Saint Valentin

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Saint Valentin

Message  Abbé+Pierre le Lun 06 Fév 2012, 14:30

Saint Valentin est un personnage chrétien fêté le 14 février.

"Personnage chrétien", oui, mais lequel ? Car au moins sept saints différents sont nommés Valentin !

Il y eut Valentin de Rome, un prêtre martyrisé dans la seconde moitié du IIIe siècle et supposé enterré sur la Via Flaminia, mais Jean Mathieu-Rosay, l'auteur de "Un saint par Jour" (Marabout, 1998) affirme que ce personnage est purement légendaire. S'agirait-il alors de l'évêque Valentin de Terni (Ombrie, Italie), qui a, lui aussi, souffert le martyre dans la deuxième moitié du IIIe siècle et qui a, lui aussi, été enterré sur la Via Flaminia ? Sont-ce là deux personnages différents, ou deux variantes de la même histoire ? On en sait peu sur ces deux saints, et encore mois au sujet des autres…

Concernant Valentin de Terni, @ Wikipedia nous offre une version de sa biographie, plus ou moins plausible, expliquant comment ce saint guérisseur finit par être invoqué pour la guérison de ceux qui faisaient de mauvaises chutes.

Pour couper court à toute polémique, aux environs de l'an 500, leur fête à tous a été fixée au 14 février.

Cette date n'est pas anodine, puisqu'en Europe elle correspond à peu près aux derniers grands froids, donc aussi aux premières nidifications, annonciatrices du printemps. Ce "réveil de la nature" et la "remontée de la sève" affectant aussi les humains, la fonte des neiges mettant fin à l'isolement et permettant de renouer contact entre voisins, cette période était propice pour célébrer l'amour et l'espérance de fertilité. En ces contrées où la chrétienté servit de référence durant des siècles, on y associa évidemment un saint personnage.

