakuraba a fait de sa légèreté une force. Car chez lui, la désinvolture se conjugue avec une technique et une efficacité hors du commun. Là où Silva est un combattant fait pour la percussion frontale, Sakuraba est fait pour la ruse, la fluidité. Il faut le voir mettre en échec les Gracie au sol comme debout, il faut voir sa rapidité, son sens de l'improvisation, son sens tactique pour comprendre qu'il s'agit d'un combattant exceptionnel et surtout, libre face au péril.
C'est peut-être là que Sakuraba est touchant. Parce qu'il continue de plaisanter avec un danger qu'il a traversé à maintes reprises et qui l'a frappé de plein fouet jusque dans son corps. Sakuraba demeure au-delà de ses blessures. Il est touchant dans ses défaites. Parce qu'on le voit fragile, cassé, désespéré et qu'il ne le cache pas. Parce qu'après la seconde défaite contre Silva, il fond en larmes en jurant qu'il s'entraînera plus, mais on sait très bien que Silva l'emportera à chaque fois, et Saku n'en est que plus beau dans sa fragilité.
Le public japonais l'a compris en soutenant son champion jusque dans ses revers les plus spectaculaires. Ce n'est pas tant le résultat qui compte que l'attitude face à la défaite ou la victoire. Sakuraba en interview le disait d'ailleurs. On lui avait posé la question. Est-ce que perdre avait été un choc. Il répond : « Gagner ou perdre, c'est de toute façon un choc. »
Là encore, la figure du pitre pour Saku, comme celle de la brute épaisse pour Silva disparaissent et nous mettent face à une véritable profondeur humaine; (n'en déplaise aux détracteurs du MMA qui aimeraient figer cette discipline dans un cliché du combat de rue).
La première véritable défaite de Sakuraba lui a été donnée par Silva, lors d'un premier affrontement d'une violence rare. Je me suis dit en voyant ce combat que c'était bien, bien que les choses se passent ainsi, et que seule une légende pouvait en défaire une autre.
Les deux affrontements suivants entre eux témoignaient à chaque fois d'une supériorité accrue de Silva sur son adversaire. Silva asseyait son règne. Sakuraba a trouvé en la personne de Wanderlei sa Némesis, son contraire, son vainqueur.
Les organisateurs ont même voulu aller plus loin en organisant un Silva-Sakuraba IV à l'occasion du Pride Shockwave. Cela ne paraissait pas rationnel. Pas sérieux. Pas équilibré. Mais au plus j'y repensais, au plus l'idée d'un quatrième affrontement me séduisait.
Ce qu'avaient décidé les organisateurs du Pride, ce n'était pas de faire un combat de plus, c'était de mettre en scène ces deux guerriers, ces deux légendes du combat libre dans un affrontement éternel, reproductible à l'infini.
Seulement voilà.
Peu de temps avant l'évènement, Sakuraba est contraint de déclarer forfait pour des raisons médicales. Silva-Sakuraba IV n'aura pas lieu.
Je me souviens d'une image. D'une photo. Celle de la conférence de presse annoncant le forfait. Sakuraba se tient à côté de Takada, son mentor. Takada tient à la main une radio, probablement celle du dos ou des côtes de Saku. Sakuraba a le visage grave et lisse, dans son costume sombre. Je me suis dit en voyant cette photo que Sakuraba était un costume de deuil. Le sien propre. Celui de sa propre carrière. Celui des affrontements légendaires avec les Gracie. Celui des défaites glorieuses face à Silva. Celui des entrées surréalistes. Celui enfin d'une liberté indécente avec laquelle l'homme avait survolé le free-fight pendant des années. Il était trop tard. A présent, Sakuraba voyait son corps déjà pas mal abîmé foutre carrément le camp et l'empêcher d'achever dignement sa carrière, comme un combattant , fidèle au Bushido. Cette photo ressemblait à une épitaphe.
Deuxième évènement: A l'occasion du même Pride Shockwave, Silva est opposé en remplacement de Sakuraba à Mark Hunt, et perd pour la première fois depuis quatre ans. Contre un poids lourd me direz-vous, ancien roi du K-1, peut-être le plus solide encaisseur du circuit. N'empêche.
Silva a perdu au Pride et de fait, comme Cro Cop en 2003 lors de sa première et magnifique défaite face à Nogueira, quelque chose a changé irrémédiablement. L'aura de Silva a changé. Momentanément, je l'espère. Mais l'expression de son visage à l'annonce de la décision des juges et lors de la conférence d'après-match m'a troublé. Fermé. Silencieux. Profondément choqué.
A dire vrai, je l'étais aussi, comme je le fus lors du première défaite de Tyson, par K.O, à Tokyo, dix ans plus tôt. Cette ville portait la poisse à mes idoles.
On a beau le savoir, ce n'est décidément pas facile de voir les rois redevenir des hommes.
Plus tard, je me suis dit qu'étrangement, Kazushi Sakuraba était arrivé à la victoire. De la manière la plus décalée, Sakuraba avait réussi à vaincre Silva. Par son forfait. C'était son absence qui avait emmené Wanderlei à sa première défaite au Pride, en mettant sur son chemin Mark Hunt. Finalement, même sans se combattre, ces deux guerriers restaient liés et continuaient l'affrontement.
Aujourd'hui nous sommes aux portes du Pride Grand Prix Middleweight 2005.
Silva et Sakuraba en font partie. Ils sont là. Comme si le temps n'avait pas de prise sur eux. Il sont là, prêts à se retrouver face-à-face et à écrire un nouveau chapitre de leur relation.
Je ne pense pas que la défaite va amoindrir Wanderley. Loin de là. Mais il existe toujours le risque que ce revers ait ouvert une brèche en lui. Cette situation de vaincu est nouvelle; elle met Silva au pied du mur avant même d'avoir combattu. A présent, il doit régner ou chuter. Quoi qu'il arrive, ce sera spectaculaire.
Quand à Sakuraba, j'aimerai le voir une dernière fois libre sur un ring, affranchi de ses blessures, désinvolte et capable de transformer les guerriers les plus durs en simples Big Jim aux articulations trop fragiles.
J'aimerais le voir l'emporter encore une fois car il le mérite. Et même si la défaite l'attendait, je ne doute pas qu'il saura réussir sa sortie.
Et puis, qui sait, peut-être que ce quatrième affrontement arrivera enfin.
Peut-être verrons-nous ces deux contraires se combattre une ultime fois.
Peut-être verrons-nous encore ce regard, et ces larmes.
Yan Allegret



