une clé

Page 8 sur 8 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: une clé

Message  Logos le Jeu 09 Déc 2010, 18:52

...

"Amour te veut
te meut jusqu'à la mort
s'il ne te ment
s'il ne te perd
si énigme, il n'attend en complice
que tu retournes à toi même."

(Henri Giriat)

J'en profite pour glisser que l'alligator (in les eaux intermédiaires du Shamayim ?) a évoqué le nombre 11 dans le fil "mélencolia"...

Logos

Nombre de messages: 553
Date d'inscription: 23/12/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: une clé

Message  loup le Jeu 09 Déc 2010, 19:31

bj, je ressens dans les propos d'aliboron, la déception de celui qui a été fort déçu et qui renie ceux qui peuvent lui rappeler ses anciennes amours... Pourquoi autant d'agressions et de mélancolies?????? La dérision est une arme pour celui qui a demandé d'être ST THOMAS!!!!!!! tu commets une inversion, il faut, grace à la foi, obtenir des réponses et des certitudes VIVANTES et toi (par fraternité je me permets de te tutoyer) tu inverses le protocole ...les gens s'appuient sur les miracles pour avoir la foi..et c'est l'inverse qu'il faut faire....... Aimer Je n'ai signalé que la FIN de Savoret, qui pour moi signifie une réalité d'Alchimie pratique et vivante !!!!! L'homme devient autre, après cette redynamisation et cette montée en vibration...Mais il ne peux la faire que s'il a fait le CHEMIN en même temps, car c'est un CADEAU..il n'en a plus besoin ......La Parole est AUSSI la Pierre, car elle transmute l'autre, à condition que l'autre ENTENDE et s'il est branché "mental" cela lui est impossible ....Je peux te "raconter" un coucher de Soleil, mais ne peux te le faire VIVRE ......excuse moi.

loup

Nombre de messages: 127
Date d'inscription: 29/11/2010

Revenir en haut Aller en bas

Re: une clé

Message  Logos le Ven 10 Déc 2010, 07:46

Pourquoi autant d'agressions et de mélancolies ?

Peut être pour indiquer qu'il faut traverser une forêt Reloup Sommeil

A propos du dérèglement de tous les sens de Rimbaud...

Le Poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. Toutes les formes d’amour, de souffrance, de folie ; il cherche lui-même, épuise en lui tous les poisons, pour n’en garder que les quintessences. Ineffable torture où il a besoin de toute la foi, de toute la force humaine, où il devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit – et le suprême Savant ! – Car il arrive à l’inconnu ! Puisqu’il a cultivé son âme déjà riche plus qu’aucun ! Il arrive à l’inconnu, et, quand affolé il finirait par perdre l’intelligence de ses visions, il les a vues !.

[...]

Maintenant je m'encrapule le plus possible. Pourquoi ? Je veux être Poète, et je travaille à me rendre Voyant : vous ne comprendrez pas tout et je ne saurais presque vous expliquer. Il s'agit d'arriver à l'inconnu par le dérèglement de tous les sens. Les souffrances sont énormes, mais il faut être fort, être né poète, et je me suis reconnu poète. Ce n'est pas du tout de ma faute. C'est faux de dire : Je pense : on devrait dire : on me pense - Pardon du jeu de mots.

Je est un autre. Tant pis pour le bois qui se trouve violon, et nargue aux inconscients, qui ergotent sur ce qu'ils ignorent tout à fait !

Logos

Nombre de messages: 553
Date d'inscription: 23/12/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: une clé

Message  aliboron le Ven 10 Déc 2010, 12:44

Ave Loup,

Puisque tu te fends d'une réponse à mézigue plus courtoise que ta 1ère ébauche de dialogue :

« je n'ai qu'une remarque , ni jugement ..impressionnant !!!!!! je savais que cela existait mais ?????? »
laquelle, conviens-en, peut irriter... (j'avoue mon gros défaut), alors je vais te répondre plus aimablement.

Mes anciennes amours sont toujours aussi nouvelles (Vita nuova). Pourquoi, comment, je n'en sais fichtrement rien, cela me dépasse; je m'en réjouis et rends grâce, c'est tout.

Ils induisent néanmoins une récurente conséquence : la lucarne ainsi offerte au coeur le met face au spectacle mirobolant (plus ou moins intense, du fait de mon indigence foncière et à géométrie variable), de ce que, dans le soufisme on nomme idoinement : l'Unicité de l'existence.

Soit, la perception im-pensable mais ô combien éprouvable, du « multiple dans l'Un ».
Ce qui ne me confère nulle sapience, encore moins une quelconque « autorité » prétentieuse, juste des aperçus, des émerveillements AMOUREUSEMENT éprouvés.

