Les couleurs de l'oeuvre

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Les couleurs de l'oeuvre

Message  Garfield le Lun 10 Nov 2008, 15:34

La première couleur qui apparaît est le noir, les alchimistes se sont beaucoup étendus sur cette couleur parce que c'est elle qui indique que l'œuvre est dans la bonne voie. Cette noirceur est appelée souvent putréfaction et elle apparaît dans Solve.
Les alchimistes ont beaucoup moins longuement traité de la couleur blanche, symbole de la purification.
La dernière couleur qui est le rouge indique la fin heureuse de l'œuvre. Fulcanelli en rajoute une quatrième entre le blanc et le rouge soit le jaune ou citrin. La couleur blanche, jaune et rouge apparaissent dans Coagula. Pour réussir le Grand oeuvre, ces 4 couleurs doivent apparaître successivement dans l’ordre, sinon c’est l’échec assuré.

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Re: Les couleurs de l'oeuvre

Message  Laposse le Lun 10 Nov 2008, 19:30

Ah Garfield ! Si je suis bien ton idée, c'est encore une histoire belge ! Si le blanc et le jaune font une sorte de jaune pâle, les couleurs de l'oeuvre, on les retrouve clairement exposées sur... CheminCroisé le drapeau belge !

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Re: Les couleurs de l'oeuvre

Message  Henri Schersch le Mar 11 Nov 2008, 18:35

Marguerite Yourcenar a popularisé « L’oeuvre au noir » dans un livre Studieux dont malgré plusieurs tentatives opiniâtres Baillement je ne suis parvenu à lire plus de quelques dizaines de pages Malade . Je l'ai finalement transformé en combustible pour fourneau, pour qu'il ait quand même un rapport avec l’alchimie. 666 Daccord

Pour les couleurs de l’oeuvre, je vois deux dominantes :
a) Le noir, dans Solve : c’est la couleur de la putréfaction, des matières en digestion ou en déliquescence, c’est la couleur de la terre, à laquelle toute matière vivante retourne.
b) Le rouge, dans Coagula : c’est la couleur du sang, de la vie qui coule dans nos veines.

Pour le reste, ne s’agit-il pas de phases intermédiaires, de durée passagère ?
Le blanc ne vient-il pas juste après Solve comme annonce du processus de Coagula, avec le jaune, et le jaune-orangé comme étapes vers le solide rouge et le liquide jaune-doré ?

Notons que la couleur verte, celle de la végétation, est aussi très présente dans l’élaboration du grand-oeuvre. Mais beaucoup plus dans les livres que dans le ballon, apparemment. Studieux

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Re: Les couleurs de l'oeuvre

Message  Bruce Hellaire le Mar 11 Nov 2008, 18:51

Bonjour à tous. Je remercie Calcédoine pour son accueil sur son forum.
Je réagis à la blague de Laposse que je ne trouve pas vraiment comique. Les couleurs du drapeau belge sont celles-là peut-être précisément à cause des couleurs alchimiques.
On a raconté beaucoup d’histoires à propos des origines de cet étendard. Il est certain qu’au tout début, les bandes étaient horizontales et pas verticales comme aujourd’hui, mais pour le reste, l’histoire réelle s’efface derrière les légendes tentées de patriotisme.
Laposse, tu aurais mieux fait de référencer cette autre page Wikipedia, bien plus complète :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_Belgique
On raconte que les Franc-Maçons ont été pour une bonne part dans le déclenchement de la révolution belge. Or, ces gens étaient férus d’alchimie et de symboles. Il n’est alors pas surprenant de retrouver ces couleurs sur ce drapeau qui fut hissé sur l’hôtel de ville, sur la grand-place de Bruxelles, un haut lieu du symbolisme alchimique en Belgique.
Certains ont aussi vu un lien entre les couleurs de l’alchimie et le drapeau français en considérant que le bleu foncé était assimilable au noir.

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Re: Les couleurs de l'oeuvre

Message  Montaléchel le Ven 26 Déc 2008, 22:50

Les couleurs ont évidemment un rapport étroit avec la lumière.