Logos- Nombre de messages: 553
Date d'inscription: 23/12/2009
Re: Le K.O. des Sages
hardcore spirituality ?

Logos- Nombre de messages: 553
Date d'inscription: 23/12/2009
Re: Le K.O. des Sages
C'est très interessant... Quelle(s) vie(s) !!
Et le rapport à la spiritualité, c'est ?...
Et le rapport à la spiritualité, c'est ?...

Chèvre- Nombre de messages: 350
Date d'inscription: 06/06/2009
Re: Le K.O. des Sages
Pour moi on est au coeur du sujet... celui de l'initiation en tout cas (qui est commencement et donc préalable à toute spiritualité)... qu'on lui accole la qualificatif de spirituelle (?) ou quoi que ce soit d'autre...
je puise dans la bibliothèque Boronique pour trouver une pirouette : "si vous ne comprenez nos allusions, à quoi bon nos explications ?"
je puise dans la bibliothèque Boronique pour trouver une pirouette : "si vous ne comprenez nos allusions, à quoi bon nos explications ?"

Logos- Nombre de messages: 553
Date d'inscription: 23/12/2009
Re: Le K.O. des Sages
Ah? Ça semble tout de même un peu approximatif, mais si tu es sûr de tes sources...
Je serais toutefois davantage convaincu par l'appui de tes dires d'un véritable spécialiste de la castagne.
Je serais toutefois davantage convaincu par l'appui de tes dires d'un véritable spécialiste de la castagne.

