L’Etoile du matin
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Re: L’Etoile du matin
Bonjour à tous !
Eugène Canseliet dans son ouvrage "Alchimie – Nouvelles études diverses de Symbolisme hermétique et de pratique philosophale" au chapitre "L'Etoile des Mages" nous apporte quelques précisions au sujet de l'étoile :
Eugène Canseliet dans son ouvrage "Alchimie – Nouvelles études diverses de Symbolisme hermétique et de pratique philosophale" au chapitre "L'Etoile des Mages" nous apporte quelques précisions au sujet de l'étoile :
Dans l'iconographie alchimique, il convient de ne pas trop s'arrêter, quant à la première Etoile, sur le nombre de ses branches, pour lequel a souvent joué la fantaisie des imagiers, qu'ils fussent peintres ou sculpteurs. Seul le sceau de Salomon, composé de deux triangles équilatéraux qui se superposent en sens inverse, offre, invariablement, six branches, dans la figure de l'hexagramme. Mais c'est là le signe radiant du Grand Œuvre parvenu à son heureux dénouement.
…Voilà bien cette étoile du nord par laquelle il faut se conduire et dont l'artiste doit se montrer digne s'il veut en devenir possesseur, sur le Chemin de Saint-Jacques, jusqu'à Compostelle (compos, maître et stellae, de l'étoile). Semblablement, les peuples ne bénéficient du miracle que dans la mesure où ils le méritent, comme ils ne reçoivent de conducteur que celui-là qui convient à leur niveau.
L'étoile apparaît comme le signe certain, comme le scel d'agrément et d'impeccabilité, tant mentale que physique, pour la marche dure et incessante dans les sables du labyrinthe, pour la quête patiente et prédestinée de haute poésie. Celle-ci se montre de double nature, opérative et intellectuelle, qui, l'une et l'autre, relèvent également d'un apport supérieur, attiré de sa source à la fois inconnue et inaccessible.

Ludivine- Nombre de messages: 184
Date d'inscription: 04/04/2010
Re: L’Etoile du matin
Bonjour Ludivine,
Quand Canseliet nous parle de l'étoile de Salomon, il nous confirme que cette étoile "offre, invariablement, six branches, dans la figure de l'hexagramme. Mais c'est là le signe radiant du Grand Œuvre parvenu à son heureux dénouement". Cette étoile, en fait, correspond à la matière prima utilisée au départ. Patrick Burensteinas, lui, nous parle d'une étoile à 5 branches dans la voie qu'il suit et qui est, d'après lui, celle de l'antimoine. Maintenant, 'faudrait voir à quelle voie correspond l'étoile à 6 branches.
Peut-être la stibine ou le mercure ou encore la galène...
Quand Canseliet nous parle de l'étoile de Salomon, il nous confirme que cette étoile "offre, invariablement, six branches, dans la figure de l'hexagramme. Mais c'est là le signe radiant du Grand Œuvre parvenu à son heureux dénouement". Cette étoile, en fait, correspond à la matière prima utilisée au départ. Patrick Burensteinas, lui, nous parle d'une étoile à 5 branches dans la voie qu'il suit et qui est, d'après lui, celle de l'antimoine. Maintenant, 'faudrait voir à quelle voie correspond l'étoile à 6 branches.
Peut-être la stibine ou le mercure ou encore la galène...

Leo Groen- Nombre de messages: 12
Age: 46
Date d'inscription: 14/02/2011
Re: L’Etoile du matin
Bonjour. Je ne sais pas si le nombre de branches de l'étoile est important. P't-êt'e ben qu'oui, p't-êt'e ben qu'non. Traversant la Picardie, je viens de passer, un peu par hasard, par le village natal d'Eugène Canceliet, Savignies (Oise). Un arrêt s'imposait, alors, puisqu'il y avait des places de parking disponibles, pourquoi pas au centre de ce petit village ?