Deuxième conséquence, compréhensible bien que ne justifiant rien : il m'est difficile et parfois insupportable d'entendre médire de « ma » Belle.

Bref le syndrome du « chevalier », avec ou sans les Monthy Python... J'me soigne mais ça passe pas vite, comme tu as pu le constater.

Le rapport avec l'alchimie ? Au sens ou l'entend Charly (par exemple), pleinier.
Autrement, aucun. Rien de rien...
Si ce n'est la pénible impression, parfois irritante (c'est pas bien, je sais), que sous prétexte de travail au labo ou de « pratiques » ésotériques, on nous assène ici et là des « certitudes » bancales ou franchement débiles, sans réel droit de réponse.
Non pas que j'en sache plus ou mieux, juste autrement.

Qu'est-ce à dire ?

Comme tu n'as pas manqué de l'entendre évoqué, voir rabaché bovinement par ceux-là même qui en vérité, n'en tiennent pas du tout compte : l'Opus est à la fois matériel et spirituel.
Sur le « matériel » en question, je ne me permettrais jamais d'avancer quoique ce soit, vu ma crasse ignorance.
En revanche, il est un autre aspect du dit « matériel » qui m'est, en quelque sorte, accessible : les Eléments (au sens parascelsien, si l'on veut). Sous cet angle, on peut effectivement dire (pour aller vite) que « la matière est de la lumière ralentie ».

Jusque là, on nage toujours dans de l'amniotique (avec sentiment océanique, dirait Freud), si ce n'est qu'on observe que la dite MERVEILLE, « en to pan » s'articule; et pas n'importe comment.

Même si elle ne se répette jamais « exactement », pour cause de spirales, Dame Nature, s'exécute cependant fort harmonieusement. Ce, aussi bien en « nous » qu'au « dehors ». Une danse aux figures libres, bien que rigoureuses.
C'est ballot, mais ça me scotsche. Aussi, pour en épouser au mieux les volutes, je réquisitionne tout ce qui constitue mon humain et dérisoire baggage : neurones inclus.
En haut lieu, « on » ne m'en a jamais interdit l'usage, pour cause de vilain mental, etc... Au contraire : le pousser sans cesse à la limite, le porter au rouge « pour » qu'il implose encore et toujours, jusqu'à la louange.
Aussi, les sempiternels lieux communs sur son usage commun (inclus celui qu'en font ses détracteurs pour... en médire), me laissent amusé mais las.

Car là où ça devient à la fois vertigineux (et hallucinogène, faut le reconnaitre), c'est, ainsi que tu le rappelles : La Parole est aussi la Pierre.
L'assertion est prodigieuse; s'origine à la racine commune du dedans et du dehors.

D'où, sans doute, la spécificité du langage alchimique, celui des Adeptes d'ici et d'ailleurs.
Art de musique.
Avec laquelle, me rappelait récemment un copain, on ne peut même pas dire « passe-moi le sel »..., mais avec laquelle se fait et se défait, simultanément, perpétuellement, le Monde.
Scellé, à même le Silence. Qui en dit long...

C'est Lui qui transmute.
Il est présent entre chaque omega et alpha; interval majeur diffracté en myriades « d'articulations ». Ce qui donne le sens n'en a pas, et pourtant...

Cordialement.