La lumière, à son tour, a évidemment un rapport étroit avec le FIAT LVX, ce moment initial qui fit l’univers ; ce moment que les savants, selon leurs recherches actuelles, appellent le Big Bang.

Il n’est pas aisé de se représenter cet instant initial survenu, semble-t-il, il y a environ 3,7 milliards d’années, car il faut s’imaginer l’univers entier, avec toute la matière qui le compose, c’est à dire les milliards d’étoiles qu’il contient, tout cela ramassé dans un volume inférieur à celui d’une tête d’épingle avec une température estimée en… milliards de milliards de degrés ! A cet instant, la matière comme nous la connaissons n’existait pas encore. Tout n’était qu’énergie. Une énergie immense, infiniment chaude, dans un volume infime, qui ne pouvait qu’évoluer vers une expansion rapide et un refroidissement. D’où le Big Bang. Que la Lumière soit !

Mais pas tout de suite, car c’est d’abord le temps de l’œuvre au noir.

Quelques fractions de secondes après le tout début de l’expansion (10-35 s), nul œil biologique n’existait pour être témoins, mais les calculs des astrophysiciens et des cosmologistes permettent de reconstituer la scène. L’univers qui n’est alors qu’énergie, parti d’une taille inférieure à celle d’un atome d’hydrogène, gonfle brutalement et acquiert la taille d’une orange. De l’énergie du vide interstitiel ainsi généré apparaissent particules et antiparticules, lesquelles s’annihilent aussitôt en se rencontrant, produisant des photons : la lumière est. Mais elle est tellement énergétique (rayons gamma) qu’elle nous aurait été invisible.

De cette intense énergie réapparaissent à nouveau des particules et des antiparticules prêtes à nouveau à s’annihiler mutuellement, et le cycle de mort et résurrection reprend en dissolutions successives (SOLVE), jusqu’à ce qu’émerge peu à peu de cette soupe bouillonnante en expansion un peu de matière provisoirement stable.

Même si la température baisse au fur et à mesure que l’univers s’étend, les photons qui viennent tout juste d’apparaître ne peuvent aller bien loin, tant les distances maximales sont infimes. De plus, la « soupe primordiale » est tellement dense, et la gravitation si forte, que les photons sont piégés. Et, plus fort encore, cet univers minuscule contient déjà des trous noirs absorbant les photons ! Pourtant, des photons se faufilent, transportant l’information d’un bout à l’autre de cet univers… minuscule. Mais l’expansion continue, provoquant un refroidissement, entraînant une perte d’énergie des photons : après 1 seconde d’existence, l’univers est opaque, noir.

Pourtant, à ce moment, de toutes les particules existantes, les photons sont les plus nombreux. Nettement plus nombreux. Un milliard de fois plus nombreux. Le règne de la lumière approche. Mais c’est toujours une lumière invisible, car elle est ultraviolette. On est toujours dans l’œuvre au noir/ultraviolet.

Puis, durant les trois minutes suivantes sont synthétisés les éléments les plus légers (noyaux d’hydrogène, de deutérium et d’hélium) puis plus grand-chose ne se passe durant 300.000 ans, sinon que l’univers continue à s’étendre et à refroidir.

Après 300.000 ans, le refroidissement progressif tempère l’agitation des électrons, protons et neutrons, leur permettant de s’unir pour former les premiers vrais atomes, ce qui libère de l’espace par où les photons peuvent circuler ; l’univers perd son opacité, et une lumière jaune/blanche salue le début de la coagulation des particules en éléments de plus en plus lourds, que les fournaises des étoiles vont à nouveau transmuter en éléments encore plus lourds.

Ce processus se continue encore aujourd’hui.

Dans le futur, avec la poursuite de l’expansion de l’univers et la dissipation énergétique qui s’ensuivra, les photons vont continuer à perdre leur énergie ; au cours des quinze prochains milliards d’années, la lumière deviendra progressivement orange, puis rouge, puis rouge foncé, puis devenir invisible à l’œil humain (infra-rouge). Un cycle macrocosmique aura été accompli.

D’après « La mélodie secrète », de Trinh Xuan Thuan
(chapitre V « Le livre de l’histoire de l’univers » )

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Re: Les couleurs de l'oeuvre

Message  Henri Schersch le Sam 27 Déc 2008, 10:15

Bonjour Montaléchel. Je ne saisis pas bien tous les concepts scientifiques, comme ces chiffres mis en exposant, ou bien comme cette phrase :
De l’énergie du vide interstitiel ainsi généré apparaissent particules et antiparticules, lesquelles s’annihilent aussitôt en se rencontrant, produisant des photons : la lumière est.
Mais ce parallélisme entre les couleurs du Grand-Œuvre et l’évolution de l’univers est étonnant.

Et pourtant, à la réflexion, peut-être pas si étonnant que ça, parce que ne dit-on pas que l’Alchimiste reproduit en ballon le processus de la création ? Le microcosme n’est-il pas le reflet du macrocosme, en vertu du principe d’Hermès qui veut que ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et inversement (Table d’émeraude) ? Donc, d’un certain point de vue, il est logique de retrouver dans l’univers une phase dissolutive (de 300.000 ans !), de la cristallisation, de la condensation, de la concrétion, de l’agglutinement, et une succession de couleurs.

Henri Schersch

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Re: Les couleurs de l'oeuvre

Message  Myriam le Sam 27 Déc 2008, 11:32

Bonjour Henri.

Quand j’ai lu ton texte, je me suis souvenue que ça me disait quelque chose. J’ai un peu fouillé mes vieux livres et j’ai trouvé ce passage dans le « Dictionnaire de Philosophie Alchimique », par Kamala-Jnana (en fait : Roger Caro), éditions Charlet, 1961 :
UNITE : Un grand axiome hermétique dit : « Tout est dans Un et Un est dans Tout », or rien n’est plus vrai que cette assertion. L’Alchimie le prouve on ne peut mieux, car ses phases expérimentales démontrent cette grande vérité. N’est-ce point, en effet, les « mêmes manipulations » qui expliquent tour à tour la Création des mondes, les Apparitions, l’Energie vitale, la Chute d’Adam, la Faute originelle, les Transmigrations de l’âme, le Lévitation, les Réincarnations, la Résurrection de la chair, le Salut général, etc. Ce point n’est-il pas déjà étonnant en lui-même, qu’on puisse expliquer tant d’idées si « diverses » par une seule et même opération du Grand Œuvre ?
C’est là qu’on s’aperçoit que la Science de Dieu est une, simple et immuable. Aussi, quand on veut se donner la peine de méditer sur tous ces problèmes, dans le calme et la solitude, on reste confondu devant tant de grandeur et de simplicité.
Oui, Tout est dans Un, puisque Tout s’explique par une même opération ; oui, Un est dans Tout puisqu’il est compris dans les rouages qui forment la grande Unité Totale et que ce Un individualisé est semblable au Tout. Dès lors, qui ne pourrait associer tous ces faits macrocosmiques et microcosmiques à la grande idée d’Hermès : « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour accomplir les miracles d’Une Seule chose ».
Tout est lié intimement, la vérité est Une. Nulle autre Science que l’Alchimie ne pouvait démontrer expérimentalement le point philosophique de cette Unité Universelle. Aussi, quand on réalise exactement ce que représente cette grande chaîne d’union qui relie le haut et le bas, le ciel et la terre… peut-on encore parler de Miracles, lorsqu’il s’agit de phénomènes semblant contraires aux lois connues ? L’Alchimie répond « non », car le moindre écart à la loi opérative fait rater l’expérience et renvoie au chaos.
Bien amicalement.

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Re: Les couleurs de l'oeuvre

Message  Montaléchel le Sam 27 Déc 2008, 11:40

En effet, Henri, j’ai fortement synthétisé certains aspects scientifiques, pour sauter au plus vite aux conclusions relatives aux couleurs de l’œuvre, en essayant néanmoins de ne pas trahir les concepts de base. Voici donc quelques compléments qui pourraient faciliter la lecture de mon texte.

Les valeurs annotées avec des exposants sont ce qu’on appelle des « puissances de dix » ; elles facilitent l’écriture des grands nombres. Dix au carré (10²), c’est 10 x 10, donc 100. Dix au cube (10³), c’est 10 x 10 x 10, donc 1000. Dix exposant 4, ou dix élevé à la quatrième puissance, c’est 10 x 10 x 10 x10, soit 10.000. Et ainsi de suite. On observe vite que le nombre porté en exposant correspond au nombre de zéros après le 1. La logique est la même vers les nombres plus petits : 101 vaut 10, et 100 vaut 1, mais on n’emploie évidemment pas ces notations ; par contre, les exposants négatifs sont utiles pour noter des fractions d’unité : 10-1 vaut 1/10, soit 0,1 ; 10-2 vaut 0,01, et 10-5 vaut 0,00001. Constatons que l’exposant négatif indique le nombre de zéros précédent le 1. Donc, quand on écrit que l’univers était âgé de 10-35 s, cela signifie que depuis l’origine du temps (l’instant zéro) s’était écoulée 0,00000000000000000000000000000000001 seconde. Ce qui est peu, et pourtant énorme dans ces conditions primordiales.

La phrase que tu mets en citation veut dire ceci : ce que nous appelons le vide (absence de matière) n’est pas réellement vide parce que de l’énergie y réside. Enormément d’énergie. Tellement d’énergie que de la matière va apparaître, car, en vertu de la célèbre formule d’Einstein E = Mc², l’énergie est convertible en matière et vice versa (E représente l’Energie, M représente la Matière, et c représente la vitesse de la lumière, ici portée au carré). Donc, la valeur (limite) de la vitesse de la lumière, multipliée par elle-même (qu’on note c²) est le facteur de conversion permettant de transmuter la matière en énergie et l’énergie en matière. Ceci devrait inspirer les aspirants alchimistes, car c’est ce que fait la Nature en permanence : dans le vide (qu’on appelle « vide quantique »), dès qu’il y a place, l’énergie produit deux particules symétriques : l’une faite de matière, l’autre faite d’antimatière ; mais comme deux particules symétriques qui se rencontrent s’annihilent pour produire de l’énergie, si les deux jeunes particules à peine créées rentrent en contact (c’est très fréquent), elles s’annihilent mutuellement et se retransforment en énergie, ce qui permet le recommencement d’un nouveau cycle, mais de ce dégagement d’énergie peut s’échapper un photon, cette minuscule onde/particule porteuse de lumière et d’information. Même si mes explications sont encore fort succinctes, on entrevoit l’importance qu’a la lumière dans le processus de création de l’univers, et l’importance qu’elle a encore aujourd’hui dans la transmission de l’information au sein de la matière. Ceux qui ont lu Coton-Alvart percevront l’importance de ces aspects.

Quant aux couleurs de la lumière, celles-ci traduisent en fait des longueurs d’ondes. Pour faire bref, au plus il y a de l’énergie (= de la chaleur, du mouvement, de l’agitation), au plus l’onde qui la transporte est courte. Et à chaque longueur d’onde correspond une couleur : le bleu signalant des ondes plus courtes que le vert, le jaune, ou le rouge. Le dégradé d’un arc-en-ciel exprime bien l’étalement des longueurs d’ondes, et des niveaux d’énergie qui y sont associés.

Signalons encore ce surprenant parallélisme : de même que la Materia Prima n’est pas révélée, bien que les physiciens du cosmos parviennent, par calculs et déductions, à « remonter le temps » jusqu’au tout début de l’univers, jusqu’à une infime fraction de seconde après le début de l’univers, ils échouent à décrire l’instant initial proprement dit, lequel échappe à l’exploration matérielle à cause de l’intensité des puissances qui y règnent. Il nous reste inconnaissable.

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Re: Les couleurs de l'oeuvre

Message  Sakapus le Dim 03 Oct 2010, 10:43

Bonjour,

Garfield a écrit:La première couleur qui apparaît est le noir, les alchimistes se sont beaucoup étendus sur cette couleur parce que c'est elle qui indique que l'œuvre est dans la bonne voie. Cette noirceur est appelée souvent putréfaction et elle apparaît dans Solve.
La couleur noire est la marque du régime de Saturne, soit le second.
Un nombre varié et important de couleurs est visible dès le premier oeuvre ou régime de Mercure.

Henri Schersch a écrit:Notons que la couleur verte, celle de la végétation, est aussi très présente dans l’élaboration du grand-oeuvre. Mais beaucoup plus dans les livres que dans le ballon, apparemment. Studieux
Difficile à mon sens d'aller au blanc sans passer par le vert de la végétation.
Le vert apparait parfois aussi au cours du régime de Mercure.

Pour ce qui est du Fiat Lux, on peut le situer au commencement du régime Mercure si l'on considère que nos imbibitions ignées ne sont autre que des additions successives de lumière.
On quitte dès lors la phase chimique de l'Oeuvre pour aborder sa phase alchimique.

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Re: Les couleurs de l'oeuvre

Message  pluviose le Mar 05 Oct 2010, 10:20

Je vous lis tous avec grand intérêt mais l'alchimie me paraît encore bien obscure.

Sakapus a écrit:La couleur noire est la marque du régime de Saturne, soit le second
Pourquoi second ? Il y a donc un premier régime ? Qu'est-ce qu'un régime ?
La couleur noire n'est-elle pas la première couleur qui indique que l'œuvre est dans la bonne voie ? Scratch

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Re: Les couleurs de l'oeuvre

Message  Sakapus le Mar 05 Oct 2010, 11:53

Bonjour,

pluviose a écrit:Je vous lis tous avec grand intérêt mais l'alchimie me paraît encore bien obscure.
Je vais développer cet aspect plus en détail dans un nouveau sujet.

pluviose a écrit:Pourquoi second ? Il y a donc un premier régime ? Qu'est-ce qu'un régime ?
Le premier régime est celui de Mercure.
Un régime est composé d'opérations permettant l'évolution de la matière d'un état vers un autre.

pluviose a écrit:La couleur noire n'est-elle pas la première couleur qui indique que l'œuvre est dans la bonne voie ? Scratch
Le noir en un signe important mais d'autres couleurs paraissent avant.

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Re: Les couleurs de l'oeuvre

Message  pluviose le Mar 05 Oct 2010, 12:36

Merci Sakapus.
Sakapus a écrit:Le noir en un signe important mais d'autres couleurs paraissent avant.
Ah bon ! J'ai lu quelques auteurs dont Fulcanelli qui disaient que la couleur noire était la première couleur !?! Scratch
Enfin, je ne sais pas, je suis débutant...

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Re: Les couleurs de l'oeuvre

Message  Sakapus le Mar 05 Oct 2010, 13:10

Voici un extrait de texte qui devrait t'éclairer :

« C'est pourquoi je dis que tout intervalle de temps depuis la première ignition jusqu'à la noirceur est le régime de Mercure ; du Mercure philosophique, qui opère seul pendant tout ce temps, son compagnon restant mort jusqu'au moment propice. Et cela, personne ne l'a dévoilé avant moi. » Eyrénée Philalèthe, l'Entrée ouverte au palais fermé du Roi, chapitre 24, paragraphe 2.

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Re: Les couleurs de l'oeuvre

Message  Nelly Foulcat le Ven 30 Déc 2011, 13:07

Fulcanelli dans son ouvrage "Les Mystères des Cathédrales" – partie "Paris", chapitre III, nous entretient de l'importance de la couleur noire dans la réalisation du Grand Œuvre. En voici l'extrait :
Qu’il nous soit permis de nous arrêter un instant sur l’hiéroglyphe du Corbeau, parce qu’il cache un point important de notre science. Il exprime, en effet, dans la cuisson du Rebis philosophal, la couleur noire, première apparence de la décomposition consécutive à la mixtion parfaite des matières de l’Oeuf. C’est, au dire des Philosophes, la marque certaine du succès futur, le signe évident de l’exacte préparation du compost. Le Corbeau est, en quelque sorte, le sceau canonique de l'Oeuvre, comme CheminCroisé l’étoile est la signature du sujet initial.

Mais, cette noirceur que l’artiste espère, qu’il attend avec anxiéte, dont l’apparition vient combler ses voeux et le remplir de joie, ne se manifeste pas seulement au cours de la coction. L’oiseau noir paraît à diverses reprises, et cette fréquence permet aux auteurs de jeter la confusion dans l'ordre des opérations.

Selon Le Breton, "il y a quatre putréfactions dans l’Oeuvre philosophique. La première, dans la première séparation ; la seconde, dans la première conjonction ; la troisième dans la seconde conjonction, qui se fait de l’eau pesante avec son sel ; la quatrième, enfin, dans la fixation de soulphre. Dans chacune de ces putréfactions, la noirceur, arrive."

Nos vieux maîtres ont donc eu beau jeu pour couvrir l’arcane d’un voile épais, en mélangeant les qualités spécifiques des diverses substances, au cours des quatre opérations qui manifestent la couleur noire. Aussi devient-il très laborieux de les séparer et de distinguer nettement ce qui appartient à chacune d’elles.

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Re: Les couleurs de l'oeuvre

Message  i maestri cantori le Mer 04 Avr 2012, 23:29

Alchimie Spirituelle - Février 1913
extraits de "Franc-Maçonnerie et Catholicisme", de Max Heindel

Lorsque nous exposons un morceau de fer à l'action de l'air, l'oxygène contenu oxyde le fer et finit par le désintégrer. Ce résultat est communément appelé la rouille; Le sang vient au contact de l'air avec les poumons, et tout comme l'aiguille est attirée par l'aimant, l'oxygène de l'air aspiré se combine avec le fer que contient le sang; il se produit un phénomène de combustion qui ressemble à la formation de la rouille, ou oxydation, que nous observons quand le fer a été exposé à l'air.
.........................
Ainsi, la vibration spirituelle produite par la combustion de l'oxygène et du fer dans nos corps physiques, passe au dehors et colore nos véhicules invisibles suivant leur puissance vibratoire;
les vibrations basses sont rouges, d'autres plus hautes sont jaunes, et les plus élevées sont bleues.
.........................
Celui-ci (l'Esprit) est la flamme qui alimente le feu intérieur en produisant l'essence spirituelle qui s'exhale de toutes les créatures à sang chaud...
.........................
Une aura rouge sombre a la couleur du feu brûlant très lentement, elle indique une nature passionnée. A un échelon un peu plus élevé, la couleur dominante est le jaune de l'intelligence, mélangé au rouge de la passion, ce qui donne une teinte orange... Ainsi, en obéissant consciemment ou inconsciemment à l'esprit altruiste du Christ dont les vibrations produisent la couleur jaune, cette couleur se mélange avec le rouge et l'efface graduellement. L'auréole devient dorée comme celle que les artistes clairvoyants du moyen âge ont mise sur la tête des saints.
.........................
Mais lorsque ce résultat à été obtenu, le plus haut fait de l'alchimie a été accompli. Le vil métal a été changé en or, le merveilleux alliage de la Mer d'Airain a été extrait des scories de la terre. ll ne reste plus qu'à "retirer les bondes" et laisser le merveilleux liquide s'écouler...
.........................
Le Christ s'est libéré sur la croix par les centres spirituels situés aux endroits où l'on dit que les clous ont été plantés, et ailleurs. Celui qui sait préparer la Mer d'Airain est instruit par le Maître sur la manière de retirer les bondes et de prendre son essor vers les sphères supérieures ou, comme on dit en Maçonnerie, de "voyager dans les pays étrangers".
.........................

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Re: Les couleurs de l'oeuvre

Message  VillaChicoubis le Mer 11 Avr 2012, 19:20

Apocalypse version Bible de Jérusalem :


« 1 Et ma vision se poursuivit. Lorsque l'Agneau ouvrit le premier des sept sceaux, j'entendis le premier des quatre Vivants crier comme d'une voix de tonnerre : "Viens !" 2 Et voici qu'apparut à mes yeux un cheval blanc ; celui qui le montait tenait un arc ; on lui donna une couronne et il partit en vainqueur, et pour vaincre encore. 3 Lorsqu'il ouvrit le deuxième sceau, j'entendis le deuxième Vivant crier : "Viens !"4 Alors surgit un autre cheval, rouge-feu ; celui qui le montait, on lui donna de bannir la paix hors de la terre, et de faire que l'on s’entrégorgeât ; on lui donna une grande épée. 5 Lorsqu'il ouvrit le troisième sceau, j'entendis le troisième Vivant crier : "Viens !" Et voici qu'apparut à mes yeux un cheval noir ; celui qui le montait tenait à la main une balance...


Les couleurs en Alchimie sont celles des cavaliers de l'Apocalypse, ceux qui amènent avec eux : La révélation ...


celui qui voit le blanc a avec lui Keter la Couronne : Symbole du franchissement de la première ascension

celui qui voit le rouge a avec lui l'épée de la puissance en son âme

et celui qui voit le noir va bientot être prêt pour la balance : Le jugement.


L'Apocalypse, guide de la Révélation par excellence qui sert à cadrer l'esprit durant l'expérience animique, est très Alchimique quand on sait le lire au plus près... Donc, rien à voir avec l'annonce de la fin du monde... Quoique parfois c'est son monde à soi qu'on voit s'écrouler....

'Faut se rapprocher de Zacharie n° 06, La Huitième vision : "Les Chars", et mettre en parallèle avec la vision du "char de Yahvé" made in Ezechiel... pour comprendre que la vision de nombreux prophètes cadre avec celle de St Jean comme si tout ce monde-là avait un peu vu la même chose en noir, rouge et blanc....

Bien à vous tous.

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Re: Les couleurs de l'oeuvre

Message  Nelly Foulcat le Mar 07 Aoû 2012, 15:38

Les Anciens mentionnaient, dans leurs ouvrages, plusieurs couleurs telles le noir, le blanc, le jaune, le rouge, le vert et ainsi de suite pour éviter que le lecteur ordinaire comprenne leur signification. Seul l'Artiste éclairé pouvait décoder de quoi il s'agissait.

