Rose+Croix et Alchymie

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Rose+Croix et Alchymie

Message  Henri Schersch le Jeu 24 Juil 2008, 11:05

J'ai découvert, il a quelques temps maintenant, que mon cheminement rosicrucien conduisait à l’Alchimie. Ce fut une surprise pour moi qui voyais les Noces Chymiques de Christian Rose-Croix (Rozencreutz), ouvrage écrit sans doute par Johann-Valentin Andreae, comme une simple allégorie mythique et fantastique, mais non pas comme un art opératoire véritable. Ceci m'a perturbé assez dans mes convictions.

Henri Schersch

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Myriam le Jeu 24 Juil 2008, 11:27

Bonjour Henri Schersch,

Le cheminement rosicrucien conduit bien à l’Alchimie.

Au XVIème et XVIIème siècle, le nom d’Alchimiste fut très souvent confondu avec celui de Rose-Croix car leur but était identique : atteindre la perfection et acquérir ce qu’on appelle « l’état Rose-Croix» (tel que compris dans le cadre de la tradition rosicrucienne originelle). Ils estimaient que l’alchimie n’était que le parergon, c’est-à-dire une chose secondaire, alors que leur oeuvre principale ou ergon était la purification de leur Moi. Ils estimaient être eux-mêmes la pierre philosophale, leur propre coeur étant la matière première qui devait être transmuée en or pur. Ils pensaient aussi que toutes les substances étaient issues d’une matière vierge, la « materia prima » qu’ils appelaient aussi « magisterium ». Leur travail sur la matière n’étaient pas uniquement chimique au sens ordinaire du mot mais développait également chez eux une certaine purification de l’âme et de l’esprit, sans laquelle il est impossible d’obtenir la pierre philosophale.

Van Helmont nous dit : « Une force magique, endormie par le péché, est latente dans l’homme. Elle peut être réveillée par la grâce de Dieu ou par l’art de la Kabbale. Nous trouverons en nous la pure et sainte connaissance si nous parvenons à nous isoler de toute influence extérieure, et à nous laisser conduire par la lumière intérieure. A ce stade de concentration, l’esprit distingue chaque objet sur lequel il dirige son observation, il peut s’y tenir et même arriver jusqu’à Dieu. »

De nos jours, un Adepte est également Rose+Croix.
Pascal Bouchet a écrit dans son livre "Les forgerons de l’aura" : « Les Adeptes qui ont pratiqué avec succès l’Alchimie sont nommés aussi « Rose Croix » qui est un titre d’Adeptat plus qu’une affiliation à une quelconque société. Ces mêmes Roses+Croix sont immortels et surtout invisibles, ils se distinguent par le fait qu’ils ont reçu l’illumination, ce qui peut paraître paradoxal. Leur titre d’Invisibles signifient qu’ils ont accès à la lumière invisible grâce à leur oeil central du coeur qui s’est ouvert comme la rose a fleuri sur le centre de la croix.
Les Initiés qui ont réussi à réaliser le Grand Oeuvre sont aussi nommés Philosophes (de la Nature) parce que philosophe signifie ami de la sagesse, ils sont aussi nommés Maîtres [puisqu’ils] possèdent la maîtrise de leur Art, Sages, Alchimistes, Adeptes... etc. Il convient de constater que ces termes lorsqu’ils désignent un Maître dans l’Art se distinguent de ceux utilisés dans le sens commun par le fait que leur première lettre commence toujours par une majuscule. »

Il ne faut pas confondre Rose+Croix et rosicrucien bien que ces 2 mots soient souvent employés comme synonymes. Ils n’ont pourtant pas la même signification traditionnelle. Un rosicrucien est un membre d’un Ordre qui étudie les enseignements et suit la philosophie de cet Ordre. Il aspire à devenir un Rose+Croix, c’est-à-dire, un Sage, un Alchimiste ayant réussi sa Pierre. Dans l’absolu, « l’état Rose+Croix », que les chrétiens appellent « état christique », les bouddhistes « état bouddhique » (= éveillé), les hindous « l'état de samadhi le plus élevé », est celui que les Maîtres spirituels ont manifesté sur terre tels Jésus, Bouddha, Moïse, Mahomet, Gandhi, saint François d’Assise...Ces personnes ont manifesté une grande sagesse à travers leur jugement et leur comportement. Or, c’est cette même sagesse que tout être humain est destiné à acquérir en travaillant quotidiennement sur lui-même afin d’être Adepte Rose+Croix, c’est-à-dire ayant réussi sa Pierre.

Bien amicalement.

Myriam

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Christian Hersey le Jeu 24 Juil 2008, 12:28

L’Alchimie est pratiquée selon différentes voies. La voie rosicrucienne est une des plus directes, mais parmi les moins évidentes !
Rose+Croix et Alchimie ont toujours été de pair, même si ce n’est pas ce qu’enseignent les différents groupements rosicruciens modernes, sinon aux plus hauts grades, et à condition que la tradition qu’ils transmettent n’ait pas été pervertie au cours du temps. L’AMORC, l’Association Rosicrucienne de Max Heindel, la Rose-Croix d’Or de Catharose de Petri et Jan van Rijkenborg ou les Frères Aînés de la Rose+Croix ont chacun une approche différente du sujet.

Ainsi, l’AMORC a diffusé des textes d’un certain Christian Rebisse ; on sent chez lui la trace d’un degré de sagesse élevé, et ce, quoiqu’on puisse penser des dérives de l’association qui l’a formé.

Chez Max Heindel, on trouve dans sa «Cosmogonie des Rose-Croix», p. 430, le passage suivant :
«Les Alchimistes étaient des étudiants assidus de la science occulte supérieure. Si le peuple croyait que l’objet de leurs études et de leurs expériences était la transmutation des métaux inférieurs en or, cela tenait à ce qu’ils avaient choisi cette manière symbolique de décrire leur véritable travail qui était la transmutation de la nature inférieure en esprit. L’oeuvre était ainsi présentée pour endormir les soupçons des prêtres, cela sans faire de déclaration mensongère. Il était et il est encore exact d’affirmer que les Rose-Croix forment une société consacrée à la découverte et à l’usage de la formule nécessaire pour fabriquer la «Pierre Philosophale». Il est exact que la plupart d’entre nous ont employé et emploient encore cette pierre merveilleuse. Elle existe pour tous, mais elle n’a d’utilité que pour celui qui la façonne lui-même. La formule est donnée au cours de l’entraînement ésotérique et, à ce point de vue, un Rosicrucien ne diffère pas d’un occultiste d’une autre école. Tous travaillent à l’élaboration de cette pierre convoitée, mais chacun emploie sa propre méthode, puisqu’il n’y a pas deux individus semblables et que, par suite, un travail réellement effectif est toujours individuel.»

Plus près de nous dans le temps, les ouvrages de Roger Caro développent la même thématique. Son livre « Legenda des Frères Aînés de la Rose+Croix » retrace la perpétuation de la tradition alchimique en Occident depuis la désintégration de l’Ordre du Temple en relatant par le menu l’historique de l’Ordre des FAR+C, aujourd’hui juridiquement dissout mais dont les valeurs sont encore véhiculées par certains.
« Certains », ça ne veut évidemment pas dire « n’importe qui »...

Christian Hersey

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Charly Alverda le Lun 13 Oct 2008, 22:18

Bonsoir

Pourriez-vous développer ceci M. Hersey : " L’Alchimie est pratiquée selon différentes voies. La voie rosicrucienne est une des plus directes, mais parmi les moins évidentes ! "

L'alchimie des Frères de la Rosée Cuite ou Croissante (ceux dont nous avons une preuve en 1564) pratiquaient l'alchimie (moderne!) telle que nous la connaissons, c'est-à-dire depuis la diffusion tardive de la Quintessence : "De consideratione Quintæ essentiæ rerum omnium " de Johannes de Rupescissa, je souligne diffusion tardive, c'est-à-dire conditionnée par la redécouverte des écrits hermétiques par Ficin. Paracelse considéré par les R + C comme le plus grand cautionne cette vision alchimique. En fait l'alchimie que nous connaissons le mieux est celle formulée par le disciple de Paracelse : Gherart Dorn. Et si on évoque les R + C des manifestes, Il n'y a aucune différence de vue entre les Noces Chymiques et le Songe de Poliphile à plus de 200 ans d'écarts, mais je pense que Andrea a "adapté" ce dernier texte . La pratique de Caro n'a rien à voir avec cette alchimie, il a cru bon de travailler avec du vrai soufre, du vrai mercure et de la vraie potasse, ce qui donne à l'oeuvre de très belles couleurs et des résultats certes inattendus. Caro aurait-il laissé à entendre qu'il travaillait selon la voie des R + C ?

Cordialement,

C...a

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Christian Hersey le Mar 14 Oct 2008, 20:51


Charly Alverda a écrit:Pourriez-vous développer ceci M. Hersey : " L’Alchimie est pratiquée selon différentes voies. La voie rosicrucienne est une des plus directes, mais parmi les moins évidentes ! "
Bien volontiers.

Les véritables Rose+Croix du passé maîtrisaient la pierre selon la pure Tradition. Certes, de nos jours, ils pratiquent plus une alchimie spéculative qu’opérative. Un Alchimiste qui a réussit sa pierre s’appelle un Adepte, mais il est également Rose+Croix, au sens noble du terme, ce qui correspond à un état d’esprit, un état d’être, à ne surtout pas confondre avec rosicrucien (chercheur inspiré par un idéal calqué sur la Rose+Croix, souvent membre d’un Ordre). Il est manifeste qu’au départ de cet idéal a pu se développer une part de mythologie, entretenue par les Ordres rosicruciens modernes, lesquels prétendent toujours enseigner l’Alchimie au sein des hauts grades, mais au moins pour plusieurs d’entre eux, cette prétention est plutôt de l’ordre du folklore ou de l’allégorie que de la pratique efficiente.

Pascal Bouchet a écrit dans son livre "Les forgerons de l’aura" cité par Myriam dans ce même fil : "Les Adeptes qui ont pratiqué avec succès l’Alchimie sont nommés aussi «Rose Croix» qui est un titre d’Adeptat plus qu’une affiliation à une quelconque société. Ces mêmes Roses+Croix sont immortels et surtout invisibles, ils se distinguent par le fait qu’ils ont reçu l’illumination, ce qui peut paraître paradoxal. Leur titre d’Invisibles signifient qu’ils ont accès à la lumière invisible grâce à leur oeil central du coeur qui s’est ouvert comme la rose a fleuri sur le centre de la croix.
Les Initiés qui ont réussi à réaliser le Grand Oeuvre sont aussi nommés Philosophes (de la Nature) parce que philosophe signifie ami de la sagesse, ils sont aussi nommés Maîtres [puisqu’ils] possèdent la maîtrise de leur Art, Sages, Alchimistes, Adeptes... etc. Il convient de constater que ces termes lorsqu’ils désignent un Maître dans l’Art se distinguent de ceux utilisés dans le sens commun par le fait que leur première lettre commence toujours par une majuscule.
"

Sur un ancien forum, j’ai lu une intervention intéressante : "les Anciens Rose+Croix, précisaient que l'obtention de la Pierre Philosophale, constitue le Parergon ou "Oeuvre matériel" et que le plus important est l'Ergon ou oeuvre spirituel, couronné par l'obtention du "corps de gloire", lequel ne peut être réalisé, qu'APRES avoir réalisé le premier, car il ne s'obtient qu'après une orientation spécifique de la Pierre, pour la transmutation de l'adepte lui-même, APRES en avoir reçu la permission du ciel, pour remplir une mission précise dans le cadre de l'évolution de l'humanité, en agissant à partir d'autre plans de conscience. Vous comprendrez mieux peut-être le cas spécifique de Fulcanelli, qui d'une part avait précisé qu'il existe "un champ de conscience ou l'Adepte a accès à un réalité qui dépasse l'être humain ordinaire" et la raison pour laquelle il est apparu à Séville à Eugène Canseliet, sous les traits d'une jeune femme, car dans cet espace, hors de notre mode tri-dimensionnel, l'Adepte retrouve son androgynat primitif, et n'a pas plus de sexe que les Anges !"

C’est donc dans ce contexte que je disais que "La voie rosicrucienne est une des plus directes, mais parmi les moins évidentes !". Depuis que j’ai posté ce texte, j’ai pu lire votre intérêt pour les Frères de la Rosée Cuite, que vous situez bien 50 ans avant les Manifestes, et auxquels vous semblez attribuer un rôle primordial, prépondérant, voire unique, avec une connaissance alchimique opérée dans le cadre d’une voie bien précise. Vu ainsi, en effet, je comprends que vous considériez que «La pratique de Caro n'a rien à voir avec cette alchimie». Néanmoins, Roger Caro opérait selon la Tradition. Pour la réalisation du Grand oeuvre, il suivait en tout point le processus de A à Z comme le faisait les Anciens Philosophes. Les opérations alchimiques doivent se dérouler de façon chronologique car elles doivent expliquer immuablement tout ce qui est dans la Nature.

Roger Caro a réussi le Grand oeuvre devant plusieurs témoins dont Jacques Trielli et des scientifiques suspicieux. Il est par conséquent Rose+Croix puisqu’il a réussi le Grand Oeuvre en suivant les opérations alchimiques chronologiques comme le faisaient les Anciens Philosophes. Vous m’étonnez cependant fortement en écrivant : «il a cru bon de travailler avec du vrai soufre, du vrai mercure et de la vraie potasse», car plusieurs de ses écrits insistent sur l’aspect illusoire d’une pareille démarche. Comme l’écrit Myriam si judicieusement en se référant aux écrits de Caro : le cinabre minéral est une allégorie. (voir CheminCroisé La voie du cinabre) : "La majorité des chercheurs dans l'Art vont acheter leur cinabre dans le commerce. Ce cinabre provient souvent d’Espagne notamment d’Almaden, ou de Monte Amiata en Italie, d’Abbadia, de San Salvatore ou même d’Idria en Yougoslavie etc... Le cinabre se forme au voisinage des sources chaudes ou dans des laves liées à une activité volcanique. (source : Guide pratique "Roches et Minéraux", collectif, collection Nature Poche, éd. Gründ).
Or, pourtant, un auteur écrit noir sur blanc que le soufre et le mercure qui sont extraits de ce minerai de sulfure de mercure sont des corps MORTS, tués par le feu qui a servi à les séparer de leur gangue. Certains Philosophes comme Hermès l'ont cité en tant que MATERIA PRIMA, mais il ne faut l'entendre que comme objet de comparaison, la minière des Sages ne se traitant pas de la même façon; analogue mais non pareil, semblable mais non identique. (source : Dictionnaire de Philosophie Alchimique par Kamala-Jnana (Roger Caro) - Edition Georges Charlet - 1961)
"

La voie qu'a suivie Roger Caro est la voie du cinabre. Il n’est ni l’inventeur ni le propriétaire de cette voie, contrairement à ce que prétendent certains de ses soi-disant anciens amis. Ceux qui ont réussi par cette voie sont les maillons d'une chaîne d'Adeptes, lesquels ont, avant eux-mêmes, emprunté les mêmes chemins. Mais ce n’est sûrement pas l’unique voie qui amène à l’Adeptat, il y en a bien d’autres... Quant à savoir si cette voie du cinabre est, ou non, rosicrucienne (au sens historique, liée aux Frères de la Rosée Cuite), peut-être pas : je n’ai pas votre érudition dans ce domaine précis. Par contre, elle est à mes yeux rosicrucienne dans la mesure où elle est directe et en interaction fusionnelle avec l’Etat de Rose+Croix.

Parmi ceux qui se disent héritiers de la philosophie de Roger Caro se cachent évidemment de nombreux imposteurs. Certains, en quête de reconnaissance personnelle, se sont par exemple laissés aller jusqu'à donner de fausses informations pour dérouter autrui et couper court à toute velléité de «concurrence». Cette attitude n’est que la marque du dépit né d’expériences infructueuses répétées. Ils cherchent malheureusement à entraîner avec eux des chercheurs sincères, à la fois dans l’espoir de «pomper» toute avancée potentielle chez leurs «disciples» et s’entourer d’une cour déférente. On a aussi vu sur des forums que d’autres n’hésitent pas à inventer tel ou tel soi-disant Adepte, pour tenter d'imiter ce qui a existé dans le passé, par pur merchandising. Les «enseignements» de ces personnages dévoyés ne peuvent qu’être déviants par rapport à l’enseignement d’origine, dont ils se réclament abusivement. Ces pseudo Maîtres n'ont que peu ou pas approché la pratique au Laboratoire, et encore moins celle de l'Oratoire ! Le vrai Adepte se reconnaît à sa valeur hermétique et non pas à son désir égotique de pouvoir, et à ses talents de manipulateur. Il convient de travailler quotidiennement dans la sérénité, l’humilité, la discrétion, la tolérance, l'amour du prochain et la lumière afin d’atteindre l'idéal Rose+Croix.

Christian Hersey

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Charly Alverda le Mar 14 Oct 2008, 22:52

Bonsoir

J'ai lu avec intérêt votre exposé sur une éventuelle voie du cinabre. Je dis éventuelle parce qu'à ma faible connaissance aucun auteur ancien ne l'a mentionnée. Vous écrivez : " un auteur écrit noir sur blanc que le soufre et le mercure qui sont extraits de ce minerai de sulfure de mercure sont des corps MORTS, tués par le feu qui a servi à les séparer de leur gangue ". Ce qui est exact, tout minerai sortant de la mine à perdu son soufre vital , c'est un arbre sec qu'il convient de "réincruder". Il ne s'agit évidemment en rien des soufres, mercures et sels chimiques, nous sommes sur un tout autre plan que la métallurgie et la chimie. Vouloir revivifier le soufre et le mercure (substances chimiques) n' a aucun sens ici, il faut débarasser le minerai de son "soufre infect". Soufre, mercure et sel correspondent respectivement à l'âme, l'esprit et le corps du minéral et du minerai, ternaire d'en bas. Quel intérêt y aurait-il à utiliser du sulfure de mercure ? L'antimoine donne beaucoup plus de "mercure" que le cinabre !La pratique de l'alchimie est de l'ordre du jardinage, l'alchimiste est un jardinier...
des jardins maritimes. C'est encore une aberration (et de taille) d'oser déclarer ceci : " le sel philosophique qui est obtenu d’une façon purement chimique "! J'ai lu Kamala Jnana à l'époque, je me souviens qu'il y avait une reprise (non citée) du dictionnaire de Salmon, mais à part le dictionnaire il n'y avait rien de commun avec le Cosmopolite (mon préféré).
Il n' a pas non plus 3 voies, l'alchimie EST sacerdotale, c'est l'action de la prétrise : le sacrifice : séparer (par le feu secret) la substance qui contient tout (le pain) et vivifie tout (le vin) de la matière destructible, puis de ces deux faire un. Cela prend l'apparence d'une " voie humide " : le solve, puis de la " voie sèche " le coagula. Voilà l'alchimie des Frères de la Rosée Cuite, du Cosmopolite, de Sendivogius, de l'auteur de l'Aquarium des Sages. Comprenne qui voudra, ou qui pourra !

Caro a suivi une voie toute personnelle (ou templière?) et j'espère qu'il est devenu adepte, mais le relier aux Frères de la Rosée Cuite, c'est impossible.

Quand aux R + C des manifestes, il semble qu'ils n'aient point oeuvrés, si nous prétons foi aux Noces Chymiques, texte qui n'apparaît que comme adaptation du Songe de Poliphile.

Cordialement

C...a

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Garfield le Jeu 16 Oct 2008, 11:01

Bonjour. Je m’y perds un peu parce que j’ai parfois l’impression que des auteurs utilisent les allégories pour aider à comprendre, et que d’autres s’en servent pour entretenir volontairement la confusion parce que je vois bien qu’on mêle tout le temps la chimie matérielle et l’alchimie spirituelle et je ne sais plus que penser. Je comprends bien que l’alchimie implique une dimension spirituelle, mais j’en viens parfois à me demander si l’aspect concret, matériel, technique, existe vraiment parce qu’il est clair que ceux qui consacrent des heures au fourneau et qui achètent des vases et des ballons et tout ça perdent beaucoup de temps pour n’arriver à rien et il y en a même qui disent que c’est une fausse voie et même certains qui sont très avancés en alchimie mais qui n’ont jamais commencé à travailler sur des matières chimiques puisqu’ils considèrent que le laboratoire c’est eux même, et pourtant il existe des substances bien palpables résultant de pratiques au labo. On dirait des mondes parallèles qui interfèrent comme dans les nouvelles de science-fiction.

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Henri Schersch le Jeu 16 Oct 2008, 11:58

Hello Garfield ! Ça faisait un bout de temps !

Je pense qu’il faut voir au cas par cas. Par exemple, le cinabre est une matière chimique. Par définition, c’est un sulfure de mercure, donc, c’est une allégorie parfaite de la démarche alchimique, puisque ce minéral réunit du soufre et du mercure sous forme de sel ! L’allégorie est claire ; il n’y a pas lieu d’y voir l’ébauche d’une quelconque materia prima.

Idem avec l’antimoine dont nous parle Charly Alverda. Au contraire du cinabre qui est un composé chimique, aux yeux des chimistes modernes l’antimoine est un corps pur. Il ne peut donc pas contenir de mercure, chimiquement parlant. Par contre, il est riche en mercure alchimique. Et là, ce n’est pas une allégorie ! L’antimoine contient réellement cette qualité que les alchimistes appellent "mercurielle", ce qui a du sens, concrètement, mais pas sur le plan de la chimie.

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Myriam le Jeu 16 Oct 2008, 18:04

Bonsoir à tous,

Contente de vous voir ici Charly, c’est toujours avec grand intérêt que je vous lis.

Roger Caro a eu plusieurs phases dans sa vie, entre autres : une période «F.A.R.C.» ; une période «Alchimie» ; une période «Eglise». Il en a fait une synthèse personnelle ; ce qui est normal, puisque c’était SA vie, SON expérience-à-lui, SON parcours, et tout ça n’est pas transposable sur quelqu’un d’autre même si on peut s’en inspirer pour se forger ses propres expériences.

Roger Caro a effectué tout un travail de recherche, historique, sur un groupe appelé Frères Aînés de la Rose+Croix. Dans ce cadre, il a recueilli des témoignages, des confidences ; parfois il a pu disposer de documents comme des archives, publiques ou privées, ou des sceaux, et parfois il a pu produire ces documents et les publier, mais parfois pas. C’est très ennuyeux pour les historiens scrupuleux, puisque la rigueur voudrait que toute affirmation soit appuyée par un élément de preuve – comme dirait Sherlock. Or, certaines pièces qui ont pu apporter à Caro les preuves voulues ne sont pas – ou plus – disponibles.

Ce qu’il nous écrit au sujet de l’historique des F.A.R.C. n’a donc pas valeur de preuve scientifique, mais de témoignage, au sens juridique. Donc, faire remonter la filiation des Frères Aînés de la Rose+Croix au quatorzième siècle est une thèse intéressante, solidement documentée par les nombreuses annexes publiées dans le «Legenda», mais pouvant légitimement être contestée par les puristes. Pourtant, Caro fit de son mieux pour produire un travail de qualité, qu’il espérait incontestable : «[...] en la rédaction de ce livre, nous n’avons voulu être qu’un simple historien, basant ses réflexions et ses commentaires d’après des documents authentiques [...]». Il raconte que sa documentation étant incomplète, il fit appel à l’érudition de plusieurs spécialistes et d’organismes dont la liste se trouve en début de l’ouvrage. Pas moins d’une soixantaine de personnes auront travaillé sur les différents documents et cachets de cire pour les photographier, photocopier, tester, authentifier, traduire, mouler. Une équipe bénévole et dévouée a passé des heures et des heures à chercher, à comparer et à se documenter sur les différents cachets, les noms et les blasons pour apporter la preuve de l’authenticité des 115 parchemins munis de leur scel d’origine s’étalant de 1317 à nos jours. «Il faut qu’on sache aussi que les Archives Nationales, les Archives Départementales du Gard et du Vaucluse nous ont fourni les preuves indiscutables concernant le sceau de l’Ordre des Frères Pontifes de Pont-Saint-Esprit, ainsi que le blason de Jacques de VIA, cachets qui figurent sur la REGLE des F.A.R.C. de 1317», assure-t-il. Bien que Roger Caro en assume seul la paternité, le «Legenda» est en fait le résultat d’un travail collectif.

Pour ma part, j’ai acquis une conviction d’authenticité, mais j’admets que c’est une conviction, basée sur une seule source; de même que la conviction de l’existence d’une fraternité de la Rosée Cuite semble ne reposer que sur les seuls dires de Thomas Corneille, repris ensuite par Fulcanelli et Canceliet, entre autres. Ce sont des situations où, comme un juge d'instruction, à défaut de preuve formelle, il faut se contenter de "faisceaux de présomption convergeants", d'indices et de témoignages permettant de se forger une "intime conviction".

Caro, en tant que thaumaturge et radiesthésiste, a aussi été approché par des gens férus d’Alchimie. Est-ce à dire pour autant que ces connaissances alchimiques provenaient d’une filière authentiquement rosicrucienne ? Vraisemblablement pas : la source est probablement autre.

Caro a pu hériter à la fois d’une tradition rosicrucienne et d’une tradition alchimique, et bien que les deux filières soient historiquement distinctes, le fait que les Rose+Croix d’antan pratiquaient l’Alchimie a permis la synthèse, laquelle a pris tout naturellement un aspect sacerdotal.

Bien amicalement.

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  boscanio le Jeu 16 Oct 2008, 19:59

Le peu que je connaisse à propos des Roses+Croix (outre que ce n'est qu'un titre d'Adeptat en Alchimie) est ce qu'en dit Fulcanelli dans un de ses chapitres et ce d'une manière cabalistique. Le peu que j'en ai compris me semble difficilement dévoilable car révéler la véritable nature des Roses+Croix risquerait de révéler un des secrets de la voie courte.
Relisez ce chapitre sur les Roses+Croix essayez de comprendre pourquoi on les surnomme : "Les Invisibles" (Hades en grec) et pourquoi Fulcanelli cite à leur propos l'exemple d'un certain Mr Leriche (Plutos en grec) humble marechal ferrant (un peu de cabale nous donne marechal de l'enfer) vous comprendrez alors que ces Invisibles sont des Adeptes de la Voie brève et qu'à l 'instar des plus grand héros qui ont réussi la traversée du Tartare ils sont devenu des Philosophes par le Feu en traversant triomphalement les flammes de l'enfer pour renaître sous la forme du soleil naissant. Connaissant parfaitement ce mystérieux "passage" ils sont devenus immortels car ils connaissent le secret de la régénération.
Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que ce Mr Leriche (humble marechal ferrant) réanima un jeune lyonnais (né lion, l'or natif) nommé Candy (blanc, soit le soufre blanc) tombé victime d'une crise d'Apoplexie. C'est lui ce mercure commun qui réanime et revivifie le soufre du métal radicalement dissout dans l'art bref. Je pense que ce Mr Leriche a un lien avec un certain mr Legris (ancienne statue avec une fontaine située dans le passé aux abords de Notre Dame cité par fulcanelli).

boscanio

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  boscanio le Sam 18 Oct 2008, 19:25

A propos des R+Croix :


Dans la tradition hermétique, la voie brève est nommée la voie du PAUVRE (C’est la terre et la voie des pauvres), c’est une voie ou toutes les opérations se passent dans un creuset hermétiquement clos ce qui veut dire dans un vase qui ne laisse pas passer la lumière. Ce qui implique que toutes les réactions durant cet œuvre (nommé petit œuvre) restent INVISIBLES. C’est donc la voie secrète par excellence et c’est cette voie qui a donné le nom même d’alkhemi (alchimie) composé de al signifiant une vertu magique et merveilleuse et de khemi signifiant : « terre noire » (surnom de l’Egypte).

Une vertu merveilleuse et magique cachée dans la terre noire, voilà à quoi entre autre on pourrait résumer le mot Alchimie. Cette vertu cachée dans la terre noire est donc une vertu secrète, Invisible.

Cette voie que l’on retrouve dans l’école de l’alchimie se retrouve aussi chez les tantristes et plus particulièrement chez les tantristes de la voie de la main gauche. Ce qui est étonnant, c’est que ces adeptes (que l’on retrouve chez les bouddhistes de la confrérie des bonnet noirs) se surnomment eux même « les pauvres » tandis que les alchimistes praticiens de la voie secrète et directe des Adeptes (nommée voie sèche) nomment leur voie, voie du pauvre en référence au vase de nature fait de terre vile et méprisable. Dans cette confrérie tantriste, les adeptes vont se pencher sur les forces instinctives et les impulsions primitives de l’homme que l’on nomme mal, pour les laisser s’exprimer dans leur pure quintessence radicale (dépouillée de toutes peurs à priori et intérêts personnels) qui est feu divin et originel et la racine de toute vie.

Il ne m’appartient pas de rentrer plus en détail sur cette école à laquelle je n’ai pas été initié, disons seulement qu’au lieu de fuir le mal les adeptes de la voie de la main gauche vont au contraire essayer de dégager son centre, sa racine de tous ses voiles ténébreux et effrayant afin de le libérer sous la forme du soufre natif. On retrouve la même idée en Alchimie avec le laiton lépreux qu’il faut blanchir ou encore à travers le sigle V.I.T.R.I.O.L (visite l’intérieur de la terre en rectifiant et tu trouvera la pierre occulte).

Extraire la vertu merveilleuse du soufre terrestre (le soleil terrestre) de la terre noire revient à extraire la lumière des ténèbres, ou a faire fleurir la rose sur la croix. C’est allumer son feu de lampe (celui là même qui est la parole prophétique qui est une lampe qui brille dans un lieu obscur).

Beaucoup me rétorqueront qu’il n’y a aucune filiation directe entre ces tantristes et les alchimistes occidentaux dont ont fait partie l’ordre des Roses croix. Or c’est faux cette filiation existe elle est mentionnée dans le mythe de Dionysos qui ramena ses initiations (les bacchanales) en Grèce après son retour en Inde.

Francesco Colonna à la Renaissance, dans « le songe de Polyphile » en fait allusion lors de la description d’un char dont une table recouvrant la moitié d’une roue était dit il « fait de saphir d’orient qui plait à Eros lorsqu’on le tient de la main gauche ». Le saphir se rapportant à Sophia (la sagesse) il n’est ni plus ni moins mentionné « un enseignement, une école (une sagesse) de la voie de la main gauche qui plait à l’amour. En bref une école d’amour.

Or cet enseignement que l’on retrouve dans la kabbale sous la forme de la voie de l’amoureux nous a donné les comptes d’amour et les romans de la rose dont suivront les contes du Graal.


Sachez que le cuivre est attribué à Vénus (déesse de la beauté et de l’amour) que les alchimistes grecs travaillaient avec le cuivre et non le plomb pour la préparation de l’eau divine ce qui indiquaient qu’ils faisaient partie de cette voie (de cette école). Apulé lui-même dans « son Anne d’or » signe son affiliation puisque tout le roman s’axe autour de la quête de roses et que celui-ci contient une étonnante version de l’histoire de Psyché et D’Eros (monstre noir au cou serpentin cause de tout le mal sur la Terre qui se révélera être un jeune adolescent aux ailes blanche et duveteuses et aux cheveux de boucles d’or).


La rose est une signature de voie, ce sont les adeptes de Vénus, de Vénus Lucifer plus connue sous le terme scolastique de l’ÉTOILE DU MATIN ou encore sous le terme d’émeraude des philosophes. Voilà la vraie filiation R+C.


Il y a des signes par exemple, ces adeptes se retrouvaient anciennement chez Franc-Maçons sous le terme de « frères noirs », ceux qui (selon Fulcanelli) recherchaient la parole perdue (c’est le sel de la terre foulé aux pieds, des Chrétiens, la drachme perdue).

Vous voyez, les Invisibles, les frères noirs, les bonnets noirs, la voie des pauvres, les pauvres, les chevaliers de vénusberg (la montagne de Vénus), les Adeptes du cuivres (encore Vénus) ou les R+C c’est la même école.

A condition bien sûr de se rappeller que la rose est l’emblème de Vénus.



Pour en revenir à ALKHEMI, (la vertu merveilleuse cachée ou enfouie dans la terre noire)

Un autre terme attribué au soufre cabalistiquement par Fulcanelli s’approche de cette définition : « soufre mot dont la racine est …, qui signifie divin, merveilleux, surnaturel.. »

Or le soufre (nommé parfois soleil ou or philosophique) par le biais de la cabale, toujours selon Fulcanelli, se rapporte à « fiente, ordure, fumier » terme que l’on retrouve encore attribué au cuivre « ordure fumier.. »

Cette vénus sombre du début de l’œuvre que seul les invisible ont accès, est cette prostituée de l’Apocalypse, le soufre noir, et l’antimoine (cabalistiquement la mine du laiton) que Fulcanelli décrit ainsi : « C’est la fleur métallique et minérale, la première rose, noire en vérité, qui est demeurée ici-bas comme une parcelle du chaos élémentaire », et plus loin : « ces roses noires que l’on offrait en honneur à Satan.. ».


La voie secrète, la terrible voie des désirs dévorant et du plan astral dévorant qui est notre dissolvant s’adresse à tous les amoureux sincère de la sagesse qui on une foi inébranlable en la providence divine et qui cherchent Amour soit Eros le Dieux noir primordial et Originel car Dieu est Amour, voilà le sens de l’emblème de la Rose des Invisibles, des pauvres, de la voie secrète de l’école des véritables Roses Croix !


Extraire cette vive lumière, ce feu secret enfoui dans les ténèbres du corps, ce miracle du monde, feu secret et infernal (selon la terminologie même de Philalèthe) de sa matière dure opaque ténébreuse et chaotique, pour qu’elle luise dans les ténèbres (car c’est une lumière INVISIBLE) revient à faire fleurir sa rose sur la croix.

Ça revient à ouvrir son dur cœur noir pour en libérer sa vive lumière, c'est-à-dire à ouvrir son œil du cœur (qui voit dans le monde invisible en irradiant sa lumière), à faire briller le soleil terrestre (Phoebus :Apollon naissant) après avoir retrouvé l’étoile du matin.



Chez les chrétiens, puisque les Roses Croix sont des hermétistes chrétiens, on retrouve cette voie dans les évangiles, c’est la voie occulte que certains nommaient église de St Jean même si les autres Apôtres en faisaient partie. En tout cas tous se réclament de l’étoile du matin nommée Vénus Lucifer (PORTEUR DE LUMIERE).

Et voici quelques « passages » (dont certains sont des signatures d’affiliation) pour étayer mes propos :

« Il est monté qu’est-ce à dire sinon qu’il est descendu dans les régions inférieures de la terre ? » (Jn, 4,9)

« Comment es-tu tombé du ciel étoile du matin, fils de l’aurore, as tu été jeté à terre, Vainqueur des nations ? »( Is 14,12)

« Moi Jésus, j’ai envoyé mon Ange publier chez vous ces révélations concernant les Eglises. Je suis le rejeton de la race de David, l’Etoile radieuse du matin. » (Ap 27, 16)

« Fils du soleil qui le génère, serviteur de l’homme qui le libère et l’entretient, le feu divin, TOMBE, DECHU, emprisonné dans la matière grave pour en déterminer l’évolution et en diriger la rédemption, c’est Jésus sur sa croix, image de l’irradiation ignée, lumineuse et spirituelle incarnée en toutes choses. » (FC T2 p346)



En fin et pour en finir avec ce long, très long exposé, je vous dirais que cette école des INVISIBLES est l’école universelle de la sagesse cachée de la nature, sagesse que les immortels qui ont ouvert leur œil du coeur nomment lumière invisible ce que les ignorants appellent ténèbres.

C’est une école secrète parce qu’elle n’est pas soumise aux lumières trompeuses des apparences, c’est un enseignement cabalistique et universel que l’on retrouve entre les mots, entre les lignes, entre les livres, les cultures, les religions, entre les époque entre les formes car là se trouve cette science (entre les choses) c’est pourquoi on la nomme l’école des PASSEURS, école du passage ou Art des Transmutations et des metamorphose.

De là vient l’autre traduction cabalistique de l’alchimie : « permutation de la forme par la lumière (invisible) ».

Cette école découle de la sagesse universelle, la lumière originelle (verte parce qu’immature comme un fruit vert, elle n’est pas soumise au feu de maturation ou du temps et qu’elle est donc IMMORTELLE) que cette lumière invisible se manifeste par la vie secrète et merveilleuse qui anime toute chose de leur intérieur.


Donc l’école des Roses+Croix est une voie plus qu’une mouvement né d’un quelconque manifeste (qui n’est rien d’autre qu’une allégorie sur la préparation de la pierre philosophale), c’est la voie secrète de l’Art Brevis, la Voie brève ou la Voie du Verbe (la lumière qui luit dans les ténèbres).
« Ainsi nous tenons plus ferme la parole prophétique : vous faites bien de la regarder comme une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour commence à poindre et que l’ETOILE DU MATIN se lève dans vos cœurs. » (2 Pi 1,19)


Voilà, l’étoile du matin qui se lève en nos cœurs c’est la rose qui fleurit sur la croix.

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Christian Hersey le Mer 22 Oct 2008, 22:06

Boscanio a écrit :
Extraire la vertu merveilleuse du soufre terrestre (le soleil terrestre) de la terre noire revient à extraire la lumière des ténèbres, ou a faire fleurir la rose sur la croix.
Extraire la lumière des ténèbres, faire surgir la Vie de la matière inerte, reproduire en ballon (et en accéléré) le processus créateur qui part du capharnaüm du Big Bang où le chaos hache les particules en tous sens, pour en arriver à structurer son univers, à ‘mondifier’, à créer un monde où la Vie latente peut s’exprimer en formes... Tel est l’Art de l’Alchimiste. Jouer au petit dieu, mais sans s’enorgueillir de la moindre rivalité envers le Tout-Puissant, puisque c’est précisément à devenir des dieux que les humains faits à Son image sont appelés. Et l’Alchimie leur est offerte comme outil pédagogique d’apprentissage dans cette voie d’élévation.

La Vie est latente, cachée dans l’ombre de la matière. La gangue de terrestréités permet à la Lumière primordiale de se manifester occultement dans notre univers matériel, mais, en contrepartie, cette gangue l’empêche de s’exprimer dans sa forme pure, aurique. Tout l’art de l’Alchimiste consiste à ouvrir cette gangue de matière (comme on ouvre une bogue pour y trouver le marron luisant) et faire s’exprimer la Lumière et sa vertu merveilleuse.

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Charly Alverda le Ven 24 Oct 2008, 20:50

Bonjour

Boscanio évoque : " la description d’un char dont une table recouvrant la moitié d’une roue était dit il « fait de saphir d’orient qui plait à Eros lorsqu’on le tient de la main gauche ». Le saphir se rapportant à Sophia (la sagesse) il n’est ni plus ni moins mentionné « un enseignement, une école (une sagesse) de la voie de la main gauche qui plait à l’amour. En bref une école d’amour.

J'aimerais à mon tour évoquer la vision paracelsienne du saphir par l'intermédiaire de ce prodigieux ouvrage de Marcelle Senard : Le Zodiaque, clef de l'ontologie appliqué à l apsychologie. (1948)

" Le tableau final des Noces chymiques révèle donc, en harmonie avec la Loi du Zodiaque, pourquoi, « afin d'atteindre la vie, sur laquelle règle l'Aniadus (le principe supérieur) », il est indispensable que nous fassions notres les « characteres Veneris », dont il ne faut cependant « abuser en aucune manière » ; c'est-à-dire que le désir et ses transmutations ont pour but sa sublimation, l'art hermétique, difficile entre tous.
Le rôle primordial de Vénus dans cet art est encore confirmé par le mot SAPHIR, pierre de la déesse. L'auteur de Paracelsica (P.I74) remarque que le docte guérisseur d'Eiinsiedeln tenait en grand honneur cette pierre précieuse, dont il dit : « Car avant que n'existassent celui-là et le Saphir, il n'y avait point d'Arcane. »
Voici le passage dans lequel se trouve cette phrase :

« Car la vertu qui est enclose dans le saphir, le ciel la donne par solution, coagulation et fixation. De même que l'opération du ciel est constituée par ces trois choses, de même par elles doit s'accomplir le brisement du saphir. Par ce brisement, la matière corporelle (corpora) est éliminée, tandis que l'arcane (arcanum) demeure. Car avant que cela et le saphir ne fussent, il n'y avait point d'arcane, mais ensuite, de même que la vie en l'homme, l'arcane fut donné à cette matière par le ciel. Maintenant il faut que la matière corporelle soit rejetée, car elle met obstacle à l'arcane, de la même manière que rien ne pousse ni ne vient de la graine, à moins qu'elle ne soit brisée, brisement qui consiste uniquement en la pourriture de son corps, tandis que l'arcane demeure ; il en va de même pour le corps du saphir qui a reçu l'arcane. Maintenant il doit être brisé par les choses qui l'ont constitué (1). »

(Trad. de Paragranum, éd. Sudhoff, vol. 8, p. i88, 1 0. W. Barth, Müncheu, I924.)

Saphir, en grec SAPHEIROS, vient du sanscrit ÇANI-PRIA-M, qui veut dire « aimé de la planète Saturne » (Boisacq, op. cit., p. 858). Saturne, de sAT = l'être manifesté, et URANAH = bélier (en sanscrit), le feu primordial, est ce feu à l'état de manifestation sensible. Saturne est le principe de la condensation par le feu, de la matérialisation de l'immatériel esprit qui, par le désir de créer, se voile pour devenir matière, première étape vers l'individuation dont le but ultime est la divinisation de l'entité manifestées. L'ancien Saturne latin était le dieu des semailles, c'est-à-dire celui sous l'égide duquel on confiait à la terre la graine contenant le germe de la vie en vue de son évolution. Si Vénus est l' «aimée de Saturne », c'est qu'elle est précisément l'énergie du désir, « germe du monde », le magnétisme universel qui attire sur tous les plans les polarités contraires en vue de leur fécondation réciproque et de leur fructification, et anime en particulier l'affinité de la Matière et de l'esprit. Seule Vénus en tant que principe du DÉSIR-AMOUR rend possible, par l'attraction cosmique (Astarté du Taureau), l'accomplissement de l'oeuvre involutive de Saturne, la manifestation de l'univers sensible, puis par l'attirance de la beauté et de la lumière (Aphrodite, Balance), l'oeuvre évolutive de Saturne dans le Capricorne. Nous avons vu au chapitre de ce dernier signe que Saturne au double visage est aussi le gardien des clefs et du seuil, du signe de l'illumination. Il voile la lumière pour la révéler, et ce double mouvement s'accomplit par le désir vénusien.
C'est pourquoi Vénus est l' « aimée de Saturne » et que Paracelse dit - « Avant que n'existassent cela et le Saphir, il n'y avait pas d'Arcane. »
CELA, on l'a vu, c'est l'opération du ciel qui consiste à enclore la vie essentielle dans le saphir, puis à le briser, afin de la libérer, opération qui s'accomplit par l'énergie vénusienne engendrée par celle d'Uranus tombant dans l'EAU - solution, l'énergie saturnienne - coagulation, et l'énergie réalisatrice des quatre signes « fixes » ou tamasiques - fixation.
ARCANUM = secret, caché (latin), est en rapport avec ARCEO = enfermer, contenir, qui a donné naissance à refréner, réprimer, arrêter; d'autre part, le grec ARKHE signifie commencement, et ARKHO = être le premier. L'arcanum est ce qui est en premier et secret, enfermé au commencement, par le désir de l'Esprit de devenir plusieurs, désir contenu réprimé dans la résistance du principe matériel saturnien, vers lequel l'attire le désir d'Astaroth (involution), et dont il aspire ensuite à se libérer par l'action de ce même désir (évolution) sublimé dans la Balance (voir ce chapitre) d'Aphrodite. Par ce désir de l'esprit, l' « aimée de Saturne » s'est enclose en lui dans le Taureau, mais par sa tendance inlassable vers la lumière, par le jeu des conflits et de la souffrance, elle se libère des ténèbres de la matière, finit par les absorber et redevient lumière. La Shakti, éternellement unie à Shiva, qui s'en est séparée non dans l'Éternité, mais dans le temps pour créer l'univers, retourne au dieu par la dissolution de ce même univers ; ou, en langage psychologique, la CONSCIENCE pure qui s'est voilée en s'unissant à l'émanation de son propre désir, la MATIERE, devient l'inconscient en la créature, laquelle, par sa tension vers la connaissance, devient consciente, puis le désir-effort-pensée du conscient finit par engendrer son union avec l'inconscient ou CE qui est au commencement, c'est-à-dire le Principe Omniscient, et de ce « hieros gamos » résulte la Supraconscience.
Le SAPHIR est l'ARCANUM de l'ETRE MANIFESTÉ, la pierre (Saturne) qui reflète la lumière bleue de l'eau ou potentialité universelle cachée en elle, le conscient reflétant la lumière du supraconscient, lumière qui ne peut se libérer, se dévoiler, qu'en distillant, en résorbant en elle toute matière et toute forme, même celle de la pensée, pour en émerger comme le rayonnement de la CONSCIENCE PURE.
Les enseignements des Alchimistes contiennent des indications sur la manière dont s'accomplit le Grand OEuvre, c'est-à-dire l'accession aux Eaux célestes, à la Lumière, à la Conscience pure. Jung remarque qu'au point de vue psychologique, tous les symboles lumineux se rapportent à la conscience et au devenir conscient.
Or, le thème majeur de la doctrine de Paracelse comme de celle des Alchimistes de toutes les époques, est celui de la LUMIERE partout présente dans la Nature comme en l'homme. Cette lumière correspond au « CHIT » du Vêda, au principe de la conscience-perception. Elle est symbolisée par Mercure, le Verbe qui luit dans les ténèbres, première émanation du Démiurge. « Que la lumière soit et la lumière fut. » Il anime le cycle zodiacal de la Vie universelle. Mercure involué dans la matière est voilé dans l'inconscient ; par le mouvement du désir, il devient le conscient, puis par son mouvement sur lui-même (retorta distillatio), il se dévoile dans la supraconscience ou omniscience.
S'il est possible de faire sortir par autogénération l'Infini du fini, l'esprit de sa forme intellectuelle, le plus du moins, c'est parce que le conscient humain est le voile temporaire de l'Omniscient qu'il éprouve comme le subconscient. Cela est possible, parce que le fini n'est que la brume plus ou moins dense qui recouvre pour le conscient la Lumière de l'infini. Il s'agit pour le conscient, non de produire, mais de dé-couvrir CE QUI EST, grâce à un travail de « distillation » de lui-méme, par lequel il devient capable de percevoir l'essence de son propre mystère, l'ARCANUM, l’ETRE PUR informel. La perception n'est plus alors une « représentation » de quelque chose d'extérieur ou d'intérieur par rapport au soi, ou différent de lui, mais une Participation consciente d'où disparaît toute notion d'extériorité et d'intériorité et toute dualité du sujet et de l'objet de la connaissance.

« Dans l'ancien,Dicta Belini (un pseudo Apollonius de Tyane),
l'esprit de Mercure s'exprime ainsi : « J'éclaire tous les miens et je révèle la lumière au cours du trajet de mon père Saturne. Je rends éternels les jours du monde, et de ma lumière j'éclaire toutes les lumières... »

“ La lumière de la nature a, en alchimie, une très grande importance. Si, selon Paracelse, elle éclaire pour l'homme les conditions et les modalités de la Nature et lui ouvre la compréhension des choses naturelles « per magiam cagastricam », selon l'expression de Paracelse, le but de l'Alchimie est d'engendrer cette lumière sous la forme du Filius Philosophorum. »

(Jung,, op. cit., p. 68.)

Par « Cagastrùm », il faut entendre, selon l'auteur, une forme inférieure âe l' « Yliastrum », du principe dynamique immatériel. On peut supposer qu'il s'agit de l'expression de ce principe par les facultés relativement inférieures, l'instinct, l'émotion, la ratio.
« Un autre texte ancien de la tradition arabe, le Tractatus Aureus, attribué à Hermès, (autorité souvent citée par Paracelse), dit, (faisant parler l'esprit de Mercure) : « Ma lumière surpasse toute autre lumière et la valeur de mes biens est supérieure à celle de tous autres biens. J'engendre la lumière. Mais les ténèbres font partie de ma nature. Lorsque je suis uni à mon fils, rien de meilleur ni de plus digne de vénération ne peut advenir... »

(1) Voir dans C. G. JUNG, Psychologie und Alchemie, la reproduction d'une gravure représentant Saturne assimilé à Mercure Senex que l'on fait bouillir dans une cuve jusqu'à ce que I'Fsprit s'échappe de lui sous la forme d'une colombe blanche. Cette colombe, oiseau vénusien, est le symbole de l' « aimée de Saturne », s'échappant du saphir, et la « cuisson » de Saturne est assimilable au « brisement » de cette pierre par le feu, à la dématérialisation ou sublimation de Saturne dans le Capricorne, ouvrant la voie vers l'illumination."

Cordialement,

C...a

Charly Alverda

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Sherlock le Dim 02 Nov 2008, 16:32

Hum, boscanio, vous évoquez une école des invisibles.

Je suppose que c’est sans rapport avec le Collège Invisible au sujet duquel Jacques Vallée a écrit un livre.

Je prête d’habitude peu l’oreille aux ragots, on-dit, et autres rumeurs, leur préférant des faits vérifiables, mais je n’ignore pas qu’il n’y a pas de fumée sans feu, et qu’en creusant, derrière les approximations fantaisistes propagées par les rumeurs, on trouve parfois cachées des vérités incommunicables qui ne pourraient être connues si l’attention n’étaient pas portée sur elles justement grâce aux rumeurs, lesquelles s’avèrent alors fondées quoiqu’inexactes. Suspect

A la recherche d’indices, je fouille, j’observe, je compare.
Et je constate que vous-même, boscanio, avez choisi symboliquement comme avatar le coeur d’une rose rouge, ce qui éveille mon attention bien plus que le ferait un nénuphar jaune, une drosophile à pois mauves, ou Kermitt la grenouille.
Donc, je lis votre post avec attention car il est riche d’informations, mais aussi lourd d’allusions à peine évoquées.

Quand vous décrivez l’école secrète des Invisibles, je ne peux m’empêcher d’établir des corrélations avec d’autres assemblées similaires dont parle la littérature ésotérique.

Qu’il s’agisse du cercle intérieur de la Rose-Croix, les Supérieurs Inconnus, de l’assemblée des lamas évoqués par Lobsang Rampa, ou de la Grande Fraternité Blanche, si on écarte les organisations humaines qui revendiquent ces noms, on parle toujours plus ou moins de la même chose : un groupe d’êtres, humains ou non, très élevés spirituellement, en contact avec un autre plan d’existence, en permanence ou non, qui coordonnent leurs actions pour aider l’humanité à évoluer. Il agissent par le biais d’humains ‘éveillés’, pleinement conscients, qui à leur tour travaillent dans la discrétion à éveiller les autres, au hasard des rencontres, et pas nécessairement au sein de groupements ou d’associations.

Ce sont des passeurs, des éveilleurs, des initiateurs, incognito, invisibles mais présents. Montrant des portes, mais sans jamais forcer quiconque à les franchir, ce sont des ouvreurs de voies, heureux de faire un bout de chemin avec quiconque le souhaite, du moment que c’est vers plus de lumière.

Voilà pour l’aspect ‘invisible’. Mais qu’en est-il d’une ‘école’ ? Sur ce point là, je n’ai encore relevé aucun indice. Question

Sherlock

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Charly Alverda le Dim 02 Nov 2008, 18:03

Bonjour

Comme toujours mon cher Sherlock vos écrits sont frappés "au coin du bon sens"., Ces écoles évoquées, elles existent, mais ne semblent plus remplir leur rôles. Ces écoles initiatiques furent bien presentes jusqu'à la fin du XVIIIè siècle, je veux parler au premier chef de la mouvance maçonnique. Les rituels basés sur le processus alchimique (alchimie intérieure ET extérieure) ont été donnés par des adeptes, nous en connaissons au moins un, Le Cosmopolite, qui a fondé une loge de Supérieurs Inconnus. Les textes d'ailleurs émanés de ce groupe sont intéressants. Ce qui est désolant c'est que dès que l'influence d'un adepte s'éloigne, les êtres composant cette société humaine retrouvent très vite les vanités humaines, au premier chef le désir de paraître supérieur à leur frères.

La première responsabilité de ces sociétés est d'avoir "pactisé" avec le profane en abandonnant sans plus de réflexion - pour la recherche des "grades " - la saine méthode de synthèse analogique pour "tomber" dans cette voie de recherche analytique si particulière à notre péninsule occidentale depuis 300 ans. D'où la naissance de l'hyperchimie confondue à tort avec la voie hermétique. Je crains d'ailleurs que votre cher Watson soit quelque peu affecté par ce syndrome!

Le dernier exemple d'école (à ma connaissance) est celle de la voie "artistique" fondée - sans rituels - par le peintre Albert Gleizes. Des peintres, potiers, sculpteurs exprimant dans leurs oeuvres le "sacré" ont essayé d'obtenir une "légitimité" spirituelle et se sont tournés vers les vieilles confréries d'il y a 500 ans encore existantes de nos jours - j'allais dire vivantes, las ! - qui les ont ignorées. La cause de cette "ignorance" est due à ces Maçons (à grands égos) qui ont investi ces sociétés depuis 50 ans.

Je n'ai rien contre la Maçonnerie, il y a encore quelques "loges de recherche" intéressantes, mais sa fonction première d'initiation au moins aux "petits mystères" semble bien avoir été oubliée.

Cordialement,

C...a

Charly Alverda

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Le Marcheur le Dim 02 Nov 2008, 19:48

Bonjour.

Des chercheurs sincères, déboussolés par le vide de sens de notre société, sont à la recherche d’authenticité, de vérités, de techniques permettant d’aller au-delà de la perception ordinaire pour toucher au Sublime dont on pressent la présence par bien des indices. Et voilà que tout ce qu’on propose comme réponse à cette noble quête est du même bas niveau que le cinéma hollywoodien : banal, sans imagination, répétitif, suranné, creux, insipide, incolore, inodore... Une pâle imitation de ce que c’est sensé être. Pas nécessairement par volonté délibérée de gruger les aspirants à l’élévation, mais bien plus souvent par incompétence : mauvaise compréhension , perte du sens originel, laxisme, simplification, confort, ramollissement du cervelet, ou sclérose intellectuelle de la part de gens qui, après un long cheminement pourtant sincère, se croient arrivés, et qui, parce qu’on leur demande une aide qu’ils pourraient réellement apporter vu leur âge et leur expérience, ne se rendent pas compte qu’ils se prennent à jouer au Maître et qu’ils dépassent leur niveau de compétence. Et de fil en aiguille, tout part à vau-l’eau, avec le temps. C’est un peu comme le problème de la perte de qualité lorsqu’on fait une photocopie d’une photocopie d’une photocopie d’une photocopie d’une photocopie d’une...

Grandeur et déchéance...

J’ai déjà abordé ce pénible constat en fin de mon premier post sur l’Initiation :
http://ora-et-labora.frenchboard.com/voies-initiatiques-f12/definition-de-l-initiation-t8.htm#24

Peut-être connaissez-vous cet ouvrage qui étale en long et en large très exactement ce problème :
À LA RECHERCHE DU SECRET MAÇONNIQUE, par Louis-Marie Oresve (Editions Alphée, 2005)
Je poste d’ailleurs un article sur cet ouvrage dans la section Thèque \ Livres.

Evidemment, à côté de toutes ces dérives, on doit bien pouvoir trouver quelque part des gardiens d’une Tradition authentique

Le Marcheur

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Aube-Aurore le Mar 04 Nov 2008, 16:29

Ensoleillé Bonjour à tous,

Je savais que l’étoile du matin est un nom donné à la Vierge Marie ou le surnom de la planète Vénus, mais je n’ai jamais entendu dire ce que Boscanio nous écrit :
« l’étoile du matin qui se lève en nos cœurs c’est la rose qui fleurit sur la croix. »
Boscanio, pourriez-vous m’expliquer votre point de vue ? Interloqué (1) J’éprouve certaines difficultés à comprendre toutes ces allégories qui parfois sont expliquées par d’autres allégories.

Amitiés. Fleur

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  boscanio le Mer 05 Nov 2008, 19:46

Qu’il s’agisse du cercle intérieur de la Rose-Croix, les Supérieurs Inconnus, de l’assemblée des lamas évoqués par Lobsang Rampa, ou de la Grande Fraternité Blanche, si on écarte les organisations humaines qui revendiquent ces noms, on parle toujours plus ou moins de la même chose : un groupe d’êtres, humains ou non, très élevés spirituellement, en contact avec un autre plan d’existence, en permanence ou non, qui coordonnent leurs actions pour aider l’humanité à évoluer. Il agissent par le biais d’humains ‘éveillés’, pleinement conscients, qui à leur tour travaillent dans la discrétion à éveiller les autres, au hasard des rencontres, et pas nécessairement au sein de groupements ou d’associations.
Tout à fait d'accord avec vous Sherlock, c'est bien de cela qu'il s'agit. Vous pouvez en outre y ajouter une voie car c'est souvent de cela qu'il s'agit lorsque l'on parle d'école: on parle d'une voie et là en l'ocurence celle de Vénus, de la rose, d'Eros, du tantrisme..etc : toujours les mêmes épreuves, énergies...moyen d'acces ou d'affinité.
Vous pouvez acceder à la Grande Fraternité Blanche par l'ascèse, la force, la volonté, le devoir, la vertu, mais en vrai la voie de la rose passe par l'Amour, c'est la voie de l'amour même s'il elle passe par l'ascese, la force, le courage, la vertu ou autre. Le fondement même de la rose c'est l'amour, ce n'est pas une voie de morale, c'est une école d'amour authentique. Comme le dit St Paul: combien même aurrai-je une foi capable de déplacer les montagne, si je n'ai pas l'amour, alors je ne suis rien.
Car l'amour c'est la fameuse saveur du sel (sel qui est foulé aux pieds si il perd sa saveur).
C'est cela la vraie voie de l'amour, on n'agit plus par devoir, espoir d'une meilleure vie, on n'agit plus par morale ou par vertu ou encore dans le but d'obtenir des grâces celestes, mais seulement par amour. C'est le but de la voie de la rose: mettre l'amour au centre de tout.
La plupart des écoles spirituelles mettent la priorité à la lumière ou à l'illumination, mais les Adeptes de la Rose+croix n'en sont plus là, ils savent parfaitement que sans feu il n'y a pas de lumière (c'est pourquoi le Dieu Amour ou Eros est un Dieu noir car il est antérieur à la lumière étant lui même la source de la lumière).
Donc l'école des R+C est une voie, celle là même des boddhisatva qui sont revenus sur terre (malgré leur illumination et leur liberation) uniquement par amour; pas par charité mais par amour c'est à dire par le désir même de Dieu (pusique Dieu est Amour).
Voilà selon les écoles ou les voies Dieu est tout puissant, Dieu est justice, Dieu est sage, mais pour les Roses+Croix il est Amour, ce terrible Eros, ce Bambin noir qui terrifie tout le monde (dieux y compris) avec ses flêches incendiaires.
C'est cet amour qui nous a conçus charnellement, c'est lui qui nous a incarnés et que le Chrétiens comparent à la pierre qui fait trébucher (maitresse pierre du coignet) cette pierre de scandale et d'achoppement (qui fait incarner les âmes) sur laquelle le Christ bâtit son eglise.
Cette force qui est à l'origine de notre chute et de celle de toute l'humanité qui en sera notre salut.
Bien sur c'est la voie la plus difficile car comme le dit l'adage:"l'amour est aveugle" (c'est pourquoi Eros est considèré comme un dieu noir) et quand on y entre véritablement on est démuni de tout repère comme la morale, la justice, le bien... etc.. la seule dimension qui reste est justement ce point central qui est l'amour authentique.

Voilà excusez moi pour cette longue réponse à une question pourtant conçise mais retenez avant tout qu' une école est en vérité une voie!

Cher Aube Aurore (voilà un pseudo qui s'affilie très bien avec le sujet du post).
"Bonjour à tous,

Je savais que l’étoile du matin est un nom donné à la Vierge Marie ou le surnom de la planète Vénus, mais je n’ai jamais entendu dire ce que Boscanio nous écrit :

« l’étoile du matin qui se lève en nos cœurs c’est la rose qui fleurit sur la croix. »

Boscanio, pourriez-vous m’expliquer votre point de vue ? Interloqué (1) J’éprouve certaines difficultés à comprendre toutes ces allégories qui parfois sont expliquées par d’autres allégories.
.
Excusez moi de parler par allegories, mais c'est certainement la meilleure manière de parler d'une voie qui est démunie de tout repère ou de toutes lumières censées (comme c'est le cas dans les autres voies) jalonner le parcours de la voie Brève.
Vénus Luciferus est le nom donné par les astrologues à l'étoile du matin. On la retrouve encore sous l'étoile du soir ou étoile du berger par l'étoile du soir bien que ce soit la même à différents stades de l'ouvre.
C'est elle l'étoile que les rois mages on vu naitre en ORIENT (l'étoile du matin se manifeste à l'orient, le lieu du levé du soleil).
Si les Chrétien l'assimile à la vierge Marie c'est en référence au fameux mois de Marie ou moi de Mai, donc le signe du taureau sous la domination printannière (le matin, le printemps et l'Est ayant la même signification) de Vénus.
Mais l'étoile du matin revêt une signification beaucoup plus universelle. Le Jesus lui même en conclusion de l'Apocalypse de St jean se compare à l'étoile du matin.
Quand à ma conclusion :"l'étoile du matin qui se lève en nos coeurs c'est la rose qui fleurit sur la croix" ce n'est ni plus ni moins qu'une manière d'associer cette déclaration de Pierre :"
« Ainsi nous tenons plus ferme la parole prophétique : vous faites bien de la regarder comme une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour commence à poindre et que l’ETOILE DU MATIN se lève dans vos cœurs. » (2 Pi 1,19) au but et à l'école des R+C.


vous voyez il y est dit que la parole prophétique (le Verbe créateur) est une lampe qui brille dans un lieu obscur ! C'est bien de cette voie brève dont il s'agit, une voie démunie de tout repère ou toute lumière extérieure pour jalonner le parcours.


Le mot même attribué à l'étoile du matin :"Lucifer" en latin ou Posphoros en grec désigne bien sa nature: "porteur de lumière". Or que fait une lampe si ce n'est porter la lumière ?

Qui sont ces Apôtre dont le nom signifie qu'ils PORTENT la bonne parole c'est à dire le Verbe ou encore qui portent la lumière (puisque selon St Jean le Verbe est la lumière du monde) ?

Les Apôtres sont donc des luciferiens puisqu'ils portent la lumière !

et qui porte encore la lumière sinon le Feu !

c'est cela l'école de la rose, celle de l'étoile du matin qui porte le jour, du feu qui porte la lumière

Voilà des horizons infinis que nous ouvre cette école et cette fameuse manière de se servir de l'allégorie pour PORTER un enseignement mysterieux, une école invisible, le Verbe secret, la lumière invisible, La Parole perdue !


Voilà, à bientôt

et n'oubliez pas que l'un de nos patrons est justement St Cristophe ou plus précisément CRISTOPHOROS parce comme PHOSPHOROS (le fils de l'aurore) qui porte la lumière, il porte le Christ qui se défini lui même comme étant la lumière du monde.


Ha et encore (histoire de vous mettre sur la piste de la Veirge Marie ou Vierge celeste), qui porte un enfant (dans les ténnèbres du ventre) si ce n'est la mère ? Alors quand cet enfant divin se présente comme étant la lumière du monde, on comprend pourquoi l'étoile du matin est aussi représentée par la Vierge Marie!

bien amicalement :

Boscanio Aimer

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Aube-Aurore le Mer 12 Nov 2008, 20:54

Merci Boscanio pour tes conseils judicieux. Je reste quand même sur ma faim car si on veut avancer sur le chemin de la connaissance, il faudrait un passeur, non ? Interloqué (2) Un guide qui nous amènerait à la compréhension de la Réalité Spirituelle. Comment le trouver ? Interloqué (2) Sûrement pas en s’inscrivant dans une association rosicrucienne ou franc-maçonne, ni à la Fraternité Blanche Universelle ou autres, parce que je n’ai pas du tout confiance en toutes ces associations qui prônent un idéal spirituel, un idéal spirituel probablement vraiment vécu par leur fondateur, mais qui ne se reflète généralement pas dans la réalité vécue par les gens qui en sont membres. Et c’est vrai pour les mouvements religieux aussi, qui sont apparemment idéalistes mais fondamentalement creux. Et pourtant j’entends dire qu’on trouve son guide spirituel à l’intérieur de Soi. Oui mais comment le trouve-t-on ? Interloqué (2) Lire, lire et relire Studieux amène à une compréhension intellectuelle, ce qui est une étape, mais comment arriver à la fusion avec le Divin sans aucune aide d’un guide extérieur ? Interloqué (2) Une aide pour dire comment faire, quels procédés, quelles techniques. Pas des solutions toutes faites, mais des exemples pour savoir comment procéder. Parce que renvoyer les gens à eux-mêmes, c’est peut-être fondamentalement vrai, mais sans indices pertinents, ça conduit surtout à tourner en rond, non ? Choqué !

Amitiés. Aimer

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Charly Alverda le Mer 12 Nov 2008, 21:29

Bonsoir

Aube-Aurore écrit : " Lire, lire et relire amène à une compréhension intellectuelle ".

Pas seulement, HEUREUSEMENT ! Lire et relire après avoir sélectionné un ou deux auteurs surs, nous amène à la compréhension du processus de l'oeuvre, ce qui est grand déjà (pour l'égo)! Certes pas l'essentiel : la frabrication de l'aimant des Sages. Mais à ce stade, le mental raisonnant est près de s'avouer vaincu, a accepter sa place de "loyal serviteur" et non plus de maître, que s'est-il passé ? Simplement la prise de conscience que c'est l'amour du texte qui donne connaissance et non l'intellect. Le Maître intérieur acquiesce avec joie à la phrase "imprimée", à son harmonie avec lui, sa poésie dans le sens étymologique grec. La joie de cette présence, il nous appartient de l'entretenir (c'est le Feu interne) par le feu extérieur de la méditation. Les Maîtres disent : " priez, lisez, relisez et travaillez ", dans cet ordre, ce n'est pas bigoterie de leur part ! L'égo ne pourra jamais, et heureusement (NOTE) ! trouver par raisonnement le feu et la matière première.
Avec la certitude éprouvée de la présence du Feu en nous, il sera possible de découvrir ensuite par analogie la présence de ce feu dans la Nature, dans un certain "chaos" où Terre et Ciel sont confondus, Soleil et Lune, soufre et mercure.

NOTE : Quand on voit ce que sans ce Feu les hommes font de cette planète !

Cordialement,

C...a

Charly Alverda

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Charly Alverda le Mer 12 Nov 2008, 21:45

POST SCRIPTUM :

" Les savants et les intelligents du monde seront bien déçus en lisant le Livre et ils diront : " Ca n'a queue ni tête ", car, justement, le Livre est un cercle qui garde l'âme et qui lui parle au-dedans. " (Le Message retrouvé : XVIII, 67)

Charly Alverda

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Christian Hersey le Jeu 13 Nov 2008, 15:05

Je souhaite rebondir sur les propos d’Aube-Aurore. Pas au sujet de la nécessité d’un guide extérieur, parce que ceux-ci, s’il en existe encore, doivent être rarissimes, mais au sujet de la lecture assidue.

Lire et relire peut aider à une compréhension intellectuelle, c’est sûr. Mais ça va plus loin que ça, parce que la lecture répétée permet réellement d’intégrer dans sa vision du monde des concepts nouveaux.

En passant d’abord par une phase de découverte, puis de compréhension, puis de décantation, il arrive un moment où, à force de répétitions, les concepts qui étaient au départ étrangers sont devenus non seulement familiers mais ont été incorporés au corpus des certitudes. Le processus n’est pas sans rappeler les mantras, les prières répétitives, l’autosuggestionnement ou même le matraquage typique des sectes, sauf qu’ici, il ne s’agit pas de se laisser manipuler l’esprit mais de mettre en action un processus librement choisi et dont on garde le contrôle. Jusqu’à ce que le déclic se fasse et qu’on franchisse un jour un cap, soit brutalement comme il arrive parfois, ou bien peu à peu, et on constate un jour, rétrospectivement, qu’on pense autrement que jadis.

Lire et relire permet donc réellement d’agir soi-même sur sa propre façon de percevoir et de concevoir les choses. Et ceci laisse des traces physiques observables, parce que des expériences ont montré (pauvres rats) que les apprentissages se traduisaient par des connexions nouvelles entre neurones dans le cerveau. A un schéma de pensée donné correspond un « câblage » donné ; penser autrement implique une adaptation du câblage, ce qui, on le comprend, ne se fait pas en quelques minutes, et implique une importante consommation d’énergie (glucides).

Choisir ses lectures avec soin, tout comme choisir de répéter tel ou tel comportement, c’est une des clés du chemin vers l’illumination.

Christian Hersey

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Chèvre le Mar 16 Juin 2009, 07:58

Charly Alverda a écrit:
Aube-Aurore écrit : " Lire, lire et relire amène à une compréhension intellectuelle ".

Pas seulement, HEUREUSEMENT ! Lire et relire après avoir sélectionné un ou deux auteurs sûrs, nous amène à la compréhension du processus de l'oeuvre, ce qui est grand déjà (pour l'égo)! Certes pas l'essentiel : la fabrication de l'aimant des Sages. Mais à ce stade, le mental raisonnant est près de s'avouer vaincu, à accepter sa place de "loyal serviteur" et non plus de maître, que s'est-il passé ? Simplement la prise de conscience que c'est l'amour du texte qui donne connaissance et non l'intellect. Le Maître intérieur acquiesce avec joie à la phrase "imprimée", à son harmonie avec lui, sa poésie dans le sens étymologique grec.
[...]

Studieux
Wikipedia :
Le mot poésie vient du grec ποιεῖν (poiein) qui signifie « faire, créer » ; le poète est donc un créateur, un inventeur de formes expressives, ce que révèlent aussi les termes du Moyen Age, comme trouvère et troubadour.

Wikipedia:
Deux hypothèses émergent concernant l'étymologie du mot « troubadour »:
1/ Les littéraires français estiment que la racine du mot se trouve dans le verbe trobar qui, en langue d'Oc, signifie : « composer », « inventer », ou « deviser ».
2/ Les linguistes ont une explication assez voisine, qui fait référence au substantif occitan trobador désignant celui qui trouve après une recherche.
Guitare

Chèvre

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Laposse le Mar 16 Juin 2009, 19:20

Bonjour Chèvre.

Je trouve ce rapprochement bien à propos. Il y a une évidente résonnance entre les trouvères et ceux qui trouvent.
Ce qui me rappelle ce bon mot cité par l'astronome Hubert Reeves qui aimait rappeler que ceux qui découvrirent les trous noirs les trouvèrent... troublants !
LOL!

Je pourrais encore vous parler du célèbre opéra Le Trouvère reverdi de Verdi (Il trovatore), mais je sens que je vais encore avoir des remarques de Calcédoine parce que je m'éloigne trop du sujet Rose+Croix et Alchymie. Je sors

Quoique... Scratch

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Re: Rose+Croix et Alchymie

Message  Logos le Dim 05 Sep 2010, 18:55

Savoureux topic !
J'ai beaucoup apprécié la première intervention (pas encore lues les autres) de Boscano, concernant la proximité entre alchimie et voie "de la main gauche" (liée à Vénus-Lucifer)... Où es tu passé !?

je cite un "minuscule" passage : "ça revient à ouvrir son dur cœur noir pour en libérer sa vive lumière, c'est-à-dire à ouvrir son œil du cœur (qui voit dans le monde invisible en irradiant sa lumière), à faire briller le soleil terrestre (Phoebus : Apollon naissant) après avoir retrouvé l’étoile du matin."

"On" parlait du Lion x Vert (vitriol) ... j'y verrais :
: V-ert Mercure qui régénère le Lion Souffrant de la lèpre : amour remontant qui volatilise les Sceaux hermétiques
: pur Soufre A-érien qui féconde le Mercure et enfante le Christ/Shiva (qui a piqué un vajra aux tibétains) : grâce descendante qui se coagule dans le Salpêtre


(Vajra)

"il trie les semences et fait paraître le fruit magique" (M+R)





Phoebius et Esmeralda en Sel unis ! Et on remarque l'origine tsigane de la Belle, clin d'oeil au Phoebus hors-caste car vide de tout attribut...
Allons voir du côté de Cattiaux : son second salut au soleil, parmi les 3 (pourtant pas fan de yoga !) qui font partie de l'introduction (LA LUMIERE) au Message : "Ô Sulamite, ma seule amie, je suis ton Salomon seul au monde. Sol et Séléné en Sel unis. Salut des mythe et Salam des monts")

Suivi de : "Antique solitude des fôrets primordiales où brille l'émeraude émanée des étoiles ! Celui qui vous trouva possède le secret divin qu'un maître certain nous légua dans le pain et le vin !"

Salam désignant la paix, le "bienvenu chez Soi"
Quant à Sulamite :

Le mot «shulamit » me fut bien connu par les cantiques des cantiques de l’ancien testament et qui représente l’adore, l’épouse ou future épouse chantée par Salomon. Il faut dire que ce roi avait l’occasion de chanter quand on voit le nombre d’épouses «300 » et concubines «600 » d’après les textes sacrés.

la suite ici, où l'auteur "montre" l'identité entre Sulamite et Vénus (?)

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Re: Rose+Croix et Alchymie

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