Chèvre- Nombre de messages: 350
Date d'inscription: 06/06/2009
Re: Le K.O. des Sages
Logos cite ces mots :"si vous ne comprenez nos allusions, à quoi bon nos explications ?"
C'est un peu facile; c'est comme botter en touche pour éviter le vrai débat. Parce que sur ce forum, on tente généralement d'expliquer des choses. Calcédoine a expliqué qu'on présentait ici des voies d'évolutions. Pas nécessairement uniquement spirituelles, mais toutes sortes de voies qui peuvent conduire à l'éveil, ou à une certaine forme d'éveil, ou tout simplement vers "d'autres choses potentiellement épanouissantes".
Or, si les textes ne peuvent être compris que par ceux qui les comprennent déjà par avance, à quoi sert-il donc de les publier ici ? Si les "allusions" ne s'adressent qu'à ceux qui ont déjà parcouru un certain chemin dans l'une ou l'autre voie , alors elles sont inutiles : c'est de la redondance pour ceux qui savent déjà, c'est de l'obscurantisme pour ceux qui ne savent pas encore.
Donc, sans explications, sans incitants qui permettraient à des novices d'aller à la découverte de nouvelles voies qui leur seraient inconnues, ce n'est que parlotte stérile. L'initiation nécessite un accompagnement, une guidance.
C'est un peu facile; c'est comme botter en touche pour éviter le vrai débat. Parce que sur ce forum, on tente généralement d'expliquer des choses. Calcédoine a expliqué qu'on présentait ici des voies d'évolutions. Pas nécessairement uniquement spirituelles, mais toutes sortes de voies qui peuvent conduire à l'éveil, ou à une certaine forme d'éveil, ou tout simplement vers "d'autres choses potentiellement épanouissantes".
Or, si les textes ne peuvent être compris que par ceux qui les comprennent déjà par avance, à quoi sert-il donc de les publier ici ? Si les "allusions" ne s'adressent qu'à ceux qui ont déjà parcouru un certain chemin dans l'une ou l'autre voie , alors elles sont inutiles : c'est de la redondance pour ceux qui savent déjà, c'est de l'obscurantisme pour ceux qui ne savent pas encore.
Donc, sans explications, sans incitants qui permettraient à des novices d'aller à la découverte de nouvelles voies qui leur seraient inconnues, ce n'est que parlotte stérile. L'initiation nécessite un accompagnement, une guidance.

Henri Schersch- Nombre de messages: 284
Age: 42
Date d'inscription: 21/07/2008
Re: Le K.O. des Sages
J'ai lu le récit de ce combat...Perso, je trouve que c'est simplement un combat de bestiaux (tigres, lions...). Deux gros lourds aux égos surdimensionnés qui n'envisagent leurs rapports qu'en termes de surpassement, domination, compétition, supériorité de l'un sur l'autre.
Certains pourraient parler de grand art, de technique, de maîtrise de soi, etc. Bof. Oui, il y a peut-être de ça, mais parler de "détermination", de "présence", ou d'un ring comme d'un "endroit sérieux où on ne joue pas", c'est d'une immaturité infantile, et ce vocabulaire ne sert qu'à masquer une incapacité à aborder leur rapport à autrui sous un angle égalitaire et respectueux.
Certains pourraient parler de grand art, de technique, de maîtrise de soi, etc. Bof. Oui, il y a peut-être de ça, mais parler de "détermination", de "présence", ou d'un ring comme d'un "endroit sérieux où on ne joue pas", c'est d'une immaturité infantile, et ce vocabulaire ne sert qu'à masquer une incapacité à aborder leur rapport à autrui sous un angle égalitaire et respectueux.

Ludivine- Nombre de messages: 184
Date d'inscription: 04/04/2010
Re: Le K.O. des Sages
J'aimerais vraiment vous répondre quelque chose d'intelligent, mais j'en suis actuellement empêché, raison de la pirouette...
Et j'ai aussi posté ça pour déconner... même si je pense que le free-fight est la seule voie qui conduit à "d'autres choses potentiellement plus épanouissantes"... on retrouve tout ça chez Deleuze quand il parle de son Automate purifié
La seule chose à faire devant un tel sujet c'est de pas trop réfléchir, se laisser traverser par l'intensité
Et j'ai aussi posté ça pour déconner... même si je pense que le free-fight est la seule voie qui conduit à "d'autres choses potentiellement plus épanouissantes"... on retrouve tout ça chez Deleuze quand il parle de son Automate purifié
La seule chose à faire devant un tel sujet c'est de pas trop réfléchir, se laisser traverser par l'intensité

Logos- Nombre de messages: 553
Date d'inscription: 23/12/2009
Re: Le K.O. des Sages
Ludivine tu évoques le Lion (emblème d'Amour)
Ne retrouve-t-on pas le free-fight dans cette carte du Tarot ?