Comme souvent, l'Eglise ne fit donc que récupérer à son profit une fête plus ancienne, car l’association du milieu du mois de février avec l’amour et la fertilité date de l’Antiquité, comme le rappelle @ Wikipédia :
Dans le calendrier de l’Athènes antique, la période de mi-janvier à mi-février était le mois de Gamélion, consacré au mariage sacré de Zeus et de Héra.
Dans la Rome antique, le jour du 15 février était nommé les lupercales ou festival de Lupercus, le dieu de la fertilité, que l’on représente vêtu de peaux de chèvre. Les prêtres de Lupercus sacrifiaient des chèvres au dieu et, après avoir bu du vin, ils couraient dans les rues de Rome à moitié nus et touchaient les passants en tenant des morceaux de peau de chèvre à la main. Les jeunes femmes s’approchaient volontiers, car être touchée ainsi était censé rendre fertile et faciliter l’accouchement. Cette solennité païenne honorait Junon, déesse romaine des femmes et du mariage, ainsi que Pan, le dieu de la nature.
Le prénom Valentin dérive du mot latin valens (participe présent du verbe valeo) qui signifie être fort et bien portant, avoir de la puissance (force ou influence, selon le contexte), être capable, valoir. Ce mot latin a aussi produit 'valeur' et 'vaillance' en français moderne. Valeur, vaillance, puissance, force, bonne santé sont des qualités prisées en matière de reproduction, d'où le rapport évident avec les rites amoureux et, par conséquence, avec la fertilité et l'engendrement. Associer saint Valentin à cette fête du retour de la saison des amours était logique, et l'Eglise catholique ne se priva pas de cette occasion de transposer ce culte de la "vigueur" en valeur chrétienne, en commençant par aménager l'étymologie, malgré des sources incertaines. Dans la "Légende dorée", Jacques de Voragine (± 1228 – 1298), théologien dominicain, déclare que :
Valentin vient de valorem tenens, c'est-à-dire; qui persévère dans la sainteté. Ou bien de valens tiro, soldat vaillant qu'il fut de J.-C. On appelle un soldat vaillant celui qui n'a jamais succombé, qui frappe avec force, qui se défend avec valeur, qui remporte de grandes victoires. Valentin ne succomba pas en fuyant le martyre, il frappa l’idolâtrie en l’anéantissant, il défendit la foi en la confessant, et il vainquit en souffrant.
Après cette introduction hasardeuse, il nous livre sa version d'un extrait du procès que dut subir Valentin face à l'empereur romain Claude II le Gothique, plus loin aussi surnommé "le Cruel" peut-être pour mieux souligner l'infamie et marquer les esprits, à moins que l'empereur, à l'image de la plupart des despotes, n'ait réellement été peu recommandable :
Valentin fut un prêtre vénérable que l’empereur Claude se fit amener et auquel il adressa cette question : « Qu'est ceci, Valentin ? Pourquoi ne gagnes-tu pas notre affection en adorant nos dieux et en rejetant tes vaines superstitions ? » Valentin lui répondit : « Si tu connaissais la grâce de Dieu, tu ne parlerais jamais ainsi, mais tu renoncerais aux idoles pour adorer Dieu qui est, au ciel. »Alors un de ceux qui accompagnaient Claude dit : « Qu'as-tu à dire, Valentin, de la sainteté de nos dieux? » Valentin lui répondit : « Je n'ai rien à dire, sinon qu'ils ont été des hommes misérables et souillés en toute manière. » Claude s'adressa à lui : « Si le Christ est le vrai Dieu, pourquoi ne me le dis-tu pas ? » Valentin lui dit : « Oui, J.-C. est le seul Dieu ; si tu crois en lui, ton âme sera sauvée, l’Etat s'agrandira, et tu remporteras la victoire sur tous les ennemis. » Alors, Claude, s'adressant à ceux qui étaient présents : « Romains, leur dit-il, écoutez comme cet homme parle avec sagesse et droiture. ». Le préfet dit : « L'empereur s'est laissé séduire comment abandonnerons-nous ce à quoi nous tenons depuis notre enfance ? » Et aussitôt le cœur de Claude fut changé. Or, Valentin fut confié à un des officiers pour être mis sous bonne garde. Quand le saint fut entré dans la maison de cet homme, il dit : « Seigneur J.-C., qui êtes la véritable lumière, éclairez cette maison, afin que vous y soyez reconnu comme le vrai Dieu. » Le préfet lui dit : « Je suis étonné de t'entendre dire que le Christ est la lumière : certes, si ma fille, qui est aveugle depuis longtemps, recouvrait la vue, je ferai tout ce que tu me commanderas. » Alors Valentin, par une prière, rendit la vue à sa fille et convertit tous ceux de la maison : Après quoi, l’empereur fit décapiter Valentin, vers l’an du Seigneur 280.
Si saint Valentin vécut peut-être au IIIe siècle et que ce n'est que mille ans plus tard que Voragine transcrivit sa légende, c'est encore plus tardivement que son nom fut associé à l'amour et aux amoureux. Les plus anciennes traces écrites mentionnant cette association remontent au XIVe siècle en Angleterre, où l’on croyait que le 14 février était le jour où les oiseaux s'appariaient. En ces temps-là, à cette date, il était courant que les amoureux s'échangent des billets (des "valentines") et qu’ils s’appellent chacun leur Valentin. Les aspirations amoureuses ciblaient surtout l'amour physique, et non les aspects romantiques mis en avant ultérieurement, n'en déplaise aux puritains. De fait, le rapprochement entre la Saint-Valentin et l’amour courtois n’est mentionné dans aucune histoire ancienne et est considéré par plusieurs historiens comme une légende. Comme dans le monde animal, ce sont bien les parades amoureuses et les rituels d'accouplement qui sont à l'origine de cette fête.

Ce fut Othon III de Grandson (±1345 – 1397), poète et capitaine à la cour d'Angleterre, qui fit croître la réputation de saint Valentin dans le monde latin par des historiettes comme "La Complainte de Saint Valentin", "La Complaincte amoureuse de Sainct Valentin Gransson", "Le Souhait de Saint Valentin" ou "Le Songe Saint Valentin", mais bien que Charles d'Orléans fit connaître cette œuvre à la cour de France au siècle suivant, la tradition se délita pour n'être ravivée qu'au XIXe siècle jusqu'à nos jours où elle est devenue mélange de romantisme, d'espoir d'accouplement, et de profits commerciaux.
.
Vitrail de la basilique de Terni (Italie) montrant saint Valentin bénissant le mariage de Sabino et Sérapia.
Il existe une légende selon laquelle la fête de la Saint-Valentin aurait été créée pour contrecarrer la pratique des "lupercales" par les jeunes amoureux qui dessinaient leurs noms sur une urne. C'est loin d'être absurde, mais non confirmé par la moindre source écrite historique. Tout comme ces autres légendes qui entourent la personne de saint Valentin, telles celles-ci, vraisemblablement inventées au XIVe ou XVe siècle :
• La veille de son martyre, Saint Valentin aurait glissé un « valentin » à la fille du geôlier qui aurait lu « de la part de votre Valentin ».
• Pendant une période d’interdiction de mariage des soldats romains par l’empereur Claude II, Saint Valentin arrangeait secrètement les mariages. Dans la plupart des versions de cette légende, le 14 février est la date liée à son martyre.

Le jour de la Saint-Valentin a longtemps été célébré comme étant la fête des célibataires et non des couples. Le jour de la fête, les jeunes filles célibataires se dispersaient aux alentours de leur village et se cachaient en attendant que les jeunes garçons célibataires les trouvent. À l’issue de ce cache-cache géant, les couples formés étaient amenés à se marier dans l’année. Ceci permettait de développer la démographie et stimuler l’expansion des villages. Cette pratique laissait libre cours à beaucoup de tricheries de la part de couples officieux ainsi que des hommes qui visaient une jeune fille en particulier et notamment « la plus belle du village », très courtisée.

En 1969, dans le souci d’épurer le calendrier catholique de tous les saints douteux ou légendaires, l’Église a retiré Saint-Valentin du calendrier officiel. Par contre, puisqu'il existe plusieurs "saint Valentin", on trouve fatalement plusieurs sites se targuant de conserver ses reliques :
• à Dublin (Irlande) : au XIXe siècle, les reliques de saint Valentin de Terni furent léguées par le pape Grégoire XVI à l’église des Carmélites de la rue Whitefriar, qui est alors devenue un lieu de pèlerinage pour le 14 février.
• à Roquemaure (Gard, France) : depuis le 25 octobre 1868, l'église abrite les reliques d’un saint Valentin. En 1868, elles furent achetées à Rome par un riche propriétaire viticole du pays qui les utilisa dans le but de protéger les vignobles du phylloxera apparu là deux ans auparavant.
• à Saint-Pierre-du-Chemin (Vendée, France), en l'église Saint-Pierre depuis 1847, et authentifiées par le Vatican.

Les attributs traditionnels de ce saint sont : habit de prêtre, livre, banderole, habit d'évêque, ou enfant étendu (selon le Valentin dont il s'agit).
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Re: Saint Valentin

Message  Henri Schersch le Lun 06 Fév 2012, 18:27

J'ai trouvé un tout petit bout de reportage montrant les festivités de la Saint-Valentin à Saint-Pierre-du-Chemin, en Vendée. Mélange de tradition et d'occasions de s'amuser, chanter, danser, flirter, boire et manger. On y voit aussi les reliques du saint : quelques bouts d'os enrubanés déposés dans une châsse.


http://www.youtube.com/watch?v=LHSQavJZEjU
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Re: Saint Valentin

Message  Henri Schersch le Lun 06 Fév 2012, 23:13

En fouillant sur Internet, on trouve quelques détails supplémentaires concernant "les" saint(s) Valentin.