L'église était fermée, comme c'est désormais souvent le cas, à cause du risque de vol. Mais l'extérieur était visible, et... il y avait des étoiles à voir ! L'ancien porche latéral sud, le plus cossu, bien plus imposant que la discrète entrée ouest, comporte les traces de peinture d'un socle d'une statue disparue.
. 
Je n'ai pas encore découvert si l'église était dédicacée à un saint quelconque, comme il est souvent d'usage, et dont la statue aurait pu se trouver là. Mais le
site officiel de Savignies nous apprend que le blason est celui de la famille du marquis de Siry, également visible à l'intérieur de l'édifice. Donc, en se rendant à l'église, Eugène Canseliet devait chaque fois avoir sous les yeux des représentations d'étoiles à 5 branches. Si, ultérieurement, il a choisi de représenter une étoile à 6 branches, ce n'est pas par tradition remontant à l'enfance (ces dessins auraient dû influencer sa représentation d'une étoile) mais par choix délibéré.
L'église était fermée, comme c'est désormais souvent le cas, à cause du risque de vol. Mais l'extérieur était visible, et... il y avait des étoiles à voir ! L'ancien porche latéral sud, le plus cossu, bien plus imposant que la discrète entrée ouest, comporte les traces de peinture d'un socle d'une statue disparue.
. 
Je n'ai pas encore découvert si l'église était dédicacée à un saint quelconque, comme il est souvent d'usage, et dont la statue aurait pu se trouver là. Mais le
site officiel de Savignies nous apprend que le blason est celui de la famille du marquis de Siry, également visible à l'intérieur de l'édifice. Donc, en se rendant à l'église, Eugène Canseliet devait chaque fois avoir sous les yeux des représentations d'étoiles à 5 branches. Si, ultérieurement, il a choisi de représenter une étoile à 6 branches, ce n'est pas par tradition remontant à l'enfance (ces dessins auraient dû influencer sa représentation d'une étoile) mais par choix délibéré.
Garfield- Nombre de messages: 143
Age: 30
Date d'inscription: 20/07/2008
Re: L’Etoile du matin
Il faudrait faire une recherche héraldique du blason, car le bleu et le bandeau noir et les trois étoiles dorées méritent quand même une recherche approfondie.

Leo Groen- Nombre de messages: 12
Age: 46
Date d'inscription: 14/02/2011
Re: L’Etoile du matin
Bonjour.
La description du blason de la famille de Siry est "D'azur, à trois étoiles d'or bien ordonnées, au chef de sable."
Mais je ne vois pas trop quelles conclusions en tirer.
La description du blason de la famille de Siry est "D'azur, à trois étoiles d'or bien ordonnées, au chef de sable."
Mais je ne vois pas trop quelles conclusions en tirer.

Henri Schersch- Nombre de messages: 284
Age: 42
Date d'inscription: 21/07/2008
Re: L’Etoile du matin
Bonjour,
L’écu français en héraldique représente le creuset en “coupe”, les étoiles sont “en ce sens” présentées 2 et 1, c’est-à-dire comme le signe de l’eau, donc du mercure. Sir Y possiblement : le rebis, mais c’est faire parler l’oracle beaucoup plus qu’il ne peut
L’Etoile Flamboyante - à 5 branches - qui anime toute chose de la pierre à l’étoile, la vie universelle enclose, transmute le “chaos des Sages” en Pierre des Philosophes qui se traduit graphiquement par les deux triangles inversés de l’Eau et du Feu, l’étoile à 6 branches
Bon ! et ben bon ! Hein ?
C...a
L’écu français en héraldique représente le creuset en “coupe”, les étoiles sont “en ce sens” présentées 2 et 1, c’est-à-dire comme le signe de l’eau, donc du mercure. Sir Y possiblement : le rebis, mais c’est faire parler l’oracle beaucoup plus qu’il ne peut
L’Etoile Flamboyante - à 5 branches - qui anime toute chose de la pierre à l’étoile, la vie universelle enclose, transmute le “chaos des Sages” en Pierre des Philosophes qui se traduit graphiquement par les deux triangles inversés de l’Eau et du Feu, l’étoile à 6 branches
Bon ! et ben bon ! Hein ?