aliboron

Nombre de messages: 208
Age: 54
Date d'inscription: 15/07/2009

Revenir en haut Aller en bas

Humilité

Message  Dublin le Dim 12 Déc 2010, 12:18

L'humilité est sans doute ce qui m'est le plus dificile.
J'en dirai donc un mot, au travers d'exemples pris dans les pages précédentes.
J'étais, en effet, venu avec l'intention de parler du GRAAL; mais j'ai relu les pages précédentes, et d'autres impératifs me sont apparus.
K, je souhaite vous dire que dans votre "retour sur la question" que j'avais posée au travers de Joe Bousquet, vous trouvez effectivement les mots pour dire ce que j'attendais, en évoquant le Souffle. Et votre réponse devient essentielle pour moi. Merci.
Ensuite, il y a des idées de CA qui me touchent profondement:
Celle-ci:
"ce qui m'amene à mieux considerer une autre facette de moi-même qui serait pleine de la violence rentrée de l'écorché vif, lumière prisonnière de sa gangue de plomb".
Et celle-là:
"Non éveillés, nous ne pouvons parler que d'expériences c'est à dire de nous-mêmes"
Que c'est vrai.
et enfin:
"pour revenir aux Eveillés, une experience (hélas) d'éveil (chouette!) déjà ancienne ne m'a laissé qu'un certain discernement sur cette population"...
Cette "expérience" que vous abordez avec beaucoup d'humilité, et comme en passant, nous relie sans doute.
Mais alors?
Pourquoi donc est-ce que j'ai eu envie de fuir en écoutant Denis Marie?
Permettez-moi de redevenir l'espace d'un instant "philosophe".
En "kantien" que je suis, lorsque je redeviens philosophe, je sais que la Question qu'il pose (et que sans aucun droit je transpose au sein du Noumène, dont chacun sait qu'on ne peut rien "savoir") est: "Que puis-je savoir?
Et que sa "réponse" est, en synthétisant au maximum: rien qui ne me soit donné dans l'Espace et dans le Temps....soit l'horreur absolue!
mais gardons la question:
"que puis-je savoir de l'Eveil"?
Et vous en donnez la meilleure "réponse" possible: Rien, répondez-vous, puisque je ne suis pas "éveillé" sauf....cette "expérience", réponse, qui me titille quelque part... peut important que je trahisse Kant.... Il se trahira lui-même en réintroduisant dans sa "critique de la raison Pratique", tout ce qu'il avait détruit dans la raison Pure.... et dont il ne pouvait vivre sans.
Mais cette "expérience" ne devrait-elle pas tendre à me faire identifier la même Lumière ?
Ainsi, quand je lis une phrase de Nicole M, je pose le livre sur ma poitrine, je ferme les yeux, les mots se liquéfient, s'effacent, disparaissent, et je "sens" de loin, malgré les agitations des abeilles qui frappent contre la vitre de cristal qui m'en sépare, quelques-uns des rayons de la Lumière dans laquelle elle est immergée, elle.
Mais alors, suis-je "déterminé", "préparé" par ces 30 ans de travail au cours desquels, il est manifeste que nous avons emprunté des chemins proches ?
Suis-je dans ce qu'il y a quelque jours ici, je désignais par "culture", "linguistique" "famille d'esprits", bref dans l'INUTILE ?
Pourquoi donc est-ce que je n'ai pas partagé votre "émoi" (au deux sens du mot) en écoutant Denis Marie; ou en lisant Bernard Harmand ou Betty ?
Il est vrai que vous n'avez peut-être pas écouté ce long entretien qu'il donne (Denis Marie) à deux personnages dont l'un a l'avantage sur l'autre de se taire davantage.
Je ne suis pas arrivé au bout.
Mais je tenais à partager cette réflexion avec vous tous, m'excusant envers ceux que, malgré le choix de mes mots, j'aurais pu heurter.
Il sera plus avant question de "la Lumiere du Graal", mais je ne voulais poursuivre cet "entretien infini", sans dissiper un mal-entendu, et dire qu'il m'est apparu d'autant plus incompréhensible que j'ai le sentiment que nous partageons tant de "sens".
Amicalement,
dublin

Dublin

Nombre de messages: 6
Date d'inscription: 20/11/2010

Revenir en haut Aller en bas

Re: une clé

Message  Henri Schersch le Dim 12 Déc 2010, 17:13

Ludivine a écrit:Le magnétisme a un rôle important pour la réalisation du grand œuvre de même que la Lumière. Magnétisme me fait penser à la carte du Tarot "L' Amoureux", soit un jeune homme attiré par l'amour d'une femme … comme un aimant ! L'alchimiste choisit une matière qui l'attire, qu'il aime tel un un aimant qui attire les matériaux ferromagnétiques.
Cette histoire d'aimant m'a fait penser au coup de foudre ! On peut trouver un parallélisme entre les forces magnétiques et les rapports amoureux humains. Les amants, tout comme les aimants s’attirent, portés par des forces contraires, et le coup de foudre est l’un des facteurs de l’aimantation des roches ferrugineuses. (lien : ici)

Henri Schersch

Nombre de messages: 284
Age: 42
Date d'inscription: 21/07/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: une clé

Message  loup le Dim 12 Déc 2010, 17:32

bj, en fait , pour moi, il s'agit bien d'aimantation de forces qui s'attirent et se fondent pour créer un genre de condensateur....le "magnétisme" est à la base de notre vie ..

loup

Nombre de messages: 127
Date d'inscription: 29/11/2010

Revenir en haut Aller en bas

Re: une clé

Message  Charly Alverda le Dim 12 Déc 2010, 19:15

Bonjour

Par défaut de moyens techniques sophistiqués je n’ai pu écouter Denis Marie, mais cette “émission” aurait pu me gonfler tout autant que Dublin Sourire ! Les “coups de coeur” que je présente sur le forum sont toujours précis. Un ami à qui je parlais de l’intense émotion que me procure ce genre de texte, me fit remarquer que d’aucuns pleuraient à chaudes larmes en lisant Marx, et j’ajoutais piteusement, in petto : pourquoi pas Hitler APRÈS TOUT Sourire

