L'étoile

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L'étoile

Message  Trinity le Jeu 06 Jan 2011, 18:03

Le symbolisme de l'étoile est traité principalement dans la section CheminCroisé Alchimie, sous le titre CheminCroisé L'Etoile du matin.

Là, on y aborde, entre autres, la CheminCroisé carte du tarot "L'Etoile", et le symbolisme de la CheminCroisé maison qui porte ce nom sur la Grand'Place de Bruxelles.

L'étoile symbolise, en Alchimie, l'indice d'être sur le bon chemin de la réussite du Grand Oeuvre. On la retrouve aussi sous forme de l'Etoile flamboyante, dans la tradition maçonnique.

C'est aussi l'étoile qui guide les Rois-Mages dans la symbolique de CheminCroisé Noël et de l'Epiphanie.
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Re: L'étoile

Message  Henri Schersch le Dim 18 Déc 2011, 22:11

Bonjour. L'étoile, on la trouve aussi à l'extrémité de la baguette de la fée, selon l'iconographie populaire.



L'étoile représente les capacités "surnaturelles" de ces êtres qu'on appelle aussi le "Petit Peuple" et qui restent, la plupart du temps, invisibles aux yeux des humains, sauf de ceux qui acceptent de "changer leur regard sur les choses". En un sens, le changement de paradigme survenant suite au passage par une CheminCroisé initiation permet d'accéder à une vision des choses qu'on pourrait qualifier de "magique", et dont l'étoile est l'indice de l'aboutissement du processus.
(d'après "Enquête sur l'Existence des Fées et des Esprits de la Nature", par Edouard Brasey, éditions Filippacchi, 1996)
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Re: L'étoile

Message  Montaléchel le Lun 26 Déc 2011, 18:08

Bonjour.
Il est une étoile sur un blason, qui est un symbole rappelant directement l'étoile des mages. C'est celle qui se trouve sur le blason de la communue des @ Baux-de-Provence (Bouches-du-Rhône) :


De gueules à une étoile à seize raies d'argent
Elle n'a, en principe, rien à faire là. Au Moyen-Age, lorsque des seigneurs s'insatllèrent aux Baux pour y installer une forteresse, ils se construisirent aussi une douteuse filiation afin d'asseoir leur réputation : en se proclamant les lointains descendants du mage Balthazar (un des suiveurs de l'étoile), ils se créaient une légitimité d'ascendance biblique en s'appropriant, d'une certaine manière, la magie liée au symbolisme de CheminCroisé Noël.

Ainsi s'écrit l'histoire ! Yeux au ciel
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Re: L'étoile

Message  Nelly Foulcat le Ven 30 Déc 2011, 13:01

Fulcanelli dans son ouvrage "Les Mystères des Cathédrales" – partie "Le Mystère des Cathédrales" chapitre VII, nous apprend que dans l'iconographie symbolique, l'étoile sert à désigner la conception et la naissance.
Dans l’iconographie symbolique, l’étoile sert à désigner aussi bien la conception que la naissance. La Vierge est souvent représentée nimbée d’étoiles. Celle de Larmor (Morbihan), qui fait partie d’un fort joli triptyque interprétant la mort du Christ et la souffrance de Marie, — Mater dolorosa, — où l’on peut remarquer, dans le ciel de la composition centrale, le soleil, la lune, les étoiles et l’écharpe d’Iris, tient de la main droite une grande étoile, — maris stella, — épithète donnée à la Vierge dans une hymne catholique.
Fulcanelli nous apprend également dans le même ouvrage, au chapitre II de la partie "Bourges" que l'étoile est le signe qui indique extérieurement aux Philosophes la pureté, la perfection de leur substance mercurielle.
La ceinture d’Offerus est piquée de lignes entre-croisées semblables à celles que présente la surface du dissolvant lorsqu’il a été canoniquement préparé. Tel est le Signe, que tous les Philosophes reconnaissent pour marquer, extérieurement, la vertu, la perfection, l’extrême pureté intrinsèque de leur substance mercurielle. Nous avons déjà dit plusieurs fois, et nous le répétons encore, que tout le travail de l’art consiste à évertuer ce mercure jusqu’à ce qu’il soit revêtu du signe indiqué. Et ce signe, les vieux auteurs l’ont appelé Sceau d’Hermès, Sel des Sages (Sel mis pour Scel), — ce qui jette la confusion dans l’esprit des chercheurs, — la marque et l’empreinte du Tout-Puissant, sa signature, puis encore Etoile des Mages, Etoile polaire, etc. Cette disposition géométrique subsiste et apparaît avec plus de netteté lorsqu’on a mis l’or à dissoudre dans le mercure pour le ramener à son premier état, celui d’or jeune ou rajeuni, en un mot d’or enfant.
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Re: L'étoile