C...a
Charly Alverda- Nombre de messages: 534
Date d'inscription: 02/10/2008
Re: L’Etoile du matin
Pas d'accord, Garfield !Garfield a écrit:Donc, en se rendant à l'église, Eugène Canseliet devait chaque fois avoir sous les yeux des représentations d'étoiles à 5 branches. Si, ultérieurement, il a choisi de représenter une étoile à 6 branches, ce n'est pas par tradition remontant à l'enfance (ces dessins auraient dû influencer sa représentation d'une étoile) mais par choix délibéré.
Enfin si, je veux bien qu'Eugène Canseliet ait délibérément choisi une étoile à 6 branches plutôt qu'à 5 branches, pour des raisons symboliques, mais on ne peut pas dire que sa représentation mentale de l'étoile aurait dû ne comporter que 5 branches à cause d'une "imprégnation picturale" remontant à l'enfance, en se basant sur le seul argument que le blason du portail (armoiries de la famille de Siry) comportait uniquement des étoiles à 5 branches.
En effet, le site que tu mentionnes, celui de
l'église de Savignies, montre précisément que l'église abritait aussi une banière de procession représentant le baptème de Clovis, où des étoiles à 6 branches sont nettement exposées aux yeux de tous.
Et cette bannière avait de quoi attirer l'attention, puisqu'elle a trait à un épisode que bien des manuels d'Histoire ont reproduit :
Je pense donc que si une "imprégnation mentale" d'une imagerie stellaire avait pu s'imposer dans l'esprit du jeune Eugène Canseliet, l'étoile à 6 branches aurait dû l'emporter.Cette présence de Clovis dans l’église s’explique par le patronage de Saint Remi mais aussi par une vielle légende locale. Sur le territoire de la paroisse, près du Détroit, aujourd’hui commune de Pierrefitte, un lieu-dit s’appelle le camp du roi; la légende veut que ce roi soit Clovis qui y aurait prononcé le fameux « souviens-toi du vase de Soisson » en fracassant de sa francisque le crâne du soldat qui lui avait contesté la possession du célèbre vase.
Pas de quoi, donc, tirer de conclusions déterminantes d'un détail pictural aussi peu représentatif.

Henri Schersch- Nombre de messages: 284
Age: 42
Date d'inscription: 21/07/2008
Re: L’Etoile du matin
Bonjour,
D'où vient cette assertion étrange ?Charly Alverda a écrit:L’écu français en héraldique représente le creuset en “coupe”
Le dictionnaire Robert a écrit:écu nom masculin
étym. v. 1140 escu; 1080 escut latin scutum « bouclier »
1. Bouclier des hommes d'armes au Moyen Âge. « On lit sur son écu, pur comme le matin La devise des rois d'Angus : Christ et lumière » (Hugo).
Blason : Champ en forme de bouclier où sont représentées les pièces des armoiries; ces armoiries. ➙ écusson. « Un héraut d'armes même n'aurait pas discerné les émaux et couleurs d'un écu, encore moins ses partitions, figures et pièces honorables » (Gautier).
2. (1336) Ancienne monnaie qui portait, à l'origine, l'écu de France sur une de ses faces. Premiers écus d'or, frappés sous Saint Louis. (1641) Écu blanc : pièce d'argent de trois livres. L'écu républicain de l'An II, dernier écu d'argent. Par analogie : ancienne pièce de cinq francs en argent. « On ne découvrit pas un écu d'argent sonnant » (Zola).
3. (1765 de l'écu armorial en filigrane) Papier de petit format (0,40 m×0,52 m).

Trinity- Nombre de messages: 105
Date d'inscription: 03/04/2008
Re: L’Etoile du matin
Bonjour,
Les rapports entre l’alchymie et l’héraldique ne me paraissent guère pertinent avant l’extrême fin 16e siècle, quoique la symbolique héraldique peut être mise en relation avec une néo-métallurgie beaucoup plus tôt. Voici exhumé de mon ordi un morceau de texte que je crois devoir attribuer à Coton-Alvart... à moins qu’il ne soit de Schwaller !