Ne retrouve-t-on pas le free-fight dans cette carte du Tarot ?


Logos- Nombre de messages: 553
Date d'inscription: 23/12/2009
Re: Le K.O. des Sages
Non, en effet Logos ! Perso, je n'interprète pas ces gestes comme ceux d'un combat.
Il faut un esprit orienté particulièrement vers les techniques de combat pour interpréter (je dis bien : interpréter) ces gestes comme :
- une prise au col de l'homme par la femme (comme en judo)
- un coup de l'homme au plexus solaire de la femme (comme en karate)
- un bombardement de couleurs de la part du soleil envers le couple et envers le mur.
On pourrait tout autant interpréter l'image comme le soleil jouant à Tétris, envoyant des blocs de couleur vers le mur, et qui gagne des points quand une ligne est complète.
Non. Moi, je verrais plutôt une main qui indique le plexus solaire parce que c'est un centre d'énergie en rapport avec le Soleil, une énergie qui peut circuler entre les deux personnages en "fermant le circuit" comme le fait la femme au niveau du bulbe rachidien de son compagnon, comme on l'enseigne dans certaines médecines orientales.
Pas de combat dans cette image, mais un partenariat pour un échange d'énergie distribuée par le Soleil.
Il faut un esprit orienté particulièrement vers les techniques de combat pour interpréter (je dis bien : interpréter) ces gestes comme :
- une prise au col de l'homme par la femme (comme en judo)
- un coup de l'homme au plexus solaire de la femme (comme en karate)
- un bombardement de couleurs de la part du soleil envers le couple et envers le mur.
On pourrait tout autant interpréter l'image comme le soleil jouant à Tétris, envoyant des blocs de couleur vers le mur, et qui gagne des points quand une ligne est complète.
Non. Moi, je verrais plutôt une main qui indique le plexus solaire parce que c'est un centre d'énergie en rapport avec le Soleil, une énergie qui peut circuler entre les deux personnages en "fermant le circuit" comme le fait la femme au niveau du bulbe rachidien de son compagnon, comme on l'enseigne dans certaines médecines orientales.
Pas de combat dans cette image, mais un partenariat pour un échange d'énergie distribuée par le Soleil.

Ludivine- Nombre de messages: 184
Date d'inscription: 04/04/2010
Re: Le K.O. des Sages
ce texte devrait vous éclairer : Les Chevaliers Tigres
Ludivine, il faut "marier" les cartes qui nous montrent le Mercure, ce que les indiens appellent Prana, l'énergie universelle
de sorte que les ténèbres lunaires, la Chute/rédemption du Jugement, la décapitation de la Maison-Dieu, ne font qu'une avec l'énergie solaire de l'amour
Selon moi ton interprétation n'est pas "fausse", mais unijambiste... Osiris est un dieu noir, etc...
"Celui qui est vraiment amoureux est capable de donner jusqu’à la dernière goutte de son sang pour l’être adoré. Examine-toi toi-même avant de te marier. Te sens-tu capable de donner jusqu’à la dernière goutte de ton sang pour l’être que tu adores ? Serais-tu capable de donner ta vie pour que l’être adoré vive ? Réfléchis et médite"
Ludivine, il faut "marier" les cartes qui nous montrent le Mercure, ce que les indiens appellent Prana, l'énergie universelle
de sorte que les ténèbres lunaires, la Chute/rédemption du Jugement, la décapitation de la Maison-Dieu, ne font qu'une avec l'énergie solaire de l'amour
Selon moi ton interprétation n'est pas "fausse", mais unijambiste... Osiris est un dieu noir, etc...
"Celui qui est vraiment amoureux est capable de donner jusqu’à la dernière goutte de son sang pour l’être adoré. Examine-toi toi-même avant de te marier. Te sens-tu capable de donner jusqu’à la dernière goutte de ton sang pour l’être que tu adores ? Serais-tu capable de donner ta vie pour que l’être adoré vive ? Réfléchis et médite"