Voici un long extrait tiré de l'ouvrage intitulé "La seule vraie voie" ou "Un traité pratique, bon, et utile, indiquant le Chemin de Vérité" ("The Only True Way - Or - An Useful, Good, And Helpful Tract, Pointing Out The Path Of Truth") écrit par un auteur anglais anonyme en 1677 :
.
Therefore, I would again and again exhort you not to believe them when they tell you that you must have or take a black substance, or that the substance turns black, white, and red in the course of the chemical process. The black colour was suggested to them by the fact that the substance or essence at first mingles with a brilliant material fire, by which a liquid is separated from the essence in the form of a certain black fume. This black fume the ancients called the Black Raven, and the essence they denominated the Raven's Head. This separation you should carefully observe. From it the ancients learned that the separation of natural substances is nothing but a natural defect of the heating process. This, again, suggested to them the consideration that those essences that had been imperfectly heated by Nature, might be aided in a natural manner by ordinary fire, and that thus the essences which are still combustible, and their liquids (which the ancients invidiously called mercury) being black when they are separated from the essence, might be perfected by art, and the essences guarded against combustion by their liquid, and the liquid rendered incapable of being separated from the essence. This the ancients called "our sulphur." For after this preparation the essence is no longer vegetable or animal, but by the perfection of its heating it has become a mineral essence, and is therefore called sulphur; the essence is nothing but an elementary fire, and its liquid, which is guarded against combustion, is true elementary air, and, because air is naturally warm and moist, it is called mercury by those jealous ancients. Air contains in itself the nature of fire, and elementary fire, again, contains within itself the nature of air: thus, by the union of their common elements, a true amalgamation of the two can take place. Such are the material fire and water which we see. These material elements are nothing but an aid to the essences of the elements by which they can be naturally reduced to the highest degree. This gradation is the only true Alchemy, and there is none beside. The pseudo-alchemy of our modern charlatans is mere waste of money and time.
[…]
The coction of the mineral substances is the most perfect of all, because in them the metallic liquid is more closely united (by coction) to its elementary fire. Hence metals are better able to resist common fire than the vegetable and animal substances. When a metal is placed in the fire, it does not burn with a bright flame like wood; for the liquid of wood is not so completely joined (by coction) to its essence, as the liquid of metals is to its essence. The union of the liquid with the essence is not metallic, but vegetable, for which reason the latter is consumed with a black smoke, when, by a higher degree of coction, the vegetable has been transmuted into a metallic essence, it no longer gives out a black smoke in common fire, but a white smoke, as you may see when imperfect metals are melted in the fire. That is why the Ancients said that you must first make the substance black before you make it white, i.e., it must first give out a black smoke before it gives out a white. Again they say: You must first make it white before you make it red. To make red is to make perfect, because gold and silver have been rendered perfect by coction, their essence being fully united to their liquid, and changed into pure fire.
Donc, je vous exhorte encore et encore à ne pas les croire lorsqu'ils vous disent que vous devez avoir ou prendre une substance noire, ou que la substance devient noire, blanche et rouge au cours du processus chimique. La couleur noire leur a été suggérée par le fait que la substance ou l’essence se mélange d’abord grâce à un intense feu matériel, grâce auquel un liquide est séparé de l’essence sous forme d’une sorte de vapeur noire. Cette vapeur noire, les anciens l’ont appelée le Corbeau Noir, et l’essence, ils l’ont dénommée la Tête du Corbeau. Cette séparation, vous devriez l'observer avec attention. Les anciens en ont appris que la séparation de substances naturelles n’est rien d'autre qu’un défaut naturel du processus de réchauffement. Ceci, à son tour, leur a suggéré l'idée que ces essences qui avaient été imparfaitement réchauffées par la Nature, devaient être aidées de façon naturelle par du feu ordinaire, et qu’alors les essences, qui sont toujours combustibles, et leurs liquides (que les anciens ont désobligeamment appelé Mercure), noirs lorsqu'ils sont séparés de l’essence, pouvaient être perfectionnées artificiellement, les essences étant préservées de la combustion par leur liquide et le liquide étant en retour incapable d'être séparé de l’essence. C'est ce que les anciens ont appelé « notre soufre ». Car après cette préparation l’essence n’est plus végétale ni animale, mais par la perfection de son réchauffement, elle est devenue une essence minérale, et est donc appelée soufre ; l’essence n’est rien d'autre qu’un feu élémentaire, et son liquide, qui est protégé contre la combustion, est le vrai air élémentaire, et, parce que l’air est naturellement chaud et humide, il est appelé mercure par ces anciens envieux. L’Air contient en lui-même la nature du feu, et le feu élémentaire, à son tour, contient en lui-même la nature air : ainsi, par l’union de leurs éléments communs, un vrai amalgame des deux peut avoir lieu. Tels sont le feu et l’eau matériels que nous voyons. Ces éléments matériels ne sont rien d'autre qu’une aide aux essences des éléments par laquelle ils peuvent naturellement être résumés à leur plus haut niveau. Cette élévation progressive est la seule vraie Alchimie, et il n’y a en a pas d'autre. La pseudo-alchimie de nos charlatans modernes est du simple gaspillage d'argent et de temps.
[...]
La coction des substances minérales est la plus parfaite de toutes, parce qu'en elles le liquide métallique est plus étroitement uni (par coction) à son feu élémentaire. Par conséquent, les métaux sont mieux capables de résister au feu ordinaire que les substances végétales et animales. Quand un métal est placé dans du feu, il ne brûle pas avec une flamme brillante comme le bois ; parce que le liquide du bois n’est pas aussi complètement joint (par coction) à son essence que le liquide des métaux l'est à son essence. L’union du liquide avec l’essence n’est pas d'ordre métallique, mais végétal, pour la raison que ce dernier se consume avec une fumée noire, alors que, à un plus haut niveau de coction, le végétal se transmute en une essence métallique, ne donne plus de fumée noire dans un feu ordinaire mais une fumée blanche, comme vous pouvez le voir lorsque des métaux imparfaits sont fondus dans du feu. C’est pourquoi les Anciens disaient que vous devez d’abord rendre la substance noire avant que vous ne la rendiez blanche, c’est-à-dire qu'elle doit d’abord produire une fumée noire avant d'en produire une blanche. Aussi disaient-ils : Vous devez d’abord la rendre blanche avant de la rendre rouge. Rendre rouge, c'est rendre parfait, parce que l’or et l’argent ont été rendus parfaits par coction, leur essence étant complètement unie à leur liquide et changée en feu pur.

Nelly Foulcat

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Re: Les couleurs de l'oeuvre

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