Sur le seuil...observer la nature du réel.

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Sur le seuil...observer la nature du réel.

Message  kunlun le Dim 29 Aoû 2010, 02:01

Bonjour à tous

Il appartient à celui qui souhaite s'emparer du feu sacré ici bas, de laisser tout les concepts et croyances lues ou entendues.

L'alchimiste est un guerrier dans l'âme, la tiédeur ne sied pas à l'alchimiste.

Le courage réel est dans le face à face avec soi même, sans concessions. (Par étapes bien sur...)

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Comment s'approche t'on de la nature ?
Zhuang Zi répond à son disciple :

"En se tenant seul, debout, sans bouger, observant tous les changements qui se produisent en permanence et à l'infini".

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Il est fondamental de connaitre un moyen permettant d'entrer à l'intérieur de soi afin d'observer, en laissant tout les concepts à la porte, notre nature.
Voici une approche éprouvée qui ne fait appel à aucune croyances et qui de surcroît est bénéfique à la santé,( comme le sont d'ailleurs toutes les techniques véritablement efficaces par le fait tout simplement, qu'elles favorisent la Vie en nous).

1er temps

Pour pratiquer correctement la méditation, il est nécessaire d'apprendre à s'assoir correctement.
Méditer sur une chaise, ne peut pas réellement conduire très loin.

Bien sur au départ, cela peut sembler difficile, il faut persévérer.

Seiza (posture assise correcte) au sol s'assoir genoux pliés les ischions en contact avec les talons. Persévérez, ça vaut le coup !

Une fois cette étape à peu prés correctement réalisée, fermez les yeux et inspirez par le sommet du crane en suivant avec l'attention, comme si le souffle descendait le long de la colonne, jusqu'au sacrum, à l'expir, l'attention et le souffle remonte du sacrum jusqu'en haut du crâne.
Commencez 5 min puis 10 etc... résultats positifs et très clairs !

Avec une telle approche, il est possible d'apprendre à faire face à la réalité au delà de toutes croyances.

Soyez de vrais alchimistes, ne croyez pas ce que l'on vous dit mais faites l'expérience et tirez vos conclusions (avec ça ou autres choses, cestvousquivoyez), c'est comme cela que l'on crée son propre chemin et les moyens de sa libération.

Dans un temps x, mais pas forcément aussi long que ce que l'on peut penser habituellement, il est possible d'observer :

ici je livre mon expérience

Dans le corps, des "éléments" sont "tournés" vers le haut alors que d'autres sont "tournés" vers le bas.

Certains sont tournés vers le haut alors qu'ils devraient être tournés vers le bas et inversement, et c'est....la maladie...(plus ou moins gênante...) ou disons plus justement, ANoMALIeS.

Le travail et le secret est bien là, ramener les éléments qui doivent être tournés vers le bas, vers le bas, et ceux qui doivent être tournés vers le haut, vers le haut.

C'est ainsi que l'on obtient un état de parfait équilibre entre Terre et Ciel et en travaillant encore, un parfait équilibre avec tous les couples d'opposés de l'univers.

Au delà, quelque chose prend naissance, mais sa nature élevée, ne permet pas que l'on en parle.
Cette réserve, n'est pas morale, mais, sa nature dépasse l'entendement et sa transformation incessante la rend insaisissable.
Un vide plein.



Bien à vous Kunlun


PS: Je vous aime bien tous à priori.
Chacun à sa valeur, mais parfois les échanges autours de l'alchimie manquent de gentillesse et de bienveillance, et c'est dommage, pour tous.
C'est pourquoi, je suis obligé de prendre régulièrement mes distances, ne souhaitant pas dilapider mon énergie dans des joutes dénués d'intérêts et qui proviennent d' un parcours "alchimique" encore confus.







Très heureux Très heureux Très heureux Très heureux Très heureux Très heureux Très heureux Très heureux Très heureux Très heureux Très heureux Très heureux Très heureux Très heureux Très heureux Très heureux Très heureux Très heureux Très heureux Très heureux Très heureux Très heureux

kunlun

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Re: Sur le seuil...observer la nature du réel.