J’ai “entrevu” pourquoi le très marrant Nisargadatta disait très (très) sérieusement à propos de la Gita : “c’est de moi dont parle ce livre”. S’il y a quelque chose en moi qui résonne (en ne raisonnant plus) quand je lis un texte, si cela me procure frissons, excitations, larmes au yeux, ce n’est plus le mental qui commande... c’est moi-même conversant avec moi-même... et cela n’est peut-être pas destiné à mon “prochain”. Car comme dit fort justement Bernard : “A qui enseigner et enseigner quoi, sachant que pas un être n’a le même niveau de conscience qu’un autre ? “ S’il y a quelque chose en moi qui répond (positivement) à un paysage, un être, ou un livre, c’est que je suis dans l’accueil de moi-même. POINT

A la ligne. Les pseudos garantissant l’anonymat, j’écris ici spécialement pour Aliboron, donc pas à une “personne” Sourire dont je sens la souffrance exacerbée par tous ces vilains qui ont de succulents gâteaux alors qu’il n’en a pas, simplement parce qu’il a décidé de n’en pas demander Sourire. C’est ce qui s’appelle avoir le cul entre deux chaises, et cela m’arrive encore trop souvent, quand j’oublie de “regarder” qui soufre et voui.. c’est toujours le mercure-Hermès-Christ. Arff !

Aussi je replace à l’intention d’Aliboron cet extrait de Denis :

“ (…) Il y a une vie qui est là déjà en nous, dans notre cœur. Comme un enfant délaissé, qui nous attend et nous réclame. Une façon simple de regagner son cœur consiste à formuler un vœu, un souhait. Du fond du cœur avec un élan profond et sincère, nous exprimons cette demande. Il n’y a pas vraiment de mot ou de formule magique à prononcer ; ce qui compte le plus, c’est notre authenticité, la foi de vie et d’espoir que nous y mettons. Nous la faisons dans une entièreté telle, que soudainement par cette inspiration, l’espace en nous est recréé. Alors, nous renaissons dans une ouverture inconditionnelle, qui nous laisse sans mots, suspendus… À cet instant, nous pouvons nous sentir touchés en notre Être, tout comme une seule étincelle enflamme du bois mort. Notre cœur est plein d’amour contenu, pareil à un trésor qui n’attend que d’être découvert. D’une simple étincelle peut naître un brasier. (…)”

Aliboron : “ En haut lieu, « on » ne m'en a jamais interdit l'usage, pour cause de vilain mental, etc... Au contraire : le pousser sans cesse à la limite, le porter au rouge « pour » qu'il implose encore et toujours, jusqu'à la louange.
Aussi, les sempiternels lieux communs sur son usage commun (inclus celui qu'en font ses détracteurs pour... en médire), me laissent amusé mais las.

Certes l’Amour, le Soi, l’atman, n’imposera jamais rien, en dépit du premier commandement : Je suis ce qui est éternel, tu n’auras pas d’autres dieux devant moi. Ce “haut-lieu” est cet enfant délaissé, et comme disait Baba Ram Dass : “ mon mental raisonnant est un bien mauvais maître, mais un parfait serviteur. “ Attention à l’inverTion !
Le “pousser sans cesse à la limite, le porter au rouge « pour » qu'il implose encore et toujours, jusqu'à la louange” ? Qui le pousse ? Qui fait croire qu’il peut “imploser jusqu’à la louange” ? Qui a “besoin” de louange ? Est-ce cet enfant délaissé ? Ne serait-ce pas plutôt celui qui a une telle peur de disparaître qu’il piétine cet enfant, au nom d’un romantisme de roman, d’une reconnaissance des “autres” pour ne pas se sentir si seul ?

S’il savait qu’il meurt chaque nuit dans le sommeil profond, ce mental si indigne de louanges (comme de mépris) nous tuerait en nous empêchant de nous endormir !!! Mais il “sait” qu’il va disparaître avec le bonhomme (ou la bonne femme !) ceci est la cause de toutes nos souffrances, et non des douleurs. La souffrance est psychologique, la douleur est physique, il n’y a confusion des termes que le temps de notre identification aux données de nos sens, que le temps où le mental est PREMIER, ce qui est généralement le cas de ces “existences” provisoires, et bien sur pas de la Vie (éternelle) qui les habitent provisoirement de toute éternité. Cette Vie, éternelle - parce que non née, est NOUS, elle peut voir ce mental tyrannique, le diable des religions monothéistes, l’égo ne peut pas se voir, il est l’illusion que fabrique la mémoire du corps par peur de mourir. Nous ne pouvons pas être ce que nous voyons ! C’est, selon moi, un grand espoir déjà pour les prisonniers du mental.