Logos- Nombre de messages: 553
Date d'inscription: 23/12/2009
Re: Le K.O. des Sages
Chèvre, je pense pouvoir apporter une précision à ta question " quel est le lien avec la spiritualité ? "
L'initiation est le noyau dur de ce que tu appelles "spiritualité" et que je préfère nommer "processus de mutation"
L'initiation est quelque chose de très terre à terre... Elle est symbolisée par la Vierge (signe de terre) dans le zodiaque par exemple
Chez les bwitistes on dit "je ne te donne pas ce bois pour t'élever mais pour te poser"
L'initiation est un processus de Chute
Comme un météore qui vient s'écraser sur terre, provoquant un tremblement de terre qui n'est que la propagation de cet Evénement "miraculeux"... Coagulation en instants discontinus de la durée
cette propagation de l'Evénement je l'appelle "processus de mutation"
L'initiation est le noyau dur de ce que tu appelles "spiritualité" et que je préfère nommer "processus de mutation"
L'initiation est quelque chose de très terre à terre... Elle est symbolisée par la Vierge (signe de terre) dans le zodiaque par exemple
Chez les bwitistes on dit "je ne te donne pas ce bois pour t'élever mais pour te poser"
L'initiation est un processus de Chute
Comme un météore qui vient s'écraser sur terre, provoquant un tremblement de terre qui n'est que la propagation de cet Evénement "miraculeux"... Coagulation en instants discontinus de la durée
cette propagation de l'Evénement je l'appelle "processus de mutation"

Logos- Nombre de messages: 553
Date d'inscription: 23/12/2009
Re: Le K.O. des Sages
Logos, instinctivement, j'associe "K.O." à "chaos" => la désorganisation structurelle.
Ça me fait penser à ce qu'écrivait le Marcheur dans sa
Définition de l'initiation, puisqu'il y insistait sur la nécessaire déstructuration, préalable à l'émergence d'une nouvelle struturation.
Je vois aussi un parallélisme avec "la descente aux enfers" du Christ, mentionnée dans le Credo des Chrétiens : si on décode le symbole, il est question d'aller au plus profond des entrailles du ("Mal" ?) avant de se reconstruire dans la Lumière. Mais toute cette symbolique n'a-t-elle pas aussi un rapport avec l'ensemble de la Création ? La descente dans la matière n'est-elle pas un passage obligé pour grandir ? L'incarnation d'un être n'est-elle pas impérative pour évoluer ? La "Chute" attribuée à Adam et Eve, et aussi à Lucifer, n'est-elle pas une phase obligatoire, promesse d'une maturation, prélude à une éclosion d'un autre ordre ? Un peu comme la chenille doit passer par le stade de bouillie informe (chrysalide) afin de se restructurer en papillon et pouvoir s'envoler vers le ciel ?

Ça me fait penser à ce qu'écrivait le Marcheur dans sa
Définition de l'initiation, puisqu'il y insistait sur la nécessaire déstructuration, préalable à l'émergence d'une nouvelle struturation.Je vois aussi un parallélisme avec "la descente aux enfers" du Christ, mentionnée dans le Credo des Chrétiens : si on décode le symbole, il est question d'aller au plus profond des entrailles du ("Mal" ?) avant de se reconstruire dans la Lumière. Mais toute cette symbolique n'a-t-elle pas aussi un rapport avec l'ensemble de la Création ? La descente dans la matière n'est-elle pas un passage obligé pour grandir ? L'incarnation d'un être n'est-elle pas impérative pour évoluer ? La "Chute" attribuée à Adam et Eve, et aussi à Lucifer, n'est-elle pas une phase obligatoire, promesse d'une maturation, prélude à une éclosion d'un autre ordre ? Un peu comme la chenille doit passer par le stade de bouillie informe (chrysalide) afin de se restructurer en papillon et pouvoir s'envoler vers le ciel ?