Message  Henri Schersch le Dim 17 Fév 2013, 09:49

Bonjour. L'étoile est aussi emblème de la province grecque de Macédoine. Il s'agit plus particulièrement de l'étoile dite de Vergina, qui serait en réalité un symbole solaire décorant le couvercle d'un coffret funéraire trouvé dans cette localité. De cette découverte archéologique dérive ce drapeau régional... non officiel !

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Re: L'étoile

Message  Nelly Foulcat le Mer 06 Aoû 2014, 20:13

Bien que la signification symbolique de l'étoile ait déjà été abordée dans la section CheminCroisé Alchimie sous le titre CheminCroisé L'Etoile du matin, je préfère ajouter dans cette section-ci une citation de Fulcanelli, afin de déconnecter la thématique de l'Etoile (non précisée) de "l'Etoile du matin", laquelle a une connotation bien définie, inadéquate ici.

C'est dans "Le Mystère des Cathédrales", dans la partie intitulée "Amiens", que Fulcanelli nous guide dans l'interprétation des médaillons sculptés ornant le bas de la cathédrale. Il attire notre attention sur un bas-relief situé à l'angle gauche du porche dédié à la Vierge-Mère, présentant ce qu'il appelle une "scène initiatique" :
Le maître désigne à trois de ses disciples l'astre hermétique sur lequel nous nous sommes déjà longuement étendu, l'étoile traditionnelle qui sert de guide aux Philosophes et leur indique la naissance du fils du soleil. Rappelons ici, à propos de cet astre, la devise de Nicolas Rollin, chancelier de Philippe le Bon, qui fut peinte en 1447 sur le carrelage de l'hôpital de Beaune, dont il était le fondateur. Cette devise, présentée à la manière d'un rébus, – Seule , – manifestait la science de son possesseur par le signe caractéristique de l'Œuvre, l'unique, la seule étoile.
Remarquons que l'étoile de Beaune est représentée avec 6 rayons, tandis que celle du bas-relief d'Amiens en comporte 7 (visibles malgré les dégradations dues à l'ancienneté de la sculpture).

Cette étoile qui sert de "guide" à l'Alchimiste lors de l'élaboration du Grand Œuvre rappelle évidemment l'étoile qui sert de guide aux Rois-Mages liés au récit de la Nativité de Jésus, et nous renvoie donc au symbolisme de CheminCroisé Noël
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Re: L'étoile

Message  loup le Jeu 07 Aoû 2014, 14:48

bj, le sujet de "les toiles", traité par Fufu, ne prouve pas que la "réponse" vienne d'un "Adepte". Intellectuellement, elle vient d'UN des rédacteurs de ces livres, mais lequel ??? Et quelles sont les certitudes d'une bonne interprétation ? Se baser sur ces réponses n'est pas une vraie résolution des "énigmes", ce ne sont que des possibilités, c'est tout... "Les "toiles" du matin... soit la rosée ??? Vénus ???? Diane Cornue ??? Ou tout cela en même temps ???? Mais Canseliet a bloqué le sujet sur le "compost" de l'Antimoine, car il tenait cette "matière" comme celle qui fallait travailler... mais ensuite il a changé d'avis... donc l'étoile ne tenait plus ??? A défaut de résultat probant, cela fait parler...