Notons que le hérault d’armes, qui a donné son nom à l’héraldisme, n’avait pas le droit de porter d’armes mais tenait en main le “caducée”, du grec kêrúkeion : sceptre du héraut.
“ La règle la plus fondamentale de l'héraldique est qu'il ne faut jamais mettre émail sur émail ou métal sur métal. Les deux métaux sont l'or et l'argent. Les émaux (ou couleurs) sont : le sable (noir), l'azur (bleu), le Gueule (rouge), le sinople (vert), l'eisen * (orange). 5 émaux + 2 métaux = 7 planètes ou 7 degrés des régimes. Le noir : Saturne; le bleu : Jupiter; l'argent : la Lune; le vert : Vénus; l'orangé : Mars; le rouge : le Soleil. L'or est le premier degré, celui de Mercure, comme il sera le 8e, après le rouge du soleil, étant l'alpha et l'oméga, le début et la fin. C'est dans l'or, métal mûr terminé par la nature, que se trouve la semence, commencement du cycle sur-métallique, ou degré du mercure philosophal qui doit reparcourir le cycle pour la multiplication de cette semence.
Pourquoi appelait-on « émaux » les couleurs ? L'émail est toujours une substance vitreuse fondue, colorée par un sel métallique. La teinture du métal est extraite par dissolution dans un sel fondu. Celui-ci surnage le métal non attaqué et constitue ce que l'on nomme un chapeau en chimie, et en héraldique le chef.
Si l'on remet un tel produit dans un métal en fusion, l'introduction est signifiée par une barre verticale qui plonge dans le creuset : le “ pal ”. En réitérant, quand l'émail (ou teinture) reste dans le métal sans s'en séparer, on la représente par la “ fasce ” qui est horizontale au milieu. Enfin quand elle a tout pris du métal et qu'elle va au fond du creuset, on l'appelle la “ champagne ”.
On comprend la règle qui veut toujours allier émail avec métal; l'émail étant l'excipient qui contient la teinture à ses divers états. Combiner émail à émail n'a pas de sens, et métal à métal reste inerte.
En dehors des cinq couleurs et des deux métaux, il y a deux fourrures : l'hermine et le vair. L'hermine est le mercure blanc (Hermès) qui forme le manteau du roi (mercure qui recouvre l'or) et le blanchit. C'est le mercure au summum de la pureté mercurielle, l'hermine étant réputée n'admettre aucune souillure.
Le vair (varius) est le premier mercure qui varie de couleur au cours de sa purification : état imparfait de l'hermine, mercure en voie de purification.
Je ne vous donne ici qu'un aperçu des principales pièces essentielles. Parmi les pièces rapportées, on distingue : le lion qui est le soufre - l'aigle, le mercure volatil - le serpent, sel de la terre fixe - le dauphin, quintessence vivante cachée dans l'eau.
- L'aigle est à une seule ou deux têtes : mercure volatil simple ou mercure double. Le simple est le dissolvant; le double est celui qui réunit le dissolvant au mercure de l'or qu'il a volatilisé avec lui.
- Le dragon, union intime définitive du volatil avec le fixe (son corps de serpent et les ailes) qui contient les deux agents liés de dissolution et de fixation de la quintessence; son activité double signifiée par le feu de sa bouche et le venin de sa queue.
Dans les pièces de support, on a lion et licorne : le soufre rouge ou le soufre blanc. Dans le timbre, on trouve le heaume de fer d'où sortent des plumes, chose peu commode en guerre. Les plumes du plumet montrent l'esprit volatil superflu en quantité, qui sort du casque de fer bien fermé et s'évapore dans l'air.
Beaucoup d'autres détails seraient à recenser, tous fidèles dans la représentation des agents, opérations ou états successifs. Naturellement, avec la décadence et la multiplication des armoiries, une foule de pièces sans signification ont été imaginées. Elles n'ont pas à être étudiées. Elles ne sont que parlantes ou fantaisistes.