Message  Aube-Aurore le Dim 29 Aoû 2010, 08:09

Bonjour Kunlun ! Ensoleillé

Je lis dans ton post que tu parles de méditation.
Il y a bientôt un an, je m'interrogeais déjà sur ce qu'est réellement CheminCroisé la méditation, dans ce fil (CheminCroisé), parce que je sens qu'il y a presque autant de définitions qu'il y a de gens qui en parlent. Ça pose souvent problème, parce que tout le monde ne met pas la même signification à un mot. Je pense que le même problème affecte le mot 'alchimie' : tout le monde en parle, mais chacun y associe une signification personnelle (basée sur son vécu personnel à soi) qui ne correspond pas exactement au sens qu'y met un autre interlocuteur.

Pourrais-tu apporter ton éclairage personnel au sujet de la méditation ?

Amitiés. Fleur

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Re: Sur le seuil...observer la nature du réel.

Message  pluviose le Dim 29 Aoû 2010, 08:59

Ah ! Kunlun !
"Sur le seuil...observer la nature du réel."
Il y a dans ce titre l'invitation à une démarche que je ne peux qu'approuver ! Daccord

Certes, au sujet du seuil, je ne sais pas trop où il se trouve ni pourquoi ce serait là l'endroit d'où observer...
Certes, au sujet du réel, je croyais savoir, mais maintenant, je ne sais plus trop, depuis le débat sur "CheminCroisé Qu'est-ce que le réel"...
Mais pour ce qui est d'observer la nature, là, je sais qu'il s'agit d'une attitude-clé.

Observer, s'inspirer, méditer, conduit plus sûrement aux bonnes réponses à des questionnements que de longues prises de tête.
Par comparaison avec ce que je connais, je dirais que oui, en matière de découverte de soi, de la nature de soi, et de la relation entre soi et l'univers, l'observation immobile est une phase incontournable.
A l'opposé de l'agitation trépidante de ceux qui s'affichent comme grands rénovateurs progressistes. Bienvenue


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Re: Sur le seuil...observer la nature du réel.

Message  kunlun le Dim 29 Aoû 2010, 12:42

Bonjour Aube aurore et pluviose, bonjour à tous,

Méditer c'est ce que l'on peut appeler "le retournement des sens" ou quitter la forme d'hypnose que produisent les objets extérieurs pour tourner l'attention à l'intérieur de soi.

Le véritable bénéfice se trouve dans l'éveil de l'attention, qui crée une nouvelle disponibilité vis à vis de l'environnement.

C'est un travail, mais qui en vaut la peine.

La méditation peut se réaliser allongé, assis (après l'apprentissage d'une posture correcte), aussi, debout, en marchant etc..., avec l'expérience cela devient possible.

Bien sur il existe beaucoup d'approches.
La plus féconde selon moi consiste à laisser à la porte les idées et croyances religieuses ou philosophiques et apprendre à s'assoir d'une manière correcte, fermer les yeux et observer la manière dont le corps inspire et expire.

Si cela plaît, ensuite dans une autre période, on procédera avec la "méthode indiquée plus haut".

Première étape, l'attention à la respiration.

Faites l'expérience : allongé sur le sol, les mains se posent sur le ventre.
Laisser la respiration aller naturellement et simplement en témoin vigilant, notez intérieurement "inspiration" lors de l'inspiration et "expiration" lors de l'expiration.

C'est la première étape, pratiquez 15 ou 20 minutes chaque jours et vous m'en direz des nouvelles....

Ensuite persévérez dans l'apprentissage de la posture assise et vous avez tout pour vous faire votre propre idée de ce qu'est le monde.

Pour répondre à Pluviose, "le seuil" c'est tout simplement le moment ou tu deviens capable d'un face à face avec toi même en laissant au dehors les croyances ou idées pour observer les faits, aidé en cela par une technique bien évidemment.

Il n'y a pas d'autres moyens que d'utiliser un moyen, une technique, mais celle ci "doit être" d'une part simple et d'autre part dégagée de toute agrégations philosophiques et religieuses.

Voila mon point de vue

Bien à vous Kunlun





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Re: Sur le seuil...observer la nature du réel.

Message  Charly Alverda le Mar 31 Aoû 2010, 20:06

Bonjour

Je ne comprends vraiment pas la relation que veut établir Kunlun entre l’alchimie et ce qui serait de l’ordre d’une quête avec des étapes !? Aussi, non pour le convaincre, mais pour le lecteur-passant s’intéressant au sujet je récidive dans la controverse !