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Re: L'étoile

Message  Nelly Foulcat le Mar 28 Oct 2014, 21:26

En symbolisme, l'étoile pose un problème. Elle est certainement généralement considérée comme un signe,  comme elle fut un signe du ciel pour les Rois-Mages (voir le symbolisme de CheminCroisé Noël), mais lorsqu'il s'agit de déterminer de quoi l'étoile est un signe, l'affaire se corse. Décrypter les symboles n'est pas toujours évident, et plus un symbole est simple à dessiner et plus il est répandu, plus le nombre de significations qu'on lui attribue peut être grand.

En fait, l'étoile peut symboliser plusieurs choses différentes. Pour en fournir des exemples, je me tourne à nouveau vers mon auteur favori, CheminCroisé Fulcanelli (pseudonyme recouvrant partiellement un collectif). L'ouvrage "Les demeures philosophales" (tome 1) inclut une section intitulée "Louis d'Estissac", laquelle, en six chapitres, s'attache essentiellement à décortiquer la signification des bas-reliefs d'une cheminée monumentale qui orna autrefois une salle du château de Coulonges-sur-l'Autize (Deux-Sèvres) vers 1570, et actuellement préservée en Vendée dans le château de Terre-Neuve à Fontenay-le-Comte, et dont nous nous intéressons ici au panneau central :

. .

Car sur celui-ci, ce n'est pas moins de trois étoiles que nous trouvons ! Et chacune a sa signification particulière. Voici ce que nous détaille Fulcanelli. C'est un peu long (et ardu !), mais il me paraît malaisé d'isoler le symbole de son contexte.
Il nous reste à disséquer l’écusson central [...] Relevons d’abord trois étoiles, caractéristiques des trois degrés de l’Œuvre ou, si l’on préfère, des trois états successifs d’une même substance.

1 Le premier de ces astérisques, isolé vers le tiers inférieur de l’écusson, désigne notre premier mercure, ou cette eau vive dont les deux gnomes stéphanophores nous ont enseigné la composition. Par la solution de l’or philosophique, que rien n’indique ici ni ailleurs, on obtient le mercure philosophique, composé du fixe et du volatil, non encore radicalement unis, mais susceptible de coagulation. Ce mercure second est exprimé par les deux V entrelacés de la pointe, signe alchimique connu de l’alambic. [...] C’est avec le mercure philosophique seul que les sages entreprennent ce long travail fait d’opérations nombreuses, qu’ils ont appelé coction ou maturation. Notre composé, soumis à l’action lente et continue du feu, distille, se condense, s’élève, s’abaisse, se boursoufle, devient pâteux, se contracte, diminue de volume et, agent de ses propres cohobations, acquiert peu-à-peu une consistance solide. Ainsi élevé d’un degré, ce mercure devenu fixe par l’accoutumance au feu, a de nouveau besoin d’être dissous par l’eau première, cachée ici sous le signe I, suivi de la lettre M, c’est-à-dire Esprit de la Magnésie, autre nom du dissolvant. Dans la notation alchimique, toute barre ou trait, quelque soit sa direction, est la signature graphique conventionnelle de l’esprit, ce qui mérite d’être retenu si l’on veut découvrir quel corps se dissimule sous l’épithète d’or philosophique, père du mercure et soleil de l’Œuvre. La majuscule M sert à identifier notre Magnésie dont elle est, d’ailleurs, la lettre initiale. Cette seconde liquéfaction du corps coagulé a pour objet de l’augmenter et de le fortifier, en l’alimentant du lait mercuriel auquel il doit l’être, la vie, le pouvoir végétatif. Il redevient une deuxième fois volatil, mais pour reprendre, au contact du feu, la consistance sèche et dure qu’il avait précédemment acquise.

2 Et nous arrivons ainsi au sommet de la hampe du caractère bizarre dont l’aspect rappelle le chiffre 4, mais qui figure, en réalité, la voie, le chemin qu’il nous faut suivre. Parvenu à ce point, une troisième solution, semblable aux deux premières, nous amène, toujours par le droit chemin du régime, et la voie linéaire du feu, à l’astre second, sceau de la matière parfaite et coagulée qu’il suffira de cuire en continuant les degrés requis sans jamais s’écarter de cette voie linéaire que termine la barre de l’esprit, feu ou soufre incombustible. Tel est le signe, ardemment désiré, de la pierre ou médecine du premier ordre.

3 Quant au rameau fleuri d’une étoile, situé en hors d’œuvre, il démontre que, par réitération de la même technique, la pierre se peut multiplier en quantité et en qualité, grâce à la fécondité exceptionnelle qu’elle a reçue de la nature et de l’art. Or, comme sa fertilité exubérante provient de l’eau primitive et céleste, laquelle donne au soufre métallique l’activité et le mouvement, en échange de sa vertu coagulatrice, on comprend que la pierre ne diffère du mercure philosophique qu’en perfection et non en substance. Les sages ont donc raison d’enseigner que « la pierre des philosophes, ou notre mercure, et la pierre philosophale sont une seule et même chose, d’une seule et même espèce », quoique l’une soit plus mûre et plus excellente que l’autre.
Ainsi, un même dessin symbolique peut donc s'interpréter différemment selon le contexte.
Plus loin, dans le même chapitre, Fulcanelli évoque encore une autre interprétation symbolique, une étoile radiante marquée d'un G en son centre, lorsqu'il s'emploie à démontrer que l'antimoine des chimistes est sans rapport avec la réalisation de la Pierre philosophale, et que l'étoile représente une substance d'une autre nature.
Rappelons donc qu’une autre similitude de mots permettrait également d’inférer que la pierre philosophale pourrait provenir de l’antimoine. On sait que les alchimistes du XIVe siècle appelaient Kohl ou Kohol leur médecine universelle, des mots arabes al cohol, qui signifient poudre subtile, terme qui a pris plus tard, dans notre langue, le sens d’eau-de-vie (alcool). En arabe, Kohl est, dit-on, l’oxysulfure d’antimoine pulvérisé, qu’emploient les musulmanes pour se teindre les sourcils en noir. Les femmes grecques se servaient du même produit, qu’on appelait Πλατνοϕθαλμον, c’est-à-dire grand œil [...] Nous serions certainement du même avis, si nous ignorions qu’il n’entrait pas la moindre molécule de stibine dans le platyophthalmon des Grecs (sulfure de mercure sublimé), le Kohl des Arabes et le Cohol ou Cohel des Turcs. Les deux derniers, en effet, s’obtenaient par calcination d’un étain grenaillé et de noix de galle. Telle est la composition chimique du Kohl des femmes orientales, dont les alchimistes anciens se sont servis comme terme de comparaison pour enseigner la préparation secrète de leur antimoine. C’est là l’œil solaire que les Egyptiens nommaient oudja ; il figure encore, parmi les emblèmes maçonniques, entouré d’une gloire au centre d’un triangle. Ce symbole offre la même signification que la lettre G, septième de l’alphabet, initiale du nom vulgaire du Sujet des sages, figurée au milieu d’une étoile radiante. C’est cette matière qui est l’antimoine saturnin d’Artephius, le régule d’antimoine de Tollius, le véritable et seul stibium de Michel Maïer et de tous les Adeptes. Quant à la stibine minérale, elle ne possède aucune des qualités requises et, de quelque manière qu’on veuille la traiter, on n’en obtiendra jamais ni le dissolvant secret, ni le mercure philosophique.
Un peu plus loin encore, Fulcanelli se réfère, en note de bas de page, à une ancienne image que les connaisseurs du Tarot assimileront aisément au CheminCroisé Mat, ici accompagné d'un écu arborant trois étoiles :

De vieilles estampes portant la légende Icon peregrini représentent le Mercure hermétique sous l’image d’un pèlerin gravissant un sentier abrupt et rocailleux, dans un site de rocs et de gouffres. Coiffé d’un large chapeau plat, il s’appuie d’une main sur son bâton, et tient de l’autre un écu où figurent le soleil et trois étoiles. Tantôt jeune, alerte et vêtu avec recherche, tantôt vieux, las et misérable, il est toujours suivi d’un chien fidèle qui semble partager sa bonne ou sa mauvaise fortune.
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