NOTE : mot EISEN, germanique veut dire : FER. Il était fait d'oxyde de fer calciné a divers degrés, ce qui le portait de l'orange sale au brun-rouge et même au pourpre obscur, ce qui a entraîné des discussions parmi les héraults d'armes et les peintres héraldistes.”
Champagne, Hubert !
Cordialement,
C...a
Les rapports entre l’alchymie et l’héraldique ne me paraissent guère pertinent avant l’extrême fin 16e siècle, quoique la symbolique héraldique peut être mise en relation avec une néo-métallurgie beaucoup plus tôt. Voici exhumé de mon ordi un morceau de texte que je crois devoir attribuer à Coton-Alvart... à moins qu’il ne soit de Schwaller !
Notons que le hérault d’armes, qui a donné son nom à l’héraldisme, n’avait pas le droit de porter d’armes mais tenait en main le “caducée”, du grec kêrúkeion : sceptre du héraut.
“ La règle la plus fondamentale de l'héraldique est qu'il ne faut jamais mettre émail sur émail ou métal sur métal. Les deux métaux sont l'or et l'argent. Les émaux (ou couleurs) sont : le sable (noir), l'azur (bleu), le Gueule (rouge), le sinople (vert), l'eisen * (orange). 5 émaux + 2 métaux = 7 planètes ou 7 degrés des régimes. Le noir : Saturne; le bleu : Jupiter; l'argent : la Lune; le vert : Vénus; l'orangé : Mars; le rouge : le Soleil. L'or est le premier degré, celui de Mercure, comme il sera le 8e, après le rouge du soleil, étant l'alpha et l'oméga, le début et la fin. C'est dans l'or, métal mûr terminé par la nature, que se trouve la semence, commencement du cycle sur-métallique, ou degré du mercure philosophal qui doit reparcourir le cycle pour la multiplication de cette semence.
Pourquoi appelait-on « émaux » les couleurs ? L'émail est toujours une substance vitreuse fondue, colorée par un sel métallique. La teinture du métal est extraite par dissolution dans un sel fondu. Celui-ci surnage le métal non attaqué et constitue ce que l'on nomme un chapeau en chimie, et en héraldique le chef.
Si l'on remet un tel produit dans un métal en fusion, l'introduction est signifiée par une barre verticale qui plonge dans le creuset : le “ pal ”. En réitérant, quand l'émail (ou teinture) reste dans le métal sans s'en séparer, on la représente par la “ fasce ” qui est horizontale au milieu. Enfin quand elle a tout pris du métal et qu'elle va au fond du creuset, on l'appelle la “ champagne ”.
On comprend la règle qui veut toujours allier émail avec métal; l'émail étant l'excipient qui contient la teinture à ses divers états. Combiner émail à émail n'a pas de sens, et métal à métal reste inerte.
En dehors des cinq couleurs et des deux métaux, il y a deux fourrures : l'hermine et le vair. L'hermine est le mercure blanc (Hermès) qui forme le manteau du roi (mercure qui recouvre l'or) et le blanchit. C'est le mercure au summum de la pureté mercurielle, l'hermine étant réputée n'admettre aucune souillure.
Le vair (varius) est le premier mercure qui varie de couleur au cours de sa purification : état imparfait de l'hermine, mercure en voie de purification.
Je ne vous donne ici qu'un aperçu des principales pièces essentielles. Parmi les pièces rapportées, on distingue : le lion qui est le soufre - l'aigle, le mercure volatil - le serpent, sel de la terre fixe - le dauphin, quintessence vivante cachée dans l'eau.
- L'aigle est à une seule ou deux têtes : mercure volatil simple ou mercure double. Le simple est le dissolvant; le double est celui qui réunit le dissolvant au mercure de l'or qu'il a volatilisé avec lui.
- Le dragon, union intime définitive du volatil avec le fixe (son corps de serpent et les ailes) qui contient les deux agents liés de dissolution et de fixation de la quintessence; son activité double signifiée par le feu de sa bouche et le venin de sa queue.
Dans les pièces de support, on a lion et licorne : le soufre rouge ou le soufre blanc. Dans le timbre, on trouve le heaume de fer d'où sortent des plumes, chose peu commode en guerre. Les plumes du plumet montrent l'esprit volatil superflu en quantité, qui sort du casque de fer bien fermé et s'évapore dans l'air.
Beaucoup d'autres détails seraient à recenser, tous fidèles dans la représentation des agents, opérations ou états successifs. Naturellement, avec la décadence et la multiplication des armoiries, une foule de pièces sans signification ont été imaginées. Elles n'ont pas à être étudiées. Elles ne sont que parlantes ou fantaisistes.
NOTE : mot EISEN, germanique veut dire : FER. Il était fait d'oxyde de fer calciné a divers degrés, ce qui le portait de l'orange sale au brun-rouge et même au pourpre obscur, ce qui a entraîné des discussions parmi les héraults d'armes et les peintres héraldistes.”
Champagne, Hubert !
Cordialement,
C...a
Charly Alverda- Nombre de messages: 534
Date d'inscription: 02/10/2008
Re: L’Etoile du matin
Champagne, Charlemagne !
et mercy Charly.
et mercy Charly.Dernière édition par Chèvre le Jeu 07 Avr 2011, 22:27, édité 1 fois

Chèvre- Nombre de messages: 350
Date d'inscription: 06/06/2009
Re: L’Etoile du matin
L’alchymie c’est mon dada
c’est un cheval marin appelé aussi hippocampe !
Et si on a bien lu ce qui est dit de la “champagne” héraldique...
Descendre à la station CHAMPAGNE-BLASON !
http://le-miroir-alchimique.blogspot.com/2011/03/fulcanelli-notes-manuscrites.html
Et si on a bien lu ce qui est dit de la “champagne” héraldique...
Descendre à la station CHAMPAGNE-BLASON !
http://le-miroir-alchimique.blogspot.com/2011/03/fulcanelli-notes-manuscrites.html
Charly Alverda- Nombre de messages: 534
Date d'inscription: 02/10/2008
Re: L’Etoile du matin
Si j'osais ajouter quelque chose au savant commentaire de Fulcanelli reproduit par Nelly Foulcat, je dirais que cette étoile du matin nous renvoie à la parole prophétique, donc aux mystères de l'Ecriture:Une grande étoile... Au-dessus d’elle... cette devise latine dont le premier mot se trouve écrit en espagnol: LVZ . IN . TENEBRIS . LVCET .
D'autre part, dans la tradition rabbinique, il est beaucoup question du mot Luz qui signifie «amande», «noyau», et qui représente le noyau indestructible de l'homme, situé au bas de sa colonne vertébrale.... la parole prophétique à laquelle vous faites bien d'être attentifs, comme à une lampe qui brille dans un lieu desséché, jusqu'à ce que la lumière du jour rayonne et que l'étoile du matin se lève dans vos cœurs. (II Pierre, 1, 19)
Selon le récit biblique, c'est à l'endroit appelé Luz que Jacob reçut l'illumination (Genèse, 28, 11 à 19).
Scénon- Nombre de messages: 29
Date d'inscription: 28/05/2011
Re: L’Etoile du matin
bj, en ce qui concerne le "blason" de Champagne, il serait plutôt celui de Vincent de Campagna, écrivain et homme de lettres français, ami de Raymond Roussel. Comme quoi tout le monde peux se tromper...
loup- Nombre de messages: 127
Date d'inscription: 29/11/2010
Re: L’Etoile du matin
Bonjour,
???? Loup y-es-tu ? Etayez vos affirmations/jugements mon ami, étayez... dans la rubrique adéquate du grrrrand Fulcanelli pour s’amuser un peu cette semaine.
Cordialement,
C...a
???? Loup y-es-tu ? Etayez vos affirmations/jugements mon ami, étayez... dans la rubrique adéquate du grrrrand Fulcanelli pour s’amuser un peu cette semaine.
Cordialement,
C...a
Charly Alverda- Nombre de messages: 534
Date d'inscription: 02/10/2008
Re: L’Etoile du matin
Bonjour.
Voici le blason de Champagne :

Aucune étoile n'y est visible.
Aucun lien ne semble pouvoir être établi avec le sujet en cours : L'Etoile (du matin).
Puis-je à nouveau vous demander, avec insistance, de poster des interventions en rapport avec le titre du sujet ?
Voici le blason de Champagne :

Aucune étoile n'y est visible.
Aucun lien ne semble pouvoir être établi avec le sujet en cours : L'Etoile (du matin).
Puis-je à nouveau vous demander, avec insistance, de poster des interventions en rapport avec le titre du sujet ?

Trinity- Nombre de messages: 105
Date d'inscription: 03/04/2008
Re: L’Etoile du matin
Bonjour Scénon,Scénon a écrit:D'autre part, dans la tradition rabbinique, il est beaucoup question du mot Luz qui signifie «amande», «noyau», et qui représente le noyau indestructible de l'homme, situé au bas de sa colonne vertébrale.
Confirmes-tu bien que le mot "luz" (noyau) est bien un mot hébreu, et n'a pas de rapport avec le mot espagnol "luz" (lumière) dérivant du latin "lux" ?
En effet, il est étonnant que, comme tu l'écrit, "Selon le récit biblique, c'est à l'endroit appelé Luz que Jacob reçut l'illumination."
Lux, luz, lumière => illumination => on tourne globalement autour du même thème. Pourtant, je ne pense pas que les langues latines et les langues sémitiques se soient mutuellement influencées à ce niveau.

Garfield- Nombre de messages: 143
Age: 30
Date d'inscription: 20/07/2008
Re: L’Etoile du matin
Oui, on l'écrit לוז (luz, ou louz).Garfield a écrit:Le mot «luz» (noyau) est bien un mot hébreu?
Il n'y a pas nécessairement un rapport étymologique avec l'espagnol «luz» (lumière), du moins selon les conceptions des linguistes modernes; mais les cabalistes anciens ne s'occupent pas de la linguistique.
Rabelais écrit quelque part: «jusqu'à l'ouz», pour: «jusqu'à l'os», allusion au «luz» hébraïque.
Scénon- Nombre de messages: 29
Date d'inscription: 28/05/2011
Re: L’Etoile du matin
Bonjour, et bienvenue Scénon
Je ne comprenais pas l'écriture de LUZ car je lisais LAMED + HET
En fait ce que j'ai pris pour HET est en fait un WAW (ו) suivi d'un ZAYIN (ז).
Souzenelle dit que "LUZ est le nom de la terre sur laquelle repose l'échelle que Jacob voit en songe. Il signifie "l'amandier". L'amande est symbole de lumière et d'éternité cachées dans la coque des ténèbres et du temps"
Je ne comprenais pas l'écriture de LUZ car je lisais LAMED + HET
En fait ce que j'ai pris pour HET est en fait un WAW (ו) suivi d'un ZAYIN (ז).
Souzenelle dit que "LUZ est le nom de la terre sur laquelle repose l'échelle que Jacob voit en songe. Il signifie "l'amandier". L'amande est symbole de lumière et d'éternité cachées dans la coque des ténèbres et du temps"

Logos- Nombre de messages: 553
Date d'inscription: 23/12/2009
Re: L’Etoile du matin
Excusez-moi, la table de caractères dont je me sers laisse parfois à désirer.Logos a écrit:Je ne comprenais pas l'écriture de LUZ.
Sur le même sujet, quelques lignes tirées de L'Euphrate de l'alchimiste Thomas Vaughan:
Cela me remet à l'esprit une opinion que j'ai lue autrefois chez les cabalistes, selon laquelle cette masse, ou corps auquel nous sommes parvenus par attraction et transmutation d'aliment, ne se relève pas lors de la résurrection. Mais c'est à partir de cette particule séminale qui, à l'origine, en attirant l'aliment, s'en recouvrit, que naîtra un corps nouveau, et cette particule séminale, disent-ils, se tient tapie quelque part dans les os. [...] Cette particule séminale est notre unique matière fondamentale.
Scénon- Nombre de messages: 29
Date d'inscription: 28/05/2011
Re: L’Etoile du matin
Nous avons vu dans ce fil que l'étoile était un signe qui indique à l'artiste qu'il a suivi la bonne voie. Toutefois dans la préface à la deuxième édition de l'ouvrage "Le Mystère des Cathédrales", Eugène Canseliet nous met en garde en spécifiant que l'étoile n'est pas uniquement un signe spécial au labeur du Grand Oeuvre.
Voici l'extrait :
Voici l'extrait :
L’étoile, au vrai, n’est pas un signe spécial au labeur du Grand Oeuvre. On peut la rencontrer dans une foule de combinaisons archimiques, de procédés particuliers et d’opérations spagyriques de moindre importance. Néanmoins, elle offre toujours la même valeur indicative de transformation, partielle ou totale, des corps sur lesquels elle s’est fixée. Un exemple typique nous en est fourni par Jean-Frédéric Helvétius, dans ce passage de son Veau d’Or (Vitulus Aureus) que nous traduisons :Un certain orfèvre de La Haye (cui nomen est Grillus), disciple fort exercé à l’alchimie, mais homme très pauvre selon la nature de cette science, il y a quelques années, demandait à mon plus grand ami, c’est-à-dire à Jean-Gaspard Knôttner, teinturier en draperies, de l’esprit de sel préparé de manière non vulgaire. A Knôttner, s’informant si cet esprit de sel spécial serait ou non utilisé pour les métaux, Gril répondit, pour les métaux ; ensuite il versa cet esprit de sel sur du plomb qu’il avait placé dans un récipient de verre utilisé pour les confitures ou les aliments. Or, après le temps de deux semaines, apparaissait, surnageant, une très curieuse et resplendissante Etoile argentée, comme disposée avec un compas, par un très habile artiste. D’où Gril, rempli d’une immense joie, nous annonça avoir déjà vu l’étoile visible des Philosophes, sur laquelle, probablement, il s’était instruit dans Basile (Valentin). Moi et beaucoup d'autres hommes honorables, nous regardions avec une extrême admiration cette étoile flottante sur l’esprit de sel, tandis que, dans le fond, le plomb restait couleur de cendre et gonflé à l’instar d’une éponge. Cependant, à sept ou neuf jours d’intervalle, cette humidité de l’esprit de sel, absorbée par la très grande chaleur de l’air du mois de juillet, disparaissait, l’étoile gagnait le fond et se posait sur ce plomb spongieux et terreux. Cela fut un résultat digne d’admiration et non point pour un petit nombre de témoins. Enfin, Gril coupella sur un têt la partie de ce même plomb cendré, prise avec l’étoile adhérente, et il recueillit, d’une livre de ce plomb, douze onces d’argent de coupelle, et de ces douze onces, en outre, deux onces d’or excellent.
Telle est la relation d’Helvétius. Nous ne la donnons que pour illustrer la présence du signe étoilé dans toutes les modifications internes de ce corps traités philosophiquement. Cependant, nous ne voudrions pas être la cause de travaux infructueux et décevants qu’entreprendraient sans doute quelques lecteurs enthousiastes, en se fondant sur la réputation d’Helvétius, sur la probité des témoins oculaires et, peut-être aussi, sur notre constant souci de sincérité. C’est pourquoi nous faisons remarquer à ceux qui désireraient reprendre le procédé, qu’il manque, dans cette narration, deux données essentielles : la composition chimique exacte de l’acide hydrochlorique et les opérations préalablement effectuées sur le métal.

Nelly Foulcat- Nombre de messages: 74
Date d'inscription: 03/10/2008
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