Henri Schersch- Nombre de messages: 284
Age: 42
Date d'inscription: 21/07/2008
Re: Le K.O. des Sages
Toutafé Henri !
c'est une déstructuration... c'est pour ça que je dis que le noyau de la spiritualité se tient au centre de la Terre... aux Enfers
c'est là qu'est le "soleil centrique" (le ciel est dans la terre et Dante dit qu'il n'y a que 2 choses très pures : le Paradis et l'Enfer)
Deleuze parle de déterritorialisation... il faut perdre nos territoires, nos références, se vider de nos prédicats
se prendre des coups permet cette "volatilisation du fixe"
jusqu'au K.O final.... il s'agit donc bien de la Passion du christ... cloué sur la croiX (terre)... et qui va douter de dieu (de la "spiritualité")... signe que la relation au grand Autre est arrivée à son terme et que l'autre devient le prochain... l'amour et la liberté deviennent possibles...
c'est une déstructuration... c'est pour ça que je dis que le noyau de la spiritualité se tient au centre de la Terre... aux Enfers
c'est là qu'est le "soleil centrique" (le ciel est dans la terre et Dante dit qu'il n'y a que 2 choses très pures : le Paradis et l'Enfer)
Deleuze parle de déterritorialisation... il faut perdre nos territoires, nos références, se vider de nos prédicats
se prendre des coups permet cette "volatilisation du fixe"
jusqu'au K.O final.... il s'agit donc bien de la Passion du christ... cloué sur la croiX (terre)... et qui va douter de dieu (de la "spiritualité")... signe que la relation au grand Autre est arrivée à son terme et que l'autre devient le prochain... l'amour et la liberté deviennent possibles...

Logos- Nombre de messages: 553
Date d'inscription: 23/12/2009
Re: Le K.O. des Sages
Guillevic a écrit ça sur le MARRON (couleur du caca) : "Fils de marin-pêcheur, l'océan devait m'amener, sans détours et par accident, à l'humilité du sol terrestre (humus)".

Logos- Nombre de messages: 553
Date d'inscription: 23/12/2009
Re: Le K.O. des Sages
il faut perdre nos territoires, nos références, se vider de nos prédicats
se prendre des coups permet cette "volatilisation du fixe"
jusqu'au K.O final....
Bon!
Un bémol toutefois: ce programme initiatique est bien souvent détourné (plus ou moins à leur insu d'ailleurs) par.... des organisations du même nom, ou des sectes, ou des groupes auto-constitués, ou des guidounets de fortune... Voire même des alchimistes d'opérette (mais ça je n'y connais rien, c'est plutôt ta partie), apparemment plus soucieux du K.O. lui-même que de l'amour hypothétique qu'ils font habilement miroiter tout en te défonçant métaphoriquement la g..... .
Il vaut mieux être au courant de ces (nombreuses) dérives, avant de s'engager dans une voie 'initiatique', tu ne crois pas? Le K.O. des Sages / Le K.O. des fous...

Chèvre- Nombre de messages: 350
Date d'inscription: 06/06/2009
Re: Le K.O. des Sages
Le truc c'est que personne ne t'a défoncé la gueule Chèvre... c'est toi qui interprètes... c'est ce qu'on appelle de la paranoïa... et la parano est quelque chose de très courant (c'est le paradigme de l'économie de relation produite par la machine capitaliste) et de très "viscéral"... et l'essence du travail initiatique est de dénouer notre fond paranoïaque... avec grande industrie
nos vivons l'époque la plus stressée de l'histoire
ainsi il n'existe pas de territorialisation absolue servant de support à une déterritorialisation... c'est tout ou rien... nos "certitudes" doivent s'effriter
oui il doit y avoir des dérives "sectaires" (au mauvais sens du terme) mais je n'en ai croisé aucunes !
je ne vois pas le besoin qu'il y a de crier au loup...
les sectes, méga-parano franco-française...
et sinon tout cabale est "sectaire" (au bon sens du terme) par essence... car c'est un devenir-minoritaire...
nos vivons l'époque la plus stressée de l'histoire
ainsi il n'existe pas de territorialisation absolue servant de support à une déterritorialisation... c'est tout ou rien... nos "certitudes" doivent s'effriter
oui il doit y avoir des dérives "sectaires" (au mauvais sens du terme) mais je n'en ai croisé aucunes !
je ne vois pas le besoin qu'il y a de crier au loup...
les sectes, méga-parano franco-française...
et sinon tout cabale est "sectaire" (au bon sens du terme) par essence... car c'est un devenir-minoritaire...