La réalisation de toute oeuvre s’inscrit certes dans le temps, mais non le déclic de la conscience visualisant le processus.
Et spécialement pour le Grand Oeuvre - et la chose ne peut-être qu'unique - connaître le processus du Grand Oeuvre ne permet pas de COMMENCER l'Oeuvre, ne suffit pas à sa réalisation, à la réalisation de la Pierre qui agit dans les trois règnes de la Nature. La connaissance du processus - intellectuel donc limité - ne permet que la transmutation d'un métal en un autre, ne peut concerner que le règne métallique "particulier", ce qui ne peut que conduire à un boursouflement de l'égo (vers le bas !) ! Je nuance aussitôt, en précisant que l'obtention de médicaments par cette "voie" (vers le haut) n'est pas à dédaigner !

CITATION :
“ Il appartient à celui qui souhaite s'emparer du feu sacré ici bas, de laisser tout les concepts et croyances lues ou entendues.”

Il est justement question de laisser le Feu sEcret s’emparer de la personne pour que celle-ci disparaisse, d’où le vocable de Don de Dieu, le don du Feu, précisément en restant immobile devant les transmutations incessantes de la Nature en nous et partout à tout instant. Oui, bien sur :

“ Comment s'approche-t'on de la nature ?
Zhuang Zi répond à son disciple :

"En se tenant seul, debout, sans bouger, observant tous les changements qui se produisent en permanence et à l'infini".

(nota) Le “ E “ étant la descente de la conscience-énergie dans les trois plans de SA manifestation, je vous laisse “voir” cette conscience à l’Oeuvre dans le “ S “ et le “ A “. (sourire !)

CITATION :
Le courage réel est dans le face à face avec soi même, sans concessions. (Par étapes bien sur...)

Ce qui est face à face c’est la pensée (par Nature dualisante) avec elle-même.
Réaliser que le penseur et la pensée ne sont qu’un met évidemment fin au processus.
Évoquer des étapes, c’est affirmer la suprématie de l’égo et des “états-étapes de conscience”. L’adepte ou l’éveillé n’est plus une “personne”, il est la conscience-source des états de conscience qui s’est débarrassée de la “personnalité”.
Ains à propos “ d’expérience “ à faire :
la personne “illusoire” - parce que provisoire - n’est qu’un état de conscience encore plus provisoire qui ne peut accéder à rien d’autre (avec les sens) qu’à des expériences ! Nul chemin ne conduit à ce que nous sommes réellement.

Du point de vue des adeptes occidentaux DONT Nicolas Valois !! et Maharshi, Nisargadata, Krishnamurti, les taoïstes... ce post (dans la rubrique : Alchimie) n’a aucun sens, désolé !

CITATION :

“ Chacun à sa valeur, mais parfois les échanges autours de l'alchimie manquent de gentillesse et de bienveillance, et c'est dommage, pour tous.
C'est pourquoi, je suis obligé de prendre régulièrement mes distances, ne souhaitant pas dilapider mon énergie dans des joutes dénués d'intérêts et qui proviennent d' un parcours "alchimique" encore confus. “

La négation des pensées de l’autre n’est pas la négation de cet “autre” qui n’existe pas - selon divers éveillés, seul l’égo s’imagine pouvoir être blessé, ou blesser : quelqu'un ! et n’avoir qu’une réserve d’énergie à ne “pas dilapider” !
La seule "pratique" est celle de Zhuang Zi en observant (sans effort) la pensée, puis l’intervalle entre deux pensées - qui laisse seul apercevoir la Nature - pour que le présent soit vécu.
Ici et maintenant est le (non)lieu de passage de toute énergie, parce que l’énergie est l’autre face (pour la pensée) de la conscience.

Si Kunlun n’a pas un “ parcours "alchimique" encore confus “ comme il semble l’affirmer, je l’invite donc vivement, dans cette rubrique spécialement dédiée, à nous donner un aperçu de sa lecture de Nicolas Valois, comme il s’y était engagé de prime.

Cordialement,

C...a

Charly Alverda

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Re: Sur le seuil...observer la nature du réel.

Message  Logos le Jeu 02 Sep 2010, 16:55

Bonjour

La réalisation de toute oeuvre s’inscrit certes dans le temps, mais non le déclic de la conscience visualisant le processus.
Et spécialement pour le Grand Oeuvre - et la chose ne peut-être qu'unique - connaître le processus du Grand Oeuvre ne permet pas de COMMENCER l'Oeuvre, ne suffit pas à sa réalisation, à la réalisation de la Pierre qui agit dans les trois règnes de la Nature. La connaissance du processus - intellectuel donc limité - ne permet que la transmutation d'un métal en un autre, ne peut concerner que le règne métallique "particulier", ce qui ne peut que conduire à un boursouflement de l'égo (vers le bas !) ! Je nuance aussitôt, en précisant que l'obtention de médicaments par cette "voie" (vers le haut) n'est pas à dédaigner !

Si le processus du Grand Oeuvre se visualise avec la "lumière de nature", comment peut-on le connaître de manière uniquement intellectuelle ?

Logos

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Re: Sur le seuil...observer la nature du réel.

Message  kunlun le Jeu 02 Sep 2010, 19:28

Bonjour à tous

He oui !, et c'est bien là toute la question, il me parait inexact de faire de la voie alchimique une démarche uniquement intellectuelle.
Notons qu'en plus c'est là une déformation bien de notre siècle.

Ainsi l'on confond trop souvent et je reconnais qu'il y a là une subtilité à saisir, la représentation mentale que l'on se fait d'une chose ou d'un concept philosophique et l'expérience de la chose.

Pourtant la nuance, si elle n'est pas évidente, est de taille.
Le mental tourne en rond, et l'on bâtit sur du sable, par manque de fondations.

Dans l'alchimie, il convient d'engager le corps et l'esprit unifié, mais aussi son énergie vitale.
Donc cela passe forcément par un apprentissage afin "d'éveiller" notre sensibilité à la réalité factuelle de notre dimension énergétique, puis de reconnaitre et localiser sa source ou le foyer central dans le corps.

La lecture peut nous inspirer, mais ce qui importe réellement, c'est de trouver les moyens.

Par ailleurs, sur le point particulier de "la révélation", je pense qu'il n'y a pas vraiment de révélation tel un éveil total, une révélation une fois pour toute, mais que cheminant, nous parviennent des révélations.

Afin tout simplement de préserver notre intégrité psychologique et nerveuse.
Pour moi, l'information ( dans ce cas de figure) est intrinsèquement lié à l'énergie.
De l'énergie informationnelle, dont nous sommes tous à chaque instant "bombardés" à notre insu.
Le fameux flux du ciel qui descend sur la terre et dont il est possible de faire l'expérience, voir dans le meilleur des cas de cuire (comme les Frère de la rosée cuite n'est ce pas ?).

(Charly, si j'ai parlé de voie alchimique encore confuse cela ne s'adressait pas à vous, car vous êtes un interlocuteur courtois, mais à des attitudes et propos volontairement blessants ou rabaissants qui manquent un peu de cœur, et que je trouve dommage).

En orient on dit que le véritable enseignement se fait de cœur à cœur (kokoro).





Très heureux

Au plaisir de vous lire... Kunlun

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Re: Sur le seuil...observer la nature du réel.

Message  Charly Alverda le Ven 03 Sep 2010, 04:12

Bonjour à tous

Logos écrit : “ Si le processus du Grand Oeuvre se visualise avec la "lumière de nature", comment peut-on le connaître de manière uniquement intellectuelle ?

Et Kunlun renchérit : “ He oui !, et c'est bien là toute la question, il me parait inexact de faire de la voie alchimique une démarche uniquement intellectuelle.
Notons qu'en plus c'est là une déformation bien de notre siècle.”

Bien ! Je ne sais vraiment pas écrire ! Que mes posts suggèrent que “ la voie alchimique soit une démarche uniquement intellectuelle. “ me laisse pantois.

Remettons sur le métier ! Le processus du G. O. se connait intellectuellement, par raisonnement et par les livres (oubliez Fulcanseliet !). Et ce qui apparaît alors par la connaissance de ce processus - à la lecture de Valois et du Cosmopolite par exemple - c’est l’inconnue de l’équation : la “ clef “ ou Feu secret nécessaire à la toute PREMIÈRE opération qui est la dissolution d’un “ chaos “ pour le rendre “ philosophique “.

« Notre acier est la vraie clef de notre œuvre, sans lequel le feu de la lampe ne peut être allumé par aucun artifice : c'est la minière de l'or, l'esprit pur entre tous par excellence, un feu infernal, secret en son genre, extrêmement volatil, le miracle du monde, l'assemblage harmonique des vertus des êtres supérieurs dans les êtres inférieurs. C'est pourquoi le Tout – Puissant l'a marqué de ce signe notable par lequel la nativité fut annoncée en Orient et ils le regardèrent, émerveillés et ils reconnurent qu'un roi sérénissime venait de naître dans le monde. » Philalèthe

Pour être juste, un DES Fulcanelli (c’est là le problème !) a bien précisé :

“ Considérée au point de vue de son action chimique sur les substances des trois règnes, la mort est nettement caractérisée par la dissolution intime, profonde et radicale des corps. C'est pourquoi la dissolution, appelée mort par les vieux auteurs, s'affirme comme étant la première et la plus importante des opérations de I'OEuvre, celle que l'artiste doit s'efforcer de réaliser avant toute autre. Celui qui découvrira l'artifice de la véritable dissolution et verra s'accomplir la putréfaction consécutive, aura en son pouvoir le plus grand secret du monde. Il possédera également un moyen sûr d'accéder aux sublimes connaissances. Tel est le point important, ce pivot de l'art, suivant l'expression même de Philalèthe, que nous désirions signaler aux hommes de bonne foi, aux chercheurs bénévoles et désintéressés. “

Le “ plus grand secret du monde “ ! On peut s’interroger sur la nature d’une pratique, sans ce secret, on ne peut faire que “ mille brouilleries “ comme dit Flamel.

Ce “ fameux flux du ciel qui descend sur la terre et dont il est possible de faire l'expérience, voir dans le meilleur des cas de cuire (comme les Frère de la rosée cuite n'est ce pas ?) “, Kunlun dixit, intellectuellement n’est pas non plus difficile à concevoir, on l’appelle " prana " dans d’autres traditions.
Ce qui est de l’ordre de la Révélation, c’est justement la fabrication de cet “ l’Aimant des Sages “ pour capter cette énergie sans lequel on ne peut COMMENCER à “oeuvrer”, et c’est ainsi que l’on peut qualifier l’alchimie en terme “d’agriculture céleste”.

Il faut sans cesse rappeler que le but de l’alchimie n’est pas la tranmutation des métaux mais l’obtention de la Pierre philosophale, ce qui n’est pas à la portée du premier velu ! Car l’alchimie n’a rien à voir avec la métallurgie ou une hyperchimie, contrairement à ce qu’une incompréhension - de tous âges - laisserait croire. En effet, utiliser cette “énergie” SPÉCIFIÉE (dans la terre) ne peut que conduire à une pratique néo-métallurgique, la science des “particuliers” et ne permet pas de sortir du règne minéral.
Faire des particuliers avec la “teinture “ des métaux est compréhensible intellectuellement et permet une pratique (avec ses tâtonnements) immédiate, mais il ne faudrait pas croire qu’en habillant cette pratique du langage “fleury” des alchimistes on soit en alchimle. C’est ce qu’ont fait, sans doute de bonne foi, les Fulcanelli, Canseliet, Caro, Guasco...

Comme le rappelait Bernard Husson à propos de l’ouvrage “ LUMIERE MERCURIELLE ou FEU lumineux, nouvellement rallumé à l'intention des alchymistes découragés, par un ami bien connu, mais dont je tairai le nom. L'an du Christ 1680 - Augsburg “ :

“ Il est rare de trouver ailleurs l'avertissement précis qui distingue expressément l'alchimie de la chimie : « Tu n'accompliras pas ton oeuvre uniquement au moyen d'une substance palpable. "

La pierre est dite philosophale, et non philosophique, parce qu’elle est pure lumière - non spécifiée - coagulée à tel point (d’où son nom de pierre) qu’elle soit palpable, et utilisable dans les TROIS règnes de la nature. L’alchimie des Rose-Croix est la plus “ charitable “ - parce que c’est la dernière formulation - elle enseigne que le corps vient de la terre, l’esprit des étoiles et l’âme de “ Dieu “. Utiliser cette énergie en ne “ voyant “ que la dimension céleste et terrestre est... la pierre d’achoppement.

Kunlun écrit : “ Dans l'alchimie, il convient d'engager le corps et l'esprit unifié, mais aussi son énergie vitale.
Donc cela passe forcément par un apprentissage afin "d'éveiller" notre sensibilité à la réalité factuelle de notre dimension énergétique, puis de reconnaître et localiser sa source ou le foyer central dans le corps. ”

Corps, esprit, énergie vitale, quelle bizarre trilogie ! Outre qu’il mélange allégrement le microcosme de la Pierre avec celui du corps humain, j’aimerais qu’il nous dise où dans Valois, ou d’autres alchimistes, il a pu trouver de tels concepts d'apprentissage ! ?
L’étudiant en alchimie sait que la matière et l’esprit sont UN, la matière est une coagulation incessante de l’esprit universel et celui-ci opère une dissolution constante de celle-là. Cela s’apprend dans les livres, il n’y a pas forcément de “révélation” à ce sujet, mais le premier alchimiste n’avait pas d’autre livre que celui de la nature (naturante) !
Oui les livres sont “charitables” et si “ La lecture peut nous inspirer... ce qui importe réellement, c'est de trouver les moyens “.
Trouver LE moyen, car c’est la compréhension de “ ce qui est au milieu” dans son double mouvement de descentes et remontées incessantes qui importe pour mettre un pied en alchimie.

L’analogie est bien sur possible avec la conscience humaine, c’est le pas que franchit Marcelle Sénard dans son maître livre : Le Zodiaque :

“ Ostannès, alchimiste persan légendaire écrit :

« Dis-nous comment ce qui est supérieur descend vers ce qui est inférieur et comment ce qui est le plus bas monte vers ce qui est le plus haut, comment ce qui est au milieu s'approche de ce qui est en bas et de ce qui est en haut (de telle sorte) qu'ils se rencontrent et s'unissent par leur rapport avec ce qui est au milieu ; comment les eaux bénies descendent d'en haut pour rechercher les morts qui, à l'intérieur de l'Hadès, gisent de tous côtés, enchaînés, accablés, dans les ténèbres et dans l'ombre; comment le remède de la vie vient à eux et les éveille, les tirant de leur sommeil afln qu'ils entrent en sa possession. »
Cléopâtre leur répond : « Les eaux en les envahissant éveillent les corps et les esprits prisonniers et impuissants... Peu à peu, ils se développent, croissent, se revêtent de teintes multicolores et resplendissent comme les fleurs au printemps.

Ainsi selon l'alchimiste, «ce qui est au milieu », c'est-à-dire la conscience, est l'instrument du salut universel et celui de sa propre divinisation. Celle-ci s'accomplit « comme croissent les fleurs », processus naturel du développement et de l'exaltation de l'Énergie originelle. “

Le texte évoque précisément le processus alchimique :

“ Ostanès et ses compagnons dirent à Cléopâtre « En toi est caché tout le mystère étrange et terrible. Eclaire-nous, en répandant ta lumière au loin sur les éléments. Dis-nous comment le plus haut descend vers le plus bas, et comment le plus bas monte vers le plus haut; comment l’élément moyen s’approche du plus élevé, pour arriver à s’unifier avec lui, et quel est l’élément qui agit sur eue; comment les eaux bénies descendent d’en haut pour visiter les morts étendus, enchaînés, accablés dans les ténèbres et dans l’ombre, à l’intérieur de l’Hadès; comment le remède de vie leur parvient et les éveille, en les tirant de leur sommeil, dans leur séjour particulier; comment pénètrent les eaux nouvelles, produites au commencement de l’alitement et pendant sa durée, et venues par l’action du feu. La nuée les soutient: elle s’élève de la mer, soutenant les eaux.

Or, les philosophes considérant les choses ainsi manifestées sont remplis de joie. Et Cléopâtre leur dit: « Les eaux en arrivant réveillent les corps et les esprits emprisonnés et impuissants. « En effet, dit-elle, ils sont de nouveau accablés; et de nouveau ils seront renfermés dans l’Hadès. Mais peu à peu ils se développent, remontent, revêtent des couleurs variées et glorieuses, comme les fleurs au printemps; le printemps lui-même est joyeux et se réjouit de leur beauté.

Or, je vous le dis, à vous qui êtes des gens sensés: les plantes, les éléments, les pierres, lorsque vous les enlevez de leurs places (naturelles) paraissent en état de maturité. Ils ne le sont pas cependant, avant que tout n’ait subi l’épreuve du feu. Lorsqu’ils auront revêtu la gloire qui vient du feu, et la couleur éclatante (qui en résulte), alors se manifestera leur gloire cachée, la beauté tant cherchée et la transformation divine produite par la fusion. Car ils sont nourris dans le feu, comme l’embryon, nourri dans le ventre de la mère, s’accroît peu à peu. Lorsque le mois réglementaire, approche, (l’embryon) n’est pas empêché de venir au jour. C’est ainsi que procède cet art admirable. Les vagues et les flots successifs désagrègent les produits dans l’Hadès, dans le tombeau, où ils sont déposés. Mais lorsque le tombeau aura été ouvert, ils remonteront de l’Hadès, comme l’embryon sort du ventre (de sa mère).

Les philosophes, contemplant la beauté de leur œuvre comme la tendre mère (contemple) le fruit de ses entrailles, cherchent alors (comment ils la nourriront); de même que la mère, pour son enfant. C’est là ce que cet art accomplit en employant au lieu de lait les eaux (qu’il prépare). Il imite le développement de l’enfant, la façon dont il est formé et amené à perfection, Tel est le mystère caché sous le sceau.

Maintenant je vous dirai, en vous éclairant de loin, où se trouvent les éléments et les plantes. Je commencerai par parler en énigmes. Monte au sommet le plus élevé, vers la montagne touffue, au milieu des arbres, et vois: (il y a) une pierre tout en haut; prends l’arsenic (tiré) de cette pierre et sers-t’en pour blanchir divinement.

Voici que, au milieu de la montagne, au-dessous de l’arsenic, se trouve son épouse, à laquelle Il s’unit, avec laquelle il obtient le plaisir: la nature se réjouit dans la nature, et sans lui, il n’y a pas d’union. Descends vers la mer d’Egypte et rapportes-en le minerai de la source, celui qui est appelé natron. Unis-le avec ces matières; puis ramène au dehors la belle teinture universelle: en dehors d’elle, l’union n’a pas lieu; car l’épouse est la mesure (de la teinture). Voici que la nature correspond à la nature; et lorsque tu as assemblé toutes choses dans une proportion égale, c’est alors que les natures triomphent des natures et se complaisent entre elles.

Voyez, philosophes, et comprenez : voici l’accomplissement de l’art, opéré par les conjoints, fiancé et fiancée, qui sont devenus un. Voici les plantes et leurs variétés. Je vous ai dit toute la vérité, et je vous dirai encore : Voyez et comprenez que de la mer remontent les nuées qui soutiennent les eaux bénites; elles arrosent les terres et font pousser les semences et les fleurs. Semblablement opère notre nuée, sortant de notre élément, soutenant les eaux divines et arrosant les plantes et les éléments; elle n’a besoin de rien de ce qui provient des autres terres.

Voici le mystère étrange, ô frères, le mystère tout à fait inconnu; voici que la vérité vous a été manifestée. Voyez comment vous arrosez vos terres, comment vous nourrissez vos semences; c’est ainsi que vous ferez fructifier le fruit arrivé à maturité. “

Une lecture de ceci enseigne ce qu’est la pierre “ d’en-haut “ des philosophes, les laboureurs des jardins maritimes, mais inévitablement cela en a conduit plus d’un "souffleur" à utiliser l’arsenic comme “materia prima” !

CITATION de Kunlun : “ Par ailleurs, sur le point particulier de "la révélation", je pense qu'il n'y a pas vraiment de révélation tel un éveil total, une révélation une fois pour toute, mais que cheminant, nous parviennent des révélations. Afin tout simplement de préserver notre intégrité psychologique et nerveuse.
Pour moi, l'information ( dans ce cas de figure) est intrinsèquement lié à l'énergie. De l'énergie informationnelle, dont nous sommes tous à chaque instant "bombardés" à notre insu.“

Le “ Don de Dieu “, à la lecture des anciens, est de la nature de l’éveil ou de la Sagesse biblique, et ne vise pas “ tout simplement (à) préserver notre intégrité psychologique et nerveuse “ !
Revoilà, par la fenêtre, “ une déformation bien de notre siècle “ ! Confondre les états de conscience et leurs “révélations” avec leur source. Comment faire comprendre que ce n’est pas l’individu qui s’éveille ?

Bien sur, l’information est de l’énergie et inversement. L’alchimie nous apprend que la cause unique, la “ force forte de toute force ” est la conscience cosmique dont nous sommes (brièvement) une manifestation. Cette cause à tous les noms possibles, amour, conscience, énergie, lumière, Soi... son but est de se révéler à elle-même (par l’être humain), “réaliser” cela est l’éveil. C’est la grâce que je nous souhaite, car aucune technique, aucun exercice ne permet d’approcher Cela, nous sommes tous égaux à cet égard.

Kunlun j'insiste ! Que peux-tu nous dire de l'oeuvre de Nicolas Valois ? Car j'ai noté que tu doutais qu'il fût adepte.

Cordialement,


C...a







Charly Alverda

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