Excuse-moi si ce que je dis ressemble aux ” sempiternels lieux communs “, mais je t’affirme par expérience (seulement, mais c’est déjà pas mal) que ce qui te laisse las... et pas amusé ! c’est l’égo, qui s’angoisse à la PENSEE d’être de plus en plus menacé.
Betty était arrivée au point où elle “constatait” qu’elle allait peut-être devenir folle ou mourir, mais elle laissait faire, “son” discours égotique n’était plus crédible. Ne plus se croire c’est la grâce que je NOUS souhaite !

Bon j’arrête, ouf ! crie le forum chauffé au rouge !

Amicalement,

Charly

Charly Alverda

Nombre de messages: 534
Date d'inscription: 02/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: une clé

Message  aliboron le Lun 13 Déc 2010, 12:01

Ave Charly,

Je te réponds de bon coeur. Tu me dis d'abord ceci :

« Les pseudos garantissant l’anonymat, j’écris ici spécialement pour Aliboron, donc pas à une “personne” dont je sens la souffrance exacerbée par tous ces vilains qui ont de succulents gâteaux alors qu’il n’en a pas, simplement parce qu’il a décidé de n’en pas demander . C’est ce qui s’appelle avoir le cul entre deux chaises, et cela m’arrive encore trop souvent, quand j’oublie de “regarder” qui soufre et voui.. c’est toujours le mercure-Hermès-Christ. »

Bon, je ne sais pas trop par quoi commencer...
Affirmer haut et fort que je suis en pleine forme ?
Que mon gros « je » ne manque de rien, qu'il n'a jamais été aussi comblé par la Vie ?
Que mon égo est ravi d'avoir le droit aux mêmes sorties que mes chiens (tout le monde en laisse... surtout lui, brave bête mais qui n'en fait qu'à sa tête) ?
Que le gateau qu'on m'a offert est tellement gros, que je n'en ai pour l'instant ingurgité que quelques miettes?
Que j'ai plaisir à en partager la saveur, parfois. Ici, par exemple...

Là, c'est ma « personne » qui te répond, (que je m'appelle ali-dupont ou adolph marx, peut nous chaut : je ne m'appelle jamais, sauf pour m'engueuler quand je suis trop con) :
Qu'il se trouve que j'ai eu la chance (« imméritée »-incompréhensible-inespérée-etc...) de bénéficier
de transmissions Silencieuses, de la part de deux lignées (une soufie Naqshabandi, l'autre Dzogchen); que j'en suis encore et toujours, incurablement sur le seuil... pour cause de nonchalance chronik.
Que malgrè cela (qui ne regarde personne), j'ai néanmoins co-naissance, à usage privé surtout, de ce qui convient et de ce qui ne convient pas. Tout au moins les grandes lignes.
Que cette omnubilation sur l'ego-pas l'ego, n'a jamais été encouragée par mes maîtres... que ça amusaient beaucoup;
qu'ils ne déconsidèrent pas l'usage des neurones pour certains; que chaque postulant nécessite un traitement approprié; qu'aucune formule standard et collective n'est possible; que cela n'a donc pas grand chose à voir (dans le fond-en fait) avec les pseudos évidences ayant actuellement pignon sur rue.
Que les éveils « spontanés », dont la recrudescence est certes encourageante, sont une chose. Mais qu'ils ne qualifient aucunement à guider, encore moins à transmettre avec efficience.
Que l'omnubilante abscence d'égo, dont ils font la clef de voute de leurs témoignages, n'est qu'une manifestation subtile de la persistance de la chose.
Qu'il conviendrait d'avoir un rapport plus juste avec ce pauvre égo, bref : de dire moins de conneries, ne serait-ce qu'en tenant compte des inestimables témoignages antérieurs (disponibles à foison de nos jours). Témoignages qui furent commis par des géants, à coté desquels nos éveillés font (souvent, trop souvent) figures de nains. Qui ne témoignent que pour eux-même... ô Soi mon Soi...

Quant à l'Atman-amour-soi : sauf à l'hypostasier dans un ciel à surmoi (un de plus), ce que nous pouvons en connaître se trouve justement à la racine du dit égo... du je au Je, il n'y a qu'un saut quantic à effectuer... pour se re-trouver au début de la voie; pas à la fin !!!