Logos- Nombre de messages: 553
Date d'inscription: 23/12/2009
Re: Le K.O. des Sages
Bonjour Chèvre.
T'as raison de souligner les dérives, qui constituent évidemment la part la plus évidente des domaines dont nous parlons, mais je garderais l'approche "positive" : malgré la masse énorme de déchets à trier, il y a des perles dans la boue, elles méritent d'être déterrées.
En ce qui concerne les dérives par rapport à l'idéal, j'ai connu ça aussi en entreprise, et beaucoup de lecteurs reconnaîtront ici des expériences vécues par eux-mêmes.
De jeunes cadres, "dynamiques", pimpants, fraîchement diplômés, débarquent dans une administration, pleins de bonnes intentions rénovatrices. Ils abolissent alors tous les processus obsolètes, réforment les mentalités, dénoncent la "réticence au changement", proposent des stages, incitent à faire table rase du passé pour se tourner vers un avenir plus radieux.
Puis, une fois que ces inexpérimentés ont tout cassé, ils s'en vont ailleurs, auréolés de gloire et de promotions, casser une autre entreprise ou une autre administration, laissant à ceux qui restent le soin de tout reconstruire. Y'a pas qu'à la Poste qu'il y a des timbrés pour mettre KO ce qui était OK.
La connerie paie. En ésotérisme aussi. Mais ça ne fait pas avancer l'humanité, c'est uniquement profitable au grossissement, au gonflement, à l'inflation de certains égos+portefeuilles. A l'enflure, quoi.
T'as raison de souligner les dérives, qui constituent évidemment la part la plus évidente des domaines dont nous parlons, mais je garderais l'approche "positive" : malgré la masse énorme de déchets à trier, il y a des perles dans la boue, elles méritent d'être déterrées.
En ce qui concerne les dérives par rapport à l'idéal, j'ai connu ça aussi en entreprise, et beaucoup de lecteurs reconnaîtront ici des expériences vécues par eux-mêmes.
De jeunes cadres, "dynamiques", pimpants, fraîchement diplômés, débarquent dans une administration, pleins de bonnes intentions rénovatrices. Ils abolissent alors tous les processus obsolètes, réforment les mentalités, dénoncent la "réticence au changement", proposent des stages, incitent à faire table rase du passé pour se tourner vers un avenir plus radieux.
Puis, une fois que ces inexpérimentés ont tout cassé, ils s'en vont ailleurs, auréolés de gloire et de promotions, casser une autre entreprise ou une autre administration, laissant à ceux qui restent le soin de tout reconstruire. Y'a pas qu'à la Poste qu'il y a des timbrés pour mettre KO ce qui était OK.
La connerie paie. En ésotérisme aussi. Mais ça ne fait pas avancer l'humanité, c'est uniquement profitable au grossissement, au gonflement, à l'inflation de certains égos+portefeuilles. A l'enflure, quoi.

Laposse- Nombre de messages: 227
Age: 42
Date d'inscription: 05/04/2008
Re: Le K.O. des Sages
très pertinent ton exemple... mais dans le cas qui nous concerne ce sont les mentalités obsolètes qui ont fait la demande expresse d'être réformées ! qui est coupable ?? si elles ne veulent pas être réformées de cette manière il n'appartient qu'à ces mentalités de dire que ça ne leur convient pas comme manière de faire... sans avoir besoin de faire des critiques qui tourne au vinaigre
personnellement je n'ai jamais rencontré de truc payant, ou "sectaire" ou quoi que ce soit... !!
on trouve ce que l'on cherche véritablement (mais on peut bien sûr s'aveugler sur nos motivation profondes et véritables)... connais-toi toi même est la devise initiatique par excellence
personnellement je n'ai jamais rencontré de truc payant, ou "sectaire" ou quoi que ce soit... !!
on trouve ce que l'on cherche véritablement (mais on peut bien sûr s'aveugler sur nos motivation profondes et véritables)... connais-toi toi même est la devise initiatique par excellence

Logos- Nombre de messages: 553
Date d'inscription: 23/12/2009
Page 1 sur 2 • 1, 2 
Sujets similaires» Paroles sages
» Les enseignements secrets des sages guerriers...
» Présages de mort
» Les conseils des Sages et des Anciens
» Sainte Catherine de Sienne et commentaire du jour "Ce que tu as caché aux sages et aux savants,..."
» Les enseignements secrets des sages guerriers...
» Présages de mort
» Les conseils des Sages et des Anciens
» Sainte Catherine de Sienne et commentaire du jour "Ce que tu as caché aux sages et aux savants,..."
Page 1 sur 2
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum

