Antonio Porchia

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Antonio Porchia

Message  Logos le Ven 23 Déc 2011, 10:43

Quelques bribes de ce poète argentin

Il écrivit un livre espagnol intitulé Voces ("Voix"), un livre d'aphorismes, qui a été traduit depuis en français (par Roger Caillois et Roger Munier), anglais et allemand. Très influent quoique l'auteur d'un unique recueil, Antonio Porchia est un auteur culte pour un grand nombre de personnages renommés de la littérature contemporaine parmi lesquels figurent André Breton, Jorge Luis Borges, Roberto Juarroz et Henry Miller. Quelques critiques ont mis en parallèle son travail avec le haïku japonais et ont mis au jour de nombreuses similitudes avec la pensée de certaines écoles de zen.

@ http://www.antonio-porchia.net/


La raison se perd par le raisonnement.


Qui a vu tout se vider peut savoir de quoi tout se remplit.


Si tu ne lèves pas les yeux, tu vas croire que tu es le point le plus haut.


Je sais que tu ne possèdes rien. C’est pour cela que je te demande tout. Pour que tu aies tout.


On vit dans l’espérance de pouvoir être un souvenir.


Quand le superficiel me fatigue, il me fatigue tant, que pour me reposer il me faut un abîme.


Oui je vais essayer d’être. Car je pense qu’il est orgueilleux de ne pas être.


Je suis arrivé à un pas de tout. Et je reste ainsi, loin de tout, à un pas.


Parfois, la nuit, j’allume une lumière pour ne pas voir.


Toute chose existe par le vide qui l’entoure.


Depuis longtemps je ne demande plus rien au ciel, mais mes bras restent encore tendus.


L’aveugle porte une étoile sur ses épaules.


Tout : la grandeur des petits. Rien : la grandeur des grands.


J’ai voulu atteindre la droiture par des sentiers droits. Et j’ai commencé à vivre dans l’erreur.


L’homme est faible et lorsqu’il fait le fort, il est plus faible encore.


Il faut parfois la lumière d’une allumette pour éclairer les étoiles.


Le souvenir est un peu d’éternité.


Tu reviens à la vie ? Je comprends. On se fatigue de tout. Même d’être mort.


Il m’a toujours été plus facile d’aimer que de louer.


Qui va de feu en feu meurt de froid.
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