Voilà, à part ça, je ne sais plus trop quoi dire, si ce n'est que la rage-souffrance est un précieux carburant. Peut-etre la savourer dans sa nudité, au delà ou en deça, du parce que et du pourquoi qui en voilent (égo trop biographique ?) la pureté : pur jaillissement d'être, louange ?
« L'abime parle à l'abime », nous, on est juste préposé à l'entretien de l'hygiaphone; pas plus mais surtout pas moins.

Cordialement
alipersonne

aliboron

Nombre de messages: 208
Age: 54
Date d'inscription: 15/07/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: une clé

Message  loup le Lun 13 Déc 2010, 18:06

bj, il se trouve toujours ce "match" entre les théoriciens et ceux qui pratiquent, même sans forcement de résultat final, mais seul l'opératif, en chimie aussi, du reste, peut prouver qu'il est sur la bonne voie. La Théorie nourrit les "racines" de nos questions, mais il n'est pas sûr que "l'arbre pousse" !!!! Nos étagères regorgent de solutions possibles, et justement trop de "richesses" nuisent aux pousses, comme les perles dans un tas de fumier, à qui se fier ???? Et s'appuyer sur un "maitre" (en fait, plusieurs personnes), qui ne l'est que par un éléve en manque de reconnaissance, ce n'est pas très sérieux... mais plus de traces réelles de cette science, tout au moins pour le "public"... et les livres vont bon train, ainsi que les "délires". Je pense que cela ne vaut pas les "duels" qui surgissent çà et là... et les égos qui s'affrontent et la cruelle déception de ceux qui "rament" !!! Ce temps est un temps d'individualisme, où l'initiation est personnelle, mais voila nous n'avons plus l'habitude. Sommeil Et cela est dans tous les forums, car les intervenants attendent trop de réponses toutes crues, sans faire d'efforts..; ce ne sont que des réflexions personnelles, j'y retourne. Studieux

loup

Nombre de messages: 127
Date d'inscription: 29/11/2010

Revenir en haut Aller en bas

Re: une clé

Message  aliboron le Lun 13 Déc 2010, 21:40

Honorable Loup,

A dire vrai; je n'ai pas bien compris à qui s'adresse ce qui suit :

"Et s'appuyer sur un "maitre" (en fait, plusieurs personnes), qui ne l'est que par un éléve en manque de reconnaissance, ce n'est pas très sérieux... mais plus de traces réelles de cette science, tout au moins pour le "public"... et les livres vont bon train, ainsi que les "délires". Je pense que cela ne vaut pas les "duels" qui surgissent çà et là... et les égos qui s'affrontent et la cruelle déception de ceux qui "rament" !!! Ce temps est un temps d'individualisme, où l'initiation est personnelle, mais voila nous n'avons plus l'habitude."

On sent un avis de portée généraliste, (même si j'ai été le seul à évoquer ici ce lien maître-disciple ), malheureusement peu étayé, notemment quant aux "motifs" du recours au maitre, (juste de votre part une psycho-psycha, façon dossier "Marie-Claire").

On sent fortement l'affirmation d'une singularité, courageusement autonome et sérieuse, bravo... mais, qui ne nous éclaire point sur les résultats (trâces?) de sa prise d'autonomie. Si ce n'est une prose confuse, d' où il émerge que vous SAVEZ de quoi vous causez. Nous, on sait toujours pas...

Et encore moins sur les "raisons" profondes de cette prise d'indépendance nécessitée par "le temps qui courre"... Vaste débat qui mériterait un "fil". Coucou Calcédoine !

Que seul l'opératif (inclus le chimiste lambda) puisse seul prouver qu'il est sur la bonne voie, je n'en disconviens pas... même si ce genre de preuve laisse à désirer... une voix... qui se passe d'avoir à en faire l'étalage. La "démo" chosifiée ! Malheureusement contredite, presque toujours... par le laïus qui l'accompagne. C'est ballot, le salut par les seules oeuvres...

Y a pas à dire, on se croirait dans une expo d'art content-pou-rien §§§.

Reste juste à définir en quoi une preuve "con-crète" est, de ce fait, bonne... Les chimiques trouvailles encombrant le marché et nos organismes (et les forums...) ne prouvent qq chose qu'à celui qui se satisfait de ce qui lui ressemble. Concrets comme des OGM ?

Quant aux "duels" et "délires", je ne vois pas non plus. Serait-il question de l'impétueuse mais amicale "empoignade" entre mézigue et Charly ? Soit, ce qui, vu par un myope, y ressemblerait le plus ?
Délires : une timide allusion à mes élucubrations ?

Bon, j'admets rentrer dans votre jeu (pour jouer) : insinuer l'air de rien, pour susciter une déplorable parano qu'il sera trop facile de condamner, au non de l'échange, de la liberté d'opinion, voir mieux...

Là, va falloir assurer, je ne sors pas de l'oeuf. Disons qu'avant d'avoir été admis dans un centre de réhabilitation céleste, je travaillais au guide du routard, chapitre : grand banditisme... Et oui, y a des miracles ! (Zut de zut, mon égo rapplique).

Le seul truc qui m'intrigue : je vous ai scrupuleusement et benoîtement répondu (plus haut), mais pour des "raisons" (sans doute en rapport avec votre farouche singularité), vous ne daignez pas y répondre alors qui sont enchassées quelques pépites regardant votre noble art mal-heureusement productiviste. Ben oui, je sais ce que j'écris, moi.

Quoiqu'il en soit, je souhaite bonne route à votre singularité. Au degrè où elle en est, je lui préconise juste un peu plus de franchise, croyez moi : passés les premièrs écrémages, c'est tout béneffffff !

ali-pas-cool

PS : t'es un enfoiré Arlych ! Te casser pour écrire quoi d'autre ? Je te souhaite toute-foi le Meilleur. Bises.



aliboron

Nombre de messages: 208
Age: 54
Date d'inscription: 15/07/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: une clé

Message  loup le Lun 13 Déc 2010, 23:28

bj homme compliqué, hugh !! C'était une suite à Charly lorsqu'il parlait de Canseliet et de son "maître", seule référence actuelle pour nombre de "chercheurs" (je parlais de trois, car IL était plusieurs pour écrire). Et qu'actuellement nous avons affaire, sur ce domaine, à une guéguerre, entre "intello" de la foi et "pratiquant", la fameuse troisieme guerre mondiale Boum ! , en fait , rien à voir avec votre "moi" !!! , nous avions entamé un échange sur un autre forum (lui et les "autres") et, clac, l'égo a frappé !!! Non, je suis plus pour un dialogue simple, car la "pratique" nous éloigne un peu du "vacarme". Mais comme Charly est reparti écrire Studieux , et que je pense qu'il jette toujours un oeil, c'était un coucou...

loup

Nombre de messages: 127
Date d'inscription: 29/11/2010

Revenir en haut Aller en bas

Re: une clé

Message  kunlun le Mer 15 Déc 2010, 04:42

Bonjour,

Il est amusant de constater à quel point depuis le début, l’on s’évertue à me relancer sur des points de détails insignifiants au détriment de ma seule et unique proposition réitérée maintes et maintes fois.

Si j’ai donné des indications précises sur la voie du corps que j’ai empruntée, ce n’est pas pour dire que c’est là le seul chemin, mais pour fournir un exemple concret d’un cheminement s’appuyant sur l’expérimentation.

Reprenons…

Le mental n’est pas le diable, mais une donnée comme une autre.

Le problème se situe dans le fait que l’approche occidentale courante est de vouloir obtenir les fruits du chemin sans consentir au moindre effort.

La solution que l’approche occidentale courante a trouvée est assez subtile à comprendre, cette solution consiste à mettre sur le même plan, à considérer comme étant de même valeur l’expérience de la chose et la représentation mentale de la chose.

Voilà ce dont je parle depuis le début.

J’explique que les postulats n’étant à aucun moment mis à l’épreuve des faits ( n’ayant connaissance d’aucun moyen d’expérimentation, d’aucune pratique… ) il est possible de construire un édifice ayant l'air de...

L'inconvénient est que celui ci ne nourrit pas. Ce n'est pas la manne espérée.

L’architecte perçoit à quel point son édifice manque de bases.
Le meilleur choix est sans doutes de le laisser s’effondrer et de reprendre tout à zéro.
En s’accrochant à son édifice branlant afin de faire exister plus longtemps l’illusion de sa réalité, l’esprit se raidit autour de cette saisie.

Le mental n’est pas "mauvais".

Ce qui est gênant avec lui c’est qu’il a pris le commandement et que de ce fait, il exerce une saisie sur des objets mentaux.

Cette saisie, cette crispation, entrave la libre circulation énergétique et ce faisant, l’expression de l’être.


( Mais tout cela n'est qu'une étape préliminaire à l'alchimie: non-mental, énergie, alchimie).



A bientôt

Kunlun



Ps: ( Pour le partage...) j'ai trouvé une bonne approche de libération du mental auprès de Pierre Etienne Bourget qui s'est inspiré des recherches de Lester Levenson.
Il propose du matériel gratuit ainsi qu'une formation internet payante, mais les outils gratuits me paraissent suffisants....

kunlun

Nombre de messages: 50
Date d'inscription: 14/08/2010

Revenir en haut Aller en bas

Re: une clé

Message  Calcédoine le Mer 15 Déc 2010, 17:24

kunlun a écrit:Si j’ai donné des indications précises sur la voie du corps que j’ai empruntée, ce n’est pas pour dire que c’est là le seul chemin, mais pour fournir un exemple concret d’un cheminement [...]
Eh bien voilà : c'est exactement ça, l'esprit du forum "A la croisée des chemins" : croiser des expériences. Je me devais de le souligner. Merci, kunlun.