Ainsi, nous apprenons sur @ ce blog que la première trace historiquement datée de cette légende apparaît dans un livre intitulé The Nuremberg Chronicle, the great picture book imprimé en 1493. Le texte qui commente la photo d'une gravure sur bois dit de lui qu'il était un prêtre romain qui fut exécuté sous le règne de Claude II. L'édition latine du même livre précise qu'il est fêté le 16 mars mais dans l'édition allemande qui fut éditée postérieurement, cette date est transférée au 14 février. On trouve également des représentations de lui dans les églises romaines où Valentin est représenté en prêtre, avec une banderole et un livre. En Allemagne où on célèbre Valentin de Rhétie qui vécut au Ve siècle, il est représenté avec un enfant épileptique étendu à ses pieds. En effet, ce saint y est invoqué pour la guérison de l'épilepsie.

Une légende appartenant à la littérature française, nous raconte ceci :
Vers 270 av JC, Rome était engagée dans des campagnes militaires sanglantes et impopulaires. L'empereur romain Claude éprouvait des difficultés à recruter des soldats pour former les légions romaines. Il pensait en effet que beaucoup d'hommes préféraient rester aux côtés de leur femmes et de leurs fiancés plutôt que de risquer leur vie au combat. Furieux de constater le manque d'enthousiasme des hommes de son empire, Claude le Cruel, comme il était appelé, décida d'annuler les mariages et les fiançailles sur tout son territoire. Par conséquent, les couples qui désiraient sceller leur union se sont mis à la recherche d'une personne qui accepterait de les unir dans les liens du mariage. La légende prétend qu'un prête du nom de Valentin avait accepté de sacrer de telles unions malgré les ordres de l'empereur Claude. Lorsque l'empereur apprit l'existence de ces cérémonies, il donna l'ordre d'arrêter Saint-Valentin et de l'exécuter le 14 février, veille de la fête de l'amour dans la Rome antique.

Après un an d'emprisonnement, Valentin comparut devant l'empereur qui tenta de le convaincre de se convertir aux dieux romains mais Valentin refusa de se plier à la volonté de l'empereur Claude. Il fut condamné à mort, battu et finalement décapité un 14 février 269. En l'honneur de son sacrifice pour l'amour, Valentin fut canonisé.

Le geôlier de Saint-Valentin, Asterius, avait une fille aveugle du nom d'Augustine. On prétend que Valentin parvint à guérir Augustine de sa cécité. Cette dernière prit tellement soin de Valentin pendant sa détention qu'avant d'être exécuté, il lui envoya un message pour lui prouver sa reconnaissance. Sur le papier, il avait écrit : " Merci. Ton Valentin ". C'est de là que serait issue la coutume de s'envoyer des messages à l'occasion de la Saint-Valentin. Selon la légende, un amandier rose, symbole de l'amour éternel, a été planté au pied de sa tombe. Austerius et sa famille furent également exécutés par l'empereur pour s'être convertis au christianisme.
C'était bien la peine de se décarcasser pour soigner les gens si c'était pour les exécuter juste après ! Cette époque-là devait être presque aussi barbare que la nôtre…

Dans une autre version, la fille du geôlier ne s'appelait pas Augustine, mais Julia :
Valentin de Terni fut un moine qui vécut à l'époque de l'Empereur romain Claude II. Il était connu de son temps pour conseiller les jeunes amoureux. Il est dit qu'une fois les jeunes hommes assurés par les paroles de Valentin, celui-ci donnait, en guise d'offrande, une fleur de son jardin au prétendant, lequel s'empressait de rejoindre sa dulcinée pour la lui offrir. Claude II eut vent des consultations de Valentin ; vu qu'il luttait contre l'expansion du christianisme, il ordonna que Valentin soit arrêté. Celui-ci refusa de se soumettre à la volonté de l'Empereur et fut donc emprisonné. C'est cetta année-là qu'il rencontra la fille de son geôlier, Julia, aveugle de naissance. Durant sa captivité, Valentin entretint des relations amicales avec elle. A cause de sa cécité, elle avait demandé à Valentin de lui décrire le monde. Julia, par amour envers Valentin, lui apporta à manger jusqu'au soir où, dit-on, un miracle se produisit : on aurait aperçu une vive lumière par la fenêtre de sa cellule. Julia venait de recouvrer la vue ! Ses paroles furent: « Maintenant je vois! Je vois le monde tel que vous me l'avez décrit! »

Cet événement parvint aux oreilles de Claude II, lequel, n'appréciant pas ce genre d'histoires, ordonna sur le champ l'exécution de Valentin. Il fut roué de coups par les légionnaires et décapité sur la via Flaminia, le 14 février 269. Pour honorer la mémoire de Valentin, toute la famille de Julia se convertit au christianisme. Il est dit que Julia planta, près de la tombe de Valentin, un amandier et cet arbre fut depuis ce jour, un symbole de l'amour.

Saint Valentin devint très populaire en Allemagne pour une curieuse raison. Les pèlerins allemands, arrivant à Rome par la via Flaminia, avait pris l'habitude de faire une halte dans l'église Saint-Valentin. La ressemblance sonore du nom de Valentin et du verbe allemand "fallen" (tomber) avait valu au saint la réputation de guérir les blessures de ceux qui avaient fait une mauvaise chute.
Evoquons maintenant les "Lupercales", le jeu de l'amour et du hasard, comme aurait dit Marivaux. Dans la Rome antique, c'étaient des fêtes annuelles, vers le 15 février, en l'honneur de Lupercus (de "lupus", loup), le dieu des troupeaux et des bergers. A cette époque, des loups rôdaient aux alentours de Rome à la recherche de nourriture, dévorant les moutons qui paissaient hors les murs. Les Romains priaient donc Lupercus pour qu'il protège leurs troupeaux. Ces fêtes marquaient le retour du printemps.

A cette occasion, on organisait une sorte de loterie de l'amour, consistant à tirer au sort le nom des filles et des garçons inscrits, de façon à former des couples qui sortiraient ensemble tout le reste de l'année. A Rome, Lupercus perdit peu à peu de son importance pour être remplacé par Junon, sœur et épouse de Jupiter, déesse du mariage, de l'accouchement, protectrice des femmes mariées et reine des dieux. Ultérieurement, les pasteurs chrétiens tentant d'abolir les coutumes païennes christianisèrent cette fête en remplaçant les noms des filles par des noms de saints, et aux alentours de l'an 496, l'Eglise catholique étant devenue assez puissante, la fête romaine fut remplacée par une fête chrétienne en l'honneur de Saint-Valentin qui était justement mort à cette même date.

La coutume de la "loterie de l'amour" fut cependant longtemps perpétuée, même après les conversions au christianisme, mais elle évolua fortement. Au Moyen Age, les jeunes gens tiraient au hasard le nom de la personne qui se devait d'être leur compagne pour la durée des festivités. Ils devaient accrocher le papier sur lequel était noté le nom de l'élue sur leur manche et l'y laisser pendant une semaine. La gentillesse dont Saint-Valentin avait fait preuve pendant toute sa vie devait servir d'exemple aux personnes qui tiraient le nom de leur "valentin" au sort. Ensuite, on appela "valentin" le cavalier que chaque fille choisissait pour l'accompagner lors de sorties. Le cavalier devait faire un cadeau à la fille.

C'est aussi le 14 février que les jeunes filles essayaient de deviner comment serait leur futur mari. Pour cela, elles regardaient les oiseaux : si elles voyaient un rouge-gorge, elles se marieraient avec un marin, un moineau signifiait un mariage heureux, mais avec un homme peu fortuné, tandis qu'un chardonneret indiquait un mariage avec un homme riche. Autrefois, les amoureux devaient fabriquer eux-mêmes leur carte et composer leur déclaration d'amour. Tout cela se faisait dans l'anonymat...

La plupart des rites jadis associés à la Saint-Valentin ont maintenant disparu. Les thèmes de l'amour et de la fertilité sont pourtant toujours présents en arrière-plan de la promotion commerciale.
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Re: Saint Valentin

Message  Laposse le Mar 07 Fév 2012, 08:13

Bonjour tout le monde ! Hello

De toutes ces histoires allègrement enjolivées, difficile d'extraire la part des faits de la légende. Si je tente de décoder ce que nous racontent AB+πR et Henri-le-Fouineur, nous avons comme éléments historiques probablement certains :
.
a) des fêtes très anciennes liées au cycle solaire et célébrant à la fin de l'hiver le retour de la vie et de la fécondité ; Aimer
b) un ou plusieurs prêtre(s) chrétien(s) martyrisé(s) à Rome sous le règne impérial de Claude II ; Enfonce
.
c) une lutte d'influence pour imposer une religion par assimilation de traditions culturelles antérieures. Flinguer

C'est ce dernier point qui rend toute l'histoire de Valentin suspecte Suspect .
Si un prêtre dénommé Valentin a probablement été vraiment martyrisé à Rome au 3ème siècle, il n'empêche que l'association entre sa personne et la fête de l'amour sent l'arnaque à plein nez.! On est là face à une manipulation évidente de l'Histoire, et cette manœuvre ecclésiale mériterait d'être dénoncée dans la section CheminCroisé Histoire occulte puisqu'il s'agit ni plus ni moins qu'une destruction du patrimoine culturel précédent dans le but de faciliter l'instauration d'un Nouvel Ordre Mondial par une réécriture du passé conformément à la nouvelle idéologie à imposer, au nouveau paradigme obligatoire.
Pâle
Cette réécriture semble néanmoins maladroite, puisqu'à force de vouloir instiller une histoire inventée, les prédicateurs ont cafouillé et ont fait courir des variantes diverses au point qu'il soit aujourd'hui impossible d'y retrouver la vérité !
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Re: Saint Valentin

Message  Chèvre le Mar 07 Fév 2012, 08:56

je ne peux qu'abonder dans le sens de Laposse. En effet, l'histoire est clairement manipulée ! La citation d'Henri ne dit-elle pas :

Henri a écrit:
Vers 270 av JC, Rome était engagée dans des campagnes militaires sanglantes et impopulaires. L'empereur romain Claude éprouvait des difficultés à recruter [...]
La légende prétend qu'un prêtre du nom de Valentin avait accepté de sacrer de telles unions malgré les ordres de l'empereur Claude. Lorsque l'empereur apprit l'existence de ces cérémonies, il donna l'ordre d'arrêter Saint-Valentin et de l'exécuter le 14 février, veille de la fête de l'amour dans la Rome antique.

la preuve est faite qu'il existait des prêtres catholiques bien avant J.C, et qu'on nous a raconté n'importe quoi !! Ivre (Notons au passage que Valentin était un sacré précurseur ... ça mérite un grand coup de chapeau Geek Je rigole )

Maintenant, si l'église détourne, en les adaptant, des traditions, on peut voir la chose sous plusieurs angles différents : 1/ l'église récupère des traditions culturelles antérieures, à son profit, certes, mais aussi 2/ ces traditions, du coup, perdurent malgré tout... voire survivent aux églises qui les ont récupérées. Y compris l'actuelle église mondiale consommatrice / archi-capitaliste, qui croit peut-être (ou ambitionne de) tout connaître et tout contrôler .

Alors... qui est le plus costaud, ou le plus 'malin' : les "églises", ou les traditions?
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Re: Saint Valentin

Message  Henri Schersch le Mar 07 Fév 2012, 10:53

Vers 270 av JC, Rome était engagée dans des campagnes militaires...
Honte sur moi : Rougissant . . Rougissant . . Rougissant
Valentin était un sacré précurseur ...
C'est à en perdre la tête !


Bien vu, Chèvre. Comme quoi lire, lire, et relire est essentiel. Pourtant, j'ai fait relire mon texte par quelqu'un d'autre avant de poster, j'utilise un correcteur d'orthographe et de grammaire, et je revérifie un maximum de détails ! Celui-là m'avait échappé. Il n'y avait bien sûr pas d'empereurs à Rome en 270 avant notre ère car c'était alors une république.

ton optimisme concernant la faculté qu'a la Tradition de survivre malgré la volonté de ceux qui cherchent à l'annihiler, s'adaptant sans cesse, se coulant dans les nouveaux moules du formatage idéologique pour ressurgir là où on s'y attend le moins, parfois même s'étalant ouvertement aux yeux de tous... ceux qui savent regarder.
Monsieur
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