Calcédoine
Admin

Nombre de messages: 301
Date d'inscription: 02/04/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: une clé

Message  Logos le Mar 04 Jan 2011, 12:44

C'est pour compléter un ancien message d'Aliboron lorsqu'il parlait de "niveaux d'éveil" en quelques sorte.

"A l'instar du saumon, deux variétés d'éveil se partagent actuellement le marché spirituel : l'éveil d'élevage et l'éveil sauvage. Le second a nettement plus la cote : il peut arriver à n'importe qui, sans préparation aucune; il ne nécessite aucun maître, aucune méthode, aucune tradition; il n'est soumis à aucun contrôle; il s'autoproclame et est à lui-même sa preuve suffisante. Depuis une cinquantaine d'années - et parions que le phénomène ira en croissant - on a donc vu proliférer les expériences de ce type, sous forme de témoignages ou bien d'enseignement plus ou moins organisés. Un sous genre particulièrement prisé est l'éveil de la kundalini chez des individus n'ayant qu'une connaissance minimale ou fantaisiste des techniques de yoga. A ceux-là, les guides de gastronomie ésotérique décerneront de préférence le si convoité label "sauvage", synonyme pour le grand public d'"authentique".

Auprès de ces transes serpentines, de ces orgasmes cosmiques, de ces extases melliflues, l'éveil d'élevage, avec certificat d'origine et de traçabilité, l'éveil de papa quoi, fait bien pâle figure. Il convient mal à une époque pressée et goulue, où chacun estime avoir droit à l'illumination comme aux congés payés ou au droit de vote.

Je me garderai ici de tout choix. Je ferai seulement remarquer que tout ce qui est sauvage n'est pas forcément nutritif ni savoureux, surtout dans un siècle où même les océans sont pollués : on peut retrouver des métaux lourds dans les poissons sauvages. Quant aux poissons d'élevage, ils ne sont pas forcément mauvais, tout dépend qui les nourrit et avec quoi. (Si vous êtes végétarien, cette chronique ne vous concerne évidemment en aucune manière, vous pouvez arrêter là la lecture ou écrire au courrier des lecteurs pour manifester votre indignation).

Et puis, quelle que soit l'origine, il y a l'accommodement : l'éveil peut se déguster cru à la U.G, fumé à la Stephen Jourdain et en paillotes à la Douglas Harding, mi-cuit à la vapeur de thé façon Tony Parsons, en pavé du CNRS, au curry tantrique, au ketchup californien, voir en tacos au peytol à la Castaneda. Le feuilleté d'éveil à la Krishnamurti date un peu; d'autres recettes (flambé à la Gurdjieff, chaud-froit à la Julius Evola) exigent un héroïsme anachronique et un savoir-faire perdu; la pointe d'amertume (sans compter le service grincheux) à la Nisargadatta révulse les estomacs fragiles, alors que l'éveil en croûte védantique à la Balsekar gagne du terrain, en concurrence avec certaines formules Big Mac d'éveil américaines. De même, le carpaccio d'éveil, avec ou sans fricassée de chakras, semble tenir la corde chez nos amis transalpins. Chez nous, le consommé d'éveil à la Desjardins figure encore sur les bonnes tables, alors que l'éveil sauté au wok à la Pierre Feuga ne trouve grâce, par pure solidarité flibustière, qu'auprès de quelques taoïstes dévoyés, vieux marins belges ou filles de pêcheurs effrontées. Beaucoup plus corrects, le sushi d'éveil et l'éveil au tsampa, malgré leur caractère légèrement étouffe-bouddhiste, se sont bien implantés dans le pays de Rabelais et de Molière, jadis célèbre pour son appétit et sa joie de vivre. Le ragoût d'éveil à la Rajneesh-Osho et le soufflé d'éveil, avec sa farandole de papouilles à la Daniel Odier, restent des valeurs sûres. L'éveil moléculaire et l'éveil transgénique, encore à l'étude et controversés par les vieilles moustaches, pourraient débarquer prochainement."

Pierre Feuga (texte figurant dans son livre "fragments tantriques" chez Almora)

Logos

Nombre de messages: 553
Date d'inscription: 23/12/2009

Revenir en haut Aller en bas

Page 8 sur 8 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum